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Protection des données sensibles : l’Asin forme 300 policiers à la cybersécurité

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Protection des données sensibles Protection des données sensibles

Face à la montée des cybermenaces et à l’accélération de la transformation numérique de l’administration publique, l’Agence des systèmes d'information et du numérique (Asin) a lancé, ce vendredi 26 juin à Cotonou, une série de formations au profit de 300 chefs d’unités de la Police républicaine. Répartie en six sessions, l’initiative vise à renforcer la culture de cybersécurité, protéger les informations sensibles de l’État et consolider la souveraineté numérique du Bénin.



Par   Christian Hounnongbé, le 26 juin 2026 à 11h11 Durée 3 min.
#Protection des données sensibles

Pour cette première session, les participants sont formés à la sensibilisation aux risques cyber, à la gestion des crises à travers des simulations, ainsi qu’à l’utilisation de solutions nationales de sécurisation des échanges numériques, notamment la signature électronique, le chiffrement et la messagerie sécurisée développées par l’Asin.

Le directeur général du Centre national d'investigations numériques (Cnin) a rappelé que la digitalisation accrue de l’administration expose davantage les institutions aux cyberattaques, désormais bien réelles. Il a insisté sur la responsabilité individuelle des agents, chaque utilisateur pouvant constituer une porte d’entrée vers les systèmes de l’État.

De son côté, le représentant de la Police républicaine, William Comlan Boko a souligné que la modernisation des services de sécurité s’accompagne de nouveaux risques, le cyberespace devenant un véritable champ de confrontation où les données sensibles sont particulièrement ciblées.

Le directeur général de l’Asin, Marc-André Loko a, quant à lui, insisté sur la cybersécurité comme enjeu de souveraineté nationale. Il a évoqué les investissements du Bénin dans des infrastructures stratégiques telles que le datacenter national et la plateforme PKI, tout en rappelant que leur efficacité dépend fortement du comportement des utilisateurs.

Cette formation s’inscrit dans une dynamique nationale visant à renforcer la résilience numérique de l’administration et à mieux protéger les données des citoyens et des institutions.