La Nation Bénin...
Écrit par la généticienne et universitaire Jeanne Zoundjihékpon, "L’igname, une plante noble au futur pluriel" est un ouvrage scientifique qui montre la possibilité de reproduction de l'igname à partir de ses graines et bien d’autres merveilles qu’offre la plante.
Essai au profit de la communauté scientifique, "L’igname, une plante noble au futur pluriel" est un livre de 327 pages publié aux éditions Ruisseaux d’Afrique dans sa collection "Sciences en partage" et préfacé par le professeur Karim Dramane. C’est le fruit de 30 années de recherches conduites par la professeure Jeanne Zoundjihékpon qu’elle met à la disposition des chercheurs mais également de tous ceux qui s’intéressent à cette importante spéculation de l’Afrique de l’Ouest. En effet, l’ouvrage met en valeur le rôle ancestral, scientifique et nourricier de l'igname, sans oublier son importance identitaire, économique et sociale. En plus, il renseigne sur les possibilités de reproduction de la plante à partir de ses graines, mais aussi sur une amélioration génétique pour un meilleur rendement, ouvrant de nouvelles perspectives biotechnologiques.
Au Bénin, la culture de l'igname s'étend sur une superficie nationale emblavée d'environ 170 000 à 200 000 hectares par an, générant une production annuelle de plus de 3,1 millions de tonnes. La dégustation de la nouvelle igname débute au mois d’août, précisément le 15 août. Dans de nombreuses communautés, des rituels sont faits avant la dégustation des premiers tubercules déterrés. Le livre en dit long sur ses divers rôles alimentaire, médicinal, culturel, cultuel et rituel aussi bien en Afrique que dans d’autres régions du monde. Du coup, ce n’est pas juste le futur de la plante qui est pluriel. Son présent est déjà pluriel. On le sent dans les divers plats qu’elle permet de cuisiner. Au Bénin, par exemple, on peut la transformer en couscous, en beignet, en farine comme on peut la consommer, coupée en petits morceaux pour la bouillir ou la frire.
En somme, "L’igname, une plante noble au futur pluriel" est un livre qui porte sur la nécessité de garder la vigilance face à la montée des organismes génétiquement modifiés. Pour ce faire, la spécialiste de l’agro-écologie génétique avertit : « Je ne peux pas être contre les biotechnologies, je ne suis pas contre les biotechnologies, mais je suis contre les organismes génétiquement modifiés ».