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Dr Zacharie Sohou sur la préservation des océans : « Il faut conscientiser les jeunes »
Les océans représentent un enjeu essentiel à l’échelle planétaire. Dr Zacharie Sohou, directeur de l'Institut de recherches halieutiques et océanologiques du Bénin, rappelle les fonctions de ces vastes étendues d’eau et l’importance de les préserver.

Qu’est-ce que cela représente pour un pays d’avoir l’océan à ses pieds, comme c’est le cas du Bénin ?

Zacharie Sohou : C’est une chance inouïe pour notre pays parce que l’océan est l’avenir de notre planète de par les richesses et les services écosystémiques qu’il nous procure. Couvrant plus de 70 % de la surface du globe, l’océan mondial est un écosystème complexe qui fournit des services essentiels au maintien de la vie sur la Terre. C’est un secret de polichinelle qu’une grande partie de notre économie provient du secteur portuaire. 90 % des marchandises du commerce international circulent par voie maritime et des volumes impressionnants de marchandises transitent par l’océan Atlantique pour atterrir au port de Cotonou. Le Bénin joue un rôle très important au profit des pays de l’hinterland de ce point de vue.
Vous devez savoir aussi que plus de 90 % des ressources halieutiques proviennent de la mer et que l’océan est un régulateur du climat. Chaque être humain dépend de la mer, même s’il vit loin à l’intérieur des terres. L’océan joue un rôle dans l’équilibre social, économique et environnemental de tous les pays du monde. Grâce à la présence des végétaux marins, l’océan libère plus d’oxygène dans l’atmosphère que toutes les forêts du monde. Plus de 50 % de l’oxygène que nous respirons sur terre provient de l’océan.
Les océans régulent l’équilibre climatique de la Terre, ils absorbent la chaleur et la restituent sur toute la planète grâce aux courants et à leur interaction avec l’atmosphère. Ils absorbent également les gaz et de grandes quantités de Co2. Ce qui veut dire que les océans nous débarrassent des impuretés de l’air.

Le rôle de l’océan pour l’humanité est donc évident. Mais faut-il s’inquiéter des impacts des agissements humains sur la mer ?

On doit se préoccuper de la santé des océans. On n’a pas fini d’explorer ces immenses étendues d’eau. Il y a de grands fonds marins qui ne sont pas encore explorés pour apprécier l’immense potentialité de l’océan. Il est vrai qu’on sait de par les études, les potentialités par exemple en termes de ressources halieutiques dont nous tirons profit, mais il y a de nombreuses espèces à découvrir.
Malheureusement, du fait de la surpêche, nous sommes en train d’appauvrir la zone côtière. Il faut donc pousser les recherches plus loin pour pouvoir suppléer au manque de protéines animales dont les poissons. Il est à souligner que les conséquences des pressions anthropiques sont énormes sur les océans. A cause des déchets surtout plastiques que nous rejetons dans l’océan, nous pouvons manquer de ressources. Quand les sachets rentrent dans l’eau, ils se présentent sous forme de méduses que les tortues consomment.
Cela va conduire à l’extinction de la population des tortues.
De même, si les poissons pondent dans des sachets, il n’y aura pas l'éclosion. Ça veut dire qu’il faut qu’on débarrasse les océans des déchets plastiques et les préserver.

Au-delà des efforts de recherche pour tirer la sonnette d’alarme, que faut-il faire d’autre?

 
Il faut conscientiser les jeunes. Et c’est ce que l'Institut de recherches halieutiques et océanologiques du Bénin a commencé à faire. Nous faisons des descentes dans les écoles pour sensibiliser à l’importance de l’océan. Aujourd’hui, les constats montrent que les adultes ont du mal à s’approprier les comportements écocitoyens. Il faut alors cibler la jeune génération, en intégrant ces questions dans les curricula pour avoir des résultats probants.
C’est ce qui se fait actuellement au lycée Coulibaly de Cotonou où nous mettons les apprenants au cœur de la science des océans. Nous nous sommes déjà rendus plusieurs fois sur les plages avec ces élèves pour collecter des déchets plastiques et procéder à des analyses. Ils ont pu se rendre compte de l’effet des déchets sur les ressources aquatiques. Nous sommes aussi allés vers les écoles primaires où le résultat est encore plus captivant.
Ces enfants sont en mesure de conscientiser leurs parents en les forçant à changer les habitudes vis-à-vis de la nature, à partir des messages de sensibilisation. On a compris que c’était important de cibler les enfants. Le collège d’enseignement général d’Avlo, à Grand-Popo, par exemple fait face à l’océan, mais on s’est rendu compte que les apprenants ignorent beaucoup de choses de l’océan. Imaginez alors le besoin dans les écoles qui ne sont pas dans la zone côtière. Le défi est donc de sensibiliser les écoliers et les élèves, avoir leur adhésion pour préserver l’océan de demain.
C’est un travail à faire tous les jours, en plus de plaider pour que cela soit inséré dans les curricula de formation.
Environnement 09 juin 2022


Conseil des droits de l’homme : Ouverture prochaine de la 50e session
Le Conseil des droits de l'homme tiendra sa 50e session du 13 juin au 8 juillet au Palais des Nations, à Genève. Présidée par l’ambassadeur d’Argentine, les Etats membres feront le point de la situation dans de nombreux pays. Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) La session d’été du Conseil des droits de l’homme s’ouvrira le lundi 13 juin, sous la présidence du représentant permanent de l’Argentine auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Federico Villegas. Durant quatre semaines, les 47 Etats membres du Conseil examineront plus de 40 rapports présentés par des experts des droits de l'homme et d’autres organes d’enquête concernant de nombreux thèmes et intéressant la situation des droits de l'homme dans 17 pays. Au total, le Conseil tiendra 27 débats interactifs avec des titulaires de mandats des Procédures spéciales. Au premier jour de la session, la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, présentera son rapport annuel, y compris son rapport sur le rôle central de l’État dans la lutte contre les pandémies et autres urgences sanitaires, et les conséquences socioéconomiques qui en résultent pour la promotion du développement durable et la réalisation de tous les droits de l’homme. Le 15 juin, le Conseil doit tenir un événement de haut-niveau pour marquer sa 50e session ordinaire. Cet événement sera l’occasion pour les différentes parties prenantes de réfléchir aux progrès accomplis et aux leçons apprises depuis la tenue de la première session en juin 2016. Le président de l’Assemblée générale des Nations unies et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, participeront virtuellement à cet événement. Le président de la 60e session de l’Assemblée générale et ancien vice-secrétaire général des Nations unies, le Suédois Jan Eliasson, ainsi que la présidente de l’Association des grands-mères de la place de mai, Estela Carlotto (Argentine), interviendront également. Le Conseil sera saisi de plusieurs rapports ou comptes rendus oraux de la Haut-Commissaire et du Secrétaire général des Nations Unies concernant l’Afghanistan (15 juin), le Nicaragua et l’Iran (16 juin) ainsi que, conformément à la résolution adoptée à la 34e session extraordinaire du Conseil, la situation à Marioupol en Ukraine (16 juin). Un dialogue renforcé aura lieu autour d’un rapport de la haut-commissaire sur le Soudan le 15 juin. Le Conseil dialoguera avec les rapporteurs spéciaux sur la situation des droits de l’homme en Érythrée (13 juin), au Bélarus (28 juin). Le 29 juin, le Conseil examinera la situation au Burundi, la haut-commissaire présentera un rapport sur le Venezuela et le rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme au Myanmar effectuera une mise à jour. La Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme présentera son rapport au Conseil le 5 juillet. Le Conseil dialoguera avec la Commission d’enquête internationale indépendante sur le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël (13 juin). Un échange interactif aura aussi lieu avec la Commission d’enquête internationale indépendante sur la République arabe syrienne (29 juin). Une réunion-débat consacrée aux violations des droits de l’homme à l’encontre des Rohingya et d’autres minorités au Myanmar se tiendra le 15 juin. La commission d’experts chargée par le Conseil, en décembre 2021, d’enquêter sur les violations des droits de l’homme commises par toutes les parties au conflit en Éthiopie depuis novembre 2020, présentera un compte rendu oral le 30 juin. Le Conseil tiendra le 4 juillet sa réunion-débat annuelle sur l’assistance technique et le renforcement des capacités. Dans le cadre de ce point de l’ordre du jour, Michelle Bachelet présentera les conclusions du rapport périodique du Haut-Commissariat sur la situation des droits de l’homme en Ukraine (5 juillet). Le même jour, sera examiné un rapport du Secrétaire général sur la situation relative aux droits humains dans la République autonome de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine) temporairement occupées. Le Conseil dialoguera ensuite avec l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine et la mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la Libye, avant d’entendre un compte rendu oral de la haut-commissaire sur la Géorgie (6 juillet). Débats et discussions Tout au long de la session, le Conseil tiendra d’autres réunions-débats et discussions de haut niveau consacrées à la gestion de l’hygiène menstruelle, aux droits de l’homme et à l’égalité des sexes (21 juin) ; au rôle de la bonne gouvernance dans la protection des droits de l’homme pendant et après la pandémie de Covid-19 (22 juin) ; et à l’impact de la désinformation sur les droits de l’homme (28 juin). Le Conseil tiendra, le 27 juin, sa journée annuelle de débat consacrée aux droits humains des femmes. Le Conseil examinera aussi des rapports préparés à sa demande par des experts. Un dialogue sera entamé avec le groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles (16 juin), de même qu’avec le groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales (21 juin). Le Forum sur les entreprises et les droits de l’homme présentera son rapport le 30 juin. Un document du rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le contexte des changements climatiques (23 juin) sera présenté et une réunion-débat sera consacrée aux effets néfastes des changements climatiques sur l’exercice plein et effectif des droits de l’homme par les personnes vulnérables (28 juin). Dans le cadre de l’Examen périodique universel (Epu), le Conseil examinera, du 30 juin au 4 juillet, les rapports issus des travaux menés par son Groupe de travail chargé de l’Epu portant sur treize pays : Myanmar, Togo, République arabe syrienne, Islande, Venezuela, Zimbabwe, Lituanie, Ouganda, Timor-Leste, République de Moldova, Soudan du Sud, Haïti et Soudan. Le Conseil adoptera les documents finaux issus de l’Epu de ces pays, dans lesquels figureront notamment des observations et recommandations visant l’amélioration concrète de la situation des droits de l'homme dans chacun de ces pays. Les deux derniers jours de sa session, les 7 et 8 juillet, le Conseil se prononcera sur les projets de décision et de résolution qui lui seront soumis sur les questions examinées pendant la session. Le président procédera en outre à la nomination de nouveaux titulaires de mandats et membres de mécanismes du Conseil des droits de l’homme. International 09 juin 2022


Compte rendu du Conseil des ministres: démarrage de l’opérationnalisation des classes culturelles
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 8 juin 2022, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives Au titre de ces mesures, le décret fixant la date de la célébration annuelle de la Journée de l’artisan béninois a été adopté ainsi que les décrets portant affectation de domaines au profit : - du ministère de l’Energie, pour la construction d’un poste de transformation électrique dans la zone industrielle de Sèmè-Podji ; puis - de la Bourse régionale des Valeurs mobilières, destiné à la construction de son siège à Cotonou. II- Communications II-1. Agrément au Code des Investissements. Le bénéficie des régimes privilégiés de ce code a été sollicité par deux sociétés qui ont soumis leurs requêtes relatives à des projets visant à fournir des produits dont la demande au plan local est assez élevée. Il s’agit de : - Sunda Benin Limited Sarl, pour l’installation et l’exploitation d’une unité industrielle de fabrication de protèges pour bébés ; - Fan Sen Sarl, en vue de la mise en place d’une unité de fabrication de contreplaqués. Leur installation contribue à renforcer le tissu industriel de notre pays et permet de créer de la valeur ajoutée à l’économie nationale, sans compter la main d’œuvre qu’elle va générer. Par ailleurs, le développement de leurs activités permettra, dans le premier cas, de mettre fin aux importations et, dans le second, de les réduire sensiblement. II-2. Approbation des contrats de partenariat public-privé pour la mise en affermage du service public de production, de transport et de distribution d’eau potable en milieu rural, et de l’exécution des travaux connexes. Le cahier de charges des opérateurs régionaux que sont les fermiers, fixe les conditions d’exploitation technique, administrative, commerciale et financière des systèmes d’approvisionnement en eau potable concernés. Ces fermiers assureront notamment : - l’exploitation des moyens de production, de transport et de distribution d’eau potable faisant partie du patrimoine de l’Etat et de l’autorité affermante ; - la gestion du service public de l’eau sur leurs périmètres respectifs ; - la réalisation des travaux d’entretien et de réparations de toute nature et de tous les biens affectés à l’exploitation du service public de l’eau potable dans esdits périmètres. Ils s’occuperont, par ailleurs, des travaux de renouvellement des biens affectés aux besoins de la cause, de la densification des réseaux de distribution ainsi que de la mise aux normes des ouvrages et équipements à eux confies par l’autorité contractante. Ces différents contrats ayant fait l’objet de validation par la Cellule d’appui au partenariat public-privé, le Conseil s’est prononcé en faveur de leur approbation. Le ministre de l’Eau et des Mines, en lien avec le ministre de l’Economie et des Finances, veillera au suivi rigoureux de leur mise en œuvre. II- 3. Démarrage de l’opérationnalisation des classes culturelles A la suite des études et actions qui ont été conduites dans le cadre de la réalisation de ce programme, le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre desdites classes dont la finalité est de favoriser la détection et la promotion des talents artistiques et culturels des apprenants de nos écoles. Au nombre des diligences déjà accomplies à cette fin, figurent la validation des curricula de formation, l’acquisition des matériels et équipements d’apprentissage, de même que le recrutement des 890 encadreurs culturels à déployer dans l’ensemble des 77 communes. Les ministres concernés prendront toutes dispositions nécessaires pour cette opérationnalisation dès la rentrée scolaire 2022-2023. II-4. Rapport de la commission chargée de faire des recommandations en vue de l’assainissement des enceintes des unités de la Police républicaine encombrées par les véhicules en fourrière. Les travaux de cette commission ont permis de recenser 26 196 véhicules et autres objets mobiliers qui jonchent les enceintes des unités de police. Ceux-ci se décomposent en : - 4313 véhicules dont 3745 à deux roues, 34 à trois roues et 534 à quatre roues ; - 6031 véhicules dont 5638 à deux roues, 15 à trois roues et 378 à quatre roues, objet de procédures judiciaires en cours ou déjà clôturées ; - 4581 véhicules dont 4398 à deux roues, 14 à trois roues et 169 à quatre roues faisant l’objet de vente aux enchères publiques entamée ; - 2393 véhicules dont 2288 à deux roues, 19 à trois roues et 86 à quatre roues qui ne font l’objet d’aucune procédure ; puis - 353 véhicules dont 344 à deux roues et 9 à quatre roues en fourrière. A tout cela s’ajoute un nombre non négligeable de véhicules hors d’usage et de biens meubles de toute nature appartenant à l’ex Gendarmerie nationale et à l’ex Police nationale. Des conclusions du rapport, il ressort qu’en vue de mettre un terme à l’encombrement des lieux de travail de la Police républicaine et de recouvrer les frais de fourrière ou des amendes, il faille procéder, par voie de justice, à la vente desdits véhicules. Le Conseil s’est prononcé en faveur de la mise en œuvre de cette recommandation et a instruit les ministres concernés à cette fin. III. Rencontres et manifestations internationales. Ont été autorisées sous cette rubrique : - l’organisation au Bénin, du 22 au 25 juin 2022, du 6e Colloque Afrique-Europe des huissiers de justice ; - la tenue à Cotonou de la 25e Conférence régionale africaine de l’Organisation internationale de Police criminelle (Oipc - Interpol), du 28 au 30 juin 2022 ; et - la participation de l’équipe nationale senior de football aux compétitions statutaires au titre des années 2022 et 2023. IV. Mesures individuelles Sur proposition du ministre d’Etat, ministre du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, monsieur Gérard Mènongbédji Kpatindé est nommé Directeur général de l’Evacuation et de l’Observatoire du Changement social. Fait à Cotonou, le 8 juin 2022, Le Secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro Actualités 09 juin 2022


Ouverture des classes culturelles: l’innovation majeure de la rentrée scolaire 2022-2023
  L’année scolaire 2022 – 2023 sera marquée par le démarrage effectif des classes culturelles. Les curricula sont validés, les encadreurs recrutés et les équipements pédagogiques acquis pour donner une chance d’éclosion aux talents culturels qui sommeillent en chaque apprenant. « Le Conseil a marqué son accord pour la mise en œuvre desdites classes dont la finalité est de favoriser la détection et la promotion des talents artistiques et culturels des apprenants des écoles ». Cette décision de la réunion hebdomadaire des ministres d’hier mercredi 8 juin ouvre une nouvelle ère pour l’école béninoise. Cette dernière ne sera plus un obstacle à la promotion des valeurs et talents culturels avec l’occupation totale des apprenants par les activités scolaires durant tous les jours de la semaine. Elle sera désormais le cadre de germination des talents des plus jeunes dans les domaines de la danse, du théâtre, la musique et les arts plastiques. En annonçant l’ouverture de ces classes, le gouvernement rassure avoir pris toutes les dispositions logistiques pour qu’elles soient opérationnelles dès la prochaine rentrée scolaire. Déjà, il existe des curricula de formation bien élaborés qui constitueront le socle des apprentissages. Les matières, les horaires et les modalités d’enseignement et d’évaluation sont déjà définis avec pour finalité d’atteindre le résultat escompté ; celui d’éclore chez les apprenants les talents cachés. Les curricula validés, le personnel d’encadrement ne fera pas défaut. Un effectif de 890 encadreurs culturels est déjà recruté. Il ne reste qu’à les déployer dans les 77 communes pour qu’ils entrent en fonction dès le mois de septembre prochain. De même, l’acquisition des matériels et équipements d’apprentissage est déjà une réalité. Ces outils seront mis à la disposition des enseignants et apprenants dans les jours à venir pour que cet objectif phare du gouvernement soit atteint. En réalité, cette action trouve son ancrage dans le point 5 de l’axe stratégique 4 du Programme d’action du gouvernement (Pag) intitulé «Accélération de la croissance économique ». Dans la vision du président Patrice Talon, la culture n’est pas seulement dédiée à la distraction mais elle porte une plus-value importante pour « révéler le Bénin » à travers ses valeurs, ses potentialités et son art. C’est un projet institué par le décret n°2018- 375 du 22 août 2018 et dont la mise en place s’inscrit dans le cadre d’une réelle politique de soutien aux vocations et talents, tel que souhaité par le Pag. Les établissements scolaires du second degré, publics ou privés, sont concernés par l’initiative au titre du programme scolaire. Ainsi, dans chaque commune, les classes culturelles regroupent, pour leur formation et selon leur choix, les élèves de ces établissements autour de la danse, du théâtre, de la musique et des arts plastiques. Mais cette liste n’est pas exhaustive. Selon les contextes et les spécificités culturelles des communes, les responsables d’établissements pourront ajouter d’autres disciplines. Ce faisant, le gouvernement vient de jouer avec rigueur et méthode sa partition pour le démarrage et la pérennisation des classes culturelles. Il revient aux encadreurs et autres acteurs impliqués de jouer la leur dès la rentrée scolaire prochaine pour faire davantage rayonner le Bénin culturel et touristique. Actualités 09 juin 2022


Commissariats de police: la vente des véhicules abandonnés adoptée
Le gouvernement a adopté, hier, le rapport de la commission chargée de faire des recommandations en vue de l’assainissement des enceintes des unités de Police républicaine encombrées par des véhicules en fourrière. Ces engins seront vendus sous l’égide de la justice. C’est pour mettre fin à l’insalubrité dans les cours et devantures des commissariats de police qu’en conseil des ministres, ce mercredi 08 juin, le gouvernement, après avoir fait le point de tous les véhicules qui s’y trouvent abandonnés, a pris la décision de les céder, en respectant les procédures légales en la matière. Pour cela, les services des acteurs de la justice seront sollicités conformément aux conclusions du rapport qui fait l’inventaire des véhicules concernés. En effet, le spectacle est commun à presque tous les commissariats de police. Des dizaines de véhicules et mobiliers saisis, accidentés et garés ou en fourrière jonchent les enceintes des unités de la Police républicaine, offrant un spectacle désolant. Au décompte, un total de 26 196 véhicules a été enregistré dans les cours des commissariats sur tout le territoire national. Sans compter les nombreux véhicules hors d’usage et bien meubles qui relèvent de la propriété des ex-police et gendarmerie nationales. Des amas de ferrailles dont la présence en ces endroits très fréquentés pose des problèmes majeurs. D’abord, c’est un véritable scandale environnemental que constitue la présence de ces ferrailles dans la cour des commissariats. Car, elles polluent ces lieux qui sont censés être des modèles en matière de propreté et protection de l’environnement. De plus, il se pose un problème de santé publique. Les agents de police, les personnes en garde à vue et autres usagers des commissariats sont exposés à des maladies qui se déclencheront à moyen ou à long terme. Selon des professionnels de la santé, l’exposition à des métaux ou composés métalliques est responsable de pathologies respiratoires aiguës ou chroniques. Pire, certains métaux lourds tels que le mercure ou le plomb sont responsables de certaines maladies neurologiques et cardio-vasculaires. Aussi, le maintien de ces ferrailles dans les enceintes des commissariats constitue un manque à gagner pour l’Etat qui, en définitive, ne reccouvre plus les frais de fourrière et les amendes. Avec ces réalisations qui se feront sous forme de vente aux enchères, le Trésor public pourra ainsi récupérer, tout au moins une partie de ses potentielles recettes. Dans le même temps, ce serait une opportunité pour certaines personnes d’acquérir des moyens de déplacement encore en état ou facilement réparables à des prix plus ou moins réduits. Surtout que la cession se fera en toute transparence grâce à la présence des huissiers, commissaires-priseurs et autres. De toutes les manières, il s’imposait de prendre une décision pour mettre fin à cette situation désagréable pour tous. Et en prenant cette décision au terme d’un processus méthodique, le gouvernement donne toutes les chances de réussite à cette opération de grande envergure. Actualités 09 juin 2022


Parlement: deux nouvelles lois adoptées sur la Cour suprême
  Les députés à l’Assemblée nationale ont adopté deux nouveaux textes sur la Cour suprême pour fouetter la modernisation de cette institution, la plus haute juridiction de l’Etat en matière administrative et judiciaire. Le premier est intitulé : loi portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême et le second concerne le statut des magistrats de la Cour suprême. Le Parlement remédie à la situation liée au statut incertain des magistrats de la Cour suprême. En effet, l’article 134 alinéa 2 de la Constitution béninoise dispose : « La loi détermine le statut des magistrats de la Cour suprême ». En dépit de cette disposition, cette loi n’a jamais été adoptée jusqu’ici. Ce vide qui ne dit pas son nom est dorénavant comblé par les députés à l’Assemblée nationale. Ces derniers ont adopté, lors de leur séance plénière du mardi 7 juin dernier, la loi n°2022-011 portant statut des magistrats de la Cour suprême dont le projet leur a été transmis par le gouvernement par décret n°2022-232 du 06 avril 2022. Le texte voté définit d’abord la qualité du magistrat à la Cour suprême, étant donné que la réunion d’un certain nombre de critères qualitatifs est un préalable pour accéder à la haute juridiction. Ensuite, l’accès à la Cour suprême et la mobilité à l’intérieur des chambres et du parquet sont subordonnés aux critères de compétence et de probité. Lorsqu’il y a lieu à nomination de magistrats à la Cour suprême, le président de la Cour saisit le Conseil supérieur de la magistrature des besoins, qui prend une décision d’ouverture de postes. Conformément à la décision d’ouverture de postes, le président de la Cour suprême lance un appel à candidatures à l’attention des personnes remplissant les conditions légales pour être nommées à la Cour. Ainsi, ces aspirants, magistrats et juristes de haut niveau, aux fonctions de conseiller, c’est-à-dire de juge à la Cour suprême seront désormais soumis à une évaluation d’aptitude. La sélection de leurs dossiers et les épreuves orales et écrites de l’évaluation seront organisées par une commission présidée par le président de la Cour suprême, précise l’article 7 de la loi. Les plus méritants sont inscrits sur une liste d’aptitude. Les autorités compétentes y puiseront ceux à soumettre à l’avis du Conseil supérieur de la magistrature en vue de leur nomination à la Cour suprême. N’officie pas à la Cour suprême qui veut Par ailleurs, le texte revoit les rémunérations et avantages des magistrats de la Cour suprême en fonction et à la retraite afin de leur assurer l’indépendance financière nécessaire à leur office et à la dignité y relative. De même, il organise le régime disciplinaire auquel ils sont soumis. Aussi, l’âge d’admission à la retraite des magistrats de la Cour suprême a été porté à 63 ans afin que l’expérience capitalisée par eux soit mise au service de la justice. Le président de la Cour suprême est nommé pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, par le président de la République après avis du président de l’Assemblée nationale, parmi les magistrats et juristes de haut niveau, ayant quinze ans au moins d’expérience professionnelle, par décret pris en Conseil des ministres. Le président de la Cour suprême est inamovible pendant la durée de son mandat. Quant à la loi n°2022-010 portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême, les principaux changements qu’apporte le texte portent notamment sur la réduction à deux du nombre de chambres que compte désormais la haute juridiction avec à la clé, un Parquet général et un Greffe général. Actualités 09 juin 2022


Audiences au palais de la Marina: Soglo, Vlavonou et les anciens présidents de l’Assemblée nationale aussi
  A peine la séance avec les ambassadeurs terminée, le président de la République a ouvert ses bureaux à un groupe de personnalités politiques. Il s’agit de Bruno Amoussou, Kolawolé Idji et Mathurin Nago, anciens présidents de l’Assemblée nationale et de Louis Vlavonou, l’actuel président du parlement. Tous habillés en tenue locale, dans une ambiance bon enfant, ont échangé avec le président Patrice Talon. A leur suite, le chef de l’Etat a reçu en audience l’ancien président de la République Nicéphore Dieudonné Soglo. Comme s’il s’était passé le dress code, lui-même, vêtu d’un boubou blanc, est allé au palais de la Marina pour discuter avec le chef de l’Etat pendant près d’une heure d’horloge. Si rien n’a filtré de ces deux audiences, on peut bien se douter que la situation économique internationale marquée par la cherté de la vie, dont le Bénin n’est pas épargné occuperait une bonne place dans les discussions. Surtout que le gouvernement revient d’une tournée au cours de laquelle il a expliqué aux populations les tenants et les aboutissants de la crise ainsi que les mesures qu’il a prises pour amoindrir leurs difficultés. Ce serait une belle opportunité pour les hôtes de Patrice Talon de lui exposer à leur tour leurs suggestions au regard de leurs expériences professionnelles et politiques. Aussi, à la veille des élections législatives, il serait surprenant que des hommes politiques d’un si haut niveau n’abordent pas ce sujet. Ce qui est constant, c’est qu’à son niveau, le gouvernement a joué sa partition jusque-là. Le corps électoral est déjà convoqué. Le cadre institutionnel est déjà en place et déroule avec célérité son agenda. Il incombe aux acteurs politiques de tous bords de jouer leur rôle pour que le scrutin se déroule normalement.   Actualités 09 juin 2022


Etats Africains Atlantiques: première réunion ministérielle ce mercredi à Rabat
  Ce mercredi 8 juin, s’ouvre à Rabat la première réunion ministérielle des Etats Africains Atlantiques. Y prendront part 21 pays de la façade atlantique, dont une quinzaine représentés au niveau ministériel. Concevoir une vision africaine commune sur cet espace vital, y promouvoir une identité atlantique africaine et défendre d’une seule voix les intérêts stratégiques du continent. Tel est le menu de cette réunion ministérielle des Etats Africains Atlantiques, selon le ministère marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger. Elle fait suite à la réunion de préparation des hauts fonctionnaires tenue ce mardi 7 juin. Et ce, autour des articulations suivantes : "Dialogue politique, de sécurité et de sûreté", "Economie bleue et connectivité" et "Environnement et énergie". Une initiative marocaine, qui démontre l’attachement du Royaume à l’optimisation de la valeur stratégique de l’Atlantique, et son souhait de voir l’ensemble des pays riverains se rassembler de part et d’autre de l’Atlantique autour de principes communs et d’intérêts convergents. International 08 juin 2022


Plantes autochtones du Bénin : l’iroko, l’arbre fétiche mal aimé
L’iroko ou le Milicia excelsa fait partie des espèces autochtones qui retiennent l’attention, à la 38e édition de la journée nationale de l’Arbre. C’est un arbre sacré, mais qui a besoin encore plus de protection.
« Adieu l’Iroko ? » Ce n’est pas le moment de chanter le requiem de l’arbre fétiche. Mais, ce n’est non plus le moment de baisser les bras puisqu’il s’agit d’un « taxon en danger ». En réalité, avec le système de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn), chaque espèce ou sous-espèce peut être classée dans l’une des neuf catégories.
La classification dans l’une des catégories d’espèces menacées (En danger critique, En danger, Vulnérable) s’effectue par le biais de critères basés sur des facteurs associés au risque d’extinction. C’est-à-dire la taille de population, le taux de déclin, l’aire de répartition géographique, le degré de peuplement et de fragmentation de la répartition. « Lorsqu’on observe l’iroko dans son aire de répartition, chez nous au Bénin, on le classe comme espèce déjà en danger.
Elle a quitté le premier niveau de menace qui est Vulnérable pour le second », explique le colonel Simon Awokou, directeur du reboisement et de l’aménagement des forêts. Les espèces en danger sont celles dont la population est réduite de 70 à 50 %, ou ayant une zone d’occupation en dessous de 5000 km2 et la sous-population de l’espèce n’occupe pas plus de 500 km2 ou encore que la population soit estimée à moins de 250 individus matures.

Victime d’une mauvaise réputation 

Si l’iroko est en danger, c’est bien l’humain qui en est le responsable, lui qui déboise tout sur son passage. Pendant longtemps, voire jusqu’à maintenant, le Milicia excelsa est souvent considéré comme l’arbre qui abrite les mauvais esprits. « Les gros arbres en général, l’iroko en particulier, ont été taxés d’espèces abritant des sorciers. Dans la chasse aux sorciers, il fallait couper tous ces arbres. C’est ce qui a fait qu’une bonne partie des individus ont été abattus. Cela a drastiquement baissé la population de l’espèce», souligne-t-il.
Cependant, il n’y a pas que ces pesanteurs socioculturelles qui menacent l’espèce. La surexploitation des ressources forestières en est pour beaucoup. « Milicia excelsa fournit du bon bois d'œuvre très apprécié par les menuisiers enquêtés. Mais les madriers de l'iroko sont actuellement rares à cause de la rareté des individus à grand diamètre et de la coupe frauduleuse des sujets à faible diamètre (7,1 % de menuisiers seulement continuent de travailler le bois d'iroko) », faisait remarquer une étude sur les stratégies de gestion de l'iroko (Milicia Excelsa) dans l'aire culturelle Vodun au Bénin. « Il faut reconnaître que c’est une espèce de bois d’œuvre qui a été beaucoup utilisée avant que les gens ne découvrent les autres essences. La recherche du bois d’œuvre a été donc aussi une menace importante », ajoute le colonel Simon Awokou.

Bien aimé aussi ! 

L'iroko atteint une hauteur maximale de 50 m pour un diamètre de l'ordre de 2,5 m. L’écorce a une teinte allant du gris au brun foncé et présente des lenticelles jaunâtres. Le tronc cylindrique et généralement droit est dépourvu de branches sur une hauteur de 15 à 30 m. L’espèce n’a pas mauvaise réputation auprès de tout le monde. Elle est souvent utilisée dans la médecine traditionnelle. C’est aussi un arbre sacré, vénéré et protégé par le système traditionnel. Il est considéré comme la première espèce déifiée au Bénin, suivi du baobab. Le pourcentage d’adoration variait entre 29,2 % et 53,1 % selon les départements.
« On constate que dans nos villages, c’est au pied de l’iroko que beaucoup de cérémonies de sacrifices se font. On voit que la plupart de ces irokos sont recouverts d’un linge blanc, signe de leur sacralité», fait remarquer Simon Awokou. Beaucoup de scientifiques s’intéressent à son potentiel de séquestration de carbone. Il pourrait jouer un rôle primordial dans l’atténuation des effets du changement climatique. Il y a lieu de travailler pour sa conservation. L’une des pistes pourrait être de le ramener dans les domaines classés de l’État, pour en faire pourquoi pas des plantations.
Environnement 08 juin 2022


Violation des mesures contre la surenchère : Un dépôt de ciment fermé à Abomey-Calavi
La Direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atlantique-Littoral a procédé à la fermeture d’un dépôt de ciment pour surenchère, ce mardi 7 juin à Abomey-Calavi. ‘‘Magasin fermé par la directrice départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atlantique-Littoral’’. C’est désormais ce message de mise sous scellés qui accueille les usagers d’un dépôt de ciment à Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi, avec la mention ‘’A ne pas enlever’’. En termes d’infractions constatées par l’équipe conduite par la directrice Hermine Hodonou Savi, on retient que ce dépôt est épinglé pour défaut d’affichage de prix, non-délivrance de la facture normalisée, surenchère. La tonne de ciment y est vendue au prix de 80 000 F Cfa au lieu de 75 000 F Cfa fixé par le gouvernement. Au sortir du Conseil des ministres du mercredi 23 mars dernier, le gouvernement avait indiqué que les prix de sortie d’usine du ciment n’ayant fait l’objet d’aucune augmentation, ils seront maintenus à leur niveau actuel jusqu’au 30 juin 2022. Le Conseil a donc fixé le prix de cession au consommateur par département. Au niveau de l’Atlantique-Littoral, la tonne est fixée à 75 000 F Cfa, dans l’Ouémé-Plateau à 74 000 F Cfa. Dans le Mono-Couffo, la tonne est à 77 000 F Cfa contre 82 000 F Cfa dans le Borgou et la Donga. La tonne de ciment devrait être cédée dans le département de l’Alibori à 90 000 F Cfa, et à 85 000 F Cfa dans l’Atacora. « Les producteurs et les distributeurs opérant dans le domaine sont invités à s’y tenir », a recommandé le compte rendu du Conseil des ministres du 23 mars dernier. Il faut noter qu’après une descente sur le terrain, fin février 2022, les équipes de contrôle de la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atlantique-Littoral avaient déjà épinglé quelques commerçants pour surenchère sur le prix de la tonne de ciment, qui était progressivement passé de 75 000 à 82 000 F Cfa, voire plus. A en croire la directrice départementale de l’Industrie et du Commerce de l’Atlantique-Littoral, cette hausse vertigineuse observée sur le marché viole les dispositions des articles 47 et 48 de la loi 2016 portant organisation de la concurrence et désorganise le marché. Société 08 juin 2022


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