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Nouvelles

Solidarité de la Fondation Boa-Bénin dans l’éducation: Le Ceg Sèhouè et l’Epp Fidjrossè Kpota impactés
La Fondation BOA-Bénin s’est, une fois encore, illustrée à travers des œuvres sociales. La réhabilitation de trois modules de salles de classe à l’Ecole primaire publique de Fidjrossè-Kpota ainsi que la réalisation de la clôture de la devanture du Collège d’enseignement général de Sèhouè ont été ses dernières actions en faveur du monde scolaire. C’est une école complètement métamorphosée que les apprenants de l’Epp Fidjrossè-Kpota, dans le douzième arrondissement de Cotonou, ont vue à la rentrée du 19 septembre 2022. Grâce à la Fondation BOA-Bénin, trois des quatre modules de trois salles de classe de l’école ont été entièrement réhabilités. A Toffo, dans l’Atlantique, la plus sociale des Banques au Bénin a réalisé une bonne partie de la clôture du Ceg Sèhouè. Les différentes infrastructures ont été inaugurées dans la journée du vendredi 9 septembre 2022 par le Coordonnateur national de la Fondation, Raïmi Sagbohan. Il avait à ses côtés, des responsables de chaque établissement, des autorités locales et politiques ainsi que des parents d’élèves. « Vraiment, je suis très content, content au superlatif de ce que la Fondation Boa a réalisé ici », exulte Bernard Ahouissou. Ce sage du quartier Fidjrossè Kpota a suivi la cérémonie d’inauguration des trois modules de trois salles de classe remis au goût du jour, lui qui connaît du bout des doigts l’histoire de cette école. 22 ans après sa création, les trois premiers bâtiments sont tombés en ruine, une ruine désormais conjuguée au passé, grâce à la Fondation Boa dont M. Ahouissou salue la généreuse intervention. Cosme Nagnonhou, directeur du groupe B de l’école, et son collègue du groupe A iront dans le même sens, en remerciant la banque. Merci, c’est aussi le mot qui est revenu plusieurs fois dans le discours du représentant du maire de la ville de Cotonou. Pour Paul Sehouhoue, « ces joyaux resteront gravés dans un livre d’or au niveau de la mairie de la métropole béninoise ». Prenant la parole, l’homme le plus heureux du jour, le chef Quartier Fidjrossè Kpota, porteur de l’initiative, a indiqué que c’est son vœu le plus cher qui venait enfin d’être réalisé. Débordant de joie et avec beaucoup d’émotion dans la voix, Médard Todan, a remercié la Fondation Boa pour le geste qui « met nos enfants à l’abri de la pluie et du soleil ». Il rappelle à l’équipe de la Banque que « celui qui donne aux enfants prête à Dieu ».
Une Fondation d’actions… La Fondation Boa-Bénin est une fondation d’entreprise qui lutte pour le bien-être des populations démunies en zone rurale, explique Raïmi Sagbohan, Coordonnateur national de la Fondation. Cette réhabilitation de trois modules de classes à l’Ecole primaire publique de Fidjrossè Kpota de Cotonou entre dans le cadre de son Projet dénommé «Ma belle école». Un programme qui consiste à donner un coup de pouce aux établissements scolaires. Et c’est « pour la première fois que trois modules de classes (soit 9 salles) sont remis à l’état neuf à Cotonou », rappelle l’émissaire de la Fondation qui précise que tout a été repris ( charpente, sol, toiture, peinture, électricité), pour que les enfants aient envie d’étudier et que leurs parents soient à l’aise de les laisser aller à l’école. Les travaux ont coûté environ 22 millions francs Cfa, ce qui requiert leur entretien. C’est pourquoi, le Coordonnateur propose au chef quartier et à ses administrés de mettre sur pied un creuset d’échanges et d’entraide. Une proposition épousée par Georges Akodandé, le chef Agence Fidjrossè de la Bank Of Africa. Celui-ci a rappelé l’histoire qui entoure les travaux de réhabilitation avant de saluer « un chef quartier dynamique, entreprenant et plein d’initiatives» qui a eu l’idée de solliciter la Fondation Boa-Bénin. La remise de clés et la visite des salles ont mis fin à la cérémonie.
Autre lieu, même geste de générosité…
Avant l’étape de l’Ecole primaire publique de Fidjrossè Kpota, la délégation de la Fondation Boa-Bénin était au Collège d’enseignement général de Sèhouè dans la commune de Toffo. L’établissement créé, il y a plus de 40 ans, s’étend sur une dizaine d’hectares. Ici, la Fondation a réalisé sur 100 m la clôture de la façade avec un prolongement de 50 m à l’est du collège situé au bord de la Route nationale inter-Etats. L’absence de clôture, surtout la devanture avait érigé l’école en un lieu de retrouvailles pour les animaux, mettant la sécurité des élèves en péril. Le directeur du Ceg Sèhouè Justin Sèwa, le président de l’Association des parents d’élèves, Cyprien Tolidji ou encore le président de l’Association pour le Développement de Sèhouè, (Ads), Gervais Nagnichede, l’ont reconnu. Soulagés, il ont exprimé leur reconnaissance aux donateurs. A son tour, le chef de l’arrondissement de Sèhouè, Yves Togbo a demandé plus d’aide avant que le directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle ne prenne la parole. Dr Edmond Houinton a également remercié la Bank Of Africa avant de reconnaître les besoins de l’école. Ceci fait suite à un tour de propriétaire que les personnalités ont fait en compagnie de Raïmi Sagbohan. Ce dernier a rappelé les objectifs de la Boa en multipliant les actions sociales, avant de remettre officiellement la clôture de couleurs jaune et vert nouvellement construite aux autorités?
Société 20 oct. 2022


Campagne chirurgicale de la cataracte dans la Donga: Alfa Taaka pour la santé visuelle des populations
Les populations de la Donga et environs bénéficient d’une œuvre sociale de la part de l’Association Alfa Taaka au service de la communauté. Cette dernière a initié une campagne chirurgicale de la cataracte afin de soigner gratuitement des malades qui, faute de moyens, n’ont pas pu se rendre à l’hôpital. Ladite campagne lancée officiellement ce mardi 18 octobre est à sa 3e phase et se déroule toute la semaine au Centre hospitalier départemental de la Donga. Une forte mobilisation des autorités politico-administratives de la Donga pour soutenir l’Association Alfa Taaka dans ses œuvres sociales. À travers la 3e phase du projet des opérations de la cataracte initié par Alfa Taaka sous la supervision de l’association de charité Al-Hedayah en collaboration avec la mairie de Djougou, Alfa Taaka a mobilisé au Centre hospitalier départemental de la Donga les personnes souffrant des maux d’yeux. Celles-ci qui, pour défaut de moyens financiers n’ont pas pu se rendre aux soins, bénéficient gratuitement d’une prise en charge pour se faire dépister et opérer éventuellement au service ophtalmologie-stomatologie-ORL du Chd Donga. À travers cette opération, l’Association Alfaa Taaka pour la communauté et la mairie de Djougou veulent que la population ait une vue correcte. « La vue c’est la vie, c’est pourquoi l’Association Alfa Taaka et la mairie de Djougou continuent d’agir pour améliorer la vue des populations. Nous disons merci à Al-Hedayah de Koweït, notre partenaire de tous les jours qui nous soutient toujours dans nos différents projets», a indiqué Mohamed Sanni Ibrahima, président de l’Association Alfa Taaka. L’opération démarrée lundi 17 octobre a enregistré mardi plus de 275 patients consultés et plus de 100 cas de cataracte détectés. D'ici la fin de la semaine, l’association espère pouvoir dépister mille cas de cataracte, mais le quota des personnes à opérer est de trois cents. Elles seront prises en charge sur toute la ligne gratuitement. Il faut dire que le dépistage et l’opération sont gratuits ainsi que tout ce qui est lié à la prise en charge des patients. Ils n’ont aucun franc à débourser, selon les organisateurs. « Nous exhortons la population et surtout les autorités à tous les niveaux à nous accompagner chaque fois que nous cherchons à améliorer les conditions de vie des populations. Que les procédures administratives comme par le passé nous soient facilitées », a ajouté Moussa Salissou, coordonnateur d’Alfa Taaka.

Reconnaissance

La direction départementale de la Santé de la Donga et celle des Affaires sociales et de la Microfinance soutiennent l’opération et encouragent l’association qui, selon elles, comble les attentes des populations. Pour Abdoul Hafiz Fousséni, représentant du Dds Donga, l’amélioration de la qualité de l’offre des services de santé à tous les niveaux de la pyramide passe surtout par une meilleure coordination des actions pour assurer une prise en charge efficace afin de garantir une meilleure santé aux populations. Dans cette perspective, ajoute-t-il, le gouvernement a entrepris des réformes courageuses dans tous les domaines et particulièrement au niveau du système de santé. Cette stratégie a permis d’avoir des résultats positifs qui impactent la santé des populations. « En menant cette démarche, le gouvernement reste favorable à l’accompagnement des partenaires techniques et financiers et des initiatives philanthropes comme celles de l’Association Alfa Taaka qui sont à saluer et à encourager », a indiqué le représentant du Dds. Alfa Taaka a fait don d’équipements médico-techniques aux structures sanitaires y compris le Chd, il y a quelques jours. Il a rassuré le bienfaiteur de la disponibilité du personnel soignant et administratif pour la mise en œuvre et le bon déroulement de cette campagne durant toute la période de prise en charge des malades. Le représentant du Dds en a profité pour exhorter toutes les bonnes volontés à emboîter le pas à l’association pour le développement de la Donga à travers ces initiatives louables. Selon Maurice Tchibozo, directeur du Chd Donga par intérim, les populations ne viennent pas à la consultation bien qu’elles soient malades. L’ophtalmologiste, dit-il, a constaté des corps étrangers sur l’œil des patients, ce qui est dangereux pour la santé. Il a alors demandé aux organisateurs de les sensibiliser davantage. Son souhait est que les citoyens n’attendent pas les campagnes gratuites avant de venir contrôler leur état de santé. Amadou Djibril, premier adjoint au maire de Djougou, note avec satisfaction que Alfa Taaka, une association locale, a, grâce à son dynamisme, réussi à capter les ressources extérieures qui font sa renommée à Djougou et au-delà. « Les populations qui se sont déplacées l’ont fait parce qu’elles croient que grâce à cette opération, elles pourront recouvrer l’usage de la vue. Nous remercions tous les partenaires d’Alfa Taaka pour leur appui permanent. Cette opération va permettre aux bénéficiaires de recouvrer entièrement leur santé », a ajouté Amadou Djibril. Pour sa part, Arouna Saliou, chargé de mission représentant le préfet de la Donga, salue tous les efforts faits par l’association et ses partenaires. Selon lui, celui qui s’occupe de l’œil s’occupe de la vie. En procédant au lancement de la campagne, il a foi en la guérison totale des bénéficiaires. Par la voix de leur porte-parole, El Hadj Touré, les bénéficiaires ont salué l’acte de générosité de l’association qui se soucie du bien-être de la population?
Société 20 oct. 2022


Bénin : Point de la situation des inondations et prévisions du 20 octobre 2022

Les inondations continuent de sévir dans quarante communes au Bénin, sur les 77. Le point de la situation à la date du 18 octobre 2022 et les prévisions pour les deux jours suivants ont été dévoilés par la Cellule de veille opérationnelle.

Selon les données, le risque de catastrophes est élevé sur les bassins du Niger et de l'Ouémé. sur le bassin du Mono, Athiémé se trouve dans l'orange. Pour les trois prochains jours, il est prévu une hausse du niveau d’eau dans la basse vallée de l’Ouémé et dans le bassin du Niger. Le niveau d’alerte demeurera rouge dans le bassin du Niger aux voisinages de Malanville et de Karimama et dans la basse vallée de l’Ouémé aux voisinages de Bonou, Adjohoun et Zagnanado. Les lâchers d’eau en cours par Nangbéto et les précipitations enregistrées dans les communes riveraines pourraient accroitre rapidement le niveau d’eau sur le fleuve Mono dans les prochains jours. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/10/SITREP-du-19-au-20-Octobre-2022.pdf" title="BULLETIN D'ALERTE "]    
Actualités 19 oct. 2022


Journée internationale des femmes rurales: La Fao Bénin outille les femmes de Za-Kpota
La Représentation au Bénin de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) a choisi la commune de Za-Kpota dans le département du Zou, pour célébrer de façon symbolique les femmes rurales, ce 15 octobre 2022. Au total, vingt-six groupements de femmes productrices et une unité de transformatrices ont pris part à l’événement riche en couleurs. Les femmes rurales de Za-Kpota ont répondu à l’appel de la Fao Bénin. Elles sont venues, d’une dizaine de villages de la commune pour prendre part à l’événement : la 14e édition de la Journée internationale des femmes rurales. Cette commémoration découle de la résolution 62/136 du 18 décembre 2007 de l'Assemblée générale des Nations Unies qui a consacré chaque 15 octobre aux femmes rurales sur le plan international. Au cours de la célébration à Za-Kpota, les conditions de vie et de travail des femmes rurales du monde entier, en particulier celles du Bénin, ont été évoquées par le Représentant résident de la Fao au Bénin, Isaias Angue Obama Oyana, dans son discours. Il souligne que «la femme rurale est confrontée, partout dans le monde, à de nombreuses difficultés, notamment en ce qui concerne la propriété des terres et du bétail, l'égalité des salaires, la participation à la prise de décision dans les coopératives agricoles et autres associations, l'accès aux ressources et au crédit. A ce lot de difficultés, se sont ajoutées la crise de la pandémie de Covid-19 et la perturbation des marchés internationaux d’approvisionnement, avec leurs conséquences au niveau des prix des intrants agricoles. » C’est pour contribuer à soulager les peines des femmes, spécialement celles de la commune de Za-Kpota et par ricochet, leurs ménages que la Fao Bénin a élaboré et mis en œuvre le projet « Prévention de la malnutrition et de la sécurité alimentaire ». D’une durée de deux ans (2019 à 2021), ce projet a impacté directement trois cents ménages de dix villages de la commune de Za-kpota, sans compter les bénéficiaires indirects. A travers cette initiative, les productrices ont reçu des semences de maïs, de tomate, des boutures de manioc, des sacs d’engrais Npk et Urée, de la volaille, de la provende, des plants de manguier et de moringa. Quant aux transformatrices, elles ont reçu des broyeurs-extracteurs de jus d’ananas, des pasteurisateurs-cuiseurs-remplisseurs de jus, des tables d’épluchages, un souffleur et une capsuleuse manuelle. La Fao Bénin a choisi l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales pour recueillir les impressions des bénéficiaires sur les intrants et équipements reçus ainsi que les formations diligentées par l’Organisation, dans le cadre du projet. Les témoignages sont unanimes sur l’«excellente qualité de productions qui ont suivi l’usage des intrants et équipements ». Les femmes ont également souligné les impacts positifs des produits sur la nutrition et la bonne santé au sein de leurs ménages. Elles ont témoigné de la baisse drastique du taux de malnutrition dans les villages impactés. Des propos que le premier adjoint au maire de Za-kpota, Hospice Hononta, représentant l’autorité communale, a confirmés dans son allocution : « Ces dons de la Fao Bénin ont impacté des ménages dans plusieurs villages de la commune à travers les coopératives de femmes bénéficiaires ». Cette intervention de la Fao est venue à point nommé, selon l’analyse de la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Françoise Assogba Komlan qui a fait un rappel important : « …en décembre 2020, l’étude de référence conduite dans dix villages a montré que la prévalence de la malnutrition chronique (retard de croissance), globale chez les enfants de six à cinquante-neuf mois est de 43 %». Après divers échanges avec les bénéficiaires, la Fao Bénin a de nouveau procédé à un don symbolique de trente tonnes d’engrais à vingt-six groupements de femmes, dont six nouveaux qui n’avaient préalablement pas été pris en compte lors de la mise en œuvre du projet sus-évoqué. « Ces engrais que la Fao vient de vous donner sont destinés à un bon usage pour la production agricole. Faites toujours preuve de responsabilité comme d’habitude et ne les commercialisez pas », a exhorté la directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance, Sakinatou Gambari Imorou, présente à l’événement. L’édition 2022 de la Journée internationale des femmes rurales était placée sous le thème : ‘’Les femmes rurales face à la crise mondiale du coût de la vie’’. Société 19 oct. 2022


Semaine du Numérique: Sous le sceau de la digitalisation des communes
  En présence de toutes les parties prenantes de l’écosystème du numérique, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a procédé, ce mardi 18 octobre, au lancement officiel de l’édition 2022 de la Semaine du Numérique, au palais des Congrès à Cotonou. A cette occasion, elle a rappelé la volonté du gouvernement de poursuivre les investissements dans le secteur pour impacter davantage les collectivités locales. Dans une ambiance des grands jours et en présence des parties prenantes de l’écosystème du numérique, les activités de l’édition 2022 de la Semaine du Numérique ont été officiellement lancées, ce mardi 18 octobre à Cotonou. Au cours de cette cérémonie d’ouverture qui a démarré par un talk-show des acteurs de l’écosystème du numérique, Uche Ofodile, directrice générale du réseau Gsm Mtn, a salué les progrès dans le secteur du numérique et s’engage à accompagner le gouvernement dans sa vision de développer les usages du numérique dans toutes les communes du pays. Michael Derus, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, se dit ravi d’être associé à cette initiative. Il salue les efforts réalisés par le gouvernement depuis 2016 afin de faire du numérique, un moteur de développement du pays. Au regard des réalisations du gouvernement dans le secteur à savoir le déploiement de 2000 km de fibre optique, le data center national, le portail national des services publics et autres, il a rappelé la volonté de la Coopération allemande de soutenir le Bénin dans son ambition. A l’en croire, la Coopération allemande accompagne cette initiative à travers le Centre de transformation digitale qui a offert des bourses aux start-up désireuses de participer à ce grand rendez-vous d’opportunités et de réseautage.
Impacter davantage les communes
Dans son discours d’ouverture, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a exprimé sa joie de renouer avec la Semaine du numérique après la trêve occasionnée par le coronavirus. C’est le lieu pour elle de saluer l’engagement de toutes les parties prenantes autour de cet évènement. « Votre présence est la preuve que cet événement est d’une importance capitale à vos yeux », a-t-elle dit. Satisfaite de la synergie d’actions à tous les niveaux pour le développement des usages numériques, elle a rappelé les avancées enregistrées dans le secteur depuis 2016. De la formation des cadres de l’administration à l’installation des points numériques communautaires en passant par le lancement du Réseau béninois d’Education et de Recherche (Rber) sur 10 sites universitaires, la création de l’Ecole des métiers du numérique et autres, la ministre du Numérique et de la Digitalisation a passé au peigne fin quelques acquis. A l’en croire, le prochain défi du gouvernement est d’orienter les projets pour impacter davantage des collectivités locales. Il s’agira de raccorder les communes au réseau numérique de l’administration, de développer les services numériques communaux de qualité, de connecter les lieux stratégiques des communes et de poursuivre la création de nouveaux points numériques communautaires. « Nous ferons de sorte que la commune continuera à jouer son rôle essentiel aux côtés de tous ceux qui ont besoin d’être accompagnés vers les nouveaux usages », a-t-elle indiqué avant de témoigner sa reconnaissance à tous les partenaires et sponsors qui ont soutenu le ministère du Numérique et de la Digitalisation dans l’organisation de cet évènement »
Actualités 19 oct. 2022


Bénin : Près de 12 milliards F Cfa de la Bid pour améliorer des chaînes de valeur agricole
Dans sa dynamique de mettre en œuvre le Projet intégré de développement des chaînes de valeurs (Pdicdva), le Bénin a obtenu un financement de 18,40 millions de dollars US, environ 12 milliards F Cfa, du président du groupe de la Banque islamique de développement (Bid). L'accord a été signé par le ministre de l'Economie et des Finances, Romuald Wadagni, à l’occasion  des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, tenues le samedi 15 octobre 2022 à Washington DC. Plus de détails dans le communiqué ci-dessous : COMMUNIQUE DE PRESSE En marge des Assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, le Ministre d'Etat, Ministre de l'Economie et des Finances, M. Romuald WADAGNI a procédé ce 15 octobre 2022 à Washington DC (Etats-Unis), à la signature d'un accord de financement avec le Président du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID). Ce financement de 18,40 millions de dollars US équivalant à environ 12 milliards de FCFA contribuera à la mise en œuvre du Projet Intégré de Développement des Chaines de Valeurs (PDICDVA). Le PDICDVA a pour but de stimuler un sous-secteur intégré viable du riz et du mais afin de promouvoir la diversification économique, la sécurité alimentaire, les opportunités d'emploi durable et améliorer les moyens de subsistance des populations. Il permettra la mise en œuvre de diverses activités, notamment : (i) le développement et la réhabilitation de nouveaux bas-fonds avec des schémas d'irrigation adéquats; (ii) l'accès à des semences améliorées pour le riz et le maïs ; (iii) la réhabilitation de routes d'accès et réservoirs deau ; (iv) l'amélioration de l'accès aux équipements agricoles et de pré-récolte modernes ; (v) la construction et l'équipement de magasins de stockage, complexes d'étuvage du riz, aires de séchage, etc.. La zone intervention du projet couvre près de 70% du potentiel agricole du pays regroupant trois pôles de développement agricole que sont: pôle 1 (vallée du Niger), pôle 2 (Alibori sud et Borgou Nord) et la partie sud du pôle 4. Elle s'étend sur 16 communes à savoir Banikoara, Bante, Bembèrèkè, Dassa, Glazoué, Kalale, Kandi, Karimama, Malanville, N'dali, Nikki, Savalou, Save, Sinende et Tchaourou. S'inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d'Actions du Gouvernement (PAG 2021-2026), ce projet vient renforcer les efforts du Gouvernement pour l'atteinte des Objectifs de Développement Durable n°2 (Zero faim) et 12 (consommation et production durable).     Actualités 18 oct. 2022


Meet up Djamila: Les astuces pour obtenir un emploi
L’atelier de mise à niveau et de confiance en soi ‘’Meet up Djamila’’ s’est tenu samedi 15 octobre dernier à Cotonou. Déroulé sous le modèle d’une master class, il a permis aux personnes dans un processus de recrutement, confrontées à un problème de confiance en soi, de se donner de la valeur. Les demandeurs d’emploi ainsi que les fonctionnaires qui désirent se repositionner sur le marché du travail et qui sont confrontés à un problème de confiance en soi ont de quoi se réjouir désormais. L’atelier de mise à niveau ‘’Meet up Djamila’’ organisé samedi dernier constitue, pour eux, une opportunité. Placé sous le thème « Donne-toi de la valeur », cet atelier a été l’occasion pour les participants de suivre plusieurs communications sur l’écosystème du recrutement au Bénin, la force de LinkedIn en ce qui concerne la recherche d’emploi et les différents types d’arnaques à l’emploi sur internet. « Dans le cadre de la profession que j’exerce actuellement, je reçois beaucoup de courriers de personnes au chômage. C’est des gens qui recherchent soit un premier emploi ou ceux-là même qui sont en poste et qui veulent bouger. Mais ce que je remarque est qu’ils sont souvent dans une posture de quémandeurs d’emploi, or ce qu’exige le monde aujourd’hui, ce sont des gens qui savent se vendre et qui connaissent leur valeur en tant qu’offreurs de services et qui ont des compétences à faire valoir », a fait savoir Djamila Idrissou Souler Oba, chargée de recrutement et organisatrice de l’évènement. Elle souligne qu’il est important aujourd’hui de travailler sur l’état d’esprit de ces personnes qui sont dans la posture de quémandeurs d’emploi afin qu’elles puissent découvrir leurs vraies potentialités. « Je n’ai pas voulu être seule ce matin. J’ai donc associé des consultants dans le domaine du recrutement et de la cybersécurité et on a partagé avec les participants les meilleures pratiques pour trouver de l’emploi tout en évitant de tomber dans les pièges des arnaqueurs du web », a-t-elle précisé. Djamila Idrissou Souler Oba indique que désormais, il y a une prise de conscience au niveau des participants à cet atelier. Ces genres de rencontres, selon elle, seront initiés régulièrement afin de faire en sorte que de façon institutionnelle, le secteur du recrutement au Bénin puisse connaître une révolution à l’instar de tous les autres secteurs? Société 18 oct. 2022


Lancement du projet BéniBiz phase II: 22,5 millions d’euros pour des milliers de jeunes entrepreneurs
Les résultats encourageants obtenus au terme de la première phase du projet BéniBiz ont conduit au renouvellement de cette initiative relative à l’émergence de l’entrepreneuriat au profit des femmes et des jeunes. Vendredi 14 octobre à Cotonou, la deuxième phase dudit projet a été lancée avec des ambitions plus grandes et un impact plus significatif sur les cibles et l’économie. La deuxième phase du projet BéniBiz lancée, vendredi 14 octobre à Cotonou, couvre la période 2022-2027 et prévoit un appui direct à plus de dix mille entrepreneurs, l’appui aux structures d’accompagnement de l’entreprenariat (Sae), l’appui indirect à plus de cent mille entrepreneurs via les Sae, la formation et le coaching, l’accès aux compétences, aux financements, aux marchés et à l’information. Pour les cinq années à venir, l’écosystème de l’entreprenariat au Bénin est appelé non seulement à des mutations, mais surtout à des résultats pour mieux impacter les jeunes et les femmes qui s’y investissent. Mounia Mbacke, directrice pays Technoserve, structure exécutante du projet, justifie la célérité qui a caractérisé sa reconduction par les résultats de qualité enregistrés. « C’est surtout un nouveau défi qui s’annonce et une lourde tâche, et l’opportunité d’avoir un impact dans la vie des jeunes et des femmes est une responsabilité que Technoserve ne prend pas à la légère », assure-t-elle. « Nous avons réussi à introduire une nouvelle approche d’appréhension de la problématique de l’employabilité des jeunes, à développer un nouveau modèle soutenu par des outils innovants pour le développement de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes au Bénin », appuie la directrice pays. Lueur d’espoir pour cette jeunesse qui a envie de se construire et de construire son pays, salue-t-elle, appréciant l’opportunité donnée par les bailleurs du projet de toucher une cible plus large et plus diversifiée avec des outils et méthodes plus innovants et plus performants à la phase II. Au cours de cette phase, souligne-t-elle, il est envisagé également un transfert effectif de compétences. Aussi, Technoserve entend-elle assurer une internalisation des outils et méthodes en vue de nouvelles solutions à l’employabilité des jeunes.
Un grand bond dans l’entreprenariat
To Tjoelker, ambassadrice des Pays-Bas, l’un des principaux bailleurs du projet, est très émerveillée au terme de la première phase. L’engagement et les prouesses des femmes impactées, leur force de création doublée d’une volonté d’avancer, constituent, selon elle, des points de satisfaction. « Le coaching qui ne vient pas avec des solutions toutes faites mais qui encourage les participants au programme à faire le pas de plus pour avancer » lui donne espoir quant aux impacts de BéniBiz. « La leçon apprise est que les entrepreneurs sont capables d’accroitre leurs revenus et leur volume, juste par l’application de bonnes pratiques techniques et de gestion », souligne l’ambassadrice. BéniBiz II va innover en travaillant avec les petits commerçants pour avoir la ligne directe avec le marché. Il intègrera des entreprises vertes plus durables avec des services verts, le digital… Selon elle, les résultats de la première phase autorisent une mise à l’échelle de l’initiative. C’est la raison pour laquelle, l’Union européenne, dont elle portait aussi la voix à l’occasion, s’est jointe aux coopérations suisse et néerlandaise pour le financement. Le projet entre totalement dans la vision du Programme d’action du gouvernement (Pag II) et intègre la stratégie multi-annuelle 23-26 de l’ambassade des Pays-Bas, précise-t-elle. Pour la cheffe du bureau de la Coopération suisse, Elisabeth Pitteloud, les résultats obtenus sont l’aboutissement d’un processus intensif au cours duquel chaque partie a apporté sa part. Elle y voit un grand pas dans la promotion de l’entreprenariat au Bénin et rassure que sa structure accompagnera toujours le Bénin pour un développement inclusif et durable. Ce qui importe, rappelle-t-elle, c’est de « donner l’espoir de réussite à la jeunesse béninoise » et de l’aider à promouvoir l’émergence d’entreprises performantes pour beaucoup plus d’emplois décents et créateurs de richesse. L’objectif est de rendre les jeunes et les femmes économiquement prospères dans un écosystème fonctionnel, résilient, durable pour le développement effectif du micro et du petit entreprenariat au Bénin. A son tour, elle se réjouira de ce que la phase I de « BéniBiz ait fait ses preuves avec des résultats formidables surtout en ce qui concerne l’autonomisation des femmes et le leadership féminin », préoccupations clés dans tous les engagements de la Suisse au Bénin. Elle note ensuite avec satisfaction la création d’un environnement pour le développement du secteur privé, l’accès au financement inclusif, la promotion et le développement de produits financiers adaptés aux petites et moyennes entreprises… Résultats encourageants La première phase du projet a couvert tout le territoire et tous les secteurs d’activité. 5 500 entrepreneurs ont été accompagnés dont 56 % de femmes. L’ensemble de ces entrepreneurs ont pu accomplir une croissance du chiffre d’affaires de plus de 130 % en moyenne. Plus de 50 % des entreprises accompagnées se sont formalisées et plus de dix mille emplois ont été créés et ou consolidés. L’atteinte de ces résultats est le fruit des appuis tant financiers que techniques apportés par les coopérations des Pays-Bas et de la Suisse. Pour la directrice pays de Technoserve, ces deux structures n’étaient pas que des bailleurs, mais surtout des partenaires pour que ces jeunes entrepreneurs créent l’espoir d’un Bénin meilleur et deviennent des entrepreneurs innovants, engagés, solidaires. Avec un budget de sept millions d’euros, l’ensemble des bénéficiaires ont généré un chiffre d’affaires annuel d’environ trente millions d’Euros. Pour ce qui est de la deuxième phase, le budget est de 22,5 millions d’euros et Technoserve prévoit onze mille entreprises à appuyer avec un effet indirect sur près de cent mille bénéficiaires, souligne président du comité du pilotage du projet et représentant du ministre en charge des Pme. Cela va induire, selon lui, un impact plus significatif que la première phase. En plus d’être sidéré par les résultats de la première phase, il se réjouit de la reconduction de l’initiative à travers cette deuxième phase dont le lancement était très attendu. « Les défis du gouvernement sont énormes dans un contexte où le chômage touche 60 % des jeunes entre 15 et 34 ans et où 90 % des acteurs économiques sont dans l’informel », note-t-il. Lequel gouvernement fait des efforts pour répondre à ces défis à travers des initiatives qui permettent à beaucoup de jeunes et de femmes de trouver leur place dans la société. « Les Pme demeurent le levier de la croissance économique par leur capacité à créer de la richesse et de l’emploi » et se présentent comme une réponse parfaitement structurée et en lien avec les objectifs d’accélérer la croissance des entreprises pour la dynamique nouvelle de l’écosystème », reconnait le président du comité de pilotage. La deuxième phase du projet entend également impliquer dans le septentrion un nombre important de jeunes inactifs. « Un focus sera mis sur le Nord où les jeunes ont besoin d’espoir et de perspective pour contribuer à la lutte contre l’insécurité… et l’extrémisme violent qui commence par devenir réalité à cause de la vulnérabilité des jeunes », ont estimé la plupart des intervenants.  
Société 18 oct. 2022


JIFi 2022 avec Plan International Bénin: Une table ronde sur la participation politique des filles
Pour marquer la dixième édition de la Journée internationale de la fille, Plan International Bénin a mobilisé, ce mardi 11 octobre, les jeunes autour d’une table ronde sur le thème « La participation politique des filles et des jeunes femmes ». Une thématique en lien avec la troisième demande de la campagne "Aux Filles, l’Egalité". Ambiance décontractée, discussions franches et sans tabou, interactions enrichissantes…, les tables étaient vraiment rondes lors des échanges entre panélistes et participants à la table ronde sur le thème « La participation politique des filles et des jeunes femmes ». Organisé par Plan International Bénin pour marquer l’édition 2022 de la Journée internationale de la fille (JIFi), cet atelier d’échanges s’inscrit dans la campagne "Aux Filles, l’Egalité" sur le changement social, un mouvement d’influence mondial porté par des jeunes. Ladite campagne promeut trois demandes que sont : "Filles et Garçons, Même Liberté !" ; "Filles et Garçons, Même Représentation!", et "Filles et Garçons, Même Pouvoir !". Ouvrant les assises par visio-conférence, Karl Frederick Paul, représentant résident de Plan International Bénin, fait observer que le thème de la célébration de la JIFi édition 2022 s’arrime à la troisième demande de la campagne "Aux Filles, l’Egalité". « Nous voulons faire entendre la voix des jeunes femmes afin que les leaders et gouvernants puissent prendre des décisions pour ouvrir le champ et faciliter la participation des filles et des jeunes femmes », a-t-il indiqué. Il s’agit, selon lui, de permettre aux jeunes filles qui en sont capables de participer véritablement à la gestion de la cité et cela appelle un devoir de sincérité et de transparence de la part des décideurs et un effort de résilience et de détermination de la part des filles et des jeunes femmes qui doivent saisir les opportunités qui leur sont données pour mettre toutes leurs potentialités au service de la société. « Le futur est à vous !», va soutenir Karl Frederick Paul avant d’inviter l’assistance à des échanges nourris. Les fruits ont porté la promesse des fleurs, car les échanges ont conquis l’attention des participants qui ont exposé, sans crainte, leurs difficultés à prendre une part active dans l’animation de la vie politique. Miguèle Houeto, juriste et militante des droits humains, a salué l'opportunité que Plan International Bénin offre à la jeunesse de discuter, de faire le point et de prendre de bonnes résolutions pour leur participation politique. Dr Valéry Idossou, assistante de la présidente de l'Institut national de la Femme, fait observer que la participation civique se distingue de la participation politique qui suppose que des actions soient menées au niveau des instances de prise de décisions. Elle encourage alors les jeunes femmes à oser tout en restant fermes sur leurs principes de vie. Dr Sofiatou Onifadé, ancienne ministre et militante, va ensuite encourager les jeunes filles pour l’intérêt porté à ces échanges. Lequel intérêt traduit leur volonté d’impacter leur pays.
Soutenir l’inclusion des filles
A chaque Journée internationale de la fille, depuis 2017, Plan International publie un rapport sur la situation de la jeune fille dans le monde et au Bénin. Le rapport de cette année est intitulé : "Pouvoir Egal Maintenant". Présentant les conclusions du rapport, Marie-Lyse Hounkpatin, présidente du conseil départemental Atlantique-Littoral du Mouvement national des filles (Monafi) indique que le rapport 2022 s'intéresse à la participation politique des filles et des jeunes femmes. Il est basé sur une enquête auprès de milliers de filles et jeunes femmes issues de plusieurs pays. Des points saillants de ce rapport, il ressort que les filles et les jeunes femmes définissent pour la plupart la politique comme étant une affaire de l'Etat. Les recherches démontrent à suffisance qu'elles s'intéressent à la participation politique tant au niveau local que national en dépit des stéréotypes laissant croire que les femmes ne devraient pas s’engager en politique ou qu’elles ne seraient pas suffisamment aptes à diriger. Le rapport aboutit à des recommandations visant à mettre en place un cadre favorable à la participation politique des filles et des jeunes femmes. Il s’agit, entre autres, de l'institutionnalisation de la participation des filles par l'adoption de stratégies conséquentes ; de l’éradication des violences subies par les filles et jeunes femmes dans le milieu politique ; du soutien aux organisations de filles afin qu’elles soient plus résilientes; de l'accès équitable dans la participation à la vie politique en facilitant l'inclusion des filles…?
Société 12 oct. 2022


Sécurité sociale des agents des collectivités locales: La Cnss échange avec les Se des mairies
La problématique de la sécurité sociale des agents des collectivités locales était, ce 11 octobre 2022, au cœur des échanges entre la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et les secrétaires exécutifs (Se) des mairies de quatre départements. Les collectivités locales ne sont pas exemptées des obligations liées à la sécurité sociale de leurs agents. Les contours ont été abordés, ce 11 octobre, avec les secrétaires exécutifs des mairies de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau au cours d’un atelier organisé par la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). « Les secrétaires exécutifs sont chargés, entre autres, de gérer le personnel des mairies. Il est apparu alors impérieux pour la Cnss de prendre langue avec vous pour expliquer le pourquoi des notifications de soldes de compte qui ont été adressées de façon systématique à toutes les collectivités locales pour susciter l’attention particulière à porter à celles-ci », a souligné Apollinaire Cadété Tchintchin, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale. Cette rencontre sur la sécurité sociale des agents des collectivités locales n’est pas une première. Courant mars 2021, la Cnss avait déjà échangé avec les maires sur la problématique de la tenue des comptes cotisants des mairies et la nécessité de leur assainissement. Des résolutions ont été prises à cette occasion, mais entre-temps, la réforme du secteur de la décentralisation est intervenue. Des secrétaires exécutifs ont été recrutés et ont pris fonction. Et cet atelier vient à point nommé pour éclairer la lanterne de ces responsables. « Les agents n’ont pas l’information sur tout ce qu’on peut gagner en tant qu’agent assuré par la Cnss. L’employeur non plus n’a pas du tout l’information. Ce manque de communication conduit à des frustrations et des désagréments. C’est une occasion pour nous de poser nos doléances et d’avoir des contacts pour régler beaucoup de choses dans nos communes », a déclaré Latyfatou Bio Ouré, Secrétaire exécutive d’Akpro-Missrété.

Une obligation !

À travers cet atelier, la Cnss vise à améliorer sa relation avec les collectivités locales. Ceci permettra à chacun, selon Apollinaire Cadété Tchintchin, de «jouer pleinement et efficacement sa partition dans le fonctionnement du régime général de sécurité sociale que gère la Cnss». Il est aussi question de définir d'un commun accord les modalités de paiement des arriérés de cotisation et de réduire le délai des traitements des prestations de service par la Cnss. Les secrétaires exécutifs en savent désormais mieux sur les obligations de l’employeur : déclaration, paiement des cotisations de sécurité sociale et production des listes nominatives. Le directeur du recouvrement, Edgard Zohoun a mis l'accent sur le fondement juridique de l’obligation faite aux mairies de s’immatriculer et d'immatriculer leurs agents. « Cette obligation a été reprise à l’article 3 de la loi sur la procédure d’embauche en République du Bénin et également à l’article 59 de la Convention collective générale du travail. Donc, déclarer l’employé n’est pas facultatif. Ce n’est pas un cadeau qu’on fait à ce dernier. C’est une obligation légale », a-t-il martelé au cours de sa communication. Les prestations du régime général de sécurité sociale ont été aussi abordées. Il s'en est suivi un débat sur l’état des comptes cotisants des collectivités locales. La Cnss et les Se s’engagent à renforcer la collaboration pour que la sécurité sociale des agents des collectivités locales soit une réalité dans toutes les mairies du Bénin?
Société 12 oct. 2022


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