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Cop31 : pourquoi l’Afrique réclame davantage de financements climatiques ?

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A quelques jours de l’ouverture de la 31e Conférence des Nations unies sur le climat (Cop31), prévue du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie, les négociateurs africains veulent faire du financement de l’adaptation une priorité des discussions. Leur objectif est d’obtenir des engagements plus précis et des ressources suffisantes pour aider les pays du continent à mieux faire face aux effets du changement climatique.

Par   Essènandé Florence KOUMENOUGBO (Coll), le 07 nov. 2026 à 09h05 Durée 5 min.
#CoP31

Les attentes africaines concernent notamment les moyens financiers nécessaires pour protéger les populations, les infrastructures et les activités économiques contre les inondations, les sécheresses et les vagues de chaleur. Dans une lettre adressée à Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le Groupe africain des négociateurs, présidé cette année par le Ghana, a demandé l’inscription de trois sujets à l’ordre du jour officiel de la Cop31. Il s’agit du triplement des financements consacrés à l’adaptation, du lien entre commerce et changement climatique, ainsi que des mécanismes de financement du Fonds vert pour le climat.

Des engagements encore loin des besoins

 

Cette démarche intervient dans un contexte marqué par un important déficit de financement. Selon le rapport 2026 sur le déficit d’adaptation du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), les pays en développement ont reçu entre 28,2 et 31,7 milliards de dollars de financements publics internationaux pour l’adaptation en 2024. Pourtant, leurs besoins annuels pourraient atteindre 305 milliards de dollars d’ici à 2035.

A la Cop30, tenue en 2025 au Brésil, les États ont convenu de tripler les financements publics internationaux consacrés à l’adaptation dans les pays en développement d’ici à 2035. Toutefois, plusieurs questions restent sans réponse. Elles concernent notamment le montant de référence pour calculer cette hausse, la répartition des contributions et les modalités de mise à disposition des ressources. Selon le Pnue, même si cet objectif est atteint, les financements mobilisés ne couvriraient que 20 à 29 % des besoins estimés.

Pour les pays africains, l’enjeu ne se limite donc pas à obtenir de nouvelles promesses. Ils réclament des financements prévisibles, accessibles et adaptés à leurs réalités. Ces ressources sont indispensables pour soutenir des projets dans l’agriculture, la gestion de l’eau, la protection des zones côtières et la construction d’infrastructures capables de résister aux aléas climatiques.

La Cop31 sera un nouveau test pour la coopération climatique internationale. Et pour l’Afrique, il ne suffit plus d’annoncer des engagements. Il faut également que les ressources promises par les pays développés parviennent aux États et aux communautés qui en ont le plus besoin.