La Nation Bénin...
Le cyberespace ne doit plus être une zone de non-droit pour les femmes et les filles. C’est le message porté par l’Institut national de la femme ce mercredi 13 mai 2026 à l’École Nationale d’Économie Appliquée et de Management de l’Université d’Abomey-Calavi. Représentée par sa Secrétaire Exécutive, Flore Djinou, l’Inf a échangé avec des étudiants et enseignants mobilisés pour dénoncer le fléau des violences en ligne. Face à l’auditoire, elle a rappelé que derrière un écran, chaque acte laisse des traces et entraîne des responsabilités devant la loi.
Flore Djinou a détaillé le cadre légal béninois en s’appuyant sur la Loi n°2017-20 portant code du numérique. Elle a précisé que le harcèlement par voie électronique est puni de 1 mois à 2 ans de prison ferme et d’une amende de 500 000 à 10 000 000 F Cfa. L’Inf insiste aussi sur la prévention et les réflexes de survie numérique. « Le silence est l’arme de l’agresseur. Il protège l’agresseur, mais jamais la victime », a déclaré la Secrétaire Exécutive pour encourager les victimes et témoins à parler.
Pour agir rapidement, l’Inf met à disposition des canaux d’alerte gratuits et confidentiels. L’Institut invite toute personne victime ou témoin à se rapprocher de ses services pour être écoutée, conseillée et accompagnée juridiquement et psychologiquement. La rencontre s’est terminée par des échanges intenses, et la communauté de l’Eneam s’est engagée à relayer ce message sur le campus. En ligne comme dans la vie réelle, la dignité de la femme reste non négociable.
Violences numériques