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Lutte contre le VIH : une version moins chère d’un médicament préventif autorisée par la Fda.

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Lutte contre le VIH Lutte contre le VIH

L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a accordé, le 2 novembre 2026, une autorisation provisoire au laboratoire indien Dr. Reddy’s pour une version générique du lénacapavir, un médicament injectable de prévention du VIH. Proposé à 40 dollars par personne et par an dans 120 pays à revenu faible ou intermédiaire, ce traitement pourrait contribuer à élargir l’accès à la prophylaxie pré-exposition (PrEP).




Par   Roméo TOSSOU (Coll), le 08 nov. 2026 à 08h13 Durée 4 min.
#Lutte contre le VIH

Une avancée importante dans la prévention du VIH. Le laboratoire pharmaceutique indien Dr. Reddy’s Laboratories a obtenu de la FDA une autorisation provisoire pour son générique du lénacapavir, un antirétroviral à longue durée d’action développé initialement par Gilead Sciences. L’annonce, faite le lundi 2 novembre 2026, marque une étape dans les efforts visant à rendre ce médicament plus accessible aux populations des pays à revenu faible ou intermédiaire.
Le traitement se distingue par son mode d’administration : deux injections par an, espacées de six mois, au lieu d’une prise quotidienne de comprimés. Les essais cliniques ont montré une efficacité préventive exceptionnelle, avec une réduction du risque d’acquisition du VIH proche de 100 % dans les populations étudiées. Dans l’essai PURPOSE 1, aucune infection n’a notamment été observée parmi les participantes ayant reçu le lénacapavir. Ces résultats ont contribué à faire de cette molécule l’une des innovations majeures de la prévention du VIH.
Jusqu’ici, le coût du médicament de marque constituait un obstacle important à son déploiement à grande échelle. La version originale commercialisée aux États-Unis sous le nom de Yeztugo affiche un prix catalogue annuel de plus de 28 000 dollars par personne. En revanche, le générique développé par Dr. Reddy’s devrait être proposé à 40 dollars par personne et par an dans 120 pays couverts par l’accord de licence volontaire conclu avec Gilead.
Cette initiative a bénéficié du soutien financier, technique et réglementaire de plusieurs organisations, notamment Unitaid, la Clinton Health Access Initiative (CHAI) et le Wits Reproductive Health and HIV Institute (Wits RHI). Leur partenariat avec le laboratoire indien vise à accélérer le développement du générique et son introduction dans les pays concernés.
Pour les pays africains, où les nouvelles infections au VIH demeurent un défi de santé publique, cette perspective représente un espoir supplémentaire. La possibilité de bénéficier d’une protection de longue durée sans devoir prendre quotidiennement un comprimé pourrait notamment faciliter l’accès à la prévention pour les personnes exposées au risque d’infection.
Les premières livraisons du générique sont attendues avant la fin de l’année 2026, tandis qu’un déploiement plus large est envisagé en 2027.
Par ailleurs, le lénacapavir est un médicament de prévention et non un traitement curatif du VIH. Son utilisation nécessite notamment un dépistage préalable et un suivi régulier afin d’écarter une infection déjà présente et de limiter les risques de résistance.
Avec cette première autorisation provisoire d’un générique injectable du lénacapavir, la lutte contre le VIH franchit une nouvelle étape. Le défi consiste désormais à transformer cette avancée scientifique et économique en accès effectif pour les populations qui en ont le plus besoin.