La Nation Bénin...
Face aux violences sur les
enfants et en milieu scolaire, la Cour de répression des infractions
économiques et du terrorisme (Criet) reste intransigeante. Pour preuve, sur les
sept dossiers inscrits au rôle de la 2ᵉ section correctionnelle chargée des
infractions commises à raison du sexe des personnes, plus de 85 % concernent
des viols et atteintes sexuelles sur des mineures.
Le prétoire de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) accueille, ce mercredi 19 août 2026, une nouvelle session d’appel consacrée aux violences basées sur le genre (VBG). Dès 9 heures, la salle d’audience du rez-de-chaussée du bâtiment central examine l’extrait de rôle de la 2ᵉ section correctionnelle dédiée aux infractions commises à raison du sexe des personnes et à la protection de la femme. L’examen de ce rôle met en relief une prédominance écrasante des abus sur mineures.
En effet, sur un total de 7 dossiers inscrits au rôle (5 affaires en délibéré et 2 affaires anciennes) : 6 dossiers sur 7, soit 85,7 % du rôle, concernent des crimes et délits sexuels ciblant directement des mineures (atteintes sexuelles et viols) ; 3 dossiers sur 7, soit près de 43 %, portent spécifiquement sur des « atteintes sexuelles sur mineures de moins de 13 ans », une circonstance aggravante majeure en droit pénal béninois.
Les prévenus concernés par ces faits sur de très jeunes victimes, ainsi que ceux poursuivis pour viol sur mineure ou atteinte sexuelle, attendent la confirmation ou l’infirmation de leurs peines par les juges d’appel de la Criet après l’audience de ce mercredi.
Au-delà des agressions physiques directes, le rôle met en lumière la répression des abus d’autorité au sein du système scolaire. Un des dossiers à l’ordre du jour de cette audience cible l’enseignant E. M. S., poursuivi pour « harcèlement sexuel dans une relation enseignant-apprenant » à l’égard de l’apprenante M. A.
Par cette audience, la
juridiction spéciale réaffirme son rôle de levier répressif contre les
violences sexuelles. La Criet confirme l’engagement de l’appareil judiciaire à
faire de la protection des couches vulnérables une priorité pénale absolue.
Protection des mineurs et VBG