La Nation Bénin...
Le transport étudiant connaîtra une nouvelle organisation à la rentrée universitaire 2026-2027. Avec une flotte de 63 bus neufs, le gouvernement entend relancer et étendre le dispositif à une douzaine de villes abritant d’importantes concentrations d’apprenants. Wilfried Léandre Houngbédji, ministre porte-parole du gouvernement, a détaillé les choix opérés par l’exécutif, ce vendredi 4 septembre à Cotonou.
Le transport étudiant s’apprête à changer d’échelle au Bénin. Au titre des mesures sociales annoncées pour la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, le gouvernement a décidé de relancer et d’améliorer le dispositif de transport au profit des étudiants des universités publiques. Une évolution qui repose principalement sur l’acquisition d’une flotte de 63 bus neufs. Revenant en détail sur cette décision du Conseil des ministres du mercredi 2 septembre, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a insisté sur l’ampleur du nouveau dispositif. « Vous notez que ça va être la première fois que nous avons une flotte aussi fournie en une fois. 63 bus pour commencer, et des bus neufs », a-t-il déclaré ce vendredi 4 septembre lors de son échange avec les médias. Pour le porte-parole, cette capacité nouvelle doit permettre non seulement de renforcer l’offre existante, mais aussi d’élargir considérablement les zones desservies.
Une douzaine de villes désormais desservies
Le nouveau dispositif sera déployé au profit des quatre universités publiques, à savoir l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université de Parakou, l’Université nationale d’Agriculture de Kétou et l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques d’Abomey. Les lignes seront étendues à Abomey-Calavi, Cotonou, Porto-Novo, Dangbo, Adjarra, Abomey, Dassa-Zoumè, Lokossa, Natitingou, Sakété, Kétou et Parakou. Wilfried Léandre Houngbédji présente cette extension comme l’une des principales innovations du nouveau dispositif. « Le transport étudiant va se dérouler désormais dans pas moins d’une douzaine de villes », a-t-il relevé. Une évolution rendue possible, selon lui, par une flotte qui permet désormais « d’étendre et de diversifier les lignes ». Le déploiement répond notamment à la concentration des apprenants dans ces différentes localités et à la nécessité d’améliorer leurs conditions de mobilité.
L’acquisition des 63 bus s’accompagne d’un changement dans le modèle de gestion. Le gouvernement a choisi La Poste du Bénin comme interlocutrice pour l’exploitation de la nouvelle flotte. Ce choix, explique le ministre porte-parole, vise à tirer les enseignements des expériences antérieures et à éviter de reproduire certaines insuffisances. « On ne peut pas avoir tiré les enseignements des expériences passées et se permettre de les reproduire avec les mêmes faiblesses », a-t-il fait observer. La Poste du Bénin a été retenue en raison notamment de son expérience récente dans le transport en commun avec des bus. Elle devra ainsi assurer l’exploitation du parc pour le compte de l’État. Le gouvernement entend également éviter que les nouveaux véhicules ne se dégradent faute d’entretien. « Il va donc sans dire que leur entretien, leur maintenance préventive ou réparatrice seront forcément assurés », a rassuré Wilfried Léandre Houngbédji. Cette exigence doit permettre de préserver la flotte et d’assurer la continuité du service.
Des tarifs adaptés au pouvoir d’achat des étudiants
Au-delà de la disponibilité des bus, la question du coût du transport constitue un enjeu majeur pour les étudiants. Sur ce point, le porte-parole du gouvernement a assuré que l’exécutif restera attentif aux conditions financières d’accès au service. « Nous veillerons à ce que les coûts qui vont être pratiqués soient accessibles aux étudiants, donc tiennent compte de leur pouvoir d’achat », a-t-il déclaré. Cette précision intervient alors que le gouvernement entend associer des professionnels à l’exploitation de la flotte. Il ne s’agit donc pas seulement de mettre davantage de bus sur les routes, mais de construire un dispositif durable, avec une gestion professionnelle, un entretien régulier et des tarifs compatibles avec les capacités financières des bénéficiaires. Les modalités pratiques concernant les tarifs, les lignes et les horaires devraient être précisées ultérieurement par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.