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Visite du chantier de l'Unstim d'Abomey: Zul-Kifl Salami salue l'avancée des travaux

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En visite technique sur le site, le ministre d’État Zul-Kifl Salami a salué  un taux d’exécution d’environ 80 % En visite technique sur le site, le ministre d’État Zul-Kifl Salami a salué un taux d’exécution d’environ 80 %

Le chantier de l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim) d'Abomey avance à grands pas. En visite technique sur le site, le ministre d’État Zul-Kifl Salami a salué un taux d’exécution d’environ 80 % et réaffirmé l’ambition du gouvernement de faire de cette université un pôle d’excellence scientifique de référence au Bénin et dans la sous-région.

Par   Isidore GOZO, le 28 mai 2026 à 07h39 Durée 2 min.
#Unstim #Zul-Kifl Salami

Financé à 91,5 % par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), soit environ 23 milliards de F Cfa, et à 8,5 % par le budget national, le projet s’inscrit dans la vision du gouvernement béninois de faire de la science, de la technologie et de l’innovation des piliers du développement national. Sur le site d’Abomey, les infrastructures représentent un investissement de 9 milliards 70 millions de F Cfa et occupent environ 20 % du domaine total de 30 hectares. Le futur campus universitaire comprend notamment un rectorat, des blocs pédagogiques, une bibliothèque, des salles informatiques, des espaces administratifs, une résidence estudiantine de 300 lits, un restaurant universitaire, une infirmerie, des locaux techniques, des guérites de sécurité, des parkings ainsi que des voies pavées et espaces verts.

Pour le ministre d’État Zul-Kifl Salami, cette visite répond à une logique de gouvernance axée sur le suivi de proximité des projets publics. Selon lui, un projet ne peut être efficacement conduit depuis un bureau, sans des descentes régulières sur le terrain. « C’est dans les visites techniques des sites que vous appréciez les problèmes et que vous apportez des solutions », a-t-il expliqué, rappelant que le président Patrice Talon lui-même accorde une importance particulière au suivi des grands chantiers. Le chargé de mission du chef de l’État a qualifié l’Unstim de projet emblématique à plusieurs égards. D’abord parce qu’il incarne la volonté du gouvernement de promouvoir les sciences, les technologies, l’informatique et les mathématiques comme leviers essentiels du développement du Bénin. Ensuite parce qu’il traduit l’ambition de faire du capital humain le moteur de la croissance économique. Pour Zul-Kifl Salami, cette université est aussi le symbole de l’excellence des relations de coopération entre le Bénin et les fonds arabes, notamment la Badea. Il a salué l’engagement constant de l’institution financière arabe dans le financement des infrastructures éducatives au Bénin. « Le développement commence par l’homme et finit par l’homme. L’homme est l’alpha et l’oméga du développement », a-t-il souligné, insistant sur le rôle stratégique des ressources humaines dans toute politique de développement.

Le directeur général de l’Agence de construction des infrastructures du secteur de l'éducation (Acise), Adam Pinto, s’est lui aussi réjoui de l’évolution des travaux. Il a rappelé que le chantier avait connu des lenteurs à ses débuts avant d’atteindre, depuis le début de l’année 2026, une vitesse plus satisfaisante. « Les travaux de bâtiment sont quasiment achevés. Nous sommes à plus de 80 % sur les travaux de bâtiment », a-t-il affirmé. Selon lui, les efforts se concentrent désormais sur les aménagements extérieurs, notamment les voiries, les caniveaux et l’embellissement du site. Adam Pinto estime que le chantier pourrait connaître une transformation complète dans les prochaines semaines si le rythme actuel est maintenu.

La visite avait également pour objectif d’identifier d’éventuels blocages techniques ou administratifs susceptibles de ralentir les travaux. Les responsables du projet se sont voulu rassurants quant au respect des délais de livraison. À en croire les autorités présentes sur le site, une bonne partie des infrastructures devrait être opérationnelle dès la rentrée académique 2026-2027. Professeurs et étudiants pourraient ainsi intégrer le nouveau campus dès septembre ou octobre prochains.

Un futur centre d’excellence

Au-delà de la construction de bâtiments modernes, le gouvernement ambitionne de faire de l’Unstim un véritable centre d’excellence scientifique capable de rayonner au-delà des frontières béninoises. Le ministre d’État estime que cette université permettra au Bénin de consolider son image historique de quartier latin de l’Afrique. Avec l’apport d’enseignants nationaux et internationaux, le site d’Abomey est appelé à devenir un haut lieu de formation scientifique et technologique dans la sous-région.

« La vocation de ce projet n’est pas seulement nationale », a insisté Zul-Kifl Salami, convaincu que l’université attirera des étudiants et des chercheurs d’autres pays africains. L’un des éléments qui ont particulièrement retenu l’attention de la délégation est l’École nationale de préparation aux grandes écoles d’ingénieurs intégrée au projet. Cette structure dédiée aux classes préparatoires vise à former des étudiants capables d’intégrer les meilleures écoles d’ingénieurs à travers le monde. Pour le ministre d’État, cette composante représente un véritable escalier vers l’excellence scientifique. Lui-même ancien étudiant des classes préparatoires, il voit dans cette initiative un outil stratégique pour renforcer la compétitivité des jeunes béninois dans les filières scientifiques de haut niveau.

Les autorités béninoises ont profité de cette visite pour exprimer leur gratitude à la Badea et, plus largement, au groupe de coordination des fonds arabes qui accompagne le développement du Bénin dans plusieurs secteurs. Selon Zul-Kifl Salami, la réussite du projet Unstim pourrait encourager d’autres partenaires arabes, notamment les fonds saoudiens et le Fonds de l’Opep, à investir davantage dans les infrastructures éducatives béninoises. « La réussite de ce projet peut avoir un effet d’entraînement sur les autres fonds », a-t-il déclaré. Le ministre d’État a également salué l’engagement du consortium bénino-marocain chargé des travaux. Il a particulièrement mis en avant la contribution de l’entreprise marocaine qui aurait accepté de préfinancer certaines composantes du projet afin d’accélérer l’exécution du chantier. Pour lui, cette décision traduit la confiance des investisseurs étrangers dans les perspectives économiques du Bénin et dans la stabilité du pays.