La Nation Bénin...
Les députés de la 10e législature pourraient bientôt adopter une nouvelle loi sur l’environnement. Vendredi 15 mai dernier, ils se sont donné rendez-vous à Abomey-Calavi, pour mieux cerner le contenu du projet de loi.
Transmis par le gouvernement à l’Assemblée nationale pour étude et vote, le projet de loi sur l’environnement en République du Bénin vise à renforcer le cadre juridique national face aux défis environnementaux actuels, dans un contexte mondial marqué par les effets croissants du changement climatique.
Le séminaire a pour principal objectif de permettre aux députés de mieux comprendre les enjeux, les innovations et les dispositions essentielles contenues dans le texte avant son examen en séance plénière. À travers cette initiative, les autorités entendent favoriser une appropriation complète du projet par les élus de la nation.
Jeanne Akakpo Adanbiokou, représentant le ministre du Cadre de vie et des Transports chargé du Développement durable, a rappelé les nombreuses préoccupations environnementales auxquelles les citoyens béninois sont confrontés au quotidien, parmi lesquelles figurent la qualité de l’air, l’accès à l’eau potable, la gestion des déchets, la protection des sols ainsi que la sauvegarde des écosystèmes fragiles.
« Nos citoyens attendent des réponses concrètes et la garantie d’un cadre de vie sain », a-t-elle souligné, en insistant sur la nécessité d’adapter les politiques publiques aux nouvelles réalités climatiques et écologiques.
Prof. Joseph Fifamè Djogbénou, président de l’Assemblée nationale, a insisté à son tour sur l’urgence d’agir pour préserver l’environnement. Dans son intervention marquée par une forte portée symbolique, il a comparé la nature à une maison commune confiée à l’humanité.
« Dieu nous a donné une maison : la nature. Notre devoir est de la protéger », a-t-il déclaré, avant d’ajouter qu’ « il ne faut pas que la maison brûle. Le code de l’environnement doit nous permettre d’empêcher qu’à nos portes, cette maison brûle davantage ».
Le président du Parlement a également mis l’accent sur la nécessité d’assurer une cohérence entre la future loi de l’environnement et les autres textes législatifs en vigueur, notamment ceux liés au foncier, à l’urbanisme et à la gestion des ressources naturelles. « Nous ne pouvons pas réformer de manière parcellaire. La loi sur l’environnement est liée à plusieurs autres textes qui organisent la vie en lien avec la nature », a-t-il rappelé, plaidant pour une approche globale et harmonisée des réformes législatives.
Les travaux du séminaire ont été ponctués par plusieurs communications techniques portant notamment sur la gestion durable des ressources naturelles, la prévention des pollutions, la responsabilité environnementale et les innovations introduites par le nouveau projet de loi.
Au terme de l’atelier, les députés sont outillés pour aborder l’examen du texte les prochains jours au sein de l’hémicycle. Cette réforme en cours témoigne de l’ambition du gouvernement béninois de doter le pays d’un cadre juridique moderne capable de répondre efficacement aux enjeux environnementaux contemporains et de garantir un environnement sain pour les générations à venir.
Joseph Djogbénou (au milieu) procédant au lancement du séminaire parlementaire d’imprégnation et d’appropriation du projet de loi sur l’environnement