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Nouvelles

An 1 sous Talon 2/ Cadre de vie: de grands pas franchis pour l’amélioration
  L’aménagement du territoire, l’assainissement du cadre de vie ou la protection côtière, le Bénin améliore ses performances dans tous les compartiments de l’environnement. José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, l’a fait savoir, hier, sur l’émission « le Gouvernement en action » consacrée au bilan de l’an 1 sous Talon 2. La construction des logements sociaux, la mise en œuvre du programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou, la construction des marchés, le vote de lois en faveur de la protection de l’environnement. La liste n’est pas exhaustive, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. A l’heure du bilan de l’an 1 du second quinquennat de Patrice Talon dans son secteur, il assure que les fruits tiennent la promesse des fleurs avec la poursuite des chantiers en cours et le lancement de nouveaux projets. Dans le domaine des logements sociaux, il explique que les travaux se poursuivent. « C’est le programme emblématique du cadre de vie. Habiter chez soi pour le Béninois est fondamental. C’est la première fois que depuis 60 ans, on aborde de façon globale l’habitat dans son sens d’apport du foncier, du financement, des infrastructures, et de l’unité de logement réalisé selon les normes internationales », soutient le ministre Tonato. Les logements sociaux seront livrés à un taux de 3,5 % remboursable sur 17 ans sans apport initial et ceux économiques 6,5 %. Le projet de construction des marchés suit également son cours. « Nous avons dit zéro éléphant blanc. Donc, on se donne tous les moyens pour que, lorsqu’il y a des difficultés, on puisse trouver les solutions durables pour l’atteinte des objectifs. Le président Talon a bien vu le rôle que jouent les urbains dans la structuration du développement, et surtout dans l’économie de la ville », a-t-il indiqué. Par rapport aux marchés en cnstruction, il a montré qu’ils sont des équipements de rencontre, de commerce. Ce sont les points de régulation des échanges à l’intérieur du pays comme vis-à-vis de l’extérieur. Et sur les neuf marchés en construction à Cotonou, c’est plus de 7 000 places contre les 1 700 recensées avant le démarrage du projet. « Ça veut dire que nous avons vraiment anticipé sur le développement, sur un certain nombre d’infrastructures qui seront déplacées bientôt dans l’agglomération de Cotonou, tel que le marché Dantokpa », a clarifié le ministre Tonato. On retiendra aussi que la première phase de construction des 20 marchés coûte globalement 89 milliards F Cfa. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable assure aussi que l’assainissement se poursuit à travers le projet Asphaltage qui est un programme d’amélioration de la voirie et de l’assainissement à Cotonou et dans les principales villes du Bénin. Pour lui, au-delà de l’infrastructure, c’est un programme d’amélioration de la mobilité urbaine, de la circulation dans nos villes, et donc de dynamisation de l’économie. « Nous avons prévu de faire 195 km dans la phase A sur les 9 villes concernées. Mais nous avons fait pratiquement 205 km malgré les difficultés, notamment la pandémie du coronavirus... », a déclaré le ministre Tonato tout en rappelant le démarrage du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) d’un montant de 264 milliards de francs Cfa. Selon le ministre, Cotonou sera définitivement hors de l’eau d’ici 2026, et les inondations seront conjuguées au passé, après la gestion efficiente de la question relative à l’érosion côtière. « On se rend compte qu’en 5 ans, on a aménagé plus de voies que ces dernières années », a indiqué le patron du Cadre de vie. Actualités 02 juin 2022


Réforme de la décentralisation : Le gouvernement fixe les critères de catégorisation des communes
La réforme de la décentralisation poursuit son chemin. Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 1er juin, quatre décrets d’application de la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin ont été pris. Parmi ces actes règlementaires, il y en a deux qui procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire et ordinaire. Ils organisent aussi de façon exhaustive les critères de catégorisation des communes et prévoient une périodicité décennale pour leur évaluation en vue de l’actualisation. Parlant précisément des critères, les communes à statut particulier sont celles qui ont une population de plus de 200 000 habitants et ont pu mobiliser des ressources propres s’élevant à un milliard F Cfa. De leur côté, les communes à statut intermédiaire sont celles qui sont chef-lieu de département ou ont une population d’au moins 100 000 habitants et ont pu mobiliser durant les trois dernières années des ressources propres qui s’élèvent au moins à 500 millions F Cfa, ou encore ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Le reste des communes a le statut ordinaire jusqu’à la prochaine actualisation. Actualités 01 juin 2022


Lutte contre la menace terroriste en Afrique : Le Maroc préconise une approche globale et intégrée
Une approche globale et intégrée alliant actions sécuritaire, économique, sociale et cultuelle. Telle est la recette préconisée par la diplomatie marocaine pour venir à bout du terrorisme, qui connait des mutations en Afrique. L'écosystème du terrorisme évolue vers un ‘‘nexus affirme’’, selon Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger. Autrement dit, la menace terroriste en Afrique oscille désormais entre terrorisme, séparatisme et criminalité ; et se fait plus agressive, à coup d'apparition de nouveaux groupes qui s'adaptent aux ripostes nationales et régionales, pour mieux cibler le chaos et le profit, a souligné le chef de la diplomatie marocaine samedi dernier à Malabo à l’ouverture du Sommet extraordinaire de l’Union africaine (Ua) sur la lutte contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernements en Afrique. Pour rappel, les 85 Etats membres de la Coalition globale pour vaincre Daesh, réunis à Marrakech le 11 mai dernier, avaient acté ces mutations, que le Forum International de Dakar sur la paix et la sécurité tenu en 2016, sous la présidence de Macky Sall avait également anticipées. Terrorisme mutant Face à cette menace en mutation, a indiqué Nasser Bourita, « Notre force collective n'a jamais été autant fonction de nos vulnérabilités individuelles», décrypte-t-il, soulignant la pertinence de la thématique qui a réuni l’Afrique à Malabo le week-end dernier, au regard du contexte actuel, et portant sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels des gouvernements. "Pertinente au regard de la conjoncture haute en défis que traverse l'Afrique, marquée par une succession, voire une concomitance, de crises, sécuritaires en l'occurrence, qui ne laissent aucun répit’’, explique-t-il. Pertinente aussi, en ce que cette thématique traduit un regard lucide porté sur l'évolution du phénomène terroriste en Afrique; et en particulier cette faculté qu'il acquiert de prendre les couleurs de tous les maux dont il se nourrit: instabilité, insécurité, précarité et séparatisme, relève-t-il. Le ministre Bourita a, dans ce sens, souligné que les indicateurs de sécurité du continent passent au rouge, les uns après les autres, ajoutant que ceci signe le bilan opérationnel "mitigé" du "Plan d'Action de l'Ua sur la prévention et la lutte contre le terrorisme adopté en 2002. Mais, poursuit-il, s'il n'a pas permis de structurer une riposte efficace à l'échelle continentale, ce plan d'action aura eu le mérite d'exister, et de plaider pour le renforcement d'un cadre juridique qui peut être bien utile à l'avenir. Ainsi, il a appelé à ne négliger aucun espace politique ou opérationnel, aucune source de tension nationale ou régionale; et, surtout, ne laisser aucun pays sur le bas-côté. Dans ce cadre, Nasser Bourita a regretté la décision du Mali de se retirer du G5-Sahel qui est "une bien mauvaise nouvelle à méditer", dit-il, formluant le souhait que ce pays frère, dont l'engagement contre le terrorisme est déterminant, puisse reprendre rapidement sa place dans la riposte collective. Celle-ci, insiste-t-il, ne peut se concevoir que dans une approche globale et intégrée alliant actions sécuritaire, économique, sociale et cultuelle. Le Maroc, dans la lutte contre le terrorisme dont est caution la paix et le développement, ne marchande pas son leadership, à chaque fois affirmé. International 01 juin 2022


Dah Allokpè A. Dagbégnon, prêtre du fâ à Zakpota : « Il faut abandonner la pratique du lévirat »
Après le décès du conjoint, la famille attribue un des frères du défunt à son ou à ses épouses. Il s’agit du lévirat qui est une forme de mariage «forcé» pratiquée dans certaines localités du Bénin. Perçu par certains comme une pratique pour sauvegarder les intérêts du défunt, d’autres au contraire le dénoncent et le combattent parce que dégradant pour la veuve qui devrait être libre de disposer de sa vie après le décès du conjoint. Le notable et chef traditionnel Dah Allokpè Adahli Dagbégnon déconseille la pratique parce que les temps ont changé. La Nation : Dah Allokpè Adahli Dagbégnon, qu’est-ce que le lévirat? Dah A. Dagbégnon: Le lévirat qui est l’une des conséquences du veuvage est une institution de notre tradition, particulièrement en milieu fon. La femme qui perd son mari passe entre six mois et un an à faire le deuil. Et c’est déjà au cours des premières semaines qu’on lui attribue un frère ou un cousin du défunt qu’elle devra prendre comme époux. Aujourd’hui, dans certaines familles, ça se pratique encore. Que pensez-vous de cette pratique ? C’est une pratique qui, avec l’évolution du monde aujourd’hui, ne devrait plus être d’actualité. Car, selon moi et j’assume ce que je dis, ce sont là les aspects les plus négatifs des traditions en milieu Fon. En principe, lorsque notre père, grand-frère ou petit-frère décède et laisse sa femme, on devrait plutôt penser à comment faire pour prendre en charge ses enfants et surtout les aider à finir l’école ou l’apprentissage. Mais, curieusement, ce n’est pas du tout ce qui préoccupe les gens. Ils ne pensent qu’à récupérer son ou ses épouses un peu comme s’ils étaient déjà à l’affût, en attendant cette situation. Et pendant ou juste après les funérailles, ils commencent par parcourir les notables et sages de la famille pour négocier dans l’ombre ‘’le partage’’ des veuves. Ce sont des pratiques qui ne valorisent pas la femme et qui créent des conflits inutiles dans nos familles. Pourquoi ces usages avaient-ils donc été instaurés dans l’ancien temps ? Il faut reconnaitre que, dans l’ancien temps, le nombre de femmes était restreint et elle était considérée comme un trésor que la belle famille devait, coûte que coûte, garder, contrôler au risque de la perdre ou se la faire ravir par une autre famille envieuse et concurrente. Il n’y avait pas assez de femmes pour tout le monde. Aussi, ne parvenait à prendre une femme qui veut mais qui peut. La femme était une affaire de gros moyens, donc un enjeu de grande portée. La pré-dot, la dot et autres cérémonies de mariage n’étaient pas à la portée de tout le monde. Ce qui justifiait toutes ces dispositions que nos parents avaient mises en place pour sauvegarder ce que la famille a obtenu au bout de beaucoup de sacrifices. Au fait, la dot n’était pas qu’à la charge du prétendant mais aussi de la famille qui y contribue considérablement. Ainsi, la femme épousée appartient aussi à la famille qui veille sur elle en quelque sorte. Vous comprenez pourquoi à la mort du mari, la famille veuille tout faire pour la garder dans ses liens. Mais ça, c’est bien l’ancien temps. Quels peuvent être les avantages du lévirat pour les familles ? En son temps, peut-être qu’il y avait des avantages, mais aujourd’hui, je crois qu’il faut mettre fin à cela parce que les contextes ne sont plus les mêmes, les temps ont changé. Je ne vois aucun avantage si ce ne sont des problèmes. Fort heureusement aujourd’hui, les lois sont prises pour désormais sanctionner ces pratiques. D’ailleurs, il faut aussi reconnaitre que les choses n’étaient pas aussi faciles en ce temps-là. Ce sont des luttes qui s’observaient au sein des familles pour s’arracher la ou les veuves. Parfois, c’est entre les frères et les fils du défunt que les conflits éclatent. Des conflits aux conséquences souvent dramatiques. Qui doit jouir de telle ou telle autre veuve? Et ça déchirait les familles avec des gens qui s’entretuaient dans ce combat inutile. Face à tout ceci, moi, je pense que le lévirat n’est pas une bonne pratique à perpétuer de nos jours. Je dis et j’insiste qu’il faut se départir de ces tares de notre tradition qui arrièrent les femmes et divisent nos familles. Même au sein de ma communauté, nous sensibilisons au cours de nos cérémonies pour que nous nous débarrassions de cette pratique du lévirat et même du veuvage qui sont d’un autre âge. En ce qui me concerne, quand je suis sollicité pour intervenir en faveur de quelqu’un pour cette pratique, je dis non. Et pour les confondre, je leur demande s’ils s’attendaient au décès de l’époux ou s’ils courtisaient la femme avant le décès de son conjoint. Ce n’est pas normal que, sans savoir même de quelle maladie l’autre est mort, vous cherchiez à prendre sa femme. C’est un risque énorme. Aujourd’hui, la femme est libre dans ses choix et mérite respect. D’ailleurs, elle a déjà assez souffert ainsi. Il nous faut abandonner cette pratique et je ne suis pas sûr que nos filles d’aujourd’hui l’accepteraient. Société 01 juin 2022


Championnat national de cyclisme : La randonnée prévue pour le week-end prochain
Activité statutaire de la Fédération béninoise de Cyclisme (Fbc) au titre de l’année 2022, le championnat national de cyclisme est prévu pour les 4 et 5 juin prochains à Covè. Sont attendus à cette compétition, les coureurs de tous les clubs affiliés à la Fédération béninoise de Cyclisme. De source proche du comité exécutif de la Fbc dirigé par Romuald Hazoumè, les trois courses seront lancées dans la commune de Covè. Après avoir mis en avant l’axe « Natitingou-Boukombé-Korontière » lors du tour cycliste international du Bénin, le mois dernier, la Fbc se prépare à faire découvrir les nouvelles routes construites par le gouvernement dans la région Agonlin au monde entier. Ainsi, les élites vont courir une distance de 113 km suivant l’itinéraire Covè-Panouignan-Covè. A l’opposé, les dames et juniors vont courir une distance de 62 km sur la route Covè-Banamè- Zangnanado. En plus de ces randonnées, il y a aura la course contre la montre sur une distance de 32 km pour les élites. Faut-il le signaler, la Fédération béninoise de Cyclisme organise ce championnat selon les exigences de l’Union Cycliste internationale, instance mondiale de gestion du vélo, un mois après le tour cycliste international du Bénin. Sports 01 juin 2022


19e journée de la Super Ligue Pro de Football : Loto-Popo Fc poursuit son ascension
Victorieux du leader provisoire lors de la journée précédente, Loto-Popo Fc a enchaîné avec une deuxième victoire consécutive, le week-end dernier, en se débarrassant de Béké Fc lors de la 19e journée de la Super Ligue Pro de Football à Grand-Popo. Il poursuit ainsi son ascension avant son déplacement ce mercredi à Pobè où il est attendu par la Jeunesse sportive de la localité. Dans le dernier virage de la Super Ligue Pro de Football du Bénin, Loto-Popo Fc affiche une farouche détermination à conserver sa couronne. Avec assurance, il a enchaîné avec un deuxième succès d’affilée après son hold-up chez le leader provisoire, Coton Fc à Ouidah. Déterminés à battre Béké Fc afin de poursuivre sur la même lancée, les Loto-boys ouvrent le score à la 3e minute par le biais de Gaston Houngbédji. Sur une passe de Kader Touré, ce dernier frappe de l’extérieur du pied et surprend Bentto, le gardien des visiteurs. Cueillis à froid, les joueurs du club de Bèmbèrèkè se réorganisent et résistent à la domination des hommes de la Maison de la Chance. Ils vont même s’offrir des occasions grâce à Abdel Bouraïma qui va tester Nourou-Dine Gakou, gardien de Loto-Popo Fc à la 35e minute. Mais, les Loto-boys vont conserver leur avance jusqu’à la mi-temps. A la reprise, les locaux vont poursuivre leur domination en multipliant les assauts offensifs. C’est alors que Faïsal Bashir va sortir le grand jeu. Retrouvant toute l’efficacité qu’on lui connaît, il va signer le second but de la partie à la 53e minute. Sur une passe de Mouhoussine Boukari, il se défait de la défense des visiteurs en marquant un but somptueux. A 2-0, Loto-Popo gère la rencontre sans pression et remporte les trois points à domicile. Avec ce succès, le club champion en titre occupe la 4e place au classement provisoire avec 35 points + 10 avant son déplacement à Pobè, ce mercredi 1er juin pour y défier la Jeunesse Sportive de la localité dans le cadre de la 20e journée de la compétition. Programme de la 20e journée Mercredi 01/06/2022 à 16 h Djeffa # Dynamo d’Abomey à Porto-Novo Panthères # Adjidja à Djougou Ayema # Espoir à Pobè As Cotonou # Cavaliers à Cotonou II Coton # Buffles à Ouidah Dadjè # Asvo à Aplahoué Js Pobè # Loto à Pobè (Jpg) Jeudi 02/06/2022 Éternel # Béké à Cotonou II Sports 01 juin 2022


Remise de certificats, agréments et autorisations de mise en marché : Booster la commercialisation des dérivés d’ananas du Bénin
Des entreprises spécialisées dans la transformation d’ananas ont reçu, ce mardi 31 mai à Cotonou, des certificats Haccp, des agréments Uemoa et Cedeao et des autorisations de mise en marché de leurs produits. L’obtention de ces attestations visant à faciliter leur accès aux marchés régional et international, est favorisée par l’Ong Partners for Development à travers le projet Pinex. Six entreprises de transformation d’ananas du Bénin sont désormais certifiées Haccp (Hazard analysis critical control point ou Analyse des risques et points critiques pour leur maîtrise), attestant de la mise en place d’un système de sécurité alimentaire en leur sein. Treize autres ont obtenu les agréments Uemoa et Cedeao qui leur confèrent des avantages tarifaires au niveau des cordons douaniers. Deux autres ont reçu l’Autorisation de mise en marché (Amm) de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa), leur permettant de prouver à leurs clients à l’extérieur que les jus et dérivés d’ananas sont entièrement fabriqués au Bénin et d’obtenir le certificat d’origine délivré par les Services publics dans le cadre de l’exportation des produits. La remise des différentes attestations a eu lieu ce mardi à Cotonou. Elle est l’aboutissement d’un long processus appuyé par le Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex) mis en œuvre depuis octobre 2016 par l’Ong américaine Partners for Development (Pfd). En effet, souvent confrontés au défaut de certification des produits face aux concurrents lors des prospections et foires commerciales, les transformateurs d’ananas du Bénin ont sollicité et obtenu l’accompagnement de ce projet financé par le département américain de l’Agriculture (Usda), souligne Cynthia Taha, représentante résidente de Pfd au Bénin. L’appui comprend le recrutement des cabinets internationaux pour la certification aux normes d’hygiène Haccp et des consultants nationaux pour l’obtention des agréments Uemoa et Cedeao, ajoute-t-elle. Au nombre de ceux-ci, il y a le Bureau Norme Audit (Bna), un organe de certification Haccp basé en Côte d’Ivoire. Compétitivité Tout en les félicitant pour les efforts consentis, Olga Assovie Kouassi, directrice générale du Bna, a exhorté les bénéficiaires à maintenir le cap et les autres entreprises à s’engager sur la voie de l’amélioration de la qualité, gage de succès et de conquête de nouveaux marchés pour leurs produits. « Les certificats, agréments et autorisations de mise en marché nous ouvrent grandement les portes du marché national, sous-régional et international, et particulièrement celui du Nigeria », se réjouit Cyrille G. Adjahouinou, porte-parole des récipiendaires. Au nom de ses pairs, le président de la Coopérative des entreprises de transformation de l’ananas exprime sa gratitude à Pfd pour sa sollicitude constante à leurs côtés, avant de plaider auprès des autorités pour la notification dans un bref délai des agréments délivrés aux autres Etats membres des organisations sous-régionales. Partners for Development n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Mme Taha assure que « D’autres dossiers seront constitués pour permettre au plus grand nombre d’entreprises de transformation d’obtenir les certificats, agréments et autorisations conformément au niveau d’évolution de chacune». Ces documents serviront aux entreprises pour convaincre leurs clients sur la qualité de leurs produits en plus de permettre à ceux-ci d’être plus compétitifs sur les marchés de la sous-région et au plan international, indique Abdoulaye Toko, directeur de cabinet du ministre en charge de l’Agriculture. A l’en croire, le gouvernement vise à atteindre à court terme une production de 600 000 tonnes d’ananas avec une prévision de 400 000 tonnes dédiées à la transformation. Société 01 juin 2022


Médiation pour la paix au Bénin et en Afrique: des aumôniers internationaux et juges à former
Du 6 au 18 juin prochain, seront formés au Bénin, des aumôniers internationaux et juges de paix. Conacce Chaplains s’y est engagée et a dévoilé, ce mardi 31 mai à Cotonou, la vision de l’organisation et les perspectives qui s’offrent aux participants. « Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible ». C’est par cette citation de Kofi Annan que le colonel Kamdem Dieunedort de Conacce Chaplains explique le bien-fondé de la formation des aumôniers internationaux et juges de paix, qui se déroule du 6 au 18 juin à Cotonou. A l’en croire, les participants disposeront à terme, d’une accréditation de juge de paix et aumônier international travaillant avec les Nations unies et pouvant exercer partout dans le monde. Ils pourront développer leur leadership, ainsi que de multiples collaborations avec le gouvernement et diverses autorités au sommet de l’Etat, avec la possibilité d’un large champ d’influence afin d’apporter de la valeur dans la vie des autres au Bénin, en Afrique et dans le monde. En effet, Conacce Chaplains est une organisation intergouvernementale à but non lucratif légalement établie par des traités diplomatiques en vertu de la Convention de Vienne sur les traités, et siégeant à l’Onu. Elle forme des aumôniers missionnaires (évangélisation), juges de paix (médiateurs), agents diplomatiques (défenseurs des droits de l’homme et des droits internationaux de l’homme) pour promouvoir la paix, l’équité, la coopération internationale. Et ce, avec pour dénominateur commun, le partage, l’amour et l’engagement à être des instruments de Dieu dans son processus de restauration de la santé mentale, physique, sociale et spirituelle de l’humanité, plus spécialement des nécessiteux. Ainsi, sont concernés par la formation de Cotonou, le gouvernement, voire les politiques, les hommes de l’armée, d’affaires, des médias, des arts, de la culture, de l’éducation et de la santé. « Avec la présence des terroristes dans la sous-région, la paix est devenue l’élément fondamental, la préoccupation de la plupart des Etats. Nous voulons apporter notre part de contribution à l’Etat béninois, afin de créer un climat d’équité, de justice sociale, de paix, d’amour, et faire comprendre aux gens que la paix n’est pas seulement une histoire de gouvernement, mais une histoire de tous les citoyens », a déclaré le colonel Kamdem Dieunedort de Conacce Chaplains. Il ajoutera que toute personne éprise de paix, et qui désire apporter sa contribution pour une société plus juste est interpellée. «Ils auront la possibilité d’avoir un diplôme reconnu par les Nations unies, et la possibilité de faire carrière de manière bénévole dans l’aumônerie militaire, parlementaire, et autres », fait-il savoir. En ce qui concerne le contenu, les participants seront formés sur la charte des Nations unies, la déclaration universelle des droits de l’homme, la médiation, le droit, la culture de l’esprit de paix, la discipline militaire parce qu’un aumônier aux côtés des cadres de l’armée, doit connaître la salutation et certaines disciplines militaires. Selon Bishop Josué Ahounou, représentant Conacce Chaplains au Bénin, au nord du pays, des aumôniers assistent et prient avec les militaires, les encouragent à poursuivre la lutte pour la défense de la patrie. Il explique qu’au temps fort du coronavirus, des aumôniers ont risqué leur vie pour prier pour des malades sur leur lit d’hôpital. Société 01 juin 2022


Défense et sécurisation du territoire national : la loi au secours du moral des troupes
En sa séance du 25 mai dernier, le Conseil des ministres a transmis à l’Assemblée nationale, pour adoption, un projet de loi déterminant pour le moral des troupes. Un acte décisif, qui comblera un grand vide. Haut les cœurs !
La concrétisation d’un engagement. Telle est la lecture qu’il faut faire de la transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi portant prise en charge et protection des personnels militaires ou civils des forces armées béninoises, blessés, décédés ou disparus, à l’occasion des opérations de défense ou de sécurisation du territoire national. Engagement pris par le chef de l’Etat, lors de ses échanges de vœux, en janvier dernier, avec le haut commandement militaire. Cet acte est ensuite la manifestation d’une détermination: celle d’assurer la défense et la sécurité du territoire national, contre vents et marées.
Mais soulignons que deux évènements importants, et symboliques à plusieurs égards, ont précédé le projet de loi. C’est d’abord la lettre adressée au Secrétaire général des Nations unies, par le ministre béninois des Affaires étrangères, au lendemain des lâches attaques du 27 avril dernier contre le commissariat de police de Monsey dans le nord du Bénin, et ayant causé la mort d’un policier.
Dans sa missive aux Nations unies, le ministre explique que « ces derniers temps, le Bénin est confronté à une situation sécuritaire inquiétante, du fait des actes de terrorisme, orchestrés à ses frontières nord, par des hommes armés non identifiés. Face à cette situation, il urge que le Bénin déploie toutes les compétences humaines, matérielles et logistiques requises ».
En conséquence, ajoute le ministre des Affaires étrangères, le Bénin va d’ici novembre prochain retirer ses 140 hommes qui composent une base de police à Kidal dans le nord du Mali. Ensuite, les 250 militaires qui constituent un régiment de l’infanterie, basés à Sènou, en périphérie de la capitale malienne Bamako seront rapatriés en novembre 2023.C’était l’acte 1.
En acte 2, on retient, mercredi 25 mai au Camp Ghézo, que le Bénin a rendu un hommage mérité aux cinq soldats tombés au champ d’honneur le 11avril dernier dans le parc de la Pendjari. La cérémonie a été présidée par la vice-présidente  de la République, Mariam Chabi Talata. Ceci en présence de la haute hiérarchie militaire, des ministres, de diverses personnalités, et surtout des familles des victimes. Le titre de Commandeur de l’ordre national a été décerné à titre posthume à chacun des disparus. Détail important, l’’Etat s’est engagé à prendre en charge les orphelins et veuves de ces militaires.
Un vide est comblé
Il faut dire que depuis septembre 2021, le Bénin a déjà connu seize attaques, et enregistré treize décès, selon un décompte de la vice-présidente. Il était donc devenu impérieux de prendre le taureau par les cornes. En effet, selon les textes en vigueur, jusque-là dans notre pays, c’est une somme symbolique, en guise de frais d’obsèques, qui était payée aux  ayants droit des victimes tombées sur les théâtres d’opération.
Une méprise ou presque, qui suscitait doute et interrogations au sein de la troupe. Or, il est une évidence, que quels que soient les moyens logistiques et technologiques que l’on mettra à la disposition des forces de défense, si les éléments sont sans conviction, avec le moral en berne sur les théâtres d’opérations, tous les efforts  fournis seront vains. Le Général français de Négrier, le soulignait pertinemment : «la valeur d’une troupe dépend essentiellement de son moral». D’où l’importance du projet de loi portant prise en charge et protection des personnels militaires ou civils.
Cette loi, faut-il le préciser, cible en dehors des personnels militaires, les ayants droit des personnels civils, blessés, décédés ou disparus, impliqués ou associés, par les forces armées béninoises, aux opérations. Elle prévoit un mécanisme de paiement d’un capital décès aux ayants droit des personnes visées, et une prise en charge des enfants mineurs, jusqu’à l’âge de 21 ans, à travers un soutien matériel, financier et moral de l’Etat, sous forme de subventions d’entretien, d’étude, et une assurance médicale gratuite, ou prise en charge par l’Etat.
Il s’agit là  donc, d’un cadre légal moderne, à l’instar de ce qu’on peut observer dans certains pays de la sous-région. Le Sénégal a sa Loi N° 2006 du 21 avril 2006 instituant le statut de pupilles de la nation. La Côte d’Ivoire est au même diapason avec sa loi du 25 Novembre 2014.Ces deux dernières lois citées sont calquées sur le modèle français de la loi du 27 juillet 1917 qui avait alors instauré l’Office national des pupilles de la Nation. Notre pays, comme à son habitude, frappe par son originalité dans de nombreux aspects, à travers le nouveau projet de loi à soumettre au vote des députés.
Il reviendra donc aux parlementaires de jouer leur partition dans les délais requis afin de donner une nouvelle dimension aux combats que mène sur le terrain nos forces de défense et de sécurité. Le nouveau chef d’état-major des armées, le général Fructueux Gbaguidi l’affirmait avec force-conviction, lors de la cérémonie d’hommage aux militaires tombés au front : «ceux qui nous attaquent n’ont pas compris que chaque fois que l’un de nous tombe, 10, 20, 30 se portent volontaires pour aller le remplacer.
Nous ne céderons jamais un centimètre carré de la République du Bénin ».Voilà qui est clair.
Ben Olawalé (Collaboration extérieure)
Actualités 01 juin 2022


Appui à la pratique sportive féminine au Bénin : Le gouvernement signe une convention avec la France
Dans le cadre du projet Fonds de Solidarité pour les Projets Innovants : « Sport Au Féminin (Saf) », Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin et Oswald Homéky, ministre des Sports, ont procédé hier, mardi 31 mai, à la signature d’une convention à Cotonou. D'un montant de 869 462 € soit 570 329 750 F Cfa, ce projet vise à favoriser le développement de la pratique féminine du basketball, du handball et de l'athlétisme au Bénin. La France accompagne le gouvernement béninois dans sa vision de développement de la pratique féminine du basketball, du handball et de l'athlétisme. A travers la signature d’une convention hier, mardi 31 mai à Cotonou, Oswald Homéky, ministre des Sports et Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, ont matérialisé cet appui qui s’inscrit dans le cadre du projet Fonds de Solidarité pour les Projets Innovants (Fspi): « Sport Au Féminin (Saf) ». D'un montant de 869 462 € soit 570 329 750 F Cfa, ce projet, d’une durée de deux ans, vise à favoriser le développement de la pratique féminine du basketball, du handball et de l'athlétisme. C’est l’occasion pour Marc Vizy de saluer le gouvernement béninois pour son ambitieuse et dynamique politique sportive. A ce titre, il se dit heureux que le Bénin et la France partagent les mêmes valeurs d'inclusion et de solidarité. Selon lui, la France est particulièrement fière d'accompagner le Bénin à travers ce projet innovant dans son objet, son approche et la méthodologie qu'il propose. « Ce programme va aider les femmes à occuper plus massivement des postes d'encadreurs sportifs et contribuera à modifier durablement et sensiblement l'écosystème actuel de l'encadrement sportif au Bénin pour les trois disciplines prioritaires et le rendre plus favorable au développement de la pratique féminine », a-t-il fait savoir. A travers les trois composantes du projet, la France entend appuyer le gouvernement à développer une stratégie de féminisation de la pratique sportive, développer l'offre sportive pour les filles et les femmes et promouvoir la pratique du sport chez les filles et les femmes. Témoignant la reconnaissance du gouvernement à la France, Oswald Homéky, ministre des Sports, se dit fier de célébrer la belle amitié entre les deux pays. « C'est avec beaucoup de fierté que nous signons cette convention, fruit de la bonne relation entre nos deux pays », a-t-il déclaré. Il a réitéré la volonté du gouvernement béninois de continuer à promouvoir l’inclusion des filles et femmes et surtout la féminisation de la pratique sportive. « Nous veillerons à ce qu’en sport les femmes soient aussi bien traitées que les hommes », a-t-il confié. Il rassure de la bonne gestion des ressources tout au long de ce projet. « Nous allons nous assurer que les activités inscrites se déroulent afin que les sous aillent aux bénéficiaires », a-t-il conclu. Signalons que les fédérations béninoises d'athlétisme, handball et basketball, l’Association Enfants du Bénin Debout (Edb) et trois organes sous tutelle du ministère des Sports : le Centre Multimédia pour les Activités de Jeunesse du Bénin (Cmajb), l’Agence nationale des Événements culturels et sportifs et des Manifestations officielles (Anecsmo) et le Fonds national pour le Développement des Activités de Jeunesse, des Sports et des Loisirs (Fndajsl) sont les grands bénéficiaires de cet appui. Sports 01 juin 2022


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