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Jif 2024 à Porto-Novo: Un film de trois Afro-Américaines pour orienter les femmes

Culture
Des recommandations pour la diffusion du film américain « Hidden figures »  dans tous les collèges et lycées du Bénin Des recommandations pour la diffusion du film américain « Hidden figures » dans tous les collèges et lycées du Bénin

La Journée internationale des droits de la femme a été autrement célébrée à Porto-Novo par la Fondation Reine Hangbé. L’Ong en a saisi l’occasion pour faire découvrir aux femmes l’histoire inspirante de trois Afro-Américaines relatée dans le film « Hidden figures», c’est-à-dire les « figures de l’ombre ». 

Par   Thibaud C. NAGNONHOU, le 02 avr. 2024 à 07h06 Durée 3 min.
#Jif 2024 à Porto-Novo

Mois de mars, mois de la femme. La Fondation Reine Hangbé a jugé utile de célébrer en différé la Journée internationale des droits de la femme. Elle a réuni des femmes au centre American corner de Porto-Novo pour leur faire découvrir, à travers le film «Hidden figures », c’est-à-dire les « figures de l’ombre», l’histoire inspirante de trois calculatrices afro-américaines. Lesquelles ont marqué plus d’un par leur détermination et résilience à toute épreuve. Il s’agit de Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson. Les trois ont contribué aux programmes aéronautiques et spatiaux de l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace (Nasa) à Washington aux Etats-Unis. Le film montre comment Katherine Johnson en arrive à calculer les trajectoires du programme Mercury et de la mission Appollo 11 vers la Lune en 1969, comment Dorothy Vaughan devient responsable du département de Calcul informatique et Mary Jackson, la première Afro-Américaine ingénieure en aéronautique.

Il s’agit de femmes diplômées et talentueuses mais dont les compétences n’ont pas pu être reconnues au départ en raison notamment de leur race. Elles ont été astreintes à jouer les seconds rôles au niveau de la Nasa. Mais les talents des trois calculatrices ont été révélés et respectés par la suite grâce leur détermination, leur résilience et leur envie d’aller de l’avant. Le film a duré deux heures d’horloge et l’assistance a pu en tirer de nombreux enseignements de vie.

Pour Victorine Kémonou Djitrinou, présidente de la Fondation Reine Hangbé, à travers la projection de ce film, l’Ong a voulu apporter sa contribution pour investir dans les femmes comme le demande le thème retenu cette année pour la Jif. Il s’agit de faire en sorte que les femmes connaissent leurs capacités et leurs potentialités. « Des films comme les « figures de l’ombre» renferment tellement de leçons pour le citoyen en général et la femme en particulier », a indiqué la présidente de l’Ong. Victorine Kémonou Djitrinou fait savoir que cette projection vise à permettre aux jeunes et aux femmes de se projeter et de promouvoir leurs talents cachés.

 Des hauts et des bas

 A travers cette initiative, la Fondation Reine Hangbé entend contribuer à l’autonomisation de la femme au Bénin. Victorine Kémonou Djitrinou invite les jeunes et surtout les femmes à s’inspirer du cas de ces trois Afro-Américaines en ayant une vision. « Il faut avoir une vision. Une fois cette vision tracée, l’on se donne les moyens pour la concrétiser. C’est cela le cas de Katherine Johnson qui sait ce qu’elle veut et ce qu’elle vaut. C’est cela qu’on demande à nos garçons et filles», a ajouté la présidente de l’Ong. Le chemin vers l’objectif n’est pas linéaire ; il est fait de hauts et de bas, prévient-elle.

Diane Aurore Kindji Zinsou, consultante en Genre et Développement, membre de la Fondation Reine Hangbé, pour sa part, invite les femmes à prendre des initiatives, à montrer qu’elles sont capables de briser les barrières pour atteindre leurs objectifs. Selon elle, la plupart des femmes sont des talents et des « visages cachés » comme le titre du film. Seulement, elles cachent souvent leurs potentialités à cause des préjugés. Diane Aurore Kindji Zinsou promet que l’Ong fera projeter ce film dans tous les collèges du Bénin principalement au Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo pour une large diffusion des leçons de vie véhiculées. « Filles épanouies aujourd’hui, c’est femmes leaders résilientes de demain », explique-t-elle.