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Patrimoine mondial : trois biens classés, cinq autres dossiers sur la liste indicative de l’Unesco

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Le nombre de sites inscrits au patrimoine mondial fait partie des indicateurs utilisés dans certains classements touristiques internationaux. Le Bénin en compte trois, dont deux sont des biens transnationaux.

 

Par   Akanni BANKOLE LANIBA (Coll.), le 07 oct. 2026 à 16h00 Durée 4 min.
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Le récent classement Travel & Tourism Development Index du Forum économique mondial place le Bénin à la 19e place africaine et à la 106e place mondiale sur 110 pays classés. Ce classement prend notamment en compte le nombre de sites naturels et culturels inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Sur cet indicateur, le Bénin ne compte que trois biens inscrits.

 

Trois sites, dont deux partagés avec d’autres pays

 

Tout commence en 1985 avec les palais royaux d’Abomey. Le site a pourtant failli disparaître après une tornade qui l’a endommagé en 1984. Il est ensuite inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il faudra attendre 2007, après une restauration minutieuse, pour qu’il en soit retiré.

Les deux autres biens béninois racontent une autre histoire, celle du partage. Le complexe W-Arly-Pendjari, avec ses savanes et sa faune, s’étend sur trois pays : le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. Le Koutammakou, terre des Batammariba et de leurs célèbres cases-tours en terre, est, quant à lui, partagé avec le Togo.



Ganvié et la Route de l’Esclave, en attente

 

Avant qu’un site ne soit inscrit, il doit d’abord figurer sur la liste indicative, une sorte de salle d’attente officielle de l’Unesco. Le Bénin y compte aujourd’hui cinq dossiers. Il s’agit de la basse vallée de l’Ouémé, du village souterrain d’Agongointo-Zoungoudo, des quartiers anciens et du palais royal de Porto-Novo, de la réserve du W du Niger, ainsi que des sites marquants de la Route de l’Esclave, à Abomey, Savè, Dassa-Zoumè, Kétou et Ouidah, inscrits sur la liste indicative depuis 2021.

La cité lacustre de Ganvié, quant à elle, avait été proposée pour figurer sur cette liste indicative dès 1996, mais son inscription semble en avoir été retirée en 2020, selon les données disponibles sur le site de l’Unesco.

Pourquoi si peu de dossiers aboutissent-ils ?

 

Entre la liste indicative et l’inscription définitive, le chemin est long et coûteux. Depuis 1982, le Bénin n’a bénéficié que de 16 demandes d’assistance internationale de l’Unesco, pour un montant cumulé de 257 738 dollars. Une aide limitée au regard des études scientifiques, des plans de gestion et des dossiers techniques qu’exige chaque candidature.

 

Pour Ganvié, par exemple, les experts de l’Unesco avaient demandé, comme préalable à toute inscription, l’assainissement du lac, une meilleure gestion des déchets et une délimitation claire du site et de sa zone tampon. Ces conditions n’ayant pas été remplies, le dossier a fini par être retiré de la liste.