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Campagne d’achat de la noix de cajou: Combattre l’évasion fiscale

Economie
Hantarou Kpara, Ddic Atacora-Donga suggère le renforcement de contrôle des produits tropicaux Hantarou Kpara, Ddic Atacora-Donga suggère le renforcement de contrôle des produits tropicaux

La campagne pour la commercialisation de la noix de cajou au titre de l’année 2024-2025 se passe bien dans les communes du Bénin. Cette édition a quelques particularités qui nécessitent des mesures pour éviter l’évasion des ressources fiscales du Bénin. 

Par   Alexis METON A/R Atacora-Donga, le 24 avr. 2024 à 02h27 Durée 3 min.
#Campagne d’achat de la noix de cajou #Bénin

Lancée, vendredi 8 mars dernier, la campagne pour l’achat des noix de cajou au titre de 2024-2025 présente quelques spécificités, selon les acteurs. Dans la région septentrionale du Bénin, explique Hantarou Kpara, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce Atacora-Donga, l’invasion d’acteurs étrangers sans aucune pièce administrative a été constatée. Ces derniers ne respectent pas les conditions fixées par les autorités dans le cadre de cette campagne. Achat à un prix plus élevé que celui fixé par le gouvernement, exportation par des canaux non officiels de sortie de cajou… Toutes choses qui font perdre des ressources fiscales au pays. Dans l’exportation, ces acteurs étrangers échappent à tout contrôle et au paiement de taxes. Un constat qui nécessite des actions, selon Hantarou Kpara.

Il suggère de renforcer le contrôle et la sécurité des agents déployés pour la veille et le suivi des mécanismes officiels de commercialisation de cajou. En garantissant leur sécurité, il sera difficile, confie-t-il, à quelqu’un qui se retrouve en flagrant délit de sortie frauduleuse de cajou de les agresser pour s’échapper. « Je suggère de renforcer la sécurité des agents de contrôle et de sensibiliser ou responsabiliser les chefs de village et de quartier de ville en ce qui concerne le séjour des étrangers sur leur territoire. Je sais que quelque chose se fait déjà dans ce sens, mais on a l’impression que beaucoup n’ont pas encore pris conscience de cet aspect de la sécurité intérieure de notre pays », a-t-il insisté. Aux acteurs vendeurs de cajou, il conseille de s’assurer que les acheteurs de leurs produits sont en règle et capables de payer les taxes devant servir à assurer le développement.