La Nation Bénin...

Paris : Romuald Wadagni réclame 35 biens culturels à la France

Culture
Romuald Wadagni réclame 35 biens culturels à la France Romuald Wadagni réclame 35 biens culturels à la France

Le président de la République du Bénin en visite officielle en France ce lundi 5 octobre, dans le cadre de la coopération bilatérale, a réclamé, à son homologue français Emmanuel Macron, 35 nouveaux biens culturels. Des experts se penchent déjà sur le dossier.

Par   Fortuné SOSSA (Coll.), le 06 oct. 2026 à 08h38 Durée 3 min.
#Romuald Wadagni réclame 35 biens culturels à la France

Le Bénin a officiellement demandé, lundi à la France, la restitution de 35 nouveaux biens culturels et fonds d'archives pillés pendant la période coloniale. Ce sont des objets emblématiques au nombre desquels figurent le siège du roi Toffa, un trône historique provenant de la ville de Porto-Novo, la statue du dieu Gou, une célèbre divinité du fer et de la guerre du royaume du Dahomey, le Fatê de Guèdègbé, un objet spirituel important lié au dernier pontife de la tradition du Fâ, et les portes du palais de Kétou, des éléments sculptés provenant de ladite ville.

Depuis le 9 mai 2026, la France a mis en place un nouveau cadre juridique qui se traduit par une nouvelle loi qui simplifie les démarches au pays demandeur d’un bien culturel. Ce nouvel arsenal juridique permet de restituer les œuvres par simple décret, sans avoir à voter une loi spéciale pour chaque objet. En ce qui concerne la réclamation du Bénin, un comité scientifique composé d'experts français et béninois est mis sur pied pour étudier les demandes afin de valider chaque dossier de restitution.

Des sources officielles renseignent que les 35 biens culturels que le Bénin réclame à la France sont issus, pour la plupart, des royaumes du Dahomey et de Porto-Novo et conservés aux musées du Louvre ou du Quai Branly à Paris.

Pour mémoire, le 10 novembre 2021, sous la gouvernance de Patrice Talon, le Bénin avait obtenu de la France 26 trésors royaux pillés en 1892 par les troupes coloniales françaises lors de la prise d'Abomey et conservés au musée du Quai Branly.