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Cames: Des lauriers pour des universitaires béninois

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Samson Igor Guèdègbé, nouveau professeur titulaire  des universités du Cames Samson Igor Guèdègbé, nouveau professeur titulaire des universités du Cames

La 48ème session des Comités consultatifs interafricains (Cci) du Cames, tenue du 29 au 31 juillet à Djibloho, en Guinée équatoriale, a confirmé la vitalité de la recherche universitaire dans l'espace francophone africain. Le Bénin y enregistre de nombreuses inscriptions sur les listes d'aptitude aux différents grades. Parmi les promus figure le juriste Samson Igor Guèdègbé, élevé au rang de professeur titulaire quelques jours après sa désignation au sein de la Commission nationale des réformes du droit.

 

Par   Babylas ATINKPAHOUN, le 05 août 2026 à 10h01 Durée 2 min.
#Cames

Le système universitaire béninois enregistre une nouvelle moisson de distinctions à l'issue de la 48? session des Comités consultatifs interafricains (Cci) du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (Cames). Réunis du 29 au 31 juillet 2026 à Djibloho, en Guinée équatoriale, les jurys ont validé l'inscription de milliers d'enseignants-chercheurs et chercheurs sur les différentes listes d'aptitude, consacrant ainsi plusieurs universitaires béninois issus des principales institutions d'enseignement supérieur du pays. Au terme des travaux, 2 408 enseignants-chercheurs et chercheurs ont été déclarés admis aux différents grades universitaires, notamment ceux de Maître-assistant, Maître de conférences et Professeur titulaire. Avec un taux global de réussite de 89,72 %, cette session confirme le niveau d'exigence des évaluations conduites par le Cames, dont les décisions font référence dans l'espace universitaire africain francophone. Le Bénin tire son épingle du jeu grâce à une présence remarquée sur les listes d'aptitude. Des enseignants-chercheurs de l'Université d'Abomey-Calavi, de l'Université de Parakou, de l'Université nationale d'agriculture de Porto-Novo, de l'Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim), ainsi que de l'Agence béninoise pour la recherche et l'innovation (Abri), figurent parmi les admis dans des disciplines aussi variées que les sciences juridiques, la médecine, les sciences économiques, les lettres, les sciences de l'ingénieur, les mathématiques ou encore l'agronomie. Ces résultats traduisent les efforts consentis depuis plusieurs années pour renforcer la qualité de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique au Bénin. Ils témoignent également du dynamisme des équipes pédagogiques et de la capacité des universités nationales à produire des enseignants-chercheurs répondant aux standards académiques du Cames. Parmi les promotions enregistrées cette année, celle de Samson Igor Guèdègbé retient particulièrement l'attention. Enseignant-chercheur en droit privé à l'Université d'Abomey-Calavi et directeur de la Chaire Unesco des droits de la personne humaine et de la démocratie, il accède au grade de professeur titulaire, ultime échelon de la carrière universitaire dans l'espace Cames.

Prime à l’excellence

Cette promotion de Samson Igor Guèdègbé vient couronner un parcours marqué par plusieurs années d'enseignement, de recherche scientifique, de publications et d'encadrement d'étudiants. L'obtention du grade de professeur titulaire est en effet subordonnée à une évaluation approfondie des productions scientifiques, de l'expérience pédagogique et de l'apport du candidat à l'évolution de sa discipline. Cette reconnaissance académique intervient dans un contexte particulier pour le juriste béninois. Quelques jours avant la publication des résultats du Cames, le chef de l'État, Romuald Wadagni, procédait à l'installation du Comité permanent de la Commission nationale des réformes du droit. Samson Igor Guèdègbé y a été nommé Rapporteur, une fonction qui l'amènera à contribuer aux réflexions et aux propositions destinées à adapter le droit béninois aux évolutions institutionnelles, économiques et sociales. Sans établir de lien de cause à effet entre ces deux événements, leur proximité dans le temps met en lumière la convergence entre reconnaissance académique et sollicitation institutionnelle. D'un côté, une évaluation par les pairs à l'échelle internationale vient consacrer un parcours scientifique ; de l'autre, l'État fait appel à cette expertise sur un chantier stratégique touchant à la modernisation de l'arsenal juridique national.

Les résultats de cette 48? session des Comités consultatifs interafricains constituent un motif de satisfaction pour tout le système universitaire béninois. Ils confortent la place qu'occupent progressivement les universités nationales au sein de l'espace Cames et rappellent que l'investissement dans la recherche, la production scientifique et la formation demeure un levier essentiel pour le développement du pays.