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Infrastructures sociales: Une unité pour accélérer les chantiers prioritaires

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Le gouvernement met en place une Unité d’appui au Programme présidentiel d’infrastructures sociales prioritaires. Cette structure temporaire devra assurer la coordination des opérations de construction, de réhabilitation et d’équipement, avec pour objectif de favoriser la mise en service des infrastructures dans des délais maîtrisés. C’est l’une des décisions du Conseil des ministres, ce mercredi 4 novembre.

Par   Joël C. TOKPONOU, le 05 nov. 2026 à 10h01 Durée 3 min.
#infrastructures sociales

Des infrastructures construites ou réhabilitées, mais dont la livraison tarde en raison de difficultés de financement, de coordination ou d’exécution. Pour limiter ces situations et accélérer la mise à disposition des services sociaux de base, le gouvernement béninois entend renforcer le suivi des projets jugés prioritaires. Le Conseil des ministres a ainsi décidé de la mise en place d’une Unité d’appui au Programme présidentiel d’infrastructures sociales prioritaires. Sa mission principale sera de veiller à la cohérence des interventions et de faciliter le règlement rapide des difficultés susceptibles de ralentir les opérations.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté affichée par le gouvernement d’améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base et de contribuer à l’éradication de l’extrême pauvreté. Ces dernières années, plusieurs opérations de construction, de réhabilitation et d’équipement d’infrastructures sociales ont été autorisées. Leur réalisation mobilise différents acteurs, notamment les ministères concernés, les structures techniques, les entreprises et les partenaires intervenant dans le financement. La diversité de ces intervenants rend nécessaire un mécanisme de coordination capable de rapprocher les actions, de suivre les échéances et de prévenir les blocages.

Le Programme présidentiel devra donc rassembler, dans un cadre unique, les opérations considérées comme prioritaires. Toutes les infrastructures ne seront pas automatiquement concernées. La sélection reposera sur des critères objectifs et la liste des projets retenus sera soumise à l’approbation du président de la République. Cette démarche vise à concentrer le suivi sur les opérations dont la réalisation et la mise en service sont jugées prioritaires, tout en donnant une meilleure visibilité à leur état d’avancement.

L’Unité d’appui jouera un rôle de coordination et de facilitation. Elle travaillera en concertation avec les ministères porteurs des projets, qui conserveront l’ensemble de leurs attributions. Il ne s’agit donc pas de substituer une nouvelle structure aux administrations sectorielles, mais de mettre en place un dispositif transversal pour mieux organiser le suivi des opérations inscrites au Programme.

Dans ce cadre, l’Unité contribuera à la définition des priorités et des calendriers de réalisation, en lien avec les ministères concernés. Elle participera également, avec les autorités compétentes, à la recherche des financements nécessaires. L’identification des entreprises disposant des capacités requises pour exécuter les travaux fera aussi partie de ses interventions. Par ailleurs, elle devra être systématiquement informée des principaux actes relatifs à la passation des marchés. Cette disposition doit lui permettre de suivre les étapes importantes des procédures et de disposer des informations nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

Le dispositif prévoit surtout une remontée régulière des informations sur l’exécution des projets. L’Unité devra rendre compte au président de la République de l’évolution des opérations et des difficultés rencontrées. Un rapport mensuel lui sera ainsi adressé afin de lui permettre de disposer d’une vue d’ensemble sur les chantiers prioritaires. Les problèmes identifiés pourront alors être portés au niveau approprié pour un traitement diligent. L’objectif est d’éviter que des obstacles techniques, administratifs ou financiers ne compromettent durablement le calendrier des réalisations.

Durée précise

La durée de vie de l’Unité est fixée à vingt-quatre mois. Ce caractère temporaire traduit la volonté de disposer d’un mécanisme d’appui pendant une période déterminée, plutôt que de créer une structure permanente supplémentaire dans l’administration. Son fonctionnement fera l’objet d’une évaluation au terme des douze premiers mois. Cette étape permettra d’apprécier les résultats obtenus et les éventuels ajustements à apporter à son intervention.

Le dispositif prévoit également une transition progressive. Au plus tard à la fin du dix-huitième mois, l’Unité devra arrêter un plan de transfert des dossiers. Cette disposition doit préparer la reprise du suivi des opérations par les structures compétentes, dans la perspective de la fin de son mandat.

À travers cette organisation, le gouvernement entend donner davantage de cohérence aux projets sociaux prioritaires, améliorer leur suivi et accélérer leur mise en service. Au-delà de la réalisation des travaux, l’enjeu réside dans leur disponibilité effective pour les populations. Établissements de santé, infrastructures éducatives ou autres équipements sociaux ne répondent pleinement à leur vocation qu’une fois achevés, équipés et accessibles aux bénéficiaires. C’est précisément sur cette dernière exigence que l’Unité d’appui sera attendue.