Réformes cinématographiques : Contraintes et obligations de performance pour les acteurs
Culture
Réformes cinématographiques
Depuis le vote de la loi n° 2026-01 pour moderniser le cadre juridique du secteur du cinéma, le professionnaliser et favoriser l’émergence d’une véritable industrie culturelle et économique, c’est le calme plat. À part les rares acteurs qui en ont fait une véritable profession, la grosse majorité se cherche.
Par
Fortuné SOSSA (Coll.), le 25 août 2026
à
08h19
Durée 4 min.
#Réformes cinématographiques
« Les gens seront obligés d’apprendre le véritable cinéma pour que cela les nourrisse et apporte de la valeur ajoutée au pays. » Ainsi caricature la situation Dimitri Fadonougbo, cinéaste producteur, enseignant-chercheur en gestion de production cinéma et audiovisuel à l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin.
Il a fait partie des experts qui ont relu la dernière mouture du projet de loi sous la supervision de l’Agence de développement des arts et de la culture (Adac) avant sa transmission à l’Assemblée nationale par l’Exécutif. Il soutient avec fermeté que les réformes engagées dans le secteur de l’industrie du cinéma et de l’image animée sont bien mûries.
Pour Carole Lokossou, actrice et formatrice en actorat, « maintenant qu’il y a un cadre institutionnel, on devra s’y prêter ». Alors, Akambi Akala se fait plus explicite. Ancien directeur général de la Cinématographie béninoise, il souligne : « Le bon cinéma dépend de la conscience que les professionnels et l’administration du pays accordent au secteur et du sérieux qu’ils apportent à travers les textes réglementaires et les activités professionnelles marquées par des connaissances avérées, le professionnalisme, l’engagement et le désir de faire du beau. »
À Dorothée Dognon, enseignant-chercheur à l’Institut national des métiers d’art, d’archéologie et de culture (Inmaac), de conclure : « Les professionnels du cinéma béninois vont désormais évoluer dans un environnement plus crédible, plus sécurisé et plus compétitif. »
Somme toute, ce nouvel arsenal juridique est mis en place pour booster l’économie du Bénin par son impact sur le cinéma africain et la gouvernance mondiale du cinéma, si les acteurs travaillent à devenir véritablement professionnels.
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