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Inclusion financière : Le Bénin consolide son leadership au sein de l’Uemoa

Economie

Avec un taux d’inclusion financière record de 92,8 %, le Bénin maintient fermement sa position de leader au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le pays confirme ainsi la dynamique d’accessibilité de ses services financiers, devançant structurellement l’ensemble de ses pairs de la région.

Par   Fortuné SOSSA (Coll.), le 02 nov. 2026 à 09h09 Durée 2 min.
#Inclusion financière

Selon le dernier rapport annuel de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) pour l’exercice 2025, le Bénin avance avec vivacité et conserve le premier rang en matière d’inclusion financière. Ce classement régional, dominé par le bloc côtier, aligne le Togo avec une performance de 90,7 % juste après le Bénin, suivi de la Côte d’Ivoire (88,7 %) et du Sénégal (88,0 %).

Quant au Burkina Faso, il affiche un taux de 81,8 %, contre 79,5 % pour la Guinée-Bissau. Par contre, le Mali et le Niger enregistrent respectivement 61,9 % et 26,2 %. Toutefois, si le Niger accuse un retard sur le taux global, il s’impose comme le pays le plus dynamique de l’année avec une progression fulgurante de 8,7 points de pourcentage.

D’après les analyses de la Bceao, cette accélération remarquable s’explique par la maturité des alliances stratégiques entre les institutions bancaires et les émetteurs de monnaie électronique. La généralisation des services d’interopérabilité, communément appelés « wallet-to-bank » et « bank-to-wallet », a fluidifié les transferts bidirectionnels entre comptes bancaires et portefeuilles mobiles, dopant littéralement l’usage du mobile money au Niger.

Cette tendance haussière se reflète également dans le reste de l’Union, bien que de manière plus modérée. Ainsi, le Mali se classe derrière le Niger avec 3,3 points. Vient ensuite le Bénin avec 3,0 points, suivi du Sénégal avec 2,2 points, du Burkina Faso avec 2,1 points, tandis que la Côte d’Ivoire occupe la dernière place avec 2,0 points.

À l’échelle globale, l’inclusion financière au sein de l’Uemoa poursuit sa trajectoire ascendante, se maintenant à un niveau nettement supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Cette transformation structurelle reste portée par l’essor de la finance digitale et la synergie public-privé, faisant du modèle de l’Afrique de l’Ouest un cas d’école en matière de démocratisation des services financiers.