La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

La Cour constitutionnelle sous Djogbénou: des habitudes brisées, une empreinte laissée
Instauration des audiences publiques, évolutions jurisprudentielles, modification du cadre juridique, modernisation des procédures, célérité dans le traitement des requêtes, réhabilitation du cadre institutionnel… Sous le leadership du Professeur Joseph Djogbénou, la Cour constitutionnelle, en quatre ans, a fait une mue profonde. Un mandat sous le sceau de la bonne santé ! Pour Gilles Badet, secrétaire général de la Cour constitutionnelle, toutes les actions et réformes engagées sous la présidence de Joseph Djogbénou ont eu pour finalité la bonne santé physique, juridictionnelle, institutionnelle et sociale. « A son arrivée, le président a instauré un sport matinal les samedi matins pour que les esprits soient dans des corps parfaits. Cette même ligne de conduite a amené le président à recruter un médecin de travail, ce qui est une première dans la vie de l’institution... Toujours pour le bien-être des travailleurs, le président a œuvré à la réhabilitation de la Cour constitutionnelle avec des bâtiments en hommage aux anciens présidents de la haute juridiction », a rappelé Gilles Badet lors de la passation de charges mercredi 13 juillet dernier. Au titre des actions entrant dans le cadre de la bonne santé juridictionnelle, il évoque la modification du règlement intérieur puis de la loi organique sur la Cour constitutionnelle. Toutes choses qui ont établi une meilleure transparence dans les procédures avec l'adoption d'un manuel de procédures, la prise en compte du caractère contradictoire dans le traitement des requêtes à travers des audiences publiques, la mise en place d'un greffe animé par des greffiers professionnels, une meilleure motivation du personnel à travers l’augmentation des primes et la récompense au meilleur agent. « La bonne santé s'est poursuivie sur le plan social avec la mutuelle mise en place par le président pour faire face aux événements heureux et malheureux. Chacun connaît la solidarité du président quand arrivent des situations qui nécessitent son soutien. La mutuelle est également une innovation sous sa mandature », a ajouté Gilles Badet. Le secrétaire général de la Cour constitutionnelle n’a pas occulté le devoir de mémoire qui a marqué la présidence de Djogbénou notamment à travers les bâtiments qui ont été dédiés aux anciens présidents et les études réalisées en hommage aux présidentes Elisabeth Pognon puis Conceptia Ouinsou; ainsi que celles lancées pour Robert Dossou et Théodore Holo… « En moins de cinq ans, la Cour constitutionnelle a battu tous les records », va attester Razacky Amouda Issifou, président par intérim de la Cour constitutionnelle, avec la certitude que l'institution gardera longtemps le souvenir et les marques du président réformateur. Sans tabou ! Au centre de l’attention dès son installation, la Cour constitutionnelle sous Joseph Djogbénou a brisé des habitudes et démystifié ce que d’aucuns prenaient pour sacré et immuable. Entrée en fonction le 8 juin 2018, il n’a fallu qu’une séance de la Cour pour que les réformes soient lancées. Mardi 12 juin 2018, le secrétaire général de la haute juridiction Gilles Badet annonce les innovations: «La procédure devant la Cour constitutionnelle n’est plus secrète, elle est publique et contradictoire ». Il est créé deux chambres de mise en état et les parties antagonistes sont invitées à présenter leurs arguments, à solliciter au besoin les offices d’un avocat ou à se faire représenter. Les audiences de mise en état ont lieu habituellement les mardis et parfois les vendredis; et l’audience délibérative se tient les jeudis. La Cour constitutionnelle s’ouvre ainsi au public et suscite l’engouement de nombreux requérants qui semblaient impatients d’exercer, au su de tous, leurs droits constitutionnels de saisine. Les requêtes se sont multipliées et les décisions de la Cour ont été diligentes ! Dès la première audience publique, jeudi 21 juin 2018, douze décisions sont rendues parmi lesquelles, des évolutions mémorables. Donnant réponse aux requêtes de certains citoyens, la Cour Djogbénou revient sur des décisions rendues par la mandature Holo. Elle entérine l’encadrement du droit de grève et le retrait de ce droit à certains corps sensibles en déclarant conformes la loi n° 2017-43 modifiant et complétant la loi n° 2015-18 du 13 juillet 2017 portant statut général de la fonction publique, la loi n° 2017-42 portant statut des personnels de la Police républicaine, la loi modifiant et complétant celle n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève… Les premières audiences publiques ont été marquées par des décisions qui ont nourri les débats politiques. L’on se souvient du contrôle de conformité de la loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant code électoral en République du Bénin ; de la loi 2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin; de la loi n° 2018-01 portant statut de la magistrature en République du Bénin ; de la loi n° 2018-13 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ; de la loi n° 2018- 02 modifiant et complétant la loi organique sur le Conseil Supérieur de la Magistrature… Des textes qui ont soulevé de vives polémiques quant à l’animation de la scène politique, la démocratie et l’indépendance du pouvoir judiciaire. Plusieurs recours ont été formulés par des citoyens pour attaquer ces différents textes. L’autorité de la chose jugée a été invoquée pour débouter les requérants. Malaise ! C’est avec l’ère Djogbénou que les décisions pourtant sans recours de la haute juridiction sont remises en cause. Un malaise pour beaucoup de juristes et observateurs qui y voient un piétinement du principe de l’autorité de la chose jugée. Interrogé sur la question après les décisions d’annulation de la prorogation du mandat du Cos-Lépi, puis de retrait du droit de grève aux magistrats et au personnel de la santé, le professeur Joël Aïvo va s’indigner: « Le revirement a des critères : le temps et les circonstances. De plus, il n’affecte jamais la même décision. Ce n’est pas crédible pour un juge constitutionnel de revenir sur ses propres décisions alors que le temps qui sépare l’ancien jugement est extrêmement court et qu’il n’y a eu ni changement de circonstance, ni nouvelle législation ». Mais rectifier une erreur ne vaut-t-il pas mieux que la laisser empiéter sur l’ordre social pendant des générations, pour le seul argument de préserver des susceptibilités ? En revenant sur ses décisions qu’il pense préjudiciables, le juge constitutionnel ne fait-il pas preuve d’ouverture d’esprit en prenant parti pour l’intérêt supérieur ? C’est sous ce sens de responsabilité que le professeur Djogbénou entrevoit ces revirements. Et c’est d’ailleurs en raison de cette ouverture d’esprit que la même Cour s’est prononcée d’office sur les recours de certains avocats relatifs à la loi portant création de la Criet qui avait déjà connu un contrôle a priori et qui bénéficiait donc de l’autorité de la chose jugée. Une décision de la Cour qui aura permis d’épurer ladite loi de l’alinéa 2 de son article 12 déclaré contraire à la Constitution, puis d’établir ensuite un double degré de juridiction. Dès ses débuts, la Cour a été maintes fois critiquée pour ses décisions jugées partisanes. Mais les critiques n’ont pas ébranlé la détermination et la proactivité de la Haute juridiction. Face aux échéances électorales ! Juge souverain de la régularité des élections législatives, la Cour a été au cœur des processus électoraux qui ont conduit aux urnes en avril 2019 pour les législatives et en avril 2021 pour la présidentielle. Dès sa première année d’exercice, la mandature Djogbénou a été confrontée au défi de l’encadrement des élections législatives d’avril 2019. Un défi de taille au regard du contexte marqué par l’adoption de nouvelles lois électorales qui, pour la première fois, furent éprouvées. La réforme du système partisan a emporté beaucoup de partis politiques qui ont dû se mettre sous l’ombrage de géantes formations politiques. De plus de deux cents partis et mouvements politiques, le Bénin s’est retrouvé, dès le début de cette année 2019, à une dizaine de partis politiques. Mais pour les partis rescapés, il fallait encore passer le défi de la mise en conformité à la nouvelle charte. Juge souverain de la régularité des élections, la Cour sort sa première décision électorale, EL 19-001 qui oblige les partis candidats à se faire délivrer, auprès du ministère de l’Intérieur, un certificat de conformité : preuve légale de leur qualité. Mais cette décision a été vivement décriée par les forces politiques dites de l’Opposition, qui y ont vu une voie d’exclusion. Pour l’ancien bâtonnier Jacques Migan, loin s’en faut : « Cela va de soi tout simplement parce que le certificat de conformité est une pièce qui justifie que vous appartenez à un parti et que ce parti est conforme à la Constitution. Ce n’est donc pas une décision qui pourrait être, comme les gens semblent le dire, injustifiée. Au contraire, sa logique tient. Vous ne pouvez pas dire que vous allez à une compétition sans appartenir à une équipe…». Les positions sur l’opportunité du certificat de conformité sont restées étanches jusqu’au terme du processus électoral. Sans désemparer, la haute juridiction a conduit le processus jusqu’à son terme, gérant les contentieux pré-électoraux nés des rejets de certaines candidatures puis les recours post-électoraux nés de la contestation de certains sièges, selon une procédure publique et contradictoire. C’est avec la décision EL 19-030 qui rétablit le député Benoît Assouan Dègla dans son droit de siéger, que la sixième mandature a fermé, le 23 mai 2019, l’éprouvante page de sa première expérience électorale. En 2021, ce sera le grand rendez-vous de l’élection présidentielle où l’obligation du parrainage prévue par le législateur et entériné par la Cour constitutionnelle va disqualifier plusieurs candidats. En dépit des tensions, les élections se sont déroulées et la Cour, conformément aux résultats, a proclamé Patrice Talon, président de la République, en l’absence de contentieux. Comment ne pas évoquer les citoyens à qui la Cour a restauré le droit de vote. Ils sont bien nombreux ceux qui, grâce à la haute juridiction, ont pu ainsi exercer leur droit de vote lors des différentes élections. C’est avec célérité que la haute juridiction a examiné et rendu ses décisions sur la kyrielle de requêtes d’inscription sur la liste électorale, les demandes d’établissement de la carte Lépi, de modification, de mutation de centre de vote… Ouverte aux débats scientifiques En quatre ans, la haute juridiction a connu des milliers de recours et rendu plus de 2 000 décisions. Ces recours étaient parfois formulés en méconnaissance des compétences de la Cour. Soucieuse de ne pas empiéter sur le champ judiciaire des autres juridictions, elle se déclare incompétente pour tout ce qui relève du contrôle de légalité. Mais garante des droits fondamentaux, elle se prononce d’office dès lors que la requête relève une atteinte aux libertés fondamentales. Au regard de la limite parfois serrée entre les deux types de contrôle, la haute juridiction va organiser en août 2018 une première rencontre thématique intitulée « Contrôle de constitutionnalité et contrôle de légalité : quelles frontières? », animée par le Professeur Ibrahim Salami. Pour en expliquer le bien-fondé, le président de la Cour constitutionnelle a soutenu à l’occasion : « Pour éclairer, il faut être éclairé. Pour apporter une contribution de qualité à la formation du droit, à la protection juridique des personnes et de l’Etat, toute formation juridique doit faire preuve de l’humilité nécessaire et ouvrir les fenêtres… ». Ouverte sur les débats scientifiques, la haute juridiction va également s’investir dans l’organisation de plusieurs autres rencontres thématiques, colloques scientifiques et congrès sous régionaux. Le dernier en date, c’est l’organisation conjointe des 30 ans de la justice constitutionnelle au Bénin puis du Congrès des hautes juridictions constitutionnelles de l’espace Cedeao à Cotonou. Au terme de ce congrès, la Cour constitutionnelle du Bénin a été désignée pour présider le comité de mise en place d’un réseau ouest-africain des hautes juridictions constitutionnelles. Actualités 22 juil. 2022


Fipat 2022: célébration autour du pagne tissé
Cotonou abrite, du 19 au 23 octobre prochain, le Festival international du pagne tissé (Fipat). L’évènement reporté l’année dernière pour des restrictions liées au Covid-19 donnera lieu à une série de manifestations dédiées au ‘’kanvô’’, pagne tissé local, que le comité d’organisation a présentées, mardi 19 juillet dernier. Véritable label béninois, le pagne tissé est à la conquête des marchés et pour accompagner sa promotion, l’Association du développement du textile local (Adtl) et le styliste Lolo Andoche se donnent la main. De leur collaboration est né le Festival international du pagne tissé (Fipat) qui se tiendra du 19 au 23 octobre prochain. Selon Charlemagne Andoche Amoussou, délégué général du festival, l’évènement entend valoriser le pagne tissé africain et surtout béninois sur les podiums nationaux et internationaux et d’offrir aux jeunes talents une plateforme d’expression et de reconnaissance. Tout ceci sans que l’économie nationale n’en tire une plus-value. Styliste connu sous le nom de Lolo Andoche, le délégué général du Fipat voit à travers ce rendez-vous une occasion pour intéresser davantage les populations à la consommation du ‘’kanvô’’ et développer le secteur des métiers connexes de la mode (mannequinat, stylisme, photographie, chorégraphie, coiffure, esthétique et décoration). A son avis, le pagne tissé est un produit typiquement local qui aujourd’hui est largement exploité par les créateurs de mode pour des productions de qualité qui ne manquent pas d’attiser l’intérêt des amateurs. Bienvenu Badou, délégué général du Fipat, n’en dit pas moins en appelant à encourager les créateurs locaux et à valoriser le « made in Bénin » aussi bien au niveau national qu’international. Au programme des manifestations, il annonce une exposition-vente de créations de stylistes artisans, d’acteurs de mode béninois et étrangers, un défilé de mode des stylistes émergeants (20 stylistes) et mannequins (45 mannequins), une conférence-débat sur le thème ‘’Le tissé, un label de qualité’’, une prestation d’artistes musicaux et humoristes au village du Fipat, une grande soirée de gala au menu duquel on note un défilé international de haute couture avec de grands stylistes d’ici et d’ailleurs? Société 22 juil. 2022


Accès à l’eau potable : Le Bénin obtient 153,36 milliards F Cfa de la Banque mondiale
Le ministre d’Etat Romuald Wadagni a annoncé la signature ce vendredi 15 juillet 2022, d’un accord de financement additionnel de 233 800 000 euros avec la Banque mondiale. 233,8 millions d’Euros soit 153, 36 milliards F CFA. C’est le montant de l’accord de financement que vient d’obtenir le Bénin de la Banque mondiale. L’accord a été signé, vendredi 15 juillet 2022, entre le ministre d’État Romuald Wadagni et Atou Seck, représentant résident de la Banque mondiale, en présence de Élisabeth Huybens, directrice des opérations et la stratégie de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et le Centre. Cette cagnotte additionnelle de 233 800 000 euros va renforcer l’accès à l’eau potable en milieu rural et accélérer l’atteinte des Odd. « Avec ce nouveau financement pour le Programme Aquavie, le Bénin fait un pas significatif pour l’atteinte de l’Objectif de Développement durable sur l’accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement Odd6 avant le Terme de 2030 fixé par les Nations Unies », a précisé Romuald Wadagni. Le Programme Aquavie vise en réalité, à améliorer l’accès aux services d’eau potable et de renforcer les modèles de gestion dans les zones rurales du Bénin. Il s’agit surtout de développer des infrastructures d’alimentation en eau potable de nouvelle génération en vue de la desserte universelle et de mettre en place une gestion professionnalisée durable du service public de l’eau potable en milieu rural avec des opérateurs qualifiés. 80 nouveaux Systèmes d’approvisionnement en eau potable multi villages (SAEPmV) pourront être construits pour desservir environ 1 266 000 personnes additionnelles à la mise en service des ouvrages répartis sur 404 villages, à travers 2 700 bornes-fontaines et 28 000 branchements privés.   Actualités 16 juil. 2022


« Le Bénin n’est pas en proie au terrorisme », selon Wilfried Léandre Houngbédji
  Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a affirmé que le terrorisme est sous contrôle au Bénin. Face à la presse, ce 15 juillet 2022, il a éclairé la lanterne des hommes des médias sur ce sujet qui agite l’actualité depuis quelques semaines. Depuis quelques mois le Bénin subit des actes de terrorisme qui troublent la quiétude de la population, en particulier celle du Nord. Cette partie du pays constitue actuellement la zone d’action des terroristes qui sèment la terreur dans les différentes localités frontalières. Malgré les nombreux cas de décès enregistrés, le porte-parole du gouvernement est convaincu que « le Bénin n’est pas en proie au terrorisme ». A son avis, « nous faisons davantage de dégâts dans leur rang. C’est cela qui montre que l’Etat est présent ». Il estime « que le pays accorde une riposte, une réponse à la hauteur de la forfaiture des auteurs de ces genres d’actes ». A l’en croire, le Bénin maîtrise la situation et est présent au front. Il explique que « les personnes qui s’adonnent à ce genre d’acte n’ont même pas eu la possibilité de venir s’installer chez nous ». « On ne peut pas dire que nous sommes en proie au terrorisme », déduit-il. Les dirigeants sont engagés à travailler en étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité, avec la contribution de la population afin de stopper toute personne mal intentionnée qui va s’en prendre à la sécurité, aux citoyens et à l’intégrité de la Nation. « Les réponses appropriées sont là et vont monter en puissance avec les équipements de pointe, les équipements dédiés que nous sommes en train de chercher », a assuré le secrétaire général du gouvernement. Actualités 15 juil. 2022


Secteur de la santé : les inégalités salariales entre hommes et femmes relevés
  Selon un rapport conjoint de l'Organisation internationale du Travail (Oit) et de l'Organisation mondiale de la Santé (Oms), au niveau mondial, environ 67,2 % des travailleurs dans ce secteur de la santé et des soins étaient des femmes en 2020 alors qu’il était d’environ 70,3 % en 2013. Cela indique que plus d'hommes ont rejoint le domaine au cours de cette période. Malgré cela, l’écart de 24 % constaté entre le salaire des hommes et celui des femmes, dans la profession, révèle que l’inégalité est plus importante que dans les autres secteurs économiques. Intitulé « L’Écart salarial entre hommes et femmes dans le secteur de la santé et des soins : Analyse de la situation dans le monde à l’ère du Covid-19 le document rédigé conjointement par l’Oms et l’Oit, constate que, malgré la pandémie de Covid-19 et le rôle crucial joué par les travailleurs de la santé et des soins, l'égalité salariale n'a connu que des améliorations marginales entre 2019 et 2020. Une grande partie de l'écart salarial est inexpliquée. On se demande s’il est lié à la discrimination à l'égard des femmes qui représentent 67 % du personnel de ce secteur d’activité. Source d’emploi Dans presque tous les pays et territoires du monde, le secteur de la santé et des soins constitue une source d'emploi majeure. Les travailleurs de ce domaine représentent environ 3,4 % de l'emploi mondial total. Les estimations montrent clairement que le domaine constitue une source importante d'emplois pour les femmes dans les régions où elles représentent 40 % ou plus de la population active. Ecart de salaire lié au genre L’analyse exhaustive sur les inégalités salariales entre hommes et femmes dans le domaine de la santé, révèle un écart de rémunération brut d'environ 20%. La différence passe à 24 % si l'on tient compte de facteurs tels que l'âge, l'éducation et le temps de travail. Ces résultats montrent que les femmes sont sous-payées par rapport aux hommes sur le marché du travail. Inégalités au niveau mondial et régional Le secteur représente environ 10 % de l'emploi total dans les pays à haut revenu, contre moins de 1,0 % dans les pays à faible revenu. Dans toutes les régions, la proportion d'emploi dans le secteur par rapport à l'emploi total est la plus faible en Afrique, en Asie et dans le Pacifique (1,6 %) et la plus élevée en Europe et en Asie centrale (8,8 %). Elle représente 3,7% dans les États arabes et 7,4% dans les Amériques. Mères de famille pénalisées Des pénalités supplémentaires semblent être attribuées aux mères travaillant dans le secteur car les écarts de rémunération sont particulièrement importants pendant les années de procréation d'une femme. Les différences persistent durant le reste de la vie professionnelle. Le rapport indique qu'un partage plus équitable des tâches familiales entre les hommes et les femmes pourrait, dans de nombreux cas, amener les femmes à faire des choix professionnels différents. Origine des écarts Selon le rapport, les raisons pour lesquelles les femmes sont moins payées que les hommes à profil similaire sur le marché du travail dans le secteur de la santé et des soins à travers le monde restent, dans une large mesure, inexpliquées par les facteurs du marché du travail. Les différences d'âge, d'éducation, de temps de travail et la différence de participation des hommes et des femmes dans les secteurs public et privé ne traitent qu'une partie du problème. Avenir D’après les auteurs du rapport. Manuela Tomei (Oit) et Jim Campbell (Oms), la sortie de la pandémie devrait être centrée sur l'humain. Pour ce faire, il faudrait accroître l'investissement mondial dans les protections sociales universelles, accélérer la création d'emplois décents et s'engager à réduire les inégalités entre les sexes. Cela implique aussi, entre autres, de reconsidérer la façon dont est valorisé le travail des femmes et l'importance relative des secteurs de l'économie. International 14 juil. 2022


Transformation digitale de l’administration publique: le programme de formation des cadres au standard Icdl lancé
  Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique et du Travail, et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du numérique et de la digitalisation ont procédé, mardi 12 juillet dernier à Cotonou, au lancement du programme de formation et de certification Icdl des cadres de l’administration publique béninoise. Pendant 9 mois, 1 540 agents seront dotés de compétences et aptitudes en vue de la transformation digitale de l’administration publique. Le programme de formation et de certification Icdl des cadres de l’administration publique béninoise a été lancé, mardi 12 juillet dernier à Cotonou. Au cours de la cérémonie, Adidjatou Mathys, ministre de la Fonction publique et du Travail, s’est réjouie de la mise en œuvre de ce programme destiné au renforcement des capacités des agents de l’Etat. « Le monde est devenu un village planétaire et depuis 2016, le gouvernement est resté fidèle à sa vision de renforcer les compétences numériques du personnel de l’administration publique », a-t-elle souligné. Pour elle, il n’est plus question pour les cadres de l’Etat d’être en marge de la transformation digitale de l’administration publique. C’est alors qu’elle a encouragé les participants à suivre cette formation afin d’être utiles pour l’administration béninoise. « Le renforcement aux compétences du numérique va impulser davantage la modernisation de notre administration », a-t-elle indiqué. Pour Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, cette cérémonie est la preuve que le gouvernement nourrit de grandes ambitions pour la modernisation de l’administration. « Les compétences numériques ne sont plus un luxe mais une nécessité », a-t-elle ajouté. C’est le lieu pour elle de rappeler que ce programme a démarré par une phase d’évaluation où 1 540 agents de l’administration publique sur divers modules. A l’en croire, face aux besoins, et conscient que le numérique améliore la productivité de l’administration, le gouvernement a décidé de former et de certifier aux standards International Certification for Digital Literacy (Icdl) les compétences numériques du personnel de l’administration béninoise. « La norme Icdl est un standard de certification de compétences numériques utilisées dans le système des Nations Unies et dans plusieurs administrations publiques dans le monde entier », a-t-elle justifié. Il s’agira, pendant 9 mois, de doter 1 540 cadres béninois de compétences et aptitudes d’utilisation efficace des outils informatiques. Pour Daris Gbaguidi, représentant d’Icdl-Africa, partenaire technique du gouvernement dans ce programme, cette formation va non seulement aider les cadres de l’administration dans leur travail quotidien mais aussi favoriser leur développement personnel. « C’est un devoir pour nous de vous donner ces compétences numériques pour vous rendre davantage performants », a-t-il déclaré. Selon lui, compte tenu des besoins énormes au niveau de l’administration, un programme spécifique a été élaboré pour former les cadres béninois pour la maitrise de l’outil informatique, la connaissance de l’univers de l’ordinateur, la sécurité informatique et les logiciels les plus utilisés par les agents de l’administration. « L’idée, c’est de permettre à terme à tous les agents de l’administration béninoise de disposer de compétences numériques nécessaires pour faire face aux défis actuels », a-t-il conclu. Actualités 14 juil. 2022


Chambre des métiers et de l’artisanat : La campagne électorale démarre ce 13 juillet
  La campagne électorale pour l’élection et la mise en place des membres de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin (CMA-Bénin) est officiellement lancée. Elle démarre le 13 juillet prochain. C’est ce qu’a annoncé le président du Comité interministériel d’Organisation des élections à la Cma-Bénin à travers un communiqué. Les candidats en lice pour le compte des élections de la première mandature de l’Assemblée consulaire de la Chambre des métiers de l’Artisanat commencent leur campagne électorale dès ce mercredi 13 juillet 2022 à 00H. Elle va durer 10 jours et prendra donc fin le vendredi 22 juillet 2022 à minuit. Ils auront le temps de convaincre alors l'ensemble des acteurs du sous-secteur de l'artisanat. Le corps électoral, appelé à élire les membres de I’Assemblée consulaire, comprend tous les artisans en activité et inscrits sur la liste électorale de leur branche d’activités et de leur sous-branche d’activités artisanales et remplissant les conditions fixées à l’article 6 du présent décret. Aucun électeur ne peut être inscrit simultanément dans deux branches d’activités et sous branches, même s’il exerce son activité dans plusieurs branches d’activités ou sous branches d’activités artisanales. De même, aucun électeur ne peut être inscrit simultanément dans deux départements ou communes même s’il exerce son activité artisanale dans plusieurs départements ou communes. L’artisan électeur, au moment des inscriptions sur la liste électorale, devra se faire inscrire dans sa branche ou sous branche d’activités principale dans le département et dans la commune de son principal établissement. Les conditions d’exercice de la campagne électorale sont définies dans les articles 17, 18 19 et 20 du décret n° 2022 – 193 du 23 mars 2022, portant régime électoral à la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Bénin. A noter que le Comité interministériel d’Organisation des élections à la Cma-Bénin exhorte chaque coalition en compétition à bien s’imprégner des dispositions de ces articles afin que tous les candidats soient au même niveau d’information. Actualités 12 juil. 2022


Approbation du Plan de Travail annuel de l'INF : Voici les grandes réalisations en vue
  La présidente de l’Institut national de la Femme, Claudine Afiavi Prudencio, a donné quelques détails sur le Plan de travail annuel 2022. Ceci dans un discours qu’elle a fait ce 11 juillet à la suite de la validation du PTA lors du Conseil des ministres du mercredi 6 juillet 2022. Patrice Talon et son gouvernement ont donné le feu vert pour la mise en exécution du PTA 2022 de l'INF. A cet effet, la présidente de l’institut a rendu publiques quelques actions phares planifiées pour le compte de cette année 2022. Il s’agit des actions « dont la réalisation dans les prochaines semaines, nécessite une mobilisation sociale, en vue de l'atteinte des objectifs visés », a-t-elle précisé. Au nombre des activités, on peut noter la mise en place du cadre de concertation pour le dialogue social en faveur de l'élimination des violences à l'égard des femmes ; la mise en mouvement du dialogue communautaire en faveur du changement des mentalités via la vulgarisation des lois, des procédures et de la réglementation sur les violences faites aux femmes et aux filles, et la sensibilisation dans les universités publiques et privées, les lycées, les collèges, l'administration publique et privée, l'éducation à la santé sexuelle et la mutualisation des efforts avec les acteurs locaux. Il faut aussi y mentionner l'installation des points focaux de l'INF dans les communes, les arrondissements, les établissements d'enseignement secondaire général et de formation professionnelle, les établissements d'enseignement supérieur, et les administrations publiques et privées. Pour faire de ce projet une réalité concrète et efficace, chaque Béninois doit jouer sa partition. « Chacune d’entre nous doit œuvrer à être une actrice active de cette ère d’espoirs que nous inaugurons pour l’histoire », a rappelé Claudine Prudencio pour finir. Actualités 12 juil. 2022


Examen du Baccalauréat 2022 : les résultats disponibles en ligne ce mercredi
  La date de la première délibération de l’examen du Bac, session unique de juin 2022 est confirmée. D’après le chronogramme de l’Office du Baccalauréat, les grandes tendances seront communiquées à la presse ce mercredi 13 juillet. Les candidats à l’examen du Baccalauréat 2022 seront en effet fixés sur leur sort demain. Pour cette première délibération, l’Office du baccalauréat va procéder à la publication des statistiques et mettre les résultats sur la plateforme E-RESULTATS. Pour consulter vos résultats, rendez-vous sur la page d’accueil du site E-resultats.bj. Recherchez et choisissez l’examen concerné (BAC 2022). Renseignez votre numéro de table ou d’inscription et accéder à votre résultat. Les épreuves facultatives vont se dérouler le samedi 16 Juillet. La composition des épreuves physiques et sportives est programmée pour les lundi 18 et mardi 19 juillet 2022. La deuxième délibération quant à elle est prévue pour le mercredi 20 juillet 2022. Actualités 12 juil. 2022


Charmant Rovinis Ouidodjiché au sujet de son essai sur la cyberarnaque
  « C’est un ouvrage qui contribuera à la lutte corsée contre le phénomène » L’ouvrage intitulé : « Jeunesse ouest-africaine et cyberarnaque : un dévoiement incoercible ? » est la contribution du juge Charmant Rovinis Ouidodjiché à la lutte contre la cybercriminalité au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine en vue de sensibiliser et conscientiser la jeunesse prise à l’appât du gain facile. Parti de constats et statistiques alarmants, le magistrat expose dans son premier essai la genèse, le mode opératoire et les conséquences de ce phénomène qui prend de l'ampleur en dépit des efforts de lutte consentis. La Nation : Vous avez publié votre premier essai sur la cyberarnaque au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine. Qu’est-ce qui vous a motivé à sortir cet ouvrage ? Charmant Rovinis Ouidodjiché : Certains faits, réalités sociales et statistiques nous ont amené à réfléchir sur cette problématique souvent peu évoquée et à la circonscrire dans le cadre ouest-africain. D’abord, nous nous sommes rendu compte que le phénomène est grandissant. Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de crimes rituels et de disparition d’enfants comme on le notait par le passé qu’il faut penser que la cybercriminalité, et donc la cyberarnaque a régressé. Les cyberarnaqueurs ou «Gayman » sont toujours en activité et de jeunes gens sont de plus en plus enrôlés. Ensuite, nous avons exploité les fruits de nos recherches sur les infractions économiques et financières dans le cadre de notre formation à l’ex-Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), notamment certaines données statistiques recueillies auprès d’institutions et offices en charge de la lutte contre la cybercriminalité dans notre pays mais aussi à l’échelle internationale (IC3, Interpol, etc.). Ces statistiques alarmantes qui nous ont conduit à faire le lien avec les réalités sociales et constats faits. Enfin, nous avons tenu compte du fait que les pays de l’Afrique de l’Ouest comme le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Togo et autres sont fréquemment cités comme étant des ‘’nids de cyberarnaqueurs’’pour affiner notre analyse. Quelles sont la structuration de cet ouvrage et les thématiques abordées ? C’est un ouvrage de 102 pages édité par la maison d’édition française Jet d’Encre. Il est subdivisé en plusieurs titres à savoir : la genèse de la cyberarnaque dans la sous-région, les causes de la persistance du phénomène, son ampleur et les procédés, les bénéfices générés par la cyberarnaque et leur blanchiment, l’impact économique et social et enfin les pistes de solutions. La substance de l’entretien que nous avons eu avec le directeur de l’Office central de répression de la cybercriminalité achève l’œuvre. Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’un essai destiné seulement aux professionnels du droit. C’est un ouvrage destiné au plus grand nombre de Béninois et de populations ouest-africaines et ayant vocation à leur permettre de comprendre véritablement le phénomène, de le percevoir autrement au travers de ses manifestations, des risques encourus par les cyberdélinquants, des obligations leur incombant dans le cadre de la lutte et des moyens et stratégies à mettre en œuvre pour l’endiguer. Selon vous, quelles sont les causes du phénomène ? Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. Des statistiques indiquent que, dans la plupart des pays de l’Afrique de l’ouest, ce sont de jeunes chômeurs qui ont majoritairement recours à cette pratique. A côté du chômage, il y a le sous-emploi. Les universités déversent des milliers de diplômés sur le marché chaque année, mais il n’y a pas autant d’emplois qui se créent. Ces jeunes s’occupent donc autrement, négativement malheureusement. Le paradoxe est que parfois des personnes qui ont un emploi y ont également recours. Celles-là estiment que leurs salaires ne sont pas consistants et qu’il faut les arrondir en spoliant leurs semblables. Hormis cela, il y a que certaines personnes aident, encouragent les cyberarnaqueurs et profitent des bénéfices que procure la cyberarnaque. La dénonciation de ces délinquants n’est donc plus systématique, et on note de plus en plus une sorte de tolérance et de laxisme. D’autres personnes justifient également le phénomène par des considérations historiques en faisant le parallèle avec l’esclavage et la colonisation par lesquels l’Afrique a été considérablement pillée. Il s’agit donc pour ces gens d’une aubaine pour rendre aux Occidentaux la monnaie de leur pièce. Tout bien considéré, le déclin de l’éducation, la perte ou l’ignorance des valeurs et principes de vie devant la quête de l’argent facile, l’immatérialité du cyberespace, l’adaptation constante des cyberarnaqueurs aux mécanismes de lutte sont autant de facteurs qui favorisent le fléau. Que pensez-vous de la lutte que mène le gouvernement contre ce phénomène au Bénin ? C’est un travail louable qui se fait actuellement au Bénin avec les différentes structures, institutions et juridiction installées dans le cadre de cette lutte à savoir l’Office central de répression de la cybercriminalité (Ocrc) en étroite collaboration avec l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) et la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) et bien d’autres. Mais tous ces jeunes cyberarnaqueurs savent qu’il y a des structures qui luttent contre le phénomène ; ils ne capitulent pas pour autant. La lutte devra donc être corsée et devenir une affaire de tous. Chacun jouera sa partition pour que le cyberespace soit davantage sécurisé. En quoi ce livre peut accompagner le combat du gouvernement contre ce phénomène ? Cet essai se veut un outil de sensibilisation et de conscientisation en vue d’une éradication durable du fléau. Je crois fermement qu’il apportera sa touche au renforcement de la lutte et à l’endiguement de cet égarement de la jeunesse. C’est un ouvrage qui contribuera à une lutte corsée contre le phénomène au Bénin. Face à l’ampleur du fléau, quels sont vos conseils pour enrayer ce phénomène au Bénin ? L’éducation des parents est la chose la plus importante. Il faut éduquer les enfants afin qu’ils sachent que seul le travail dur, sincère, sérieux et soutenu procure la satisfaction matérielle et libère l’homme. Il faut ensuite sensibiliser davantage les uns et les autres, car tout le monde peut être victime de cyberarnaque. La dénonciation systématique des cyberarnaqueurs par les populations, leur incarcération, leur dépossession des ressources générées par l’infraction et le suivi en vue de leur réinsertion sociale sont autant de pistes à explorer si on tient à juguler ce mal. Que dire pour conclure ? Il faut que ce dévoiement qui paraît incoercible ne le soit pas. Il faut qu’on arrive à arrêter la saignée. Nous avons la ferme conviction que des efforts supplémentaires seront faits afin que ces jeunes ouest-africains rebroussent chemin pour devenir de vrais créateurs de richesses pour leurs pays. C’est un sentiment d’espoir qui m’anime donc quant à l’éradication de ce phénomène au Bénin et dans la sous-région? Société 12 juil. 2022


1015 - 2203