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Dernier trimestre de 2026 : les chiffres de la Banque mondiale annoncent une fin d’année sous tension

Economie
Ces prévisions restent exposées à plusieurs risques, notamment l’intensification des conflits et les effets d’un phénomène El Niño particulièrement marqué Ces prévisions restent exposées à plusieurs risques, notamment l’intensification des conflits et les effets d’un phénomène El Niño particulièrement marqué

Dans son rapport Commodity Markets Outlook d’octobre 2026, la Banque mondiale prévoit une hausse de 23,1 % de son indice global des prix des produits de base en 2026. L’énergie, les métaux et les produits alimentaires figurent parmi les principaux moteurs de cette progression. Mais les tendances varient sensiblement d’un produit à l’autre.

Par   Roméo TOSSOU (Coll.), le 02 nov. 2026 à 16h10 Durée 4 min.
#Dernier trimestre de 2026

Les marchés mondiaux des matières premières restent sous pression. Dans son rapport semestriel Commodity Markets Outlook, publié en octobre 2026, la Banque mondiale prévoit une augmentation de 23,1 % de son indice global des prix en 2026, avant un recul de 7 % en 2027. Cette progression devrait porter les prix à leur deuxième niveau le plus élevé depuis 2013.

 

L’énergie constitue le principal facteur de cette hausse. Son indice devrait progresser de 32 % en 2026, avant de reculer de 11,5 % en 2027. Le baril de Brent est notamment attendu à 91 dollars en moyenne cette année, contre 69 dollars en 2025. Cette évolution est liée aux perturbations de l’approvisionnement provoquées par le conflit au Moyen-Orient et à la diminution des stocks pétroliers.

 

Pour les produits alimentaires, la Banque mondiale prévoit une augmentation de 10,3 % en 2026, suivie d’une nouvelle hausse de 7,2 % en 2027. Les céréales devraient enregistrer une progression de 14,1 % cette année. Le blé américain de référence devrait augmenter de 28 %, tandis que le maïs et le riz thaïlandais progresseraient respectivement de 9,9 % et 9,8 %.

 

Les huiles et farines devraient également renchérir de 17,1 %. L’huile de soja se distingue avec une hausse prévue de 39 %, contre 13,8 % pour l’huile de palme. Toutefois, tous les produits agricoles ne suivent pas cette tendance. Le cacao devrait notamment reculer de 37,2 % en 2026, le café arabica de 13,2 % et le robusta de 20,8 %.

 

Également concernés, les métaux et minerais devraient connaître une hausse de 24,5 % en 2026. Le cuivre progresserait de 32,7 %, l’aluminium de 23,5 % et l’étain de 49,7 %. Les métaux précieux afficheraient également une forte augmentation : 33,6 % pour l’or, 75,9 % pour l’argent et 52,6 % pour le platine. Les engrais, quant à eux, devraient augmenter de 14,3 %.

 

Ces prévisions restent exposées à plusieurs risques, notamment l’intensification des conflits et les effets d’un phénomène El Niño particulièrement marqué. Dans un scénario défavorable, les prix alimentaires pourraient dépasser de 12 % les prévisions de référence en 2027, tandis que le Brent atteindrait en moyenne 105 dollars le baril.

 

La Banque mondiale souligne ainsi que les tensions sur les marchés des matières premières pourraient accentuer l’inflation et l’insécurité alimentaire, particulièrement dans les économies vulnérables.