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Sécurité routière au Bénin: L'Upr explique les enjeux du nouveau Code de la route

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Appel à une large campagne de sensibilisation pour faciliter l’appropriation du Code par les usagers Appel à une large campagne de sensibilisation pour faciliter l’appropriation du Code par les usagers

Le Groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau a animé, mardi 27 octobre, une conférence de presse consacrée à l’adoption du nouveau Code de la route. Par la voix du député Louis Koukpemedji, il a mis en avant les innovations du texte et appelé à une large campagne de sensibilisation pour faciliter son appropriation par les usagers.

Par   Isidore GOZO, le 28 oct. 2026 à 07h16 Durée 3 min.
#Upr #Code de la route

Le nouveau Code de la route adopté à l’unanimité des députés présents et représentés, le lundi 26 octobre, à l’Assemblée nationale, était au cœur d’une conférence de presse du Groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau. Face aux professionnels des médias, ce mardi, le député Louis Koukpemedji a présenté les principaux enjeux de cette réforme et insisté sur sa finalité, la prévention des accidents et la protection des vies humaines. Selon l’élu, cette réforme répond à la nécessité d’adapter la réglementation routière aux réalités actuelles du Bénin. Pendant plusieurs décennies, la circulation a été régie en grande partie par l’arrêté général n° 6138 M du 24 juillet 1956, devenu inadapté à l’évolution du pays. L’accroissement du parc automobile et motocycliste, le développement des infrastructures et l’intensification des déplacements imposent désormais, selon lui, un cadre juridique plus moderne. Les accidents de la circulation continuent en effet d’occasionner des pertes en vie humaine, des handicaps permanents et de lourdes conséquences économiques et sociales pour les familles. Pour le Groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau, la sécurité routière constitue ainsi un enjeu de santé publique, de protection sociale et de développement économique.

Parmi les principales avancées présentées par Louis Koukpemedji figure le renforcement de la protection des usagers vulnérables, notamment les piétons, les cyclistes, les écoliers et les personnes à mobilité réduite. La sécurité des enfants sur le chemin de l’école doit, à cet égard, faire l’objet d’une attention particulière. Le texte précise également les obligations des conducteurs et des passagers concernant le port du casque et de la ceinture de sécurité, le respect des priorités ainsi que la prévention des comportements dangereux, notamment la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. Les règles techniques et administratives applicables aux véhicules sont également modernisées. Les obligations en cas d’accident sont clarifiées afin de favoriser la protection des victimes et l’assistance aux personnes en danger. La nouvelle loi renforce par ailleurs l’encadrement des infractions, des sanctions et des mesures administratives, notamment celles relatives au retrait du permis de conduire. Pour le député Louis Koukpemedji, l’objectif n’est toutefois pas de multiplier les sanctions, mais de responsabiliser les usagers et de prévenir les drames sur les routes. Il a souligné que la fermeté contre l’incivisme routier doit s’accompagner du respect des droits des citoyens, de la légalité des procédures et de la proportionnalité des mesures appliquées.

La sensibilisation comme levier

Revenant sur le processus d’élaboration du texte, le parlementaire a rappelé qu’un séminaire consacré au projet de loi s’est tenu le 19 octobre dernier à Grand-Popo. Cette rencontre a permis aux députés d’approfondir leur compréhension des enjeux et des principales dispositions du texte. L’examen par la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’Homme, puis les discussions en séance plénière, ont contribué à son amélioration. L’adoption à l’unanimité des députés présents et représentés traduit, selon le groupe parlementaire Upr, une convergence de vues autour de la protection de la vie humaine sur les routes. Conscient des interrogations que cette nouvelle réglementation peut susciter chez les motocyclistes, les conducteurs de taxi-moto, les transporteurs et les autres professionnels de la route, le groupe parlementaire appelle le gouvernement à organiser une vaste campagne d’information, de sensibilisation et d’éducation routière. Les collectivités territoriales, les organisations professionnelles et les médias sont également invités à contribuer à cette démarche. Louis Koukpemedji a plaidé pour une application juste, transparente et pédagogique de la loi. Il estime que la sécurité routière ne peut reposer uniquement sur la répression, mais doit associer prévention, éducation, amélioration des infrastructures, contrôle et responsabilisation collective. Au cours de cette rencontre, le Groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau a également salué le leadership du président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamè Djogbénou, ainsi que la vision et l’engagement du président de la République, Romuald Wadagni. Pour les députés de ce groupe parlementaire, l’adoption du Code de la route constitue le début d’un effort collectif en faveur de routes plus sûres. Ils invitent les citoyens à s’approprier les nouvelles dispositions et les professionnels des médias à accompagner leur vulgarisation, dans l’intérêt de tous les usagers.