La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Planification familiale au Bénin: Le gros piège de l’infox
    Au Bénin, les jeunes ont tendance à puiser sur les réseaux sociaux des astuces pour éviter de tomber enceintes. Ces contenus scientifiquement non fondés menacent des vies et les acquis en matière de santé sexuelle et reproductive. Des victimes, il y en a eu déjà, par ignorance et dans le silence. « On se connaissait depuis trois mois. Je commençais à lui faire confiance. Un jour, on a manqué de lucidité et nous sommes allés au sexe sans se protéger. J’ai pris conseil chez des amies qui m’ont proposé de prendre soit de la nivaquine ou la pilule du lendemain. D’autres m’ont proposé du whisky, du café, etc. Dans un groupe, j’ai eu finalement d’autres astuces à portée de main comme prendre de l’eau salée, puis du miel. C’est ce que j’ai fait », confesse Larissa, 21 ans. Cette étudiante, alors en première année, se rendra compte quelques jours plus tard qu’elle est enceinte, que les recettes n’ont pas marché, et que les réseaux sociaux l’ont induite en erreur. Aujourd’hui mère d’une fille de deux ans, elle avait pourtant la certitude d’avoir fait le meilleur choix. « J’avoue que c’est un peu naïf de ma part, mais j’y avais cru. Les amies m’ont confié que ça marche comparativement aux méthodes modernes qui font grossir. C’est peut-être une malchance pour moi », ajoute-t-elle. Des astuces dites naturelles pour éviter des grossesses non planifiées, il en existe à foison sur les réseaux sociaux. Il suffit d’introduire « éviter une grossesse » sur Tik Tok ou Facebook pour que défilent des publications virales et des vidéos vues des milliers, voire des millions de fois. Aux internautes, de pseudo coaches ou influenceurs en quête de buzz proposent des recettes infondées comme : « prendre trois graines de papaye », « boire de l’eau salée », « boire de l’eau + café », « prenez une cuillerée de vinaigre », « boire un verre de whisky », etc. Plus osés, certains comptes proposent même des astuces « pour se débarrasser naturellement d’une grossesse ». Fausses idées Ces publications suscitent de l’engouement. Certains internautes n’hésitent pas à demander en commentaire « comment ça marche ? » ou à témoigner : « ça m’a sauvé ». Jeune activiste, très engagée sur les questions liées aux droits à la santé sexuelle et reproductive, Kifayath Toko Chabi est indignée. « Il vous arrive de tomber effectivement sur des vidéos qui vous conseillent de prendre tel thé pour éviter de tomber enceinte. Mais il n’y a pas que ça, aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, il y a des comptes et des pages où c’est bien inscrit ‘‘avortement gratuit pas cher’’, ‘‘avortement pharmaceutique’’, avec des images de café et autres », fustige l’activiste. Des recherches avancées et dans les revues scientifiques ne garantissent en rien la fiabilité de ces publications. Des articles scientifiques se limitent seulement à démontrer des « effets potentiels de certaines plantes pour la contraception », à partir d’expériences effectuées sur des rats. Cependant, les risques d’intoxication du fait de la présence d’alcaloïdes toxiques reviennent dans des d’études basées sur des plantes. Contre les fausses recettes pour éviter de tomber enceinte, des agents de santé ripostent par le même canal. Le 23 septembre 2022, Nerie-Anne Tokpanou, sage-femme à Abomey-Calavi, a dans une vidéo vue 17 200 fois en trois jours, mis en garde contre ces pratiques. « C’est de l’ignorance. Les gens pensent que ça marche, peut-être parce qu’elles n’étaient pas vraiment en période de fertilité, et les suggèrent à d’autres amies. J’essaye donc de sensibiliser les jeunes et de partager les méthodes contraceptives », nous confie-t-elle. Selon l’Enquête démographique et de santé 2017-2018, au Bénin, 16 % des femmes de 15-49 ans en union utilisaient une méthode contraceptive, principalement une méthode moderne (12 %). Seulement 3 % utilisaient une méthode traditionnelle. Du côté des jeunes et des adolescents spécifiquement, la prévalence est encore plus faible et tourne autour de 6,2 %. Enseignante à l'Ecole supérieure des Assistants sociaux de la Faculté des Sciences de la Santé de Cotonou, Dr Agnès Badou analyse cette ruée sur la toile par un besoin d’informations. Sauf que ces jeunes internautes se trompent de sources. « Il faut être prudents pour ne pas se faire avoir. Sur les réseaux sociaux, chacun devient chercheur et diffuse des connaissances qui ne sont pas prouvées scientifiquement. L’information que vous avez sur les réseaux sociaux, a besoin d’être vérifiée. Il faut recourir aux services et personnes ressources adéquats », souligne la chercheuse du Laboratoire d'Études et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement local (Lasdel).     Créer la confiance De leur côté, les jeunes activistes engagés sur les questions de santé sexuelle et reproductive renforcent la veille. La bataille pourrait être tournée beaucoup plus vers la toile. Kifayath Toko Chabi et ses pairs en ressentent le besoin. « Il y a beaucoup de cas de regrets que nous avons. Les gens vous disent que s’ils avaient connu la Planification familiale, ils n’auraient pas dû se retrouver dans une telle situation. Et nous, nous menons la croisade déjà contre la désinformation. On a des jeunes qui travaillent à lutter contre les rumeurs. Et je crois que cela doit continuer. Il faut des cellules de fact-checking spécifiques aux services de planification familiale », confie-t-elle. Dans le même temps, il faut s’attaquer aux facteurs favorables à la désinformation. Dans les commentaires sur ces réseaux sociaux, la contraception n’a pas bonne presse. Beaucoup s’accrochent aux astuces partagées sur la toile pour, disent-ils, éviter des effets secondaires. « Les gens vous disent que ça fait grossir, qu’elles vont beaucoup saigner. L’idéal est de revenir voir la sage-femme pour des solutions appropriées et avoir les bons conseils et orientations. La planification familiale n’est pas ce que les gens pensent », insiste Anne Tokpanou. Selon l’Enquête démographique et de Santé 2017-2018, parmi les femmes de 15-49 ans dont la dernière période d’utilisation d’une méthode a commencé dans les cinq années avant l’enquête, 62 % ont été informées de possibles effets secondaires ou de problèmes liés à l’utilisation de leur méthode. Par ailleurs, 55 % ont été informées de ce qu’il fallait faire en cas d’effets secondaires. C’est un terrain sur lequel il faut donc travailler pour freiner l’infox. « Une seule personne qui a des effets secondaires dans une communauté va en parler autour d’elle. Ceux qui n’en ont pas utilisé vont rependre et en faire des rumeurs. Le fait de ne pas beaucoup communiquer sur les effets secondaires d’un contraceptif peut amener les gens, dès qu’ils ont un effet secondaire, à l’intensifier, sans chercher à comprendre. Mais si les gens sont avertis sur d’éventuelles réactions, quand ça arrive, ils iront vers les personnes ressources pour une prise en charge », souligne Dr Agnès Badou qui souhaite que le système de santé puisse s’intéresser à cet aspect pour stopper la désinformation et préserver des vies. Informer pour progresser Fin 2021, le Bénin a pris quatre engagements majeurs. Primo, faire passer le taux de prévalence contraceptive moderne chez toutes les femmes de 11,7 % à 18 % en 2026. Secundo, améliorer chez toutes les femmes, l’accès et l’offre des services adaptés aux adolescents et jeunes en portant la prévalence contraceptive chez les 15–19 ans de 5,6 % en 2018 à 8,4 % en 2026 et chez les 20–24 ans, de 12,4 % en 2018 à 18 % en 2026. Tertio, la disponibilité des produits contraceptifs jusqu’au dernier kilomètre sera améliorée en réduisant le taux de rupture de stock de 78 % en 2019 à 35 % en 2026. Enfin, le Bénin veut augmenter de 10 % chaque année le budget alloué par le gouvernement à l’achat des produits contraceptifs pour porter la part contributive de l’État à 487 millions en 2026. Cependant, pour concrétiser ces engagements et consolider les acquis, l’accès à la bonne information et l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, y compris par les réseaux sociaux, comptent pour beaucoup. « Les jeunes ont accès à l’information, mais il faut reconnaître qu’il reste assez de défis. Ensemble, nous devons travailler pour lever les difficultés d’accès à l’information pour les jeunes, parce que les services de Planification familiale sont assez disponibles, grâce à l’appui de nos partenaires. Nous devons travailler à lutter contre les obstacles sociaux, au niveau de l’information », rassure Dr Édith Djenontin Kotchofa, chef service Santé de la Reproduction et Planification familiale à l’Agence nationale des soins de santé primaires (Anssp). Le défi ne se présente pas qu’au Bénin. Le nouvel objectif du Partenariat de Ouagadougou qui est de porter le nombre d’utilisatrices de contraceptifs modernes à 13 millions d’ici 2030 ne saurait être atteint sans des adolescents/jeunes, suffisamment informés et éveillés. Le contexte de Covid-19 a démontré que les fausses informations peuvent nuire à la santé, menacer de précieux acquis et conduire à un non-respect des mesures de santé publique. La planification familiale n’est pas en marge de la menace. Santé 28 sept. 2022


Reconnaissance de mérite: Le plaidoyer des maires
Les maires veulent que leurs efforts soient mieux reconnus par la nation. Ils l’ont fait savoir au vice-chancelier, jeudi 22 septembre dernier, au cours d’un atelier. Cette reconnaissance de mérite, plaident-ils, devrait être étendue aux acteurs économiques et sociaux à la base. Au fin fond des communautés à la base, se trouvent de petites mains qui tissent au quotidien le développement économique et social du Bénin. Les mérites de ces braves femmes et hommes qui œuvrent de manière remarquable dans l’anonymat, ainsi que ceux des élus communaux doivent être reconnus par la nation. C’est le plaidoyer fait par l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) auprès de la Grande chancellerie de l’Ordre national du Bénin (Gconb), jeudi dernier, au cours d’un atelier à Cotonou. Selon Luc Atrokpo, président de l'Ancb, recevoir ces acteurs sociaux et politico-administratifs dans l’Ordre national ne serait que leur faire justice au regard de leur contribution au développement du pays. Dans cet élan, les maires pourraient être un partenaire privilégié pour la Grande chancellerie. « Notre souhait est que la Grande chancellerie utilise notre connaissance du terrain pour identifier les femmes et les hommes de nos villes et de nos campagnes qui travaillent ardemment chaque jour pour révéler notre pays au monde. Qu’il s’agisse des agriculteurs, des éleveurs, des vendeuses de marché, des tisserands, des mécaniciens, des fonctionnaires communaux et j’en oublie, plusieurs sont ces personnes qui, par leurs efforts, œuvrent inlassablement pour bâtir ce grand pays que nous aimons tous », a suggéré le président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Il n’exclut pas de sa liste les femmes ménagères qui par l’éducation qu’elles prodiguent à leurs enfants leur évitent « de sombrer dans la délinquance et d’aller troubler la quiétude des paisibles populations ». Sacerdoce? En dehors de ces anonymes qu’il importe de récompenser, il y a aussi les élus communaux notamment les maires qui ne sont pas assez honorés par la Grande chancellerie. Pourtant, ils sont des acteurs majeurs du développement d’abord local puis national. « Un maire est un bon généraliste mais aussi un spécialiste de plusieurs secteurs. Il est tantôt assistant social, tantôt enseignant-éducateur, tantôt agent de sécurité ; il est officier de police judiciaire de par la loi. Sans être architecte-urbaniste, le maire a l’obligation de s’assurer que tous les travaux de Btp réalisés sur son territoire obéissent aux normes », fait savoir Luc Atrokpo. Sans répit et avec ardeur, il est sur tous les fronts pour assurer le mieux-être de ses concitoyens. Mais à l’heure des décorations, il est exclu dans une certaine mesure. « Lorsqu’après tant d’années de sacrifices cette femme ou cet homme appelé maire quitte ses fonctions d’élu, il ou elle ne bénéficie d’aucune reconnaissance de la nation comme si les nuits blanches passées à chercher des solutions aux nombreux problèmes des citoyens sont peine perdue. Il est vrai que la fonction d’élu est un véritable sacerdoce, mais une reconnaissance du travail abattu réconforte l’âme et fait du bien à l’être humain », plaide le premier des maires. La Grande chancellerie partage entièrement cette conviction du président de l’Ancb qui vise à promouvoir l’excellence. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle a initié cet atelier pour peaufiner un partenariat entre les deux institutions. Mais déjà, Falilou Akadiri, vice-chancelier, annonce le projet de création de nouveaux ordres pour mieux prendre en compte toutes les couches socioprofessionnelles. Il s’agit de l’Ordre du mérite féminin, l’Ordre du mérite artistique, l’Ordre du mérite sportif, la Médaille de la défense et de la sécurité et la Palme académique. « De par votre proximité avec les collectivités, et donc des citoyens à la base, vous êtes un partenaire privilégié de la Grande chancellerie qui facilitera son action dans les 77 communes du Bénin. Partenaire privilégié de la visibilité de l’institution, partenaire privilégié de la démocratisation du processus d’élaboration du tableau de concours, pour l’identification des mérites des citoyens des groupes que sont entre autres, les femmes; les artisans, les artistes, les acteurs du monde culturel, les paysans, etc », a indiqué le vice-chancelier. Engagées pour le même défi, les deux structures projettent de signer un accord de partenariat pour formaliser leur collaboration? Actualités 27 sept. 2022


Révolution dans le secteur des transports: M Auto pour une mobilité électrique de qualité
Depuis son implantation en mai 2022, l’entreprise M Auto se distingue par ses motos électriques mises sur le marché béninois. Une véritable révolution en termes d’avantages et de qualité que les responsables du groupe ont eu à présenter à la presse à l’occasion d’une rencontre, vendredi 23 septembre dernier à Cotonou. Trois mois seulement après son installation au Bénin, M Auto fait florès. La marque de moto électrique est adoptée par les usagers de la route. «C’est un grand plaisir pour moi d’annoncer que trois mois après ici en Afrique de l’Ouest, nous sommes déjà la grande plateforme de mobilité électrique sur le continent », se réjouit, Shègun Adjadi Bakari, directeur général de M Auto. Face à la presse, le patron de cette entreprise en passe de devenir la première à fabriquer des motos électriques et des batteries en Afrique, se veut très optimiste par rapport au développement de la plateforme et la qualité de ses produits. Si de tout temps il a été reproché à l'Afrique de l’Ouest de faire la copie de ce qui se fait en Afrique de l’Est, parce que anglophone et plus ouverte sur le monde étranger en matière d’innovations, le directeur général a des raisons de croire en un lendemain meilleur avec M Auto. « Pour une fois, nous devons tous être fiers de dire que cette révolution électrique que nous voulons sur le continent africain part d’ici en Afrique de l’Ouest et d’Afrique de l’Ouest, nous sommes déjà la plus grande plateforme de mobilité électrique du continent africain avec plus de 2 000 véhicules qui circulent tous les jours entre Cotonou et Lomé. Et je puis déjà vous dire qu’entre début juin et aujourd’hui, nos véhicules ont déjà parcouru plus de 2,5 millions de kilomètres propres sans émission de carbone, sans émission de fumée, sans émission de particules, et c’est important », soutient-il. En pleine œuvre de construction de ses propres usines de fabrication et d’assemblage au Bénin et au Togo, M Auto offre une mobilité électrique d’une qualité optimale et à moindre coût. Ce qui en fait une bonne affaire aussi bien pour les consommateurs que les Etats qui voient à travers cette plateforme, la possibilité de disposer d’emplois pour les jeunes. Il est en effet projeté la création de plus de 3000 emplois au Bénin et au Togo dès l’opérationnalisation des usines en construction, éclaire Dominique Nkurunziza, directeur marketing et communication du groupe M Auto. De ces usines il est attendu la fabrication de 1000 motos électriques par jour. Entreprise écocitoyenne Face au dérèglement climatique avec les inondations, la montée du niveau de la mer ainsi que toutes ces catastrophes naturelles qui touchent directement le continent africain, M Auto reste une solution du fait qu’elle offre plus d’avantages qu’une moto thermique. L’entreprise s’engage à assurer la transition énergétique et à s’approvisionner en énergies renouvelables à au moins 95 % dans l’ensemble de ses activités, de la fabrication à la recharge des batteries. La mobilité électrique abordable a un rôle majeur à jouer dans la réduction des émissions de carbone en Afrique. « C’est un engagement et une promesse et l’engagement que nous prenions est que dans les mois qui viennent, tous ceux qui passeront à la mobilité électrique auront un plaisir plus accrû que ceux qui sont à mobilité non électrique», indique Shègun Adjadi Bakari. Que ce soient les modèles Chap Chap, M Electric ou Commando, les motos M Auto bénéficient d’une meilleure qualité à un coût inférieur par rapport à une moto thermique. A en croire le directeur marketing et communication, la technologie de batterie de M Auto et les stations d’échange de batteries sont non seulement sûres mais très efficaces, permettant aux conducteurs de parcourir 200 km par jour en faisant deux échanges de batterie. Par ailleurs, il convient de noter, à l’issue des échanges, que les coûts à vie des motos électriques sont inférieurs à ceux des motos thermiques. M Auto couvre, par exemple, les coûts de la batterie, y compris la réparation, la recharge et l’échange d’infrastructures et le recyclage. Depuis son implantation, M Auto a prouvé avec succès que son modèle d’infrastructure de technologie, de financement et de recharge fonctionne sur le sous-continent, l’un des plus grands marchés de motos au monde. Elle offre une meilleure expérience de conduite et réduit les obstacles au départ, avec comme priorité absolue la sécurité. La mobilité électrique abordable de M Auto donne aux personnes à faible revenu la possibilité de payer au fur et à mesure ou de devenir propriétaire avec de faibles barrières à l’entrée. Elle reste une entreprise à impacts multiples qui génère des rendements positifs aussi bien pour les investisseurs, les clients que le développement durable? Société 26 sept. 2022


Bénin : Voici pourquoi l'Institut français change de nom et sera relogé
Situé à Avenue Jean-Paul II, entre l'ambassade de France et la présidence de la République, l’Institut français du Bénin sera bientôt relogé à Zongo. De plus, il change de nom et devient : Institut franco-béninois. Face à la presse, samedi 24 septembre dernier, le conseiller du chef de l'Etat, José Pliya, l’ambassadeur de France, Marc Vizy, ont évoqué les grandes composantes de ce nouveau partenariat entre leurs deux pays. « En aout 2022, quand ma prédécesseur était en fin de mission elle a été reçue par le président Patrice Talon qui lui a dit que le Bénin avait des projets urbanistiques pour cette zone. Il va y avoir la construction de la résidence officielle du chef de l’Etat qui sera non loin de la présidence afin qu’il puisse y recevoir des hôtes étrangers, faire des manifestations,… Et donc la proximité de la résidence d’un chef de l’Etat avec un établissement qui fait des scènes de spectacles parfois tardifs la nuit ou bruyants, est un peu compliquée. Le président Talon a dit à ma prédécesseur que ce serait bien d’envisager la relocation de l’If. Et depuis deux ans on réfléchit ensemble à quel pourrait être le lieu où on pourrait s’installer », explique Marc Vizy. Les réflexions étaient en cours quand la restitution des œuvres culturelles par la France a été faite dans un cadre bipartie qui a renforcé le partenariat et la confiance entre la France et le Bénin. Les deux pays se sont alors engagés à faire de belles choses ensemble pour l'attractivité du Tourisme béninois à travers plusieurs réalisations et activités à caractère culturel et artistique. C'est ainsi que récemment, les autorités béninoises en charge du Tourisme, de la Culture et des Arts ont proposé que l’Institut français devienne un Institut franco-béninois. Selon José Pliya, l'établissement sera une composante du Quartier culturel et créatif de Cotonou prévu pour être construit à Zongo sur un vaste domaine partant d'un ancien centre commercial en face du ministère du Cadre de vie jusqu'à la clôture de l'ex-Ocbn. Actualités 24 sept. 2022


Rentrée Universitaire : Le calendrier de la reprise des cours disponible
Les cours dans les instituts, écoles, universités publiques et privés vont reprendre le lundi 26 septembre 2022. Le ministère des Enseignements supérieurs et de la Recherche scientifique a publié ce jeudi 22 septembre, le calendrier officiel du déroulement des cours dans les établissements universitaires. Fin des vacances pour les étudiants dès lundi prochain. C’est ce qu’a annoncé Eléonore Ladikan Yayi, ministre des Enseignements supérieurs et de la Recherche scientifique à travers une note de service en date de ce jeudi 22 Septembre. Selon le calendrier officiel, la rentrée universitaire 2022 – 2023 démarre le lundi 26 septembre dans les universités publiques et privées du Bénin. Elle prend fin le vendredi 31 juillet 2022. Retrouvez ci-dessous le programme de toutes les activités académiques de l’année.   Actualités 23 sept. 2022


Chasse traditionnelle dans la Réserve de biosphère de la Pendjari : « Il y a une pression sur la biodiversité faunique », dixit Dr Daniel Sika Chabi Boni
La périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari connaît une situation de déclin avec la forte pression des chasseurs traditionnels sur l’écosystème. Pour y remédier, docteur Daniel Sika Chabi Boni, spécialiste de la Faune/Aires protégées et ethnozoologie, chercheur associé au Laboratoire d’écologie de botanique et de biologie végétale (Leb) à l’Université de Parakou, propose des outils et approches qu’il expose dans cette interview. La Nation : Que peut-on retenir de la périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari? Daniel Sika Chabi Boni : La périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari regroupe tout l’espace qui part de la lisière de la réserve jusqu’à environ 100 km autour de la réserve. Dans cet espace, la chasse traditionnelle est une activité séculaire ancrée dans les habitudes des peuples qui y vivent. Elle est plus intense en période de saison sèche, mais en réalité elle s’étale sur toute l’année avec des variations de stratégie de prélèvement de la faune. La chasse est une source importante de protéines de qualité pour les peuples vivant autour de la réserve (81 % consomment la viande de brousse selon une étude de 2014), mais aussi une source de revenus, un moyen de lutte contre les déprédateurs de cultures, un support culturel et surtout un profond moyen de cohésion sociale. Une quarantaine d’espèces surtout de petite taille corporelle sont prélevées à l’aide de plusieurs techniques de chasse, dont la chasse aux gourdins avec des chiens, le piégeage et les fusils artisanaux. Dans l’une de vos recherches, vous avez présenté un certain nombre d’outils pour une chasse durable et structurée dans la réserve. Comment les concilier aujourd’hui ? Le thème de la recherche est intitulé : « Pratiques de chasse traditionnelle et conservation de la faune dans la périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari (Bénin) ». L’objectif poursuivi était d’évaluer la diversité des espèces de faune, l’emplacement des chasseurs à la réserve et leurs connaissances écologiques endogènes afin de promouvoir les bonnes pratiques de chasse qui garantissent la conservation de la biodiversité faunique. Nous sommes conscients qu’avec les changements globaux de notre monde actuel, concilier les pratiques de chasse traditionnelle et la conservation de la faune autour des aires protégées reste un défi pour les conservateurs. Aussi, sommes-nous conscients que les prélèvements non contrôlés vont entraîner une réduction drastique de la biodiversité faunique. De plus, nous soutenons que toutes les questions liées à la compréhension du mécanisme par lequel cette biodiversité faunique est en train de s’éroder auront besoin des outils pour arriver à des conclusions solides. Ces outils, ce sont des théories et hypothèses formulées dans ce domaine. Un exemple de théorie développée et soutenue pendant plusieurs décennies est la théorie des Îles biogéographiques qui suggère que lorsqu’un écosystème est en train d’être réduit dans sa surface, la diversité sera grande et cela va augmenter l’isolement, c’est-à-dire la distance entre les îlots et avoir des conséquences au niveau de l’immigration. Ça, c’est la théorie dans sa globalité. Mais du point de vue spécifique, il y a de petites théories qui viennent supporter cette grande théorie. Par exemple, la théorie de l’urbanisation qui suggère que plus vous êtes développé en termes d’urbanisation, plus vous perdez les connaissances liées à l’utilisation des produits forestiers non ligneux comme des espèces de faune et des produits de la brousse, donc vos relations avec la nature en prennent un coup. Mais aussi d’autres théories comme la théorie de la dynamique sources-puits (Pulliam, 1988), la théorie des stratégies démographiques de reproduction (Mac-Arthur et Wilson, 1967) et la théorie de la recherche de nourriture optimale restent autant d’outils pour la maîtrise de la dispersion et la biologie des espèces, ainsi que les facteurs qui influencent la motivation des chasseurs traditionnels. Quel regard portez-vous sur la pratique de chasse traditionnelle dans la périphérie de la réserve ? La chasse traditionnelle ou chasse de subsistance ou encore chasse à la battue, est une vieille pratique de prélèvement de faune ancrée dans la culture des communautés rurales dans la périphérie de la réserve. Elle revêt bien souvent un caractère rituel et puise son fondement de certains tabous. Elle est pratiquée pour la subsistance ou consommation de la population avec des outils rudimentaires et archaïques et prélève des espèces de petite taille corporelle. En dehors du caractère alimentaire de la chasse traditionnelle dans cette région, elle se pratique pour protéger les champs de cultures, à des fins médicinales et thérapeutiques et même pour augmenter des revenus. Dans cet espace périphérique de la Réserve de biosphère de la Pendjari, la chasse traditionnelle représente les pratiques de poursuite et de prélèvement du gibier, organisées et entretenues de façon saisonnière, suivant des règles et codes locaux oraux hérités des ascendants chasseurs, par les populations humaines dans leurs terroirs ancestraux pour diverses finalités. Au niveau de toutes ces finalités, les objectifs sportifs, de subsistance alimentaire et nutritionnelle, de cohésion sociale et de maintien des valeurs culturelles et traditionnelles, de vente ou d’échange de gibiers ou d’organes, liés aux espèces de faune et leurs habitats sont clairement affichés. Pourrait-on un jour parvenir à encadrer ce type de chasse pour préserver les espèces pour les générations futures? Comme vous le constatez, ce type de chasse est organisé avec les associations de chasseurs sur la base des règles et codes locaux oraux hérités des ascendants chasseurs. Il est vrai qu’on note des problèmes liés à quelques individus membres des associations des chasseurs notamment les pratiques de feux de brousse en désordre, les abattages des espèces domestiques comme les pintades des élevages, le vol des récoltes… Mais ce n’est pas pour ces raisons qu’il faut tirer à boulets rouges sur cette chasse traditionnelle. Il faut juste renforcer, dynamiser et former les chasseurs aux prélèvements durables, c’est-à-dire des prélèvements qui respectent les normes environnementales. Les chasseurs traditionnels eux-mêmes sont conscients qu’il leur faut des encadrements pour mieux maîtriser la législation sur la faune, les techniques de prélèvements durables et la dynamisation de leur association. Y a-t-il une pression sur la réserve au point de s'inquiéter pour la survie des espèces ? Pour le moment, les espèces juvéniles, subadultes et adultes, mâles comme femelles sont prélevées sans discernement. Cette chasse est donc non sélective et incontrôlée, prélevant les espèces autrefois interdites par les us, tabous, coutumes et totems. De ce point de vue, il y a une pression sur la biodiversité faunique. Cette pression augmente avec la croissance démographique dans cet espace. Comment vos travaux de recherches peuvent-ils accompagner les politiques actuelles pour remédier au prélèvement abusif des espèces dans la réserve ? Notre travail montre que dans la périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari, la chasse est une activité courante très importante pour les communautés locales. Elle leur procure de la viande de brousse pour la consommation, des trophées et organes des espèces de faune pour la pharmacopée et la médecine traditionnelle, mais également des revenus monétaires issus de la commercialisation des produits de chasse. Malheureusement, cette chasse ne résiste pas à la critique, car non sélective et incontrôlée. Il faut donc utiliser les outils proposés qui permettent de mieux connaître la faune et sa biologie, les modes de dispersion de la faune et prendre en compte la distance de la lisière de la réserve à l’emplacement des chasseurs. La bonne connaissance des chasseurs et leurs diverses motivations resteront un atout pour des prélèvements durables. Quelles sont les solutions envisageables pour une cohabitation pacifique entre conservateurs et chasseurs autochtones ? Dans cet espace, chacun joue son rôle. Pour les gestionnaires des réserves de faune, les pratiques de chasse autour de ces aires ne les mettent pas à l’aise et pour plusieurs raisons. Les gestionnaires pensent que les pratiques de chasse en périphérie des aires protégées sont incompatibles avec les activités de conservation. Pour eux, les prélèvements de faune limitent les capacités de dispersion des métapopulations. Cet état de choses ne permettrait pas à la réserve d’assurer pleinement la protection des reproducteurs… Cependant, les activités de chasse traditionnelle qui se poursuivent sont sans doute entretenues par plusieurs facteurs, dont les aspects culturels d’abord. C’est pourquoi, cette thèse propose diverses approches pouvant concilier la durabilité des prélèvements contrôlés de gibiers par les populations autochtones et la conservation de la biodiversité faunique dans la périphérie de la Réserve. Elle propose de rapprocher la faune de la population locale en créant des réserves communautaires au niveau de toutes les communes des territoires adjacents à la réserve où le renforcement du suivi des espèces, de l’encadrement et de la formation des chasseurs villageois aux prélèvements durables sera une réalité. Ainsi, chaque commune riveraine aura sa réserve avec son comité de gestion et organisera toutes les activités autour de la faune notamment le tourisme de vision, la formation aux pratiques de prélèvements durables, les campagnes de chasse culturelle et l’éducation environnementale des plus jeunes dans ces réserves communautaires. Les populations locales seront les « gardiens » de cette faune qui appartient à tout le monde. Les réserves communautaires d’exploitation contrôlée des ressources naturelles créées seront dotées de corridors fauniques et de mécanismes favorisant la dynamique source-puits, pour permettre une chasse traditionnelle durable. Les initiatives de prélèvements contrôlés et de conservation du gibier, fondées sur le modèle de Gestion axée sur les méthodes économiques de conservation coutumière de la faune (Gamec/ Faune) dans chaque commune périphérique en seront une approche satisfaisante. Société 23 sept. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU: L’État-lard
L’Etat serait comme un gros lard sur lequel chacun entend prélever sa part. Vérité martelée alors en boutade, mais le plus sérieusement, en langue fon par le président Talon face à un auditoire hilare et n’en pouvant plus de retenir sa rigolade. Si d’ordinaire c’est le bouffon qui trolle le roi pour mieux lui asséner des vérités, se faisant l’écho de la Vox populi, cette fois-là, ce fut un renversement de valeur incroyable, car c’est le roi qui se livre à une satire du peuple pour mieux lui dire ses vérités et surtout mieux lui faire comprendre pourquoi les us et pratiques dolosives doivent changer désormais. Et faire place aux vertus républicaines. C’est quasiment anecdotique de le dire, car de penser que l’État est un buffet reste encore un état de fait largement partagé au sein du fonctionnariat béninois et même de la société. Et partant, on attend tout de l’État que l’on cultive le vice à voler, de l’aménagement des rues à leur entretien y compris leur simple balayage. Une grosse connerie que les militaires sous l’ère de la Révolution ont tenté de corriger par les fameuses campagnes de salubrité publiques, qui avaient à tout le moins le chic de favoriser un vivre-ensemble dans les quartiers urbains et communautés rurales, sur un fond patriotard qui avait aussi son chic ou paraît agaçant selon que l’on y adhère ou pas. Mais qu’importe, car la mise en synergie des forces locales pour la salubrité participe aussi au principe du pollueur payeur et surtout à forger les âmes à l’union pour ‘’ construire sans relâche ‘’ selon l’exhortation de l’hymne national. Ce coup de fouet patriotard, à tout le moins écologique ou d’assainissement ne serait pas de trop aujourd’hui encore et a besoin même d’être sublimé, afin que chacun prenne sa part dans l’accomplissement de l’œuvre de développement au lieu que l’on pense à prendre sa part du bifteck étatique suivant cette considération absurde et aliénante qui n’a que trop gangrené les esprits au Bénin. Complètement contreproductive, cette approche forge en effet un mauvais état d’esprit qui n’est pas sans desservir l’œuvre d’édification du pays, et grever notre bien-être en général. Chose que différentes lois, ces dernières années contribuent à davantage nous faire prendre conscience. Au-delà de la législation, sans devoir engager un débat d’idéaux, il apparaît que les contours du Bénin dont nous voulons prennent ainsi forme l Actualités 23 sept. 2022


Valorisation des déchets solides et ménagers: Un projet d’usine de tri et de recyclage à Ahozon
Un projet de transformation des déchets solides en granulés pour la confection de sacs biodégradables et d’autres objets sera déployé à Ahozon, commune de Ouidah. Ce sera à travers une usine de production de polypropylène qui contribuera à préserver le cadre de vie et dynamiser l’économie locale. Une usine de production de polypropylène verra le jour à Ahozon, arrondissement de Pahou, commune de Ouidah, sur le site du projet de filature et textile de l’ex-Filtex-Bénin. Le projet de sa construction est porté par la Compagnie béninoise de production de polypropylène (Cbpp) qui a signé un contrat avec la Société de gestion des déchets solides et ménagers du Grand-Nokoué (Sgds-Gn). Il est question de produire de granulés pour répondre à la demande de plastiques au Bénin, en se fondant sur la valorisation du potentiel économique des déchets solides. Selon les prévisions, le projet contribuera à transformer 70 000 à 150 000 tonnes de déchets solides par an et à former des jeunes et des femmes des couches vulnérables aux métiers de transformation et de valorisation des déchets. L’objectif de production est de fabriquer une tonne de sachets biodégradables par jour. Pour ce faire, un centre de tri recevra les déchets issus des collectes auprès de la Sgds-Gn, et les déchets recyclables (papier, carton, emballage) feront l’objet d’une collecte séparée à l’intérieur du centre. Un centre de transfert sera aménagé avec une capacité de 70 000 tonnes/an pour permettre de regrouper et acheminer les déchets. Différents types de sacs biodégradables seront produits pour répondre aux besoins des différents secteurs d’activité. En ce qui concerne la commercialisation, les produits fabriqués seront livrés aux grossistes et semi-grossistes. Une fois en contact avec les consommateurs, l’entreprise appuiera la gestion et la transformation des déchets en compost. Pour le recyclage des emballages plastiques, les bouteilles et flacons en plastique, pots de yaourts, barquettes de légumes, sacs, sachets et films plastiques seront transformés en sièges auto pour enfant, arrosoirs, tuyaux, etc. Les granulés des bouteilles d’eau ou de liquide vaisselle pourront servir pour le rembourrage de nounours, de couettes et de sacs de couchage ou de nouveaux emballages plastiques. Ce recyclage présente plusieurs avantages, notamment la diminution de la pollution et les risques écologiques, la protection de l’environnement, des espèces animales en général et des espèces aquatiques en particulier, la préservation de la couche d’ozone. Depuis une cinquante d’années, le plastique qui est élaboré le plus souvent à partir du pétrole, a peu à peu remplacé le verre, le bois et le métal. Une tonne de plastique recyclé équivaut à 700 à 800 kg de pétrole brut économisé, selon l’organisme Eco-emballages. Environnement 23 sept. 2022


Renforcement du potentiel de croissance forte et inclusive : 150 millions de dollars pour le Bénin
La Banque mondiale a accordé au gouvernement béninois un financement de 150 millions de dollars par le biais de l’Association internationale de développement (IDA) ce mercredi 21 juillet 2022. Ceci  pour permettre au pays  de renforcer l’autonomisation des femmes et des filles, élargir l'accès à une énergie fiable et durable et améliorer la gestion fiscale et de la dette. A travers la participation active des femmes à la vie sociale et économique, cette opération d’appui des politiques de développement est consacrée à financer les réformes pour améliorer le potentiel de croissance forte et inclusive du Bénin. Des réformes qui vont aider et motiver, les jeunes filles à poursuivre leurs études secondaires, grâce à l'enseignement des compétences de vie. C’est un moyen pour l’Etat de rendre plus accessible les services de santé sexuelle et reproductive et renforcer les mécanismes de prévention des violences liées au genre. Ce programme envisage appuyer la résilience du réseau de distribution d'électricité, la promotion d’une politique incitative de frais de connexion ainsi que de nouveaux textes en matière d'efficacité énergétique. Ajouter à tout cela, le Bénin pourra polir la réforme de sa politique fiscale et assurer une gestion efficace de la dette. « Ce financement permettra au pays de mettre à échelle les réformes nécessaires pour la transformation structurelle de l'économie et le bien-êtredes populations » a précisé Atou Seck, responsable des opérations de la Banque pour le Bénin. Selon Romuald Wadagni, ministre d’Etat, ministre de l’Economie   et des Finances, «les réformes structurelles dans le secteur de l’énergie permettront daugmenter significativement laccès à l’électricité de la population notamment dans les zones rurales, en rendant la distribution d’électricité moins onéreuse et plus résiliente aux chocs climatiques. Ces réformes sont nécessaires pour améliorer le potentiel d’une croissance plus élevée et plus inclusive d’autant qu’elles créent les conditions d’investissements privés structurants». «Cette opération aidera à renforcer la progression du Bénin vers une économie à revenu intermédiaire supérieur» rassure -t-il. Ce nouveau financement vient un coup de pousse au Plan d’action du gouvernement béninois 2021-2026, et particulièrement au plan national de développement (2020-2025) dont la priorité dont est de réduire  la fécondité pour tirer parti du dividende démographique.   Ketsia ZINZINSOUHOU Actualités 22 sept. 2022


Elimination des compétitions continentales interclubs: Le vrai niveau du football béninois à nouveau révélé
Pour le compte de la présente campagne africaine de football au niveau des clubs, Coton Fc de Ouidah et les Buffles du Borgou n’ont pas pu franchir l'étape des préliminaires. Le championnat national peine à être compétitif et le football béninois est loin d’être vendable. A peine le stade des préliminaires des compétitions africaines au niveau des clubs, que Coton Fc de Ouidah et les Buffles Fc du Borgou ont déjà rangé leurs maillots et crampons dans les placards. Pourtant considérés comme les clubs qui imposent leur suprématie au niveau du championnat national, leurs adversaires ne se sont même pas gênés pour faire d’eux une simple bouchée. Ce fut un naufrage collectif pour les deux représentants béninois. Pour rappel, en Ligue africaine des champions, Coton Fc n’a pas fait le poids devant l’Asec Mimosas de la Côte d’Ivoire qui n’avait rien d’un foudre de guerre, si ce n’est sa réputation d’antan. Battus (1-2) lors de la manche aller au stade Général Mathieu Kérékou à Cotonou, les protégés du président Lionel Talon n’ont pas réussi la « remontada » au stade de Yamoussoukro, une semaine après Incapables de réaliser l’exploit, ils ont été logiquement battus (0-2). Avec les Buffles Fc du Borgou en Coupe de la Caf, ce fut le comble. Ils se sont fait éliminer par la modeste formation du Fc Kallon de la Sierra Leone, (0-1) à l’aller, à Cotonou, puis (0-3) au retour, samedi 17 septembre dernier à Monrovia. Un club qui a accepté de remplacer au pied levé celui régulièrement qualifié, mais s'étant désisté pour des raisons financières. L’éternel recommencement Une nouvelle fois, voilà les clubs béninois incapables de vaincre le signe indien. Ils quittent précipitamment les compétitions continentales interclubs. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il ne serait pas surprenant que l’on revive la même situation lors de la prochaine campagne africaine, avec les représentants béninois. Pour éviter l’éternel recommencement, une prise de conscience s’impose. Il urge de diagnostiquer le mal. Pourquoi les clubs béninois ne parviennent souvent pas à passer le cap des préliminaires lors des compétitions africaines ? En effet, avec cette élimination de Coton Fc de Ouidah et des Buffles Fc du Borgou, c’est le vrai niveau du football béninois et de son championnat qui, une nouvelle fois, vient d’être révélé. Pour se permettre de défier leurs homologues, les clubs béninois ont encore du chemin à parcourir. Les performances réalisées par les Ecureuils du Bénin, à travers leurs qualifications aux phases finales des Coupes d’Afrique des nations Tunisie 2004, Ghana 2008, Angola 2010 et surtout Egypte 2019 où ils ont atteint les quarts de finale, ne sont que l’arbre qui cache la forêt. En témoignent le format actuel du championnat et son organisation avec 36 clubs qui ne sont pas de nature à arranger la situation. Aujourd’hui, il n’est plus facile de faire la part des choses entre les clubs de première, de deuxième et de troisième divisions. Tous se retrouvent ensemble dans la même compétition. Ce sera pour quel résultat et quel challenge ? Pendant que des clubs comme Loto Popo, As Cotonou, Coton Fc, Energie Fc, Dadjè Fc sont désormais gérés par des sociétés sportives, la Jsp, Réal Sport, Damissa Fc, Tonnerre Fc de Bohicon, Béké Fc de Bembèrèkè, Panthères Fc de Djougou, Sitatunga Fc, Requins Fc, Jak, Avrankou Omnisports, Union Sportive Baboni, Hodio Fc, Dynamique Fc de Djougou, Dynamo Fc de Parakou, Soleil Fc et autres n’en ont pas. Ils ne survivent que grâce aux maigres moyens de leur président, de leur mairie, des personnes de bonne volonté et de la subvention de l’Etat. Dans ces conditions, comment vouloir que les chances soient égales ? Il ne pourrait en être autrement, si certains vont continuer à s’accrocher vaille que vaille, se contentant des moyens de bord ou d’expédients. On ne triche pas avec le haut niveau. Nostalgie Conséquence, malgré la volonté politique de plus en plus manifeste aujourd’hui, rien n’a évolué. Il y a longtemps, l’époque où les clubs béninois étaient capables de réaliser des performances à l’occasion de ces compétitions continentales interclubs. En effet, comment ne pas se rappeler l’exploit des Dragons de l’Ouémé qui n’ont échoué qu’aux portes des quarts de finale de la Coupe des clubs vainqueurs de coupe, en 1985, face au National Al Ahly des Taher Abou-Zeid, grands vainqueurs de la compétition face aux Nigérians de Leventis United ? Contraints au nul (1-1) à Cotonou au match aller, ils ont craqué (0-4) au Caire, au retour. Au tour préliminaire, ils avaient d’abord fait d’une bouchée l’Atlético Malabo de la Guinée équatoriale (8-0) à l’aller et (2-1) au retour à Malabo. En seizième de finale, les Orange et noir ont battu (3-1) le Cs Imana du Zaïre à Cotonou et concédé une défaite (0-1) au retour à Kinshasa. Après avoir battu les Camerounais du Dihep di Nkam Yabassi (1-0) à Cotonou, c’est au bénéfice de la règle du but marqué à l’extérieur (2-1), qu’ils se sont qualifiés pour le tour suivant. En 1986, disqualifiés au même titre que leurs adversaires, Abiola Babes du Nigeria qu’ils avaient d’ailleurs battu au match aller à Cotonou (2-0), les Dragons aborderont une autre épopée de leur histoire l’année suivante. Victorieux en 16e de finale du Co Kakandé Boké de la Guinée (0-3) à Conakry et (1-4) au retour, à Cotonou, ils arracheront leur qualification en 8e de finale face à l’US Mbila Nzambi du Gabon, en remportant la victoire aux tirs au but (4-2). Les Dragons l’ayant remporté au match aller (1-0), les Gabonais leur ont rendu la pareille (1-0) au retour, à Libreville. Face au Vital’O du Burundi en quarts de finale, c’est après s’être assuré une marge confortable pour la qualification (2-0) à Cotonou, qu’ils sont allés perdre (0-1) à Bujumbura. Ils verront leur rêve brisé en demi-finales par les Kényans de Gor Mahia. Contraints au nul (0-0) à la maison, ils ont perdu in extremis (2-3) au match retour, à Nairobi. Disposant de moyens financiers importants avec des présidents très ambitieux à leur tête comme Séfou Fagbohoun et feu Moucharaf Gbadamassi, les Dragons de l’Ouémé pouvaient se permettre d’importer des joueurs talentueux à l’image des Opoku Nti, Francis Kumi, Peter Rufai, Georges Gormachi, Monday Odiaka, Papa Arko, Abedi Pele et autres. C’était aux côtés des frères Victor et Sylvain Zèvounou, Hounguè Toudonou dit Patati, Raoul Zamba, feu Blaise Codjia, Pintos Moreira Côme, Aminou Rufaï. Au niveau de cette compétition qui réussit le mieux au football béninois, commencera alors le passage à vide. Mais en 1990, ce sont les Requins de l’Atlantique de feu Imorou Soumaïla, Etim Oyobio, Expédit Dossou- Gbété, Charles Ahouandjinou alias Tadjin, Thomas Agueh, qui se feront éliminer en 8es de finale par l’Us Ouakam du Sénégal. Ils ont perdu (0-1) au retour à Dakar, après avoir été contraints au nul (0-0) à Cotonou. En 16e de finale, les Awissi Wassa avaient barré la route aux Centrafricains de l’Olympique Réal. Des sursauts d’orgueil Deux ans plus tard, ce sont les Pétroliers du Mogas 90 des Théodore Sossaminou, Lambert Sossa, Phampile Kolimey, feu Hubert Hangbé sous la houlette de leur entraîneur, feu César Dagba qui se signaleront. En matches préliminaires, ils éliminent Postel 2000 du Tchad. Après leur victoire (3-0) au match aller à Cotonou, ils ont concédé une défaite (0-2) à N’Djaména, au retour. Leur prochaine victime sera l’Etoile Sportive du Sahel de Tunis en 16es de finale. Ils ont obtenu leur qualification pour les 8es de finale au bénéfice de la règle du but inscrit à l’extérieur, (1-1) à Tunis, après leur explication du match aller (0-0) à Cotonou. C’est sans grandes difficultés qu’ils vont résoudre l’équation que l’Association sportive des Forces armées de la Guinée (Asfag) leur a posée. Ils ont fait 3-1 à l’aller, à Cotonou et 0-1 au retour, à Conakry. Ils seront éliminés en quarts de finale par le Daring Club Motema Pembe du Zaïre, (0-0) à l’aller à Cotonou et (0-2) au retour, à Kinshasa. Pour la Coupe d’Afrique des clubs champions dénommée la C1 et lancée depuis 1964, ce n’est qu’en 1970, qu’elle enregistrera la participation d’une équipe béninoise, en l’occurrence celle des Forces armées dahoméennes (Fad). C’étaient les tours préliminaires, face au Stationery Stores du Nigeria. Battus (3-1) à l’aller à Lagos, ils ne réussiront pas à refaire leur retard à la maison, s’inclinant cette fois-ci (3-2). Devenus entretemps Adjidja Fc des Fap du Bénin, ils seront, en 1982, le premier club béninois à passer les tours préliminaires de cette compétition. Après avoir surpris l’As Police de la Mauritanie (2-0) à Nouakchott, ils se sont contentés d’un match nul (1-1) au retour. Cela, avant de se faire éliminer en 16es de finale par le Stella d’Abidjan de la Côte d’Ivoire (1-3) aussi bien à l’aller qu’au retour. En 1984, les Dragons de l’Ouémé atteindront les 8es de finale de cette compétition. Incapables de refaire leur retard de (0-3) accusé au match aller, ils ne se contenteront que d’une courte victoire (1-0), laissant le Mas Fès du Maroc filer en quarts de finale. Aux tours préliminaires et en 16es de finale, les Orange et noir ont disposé respectivement de l’Us Ouagadougou et du Réal de Bamako. En Coupe Caf appelée C3 jusqu’à un passé récent, il n’y a rien à se mettre sous la dent, par rapport à la participation des clubs béninois. Pour eux, l’essentiel n’aura été que de participer. Ce n’est que l’Esae Fc de Clément Adéchian et Quentin Didavi qui créera la sensation en 2020. Après la phase des tours préliminaires, elle a joué la phase de groupe. Dans l’histoire du football béninois, c’était une première. A quand ces sursauts d’orgueil ? A défaut d’une politique sportive nationale adéquate et d’une organisation conséquente au niveau des clubs, ce ne serait pas pour bientôt. Les Buffles Fc, tout juste à la fin du championnat, ont vu la majorité de leurs joueurs, à la recherche d’un mieux-être, partir. C’est à un mois de leur compétition, qu’ils ont dû reconstituer leur effectif. Quant au Coton Fc, il a remercié la plupart des joueurs qui lui ont permis de remporter le titre de champion. Outre les cadres de l’équipe des Buffles, il a également procédé à d’autres recrutements. Mais tout cela, pour quel résultat à l’arrivée ? Des efforts à consentir Toujours est-il qu’aucun football ne peut se bâtir à partir d’une génération spontanée de pratiquants. L’accent doit être mis sur le travail à la base et la formation des formateurs et encadreurs. D’où l’importance d’une direction technique nationale au vrai sens du terme avec l’homme qu’il faut à la place qui lui convient. Ainsi, qu’est devenue la convention du football des jeunes signée par le ministre des Sports, Oswald Homéky et le président de la Fédération béninoise de football, Mathurin de Chacus, avec la Fifa, il y a quelques mois à Zurich ? Le projet a pour objectif de valoriser le football béninois en général et celui des jeunes et des femmes en particulier. Il faisait suite au passage des émissaires de l’instance du football international, en décembre 2019, puis à la visite un an plus tôt du président Gianni Infantino au Bénin, dans le cadre de la mise en place du partenariat pour le football à l’école. Toutefois, il est réconfortant de constater que le problème relatif à l’indisponibilité des infrastructures de qualité pour s’entraîner ne se pose plus avec acuité aux clubs. Le gouvernement de « la Rupture » du président Patrice Talon y a remédié, à travers la construction ou la réhabilitation de 22 stades à travers tout le pays. C’est tout à son actif? Sports 22 sept. 2022


1005 - 2203