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Changement climatique et résilience des communautés frontalières: L’impact du Prrecaz salué par les bénéficiaires et partenaires

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Changement climatique et résilience des communautés frontalières Changement climatique et résilience des communautés frontalières

Une délégation de partenaires techniques et financiers et la coordination du projet de « Renforcement de la résilience des communautés agricoles des zones frontalières exposées aux effets néfastes des changements climatiques (Prrecaz) » du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) ont visité les différentes réalisations dudit projet. Au cours de ce périple, les 21 et 22 janvier, les bénéficiaires ont exposé l’impact de cet appui financier qui a contribué à la réduction de la pauvreté dans leurs localités respectives.

Par   Alexis METON A/R Atacora-Donga, le 04 févr. 2026 à 14h20 Durée 4 min.
#Changement climatique et résilience des communautés frontalières

Les bénéficiaires du projet de « Renforcement de la résilience des communautés agricoles des zones frontalières exposées aux effets néfastes des changements climatiques (Prrecaz) » de Copargo, Djougou et Ouaké sont satisfaits de sa mise en œuvre. Les réalisations de ce projet du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), exécuté par le ministère de l’Agriculture de l’Élevage et de la Pêche (Maep), avec à la clé, la mise en place des sites de reboisement et de retenues d’eau ainsi que l’implantation de site pastoral avec équipements connexes pour faciliter l’abreuvage des troupeaux et des populations à l’aide d’une borne-fontaine ont été visitées par une délégation mixte des bailleurs (Belgique, Royaume des Pays-Bas)..., de la coordination du projet et des cadres du ministère. Honorine Ahouansou, Coordonnatrice nationale du projet souligne la « nécessité pour le bailleur principal du projet de venir s’enquérir de ses réalisations sur le terrain avant son achèvement ».

L’implantation de 10 hectares de Gmelina arborea et 10 hectares d’anacardiers greffés sur le site de reboisement de Kamaha à Copargo, 30 hectares de Gmelina et 10 d’anacardiers greffés à Te-Fougou à Djougou, des travaux de réalisation de dix ouvrages de stockages de 20 m3 d’eau, de quarante abreuvoirs pastoraux, de dix bornes-fontaines et l’installation de dix stations de pompage solaire à Sinadara à Djougou, un site pastoral avec équipements connexes, des retenues d’eau à Copargo et à Kakindoni à Djougou…, auxquels s’ajoute la mise en place d’un modèle intégré d’agriculture-élevage sont des acquis pour les communautés.

Bio Tchintchinsi, superviseur de reboisement explique à la délégation que grâce au projet, beaucoup de choses ont changé dans le quotidien des femmes de Kamaha.

« Les femmes, autrefois, travaillaient au niveau du marigot en quête de l’or. À l’avènement du projet, elles se sont consacrées aux travaux de reboisement. Ce qui leur a procuré des revenus pour lancer de petites activités génératrices de revenus, qui leur permettent de faire d’économies pour subvenir à leurs besoins, payer la scolarité de leurs enfants. Nous remercions le projet, ses partenaires et le gouvernement béninois qui a facilité sa mise en œuvre. Grâce à Prrecaz, la pauvreté diminue progressivement dans notre village », affirme Bio Tchintchinsi. 

Désormais organisé autour des activités du Prrecaz, Kamaha a mis en place une école, recruté des enseignants qu’il paye sur les revenus des activités. De jeunes éleveurs bénéficiaires de renforcement de capacités en élevage de volaille, des ménages vulnérables qui ont bénéficié des petits ruminants et disposant désormais de bergerie dans le cadre de l’approche de recheptellisation reconnaissent l’utilité et l’appui du projet et mènent sans difficulté leurs activités. « On a mis en place le mécanisme de pérennisation des acquis du projet toujours dans le cadre de la durabilité, où la gestion revolving a permis aux bénéficiaires eux-mêmes de renouveler leur tricycle. Le projet a donné aux clusters le tricycle, mais nous avons suggéré de choisir un locataire et à la fin du mois, ce dernier dépose 70 000 francs. Avec cette stratégie, normalement en dix-huit mois, on a l’argent d’un tricycle et aussitôt acheté, quelqu’un d’autre prend. Ainsi, au fur et à mesure, tous les membres du cluster bénéficient d’un tricycle. Nous avons commencé cette expérience en mai, et à date, on a déjà neuf tricycles dans les quatre communes, dont cinq dans la Donga », détaille Honorine Ahouansou, coordonnatrice nationale du projet.

 

 

Satisfaction

 

Les bailleurs, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de Pêche et la coordonnatrice ont exprimé leur satisfaction au terme du périple. Selon Honorine Ahouansou,

« ce qui est important, c’est la pérennisation des acquis». Son équipe a élaboré, rappelle-t-elle, le mécanisme de gestion et de pérennisation des acquis à travers les termes de référence pour recruter les fermiers pour une bonne gestion des infrastructures. Ce qui permettra aux communes d’avoir des redevances, aux fermiers de tirer profit et une partie à réserver pour intervenir en cas de panne sur les infrastructures», se réjouit la coordonnatrice qui annonce la mise à l’échelle du projet.  «le Prrecaz a déjà obtenu beaucoup de résultats qui ont eu un effet durable sur la vie des bénéficiaires. Cela veut dire que le projet a fonctionné et les bénéficiaires ont pu construire en partie une meilleure vie grâce aux appuis», souligne Willem Vancutsem, premier secrétaire, attaché de la Coopération à l’ambassade du Royaume de Belgique. Il exhorte les bénéficiaires à continuer les activités à la clôture de Prrecaz pour pérenniser les acquis et augmenter leurs revenus.

En sa qualité de point focal du Maep dans la mise en œuvre du Prrecaz, Sodjinou Aïna rappelle que le gouvernement a mis à disposition l’ensemble des structures déconcentrées qui interviennent sur le terrain notamment les Atda 1 et 4 et leurs cellules communales et les directions techniques du Maep. «Le témoignage des bénéficiaires est tellement élogieux, la demande est forte par rapport à ce que le projet a pu mobiliser comme ressources. Même si le projet s’achève, il y a un mécanisme de pérennisation qui est vraiment approprié par les bénéficiaires sur un certain nombre de sites, des fermiers qui seront recrutés pour aider les mairies à continuer à bien gérer ces infrastructures », se réjouit-il. Il souligne qu’après la réception des infrastructures de retenue d’eau, des forages, et abreuvoirs, il sera mis en place des modèles économiques intégrés par les structures pérennes du projet. Rappelons que les entreprises en charge de la réalisation des infrastructures s’activent pour finaliser ces ouvrages d’ici fin mars 2026

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