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États-Unis : Trump évoque la possibilité que l’Iran « détruise » Los Angeles et San Diego

International

Lors d’un meeting électoral dans le Nebraska, le président américain a présenté comme un « petit prix à payer » l’hypothèse de voir deux grandes villes californiennes frappées dans le contexte de la guerre avec l’Iran. Des responsables californiens, y compris républicains, dénoncent des propos jugés dangereux.

Par   Roméo TOSSOU (Coll.), le 07 oct. 2026 à 12h43 Durée 2 min.
#Donald Trump

La déclaration a rapidement fait le tour des États-Unis. Donald Trump a évoqué lundi 5 octobre, lors d’un meeting à Grand Island, dans le Nebraska, la possibilité que l’Iran « détruise » Los Angeles et San Diego, deux des principales villes de Californie. La séquence intervient alors que le président américain défend le coût économique de la guerre engagée contre Téhéran.

« It’s a small price to pay for keeping the world safe, keeping our country safe. They can take out a city. Let ’em take out Los Angeles. Let ’em take out San Diego. This is a very small price to pay », a déclaré Trump devant ses partisans. En français, il disait que « c’est un petit prix à payer pour maintenir le monde en sécurité, pour maintenir notre pays en sécurité ». Il a ensuite ajouté : « Ils pourraient détruire une ville. Qu’ils détruisent Los Angeles. Qu’ils détruisent San Diego. C’est un tout petit prix à payer. » La foule a accueilli ces propos par des applaudissements.

Le président américain poursuivait alors son argumentaire sur les conséquences de la guerre sur les prix du carburant et d’autres produits. Il a assuré que le conflit serait « très bientôt » terminé, tout en reconnaissant qu’il pouvait encore se prolonger.

Cette déclaration de Trump intervient dans un contexte de confrontation persistante entre Washington et Téhéran. Selon le Los Angeles Times, il reste toutefois incertain que l’Iran possède une capacité permettant de mener une attaque de missiles contre le territoire continental américain. Le journal rappelle notamment les limites actuelles du programme balistique iranien et souligne qu’aucun élément n’établit que Trump s’appuyait, au moment de ses propos, sur un renseignement particulier.

La réaction politique a été immédiate en Californie. Le gouverneur Gavin Newsom a accusé Trump de tenir des propos « dangereux ». La maire de Los Angeles, Karen Bass, a estimé que « le rôle d’un président est de protéger le pays, pas de le menacer activement ni d’encourager des attaques contre des vies américaines ». Le maire de San Diego, Todd Gloria, a pour sa part déclaré que sa ville n’était « pas une victime collatérale » et n’était pas « sacrifiable ».

Même un candidat républicain californien, Jim Desmond, a pris ses distances avec le président, affirmant qu’« aucune ville américaine n’est sacrifiable ».

Par conséquent, si les propos de Donald Trump sont authentiques et largement confirmés, leur interprétation demeure discutée. Une chose est cependant certaine : en pleine guerre avec l’Iran, le président américain a publiquement évoqué la destruction de deux grandes villes américaines comme un « petit prix à payer », provoquant une vive controverse jusque dans son propre camp.