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Nouvelles

Défense et sécurisation du territoire national : la loi au secours du moral des troupes
En sa séance du 25 mai dernier, le Conseil des ministres a transmis à l’Assemblée nationale, pour adoption, un projet de loi déterminant pour le moral des troupes. Un acte décisif, qui comblera un grand vide. Haut les cœurs !
La concrétisation d’un engagement. Telle est la lecture qu’il faut faire de la transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi portant prise en charge et protection des personnels militaires ou civils des forces armées béninoises, blessés, décédés ou disparus, à l’occasion des opérations de défense ou de sécurisation du territoire national. Engagement pris par le chef de l’Etat, lors de ses échanges de vœux, en janvier dernier, avec le haut commandement militaire. Cet acte est ensuite la manifestation d’une détermination: celle d’assurer la défense et la sécurité du territoire national, contre vents et marées.
Mais soulignons que deux évènements importants, et symboliques à plusieurs égards, ont précédé le projet de loi. C’est d’abord la lettre adressée au Secrétaire général des Nations unies, par le ministre béninois des Affaires étrangères, au lendemain des lâches attaques du 27 avril dernier contre le commissariat de police de Monsey dans le nord du Bénin, et ayant causé la mort d’un policier.
Dans sa missive aux Nations unies, le ministre explique que « ces derniers temps, le Bénin est confronté à une situation sécuritaire inquiétante, du fait des actes de terrorisme, orchestrés à ses frontières nord, par des hommes armés non identifiés. Face à cette situation, il urge que le Bénin déploie toutes les compétences humaines, matérielles et logistiques requises ».
En conséquence, ajoute le ministre des Affaires étrangères, le Bénin va d’ici novembre prochain retirer ses 140 hommes qui composent une base de police à Kidal dans le nord du Mali. Ensuite, les 250 militaires qui constituent un régiment de l’infanterie, basés à Sènou, en périphérie de la capitale malienne Bamako seront rapatriés en novembre 2023.C’était l’acte 1.
En acte 2, on retient, mercredi 25 mai au Camp Ghézo, que le Bénin a rendu un hommage mérité aux cinq soldats tombés au champ d’honneur le 11avril dernier dans le parc de la Pendjari. La cérémonie a été présidée par la vice-présidente  de la République, Mariam Chabi Talata. Ceci en présence de la haute hiérarchie militaire, des ministres, de diverses personnalités, et surtout des familles des victimes. Le titre de Commandeur de l’ordre national a été décerné à titre posthume à chacun des disparus. Détail important, l’’Etat s’est engagé à prendre en charge les orphelins et veuves de ces militaires.
Un vide est comblé
Il faut dire que depuis septembre 2021, le Bénin a déjà connu seize attaques, et enregistré treize décès, selon un décompte de la vice-présidente. Il était donc devenu impérieux de prendre le taureau par les cornes. En effet, selon les textes en vigueur, jusque-là dans notre pays, c’est une somme symbolique, en guise de frais d’obsèques, qui était payée aux  ayants droit des victimes tombées sur les théâtres d’opération.
Une méprise ou presque, qui suscitait doute et interrogations au sein de la troupe. Or, il est une évidence, que quels que soient les moyens logistiques et technologiques que l’on mettra à la disposition des forces de défense, si les éléments sont sans conviction, avec le moral en berne sur les théâtres d’opérations, tous les efforts  fournis seront vains. Le Général français de Négrier, le soulignait pertinemment : «la valeur d’une troupe dépend essentiellement de son moral». D’où l’importance du projet de loi portant prise en charge et protection des personnels militaires ou civils.
Cette loi, faut-il le préciser, cible en dehors des personnels militaires, les ayants droit des personnels civils, blessés, décédés ou disparus, impliqués ou associés, par les forces armées béninoises, aux opérations. Elle prévoit un mécanisme de paiement d’un capital décès aux ayants droit des personnes visées, et une prise en charge des enfants mineurs, jusqu’à l’âge de 21 ans, à travers un soutien matériel, financier et moral de l’Etat, sous forme de subventions d’entretien, d’étude, et une assurance médicale gratuite, ou prise en charge par l’Etat.
Il s’agit là  donc, d’un cadre légal moderne, à l’instar de ce qu’on peut observer dans certains pays de la sous-région. Le Sénégal a sa Loi N° 2006 du 21 avril 2006 instituant le statut de pupilles de la nation. La Côte d’Ivoire est au même diapason avec sa loi du 25 Novembre 2014.Ces deux dernières lois citées sont calquées sur le modèle français de la loi du 27 juillet 1917 qui avait alors instauré l’Office national des pupilles de la Nation. Notre pays, comme à son habitude, frappe par son originalité dans de nombreux aspects, à travers le nouveau projet de loi à soumettre au vote des députés.
Il reviendra donc aux parlementaires de jouer leur partition dans les délais requis afin de donner une nouvelle dimension aux combats que mène sur le terrain nos forces de défense et de sécurité. Le nouveau chef d’état-major des armées, le général Fructueux Gbaguidi l’affirmait avec force-conviction, lors de la cérémonie d’hommage aux militaires tombés au front : «ceux qui nous attaquent n’ont pas compris que chaque fois que l’un de nous tombe, 10, 20, 30 se portent volontaires pour aller le remplacer.
Nous ne céderons jamais un centimètre carré de la République du Bénin ».Voilà qui est clair.
Ben Olawalé (Collaboration extérieure)
Actualités 01 juin 2022


Appui à la pratique sportive féminine au Bénin : Le gouvernement signe une convention avec la France
Dans le cadre du projet Fonds de Solidarité pour les Projets Innovants : « Sport Au Féminin (Saf) », Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin et Oswald Homéky, ministre des Sports, ont procédé hier, mardi 31 mai, à la signature d’une convention à Cotonou. D'un montant de 869 462 € soit 570 329 750 F Cfa, ce projet vise à favoriser le développement de la pratique féminine du basketball, du handball et de l'athlétisme au Bénin. La France accompagne le gouvernement béninois dans sa vision de développement de la pratique féminine du basketball, du handball et de l'athlétisme. A travers la signature d’une convention hier, mardi 31 mai à Cotonou, Oswald Homéky, ministre des Sports et Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, ont matérialisé cet appui qui s’inscrit dans le cadre du projet Fonds de Solidarité pour les Projets Innovants (Fspi): « Sport Au Féminin (Saf) ». D'un montant de 869 462 € soit 570 329 750 F Cfa, ce projet, d’une durée de deux ans, vise à favoriser le développement de la pratique féminine du basketball, du handball et de l'athlétisme. C’est l’occasion pour Marc Vizy de saluer le gouvernement béninois pour son ambitieuse et dynamique politique sportive. A ce titre, il se dit heureux que le Bénin et la France partagent les mêmes valeurs d'inclusion et de solidarité. Selon lui, la France est particulièrement fière d'accompagner le Bénin à travers ce projet innovant dans son objet, son approche et la méthodologie qu'il propose. « Ce programme va aider les femmes à occuper plus massivement des postes d'encadreurs sportifs et contribuera à modifier durablement et sensiblement l'écosystème actuel de l'encadrement sportif au Bénin pour les trois disciplines prioritaires et le rendre plus favorable au développement de la pratique féminine », a-t-il fait savoir. A travers les trois composantes du projet, la France entend appuyer le gouvernement à développer une stratégie de féminisation de la pratique sportive, développer l'offre sportive pour les filles et les femmes et promouvoir la pratique du sport chez les filles et les femmes. Témoignant la reconnaissance du gouvernement à la France, Oswald Homéky, ministre des Sports, se dit fier de célébrer la belle amitié entre les deux pays. « C'est avec beaucoup de fierté que nous signons cette convention, fruit de la bonne relation entre nos deux pays », a-t-il déclaré. Il a réitéré la volonté du gouvernement béninois de continuer à promouvoir l’inclusion des filles et femmes et surtout la féminisation de la pratique sportive. « Nous veillerons à ce qu’en sport les femmes soient aussi bien traitées que les hommes », a-t-il confié. Il rassure de la bonne gestion des ressources tout au long de ce projet. « Nous allons nous assurer que les activités inscrites se déroulent afin que les sous aillent aux bénéficiaires », a-t-il conclu. Signalons que les fédérations béninoises d'athlétisme, handball et basketball, l’Association Enfants du Bénin Debout (Edb) et trois organes sous tutelle du ministère des Sports : le Centre Multimédia pour les Activités de Jeunesse du Bénin (Cmajb), l’Agence nationale des Événements culturels et sportifs et des Manifestations officielles (Anecsmo) et le Fonds national pour le Développement des Activités de Jeunesse, des Sports et des Loisirs (Fndajsl) sont les grands bénéficiaires de cet appui. Sports 01 juin 2022


Assemblée nationale : deux nouvelles lois pour renforcer la Cour des comptes
Les députés au Parlement ont adopté, ce mardi 31 mai, deux nouvelles lois, en l’occurrence la loi organique sur la Cour des comptes et le statut des magistrats de la Cour des comptes. Ces textes viennent huiler davantage l’opérationnalisation de la Cour des comptes, la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics.
Un grand pas de franchi désormais dans l’opérationnalisation et l’efficacité de la Cour des comptes avec l’adoption, ce mardi au Parlement, par les députés, de deux lois dont les projets leur ont été transmis par le gouvernement. Il s’agit de la loi n°2022-05 portant loi organique sur la Cour des comptes et la loi n°2022-06 portant statut des magistrats de la Cour des comptes. Les deux textes ont été examinés et adoptés conformément à la procédure législative et parlementaire.
La loi organique sur la Cour des comptes est le premier dossier abordé. Elle comporte 76 articles répartis en quatre titres relatifs aux dispositions liminaires; à la compétence, aux attributions, à la composition, à l'organisation et au fonctionnement de la Cour des comptes ; au Conseil supérieur des comptes et aux dispositions transitoires et finales.
En effet, selon le rapport de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’homme qui a présenté le dossier  à la plénière, le gouvernement a initié le projet de loi suite à la décision Dcc 21-435 du 30 novembre 2021 de la Cour constitutionnelle ayant déclaré certains articles de la loi n°2020-38 du 11 février 2021 portant loi organique sur la Cour des comptes contraires à la Constitution, notamment les articles 51, 22 tirets 4 et 5, 47 et 50 alinéa 1.
La nouvelle loi organique, poursuit  le rapporteur de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’homme, le député Razack Abiossè, tient également compte de la nécessité d'extraire certaines dispositions de la loi n°2020-38 qui relèvent en réalité du statut des magistrats de la Cour des comptes et des règles de procédures. Elle ne remet pas en cause les bases fondamentales constituant le socle de l'indépendance de la Cour des comptes, précise-t-il.
Ainsi, le projet de loi permettra de doter la Cour des comptes d'une loi organique comportant des dispositions essentielles et conformes à la Constitution béninoise. Le dossier a été approuvé, après les discussions particulières, à une majorité absolue de 80 députés présents et représentés, comme l’exigent la loi fondamentale et le Règlement intérieur du Parlement organisant le vote des lois organiques.
Un statut pour les magistrats de la Cour des comptes 
La loi portant statut des magistrats de la Cour des comptes également adoptée hier, comporte quant à elle 37 articles. Elle est subdivisée en cinq titres relatifs notamment aux dispositions générales; à l'évaluation d'aptitude, à la nomination et à l'enracinement; à la discipline; aux positions et cessation de fonction et à l'honorariat. Le texte a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés.
L’initiative de ce projet de loi découle de la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle intervenue en 2019 avec l’adoption de la loi n°2019-40 portant révision de la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution du Bénin. Celle-ci a créé une Cour des comptes et son article 134-5 alinéa 2 dispose que « la loi détermine le statut des magistrats de la Cour des comptes ».
La loi adoptée hier par les députés vient doter la Cour des comptes d'un texte pour la gestion spécifique de la carrière des magistrats qui y siègent. Elle n’est rien d’autre qu’une extraction des dispositions presque identiques portant sur le même objet contenues dans la loi n°2020-38 du 11 février 2021 portant loi organique sur la Cour des comptes cassée par la Cour constitutionnelle et désormais abrogée.
Un autre dossier sur la Cour des comptes en examen demain 
Les députés se retrouvent encore en plénière demain jeudi 2 juin. Ils vont examiner deux dossiers du gouvernement dont surtout le projet de loi portant règles particulières de procédures suivies devant la Cour des comptes en République du Bénin. C’est un texte de 137 articles répartis en six titres relatifs aux dispositions liminaires; à l'instruction ; aux dispositions particulières à chaque procédure; aux décisions, à leur notification, aux demandes en révision, en rectification d'erreur matérielle et en interprétation et à l'exécution et aux dispositions transitoires et finales.
En fait, ce projet de loi vise à clarifier les attributions des différentes chambres de la Cour et leurs rapports avec le parquet général. Il édicte les règles sur l'instruction et le jugement des affaires et précise les contours du pouvoir de contrôle de la Cour sur les entreprises publiques ainsi que sur les organismes bénéficiant de fonds publics.
Les parlementaires prévoient, après ce point, d’examiner, au cours de la même séance plénière, un second dossier ayant trait au projet de loi portant organisation et réglementation des activités statistiques au Bénin.
Actualités 01 juin 2022


Faux enlèvements et demande de rançon: les mises en garde du ministre Alassane Séidou
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, a animé un point de presse, hier mardi 31 mai, pour mettre en garde les personnes malintentionnées qui procèdent à de faux enlèvements à des fins d’arnaque de leurs proches. Les personnes malintentionnées qui ont développé une autre forme de criminalité risquent de se retrouver très bientôt derrière les barreaux. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique l’a fait savoir, hier mardi 31 mai, au cours d’un point de presse dans la salle de conférence du ministère. Leur mode opératoire consiste à procéder à l’enlèvement de proches, de responsables politico-administratifs ou de personnes fortunées avec exigence de paiement de rançon avant leur libération. S’il est vrai que cette forme de criminalité n’est pas nouvelle, il est aussi vrai que, jusqu’à un passé récent, la tendance était à la baisse à cause des dispositions prises par le gouvernement et la Police républicaine pour l’endiguer. Seulement, un amer constat se fait depuis un certain temps. « Depuis quelques mois, la tendance baissière observée commence à laisser place à une résurgence du phénomène avec un indicateur majeur qui découle de l’étude des cas. Il s’agit de l’orchestration des enlèvements par la plupart des prétendues victimes pour en tirer un profit financier en partageant la rançon payée par leurs parents avec des ravisseurs factices », fait remarquer le ministre Alassane Séidou. Au regard des cas étudiés, souligne le ministre, les objectifs de ces vils individus se laissent entrevoir. « En définitive, il n’y a aucun doute que la recherche du gain facile amène une frange de nos concitoyens à se départir des règles morales pour adopter des comportements déviants du genre », conclut le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Les hommes en uniforme ne se laisseront pas faire. Ils se mobilisent pour mettre hors d’état de nuire ces malfrats de type nouveau qui troublent la quiétude de leurs proches. Le ministre en donne les assurances avec fermeté. « Pour assurer le calme et la sérénité nécessaires au développement socioéconomique de notre pays, la Police républicaine en liaison avec les autorités judiciaires ne ménagera aucun effort pour débusquer les citoyens indélicats qui s’adonnent à de telles pratiques », a-t-il déclaré. Mais pour que cette mission connaisse un franc succès, il est nécessaire qu’elle soit participative. C’est pourquoi, le ministre lance un appel. « Je voudrais inviter toute la population à une franche collaboration avec les forces de sécurité publique en dénonçant tous comportements suspects dans ce domaine afin que leurs auteurs subissent la rigueur de la loi », indique Alassane Séidou. Actualités 01 juin 2022


Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants au Bénin: la Boad approuve un prêt de 17,5 milliards F Cfa
  Le 130e Conseil d’adminis-tration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a approuvé, le 19 mai dernier à Dakar, un prêt d’un montant de 17,5 milliards F Cfa pour le financement partiel de la phase 2 du projet de Sédentarisation des troupeaux de ruminants (Proser 2) au Bénin. Lancé en décembre 2021 à Gogounou, le projet est cofinancé par la Banque et le gouvernement pour un montant total de 35 milliards F Cfa. Exécuté sous la responsabilité de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) du Pôle 2, il vise à accroître la productivité du bétail et réduire les conflits liés à la transhumance. Le projet est articulé autour de trois composantes relatives à la facilitation de l’accès au foncier, à l’amélioration de la production des ruminants et à la viabilisation des campements pastoraux. Il portera sur la libération et la sécurisation de 57 000 ha de terres au profit des éleveurs et agro-éleveurs pour la production fourragère, l’installation d’un Campement pilote pastoral sur 1000 ha à Gogounou pour une centaine de ménages d’éleveurs sédentaires, et le renforcement de 126 campements d’éleveurs dans 40 communes. Proser prend aussi en compte la valorisation des sous-produits agricoles et agro-industriels dans l’alimentation animale: 180 000 tonnes de graines de coton seront cédées à coût réduit au profit de 5000 éleveurs bénéficiaires. Il est annoncé l’acquisition de 200 géniteurs de race performante (Azawak) pour l’insémination de 1000 vaches de race locale à coût réduit, le renforcement du Centre national d’insémination artificielle bovine (Cniab) en matériel et équipements. Des campagnes de vaccination contre la fièvre aphteuse et la dermatose nodulaire et de lutte contre les ectoparasites et les endoparasites seront organisées à travers 42 parcs de vaccination à mettre en place. Il est également prévu la promotion d’unités industrielles, la mise en place de kits de production, le renforcement de capacités des éleveurs à la fabrication et à la conservation des aliments pour bétail, à la rationalisation de la gestion de l’espace pastoral, etc.   Actualités 01 juin 2022


Législatives 2023: des doléances à l’endroit de la Haac et de la Cour Constitutionnelle
  Deux institutions majeures du processus électoral, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la Communication (Haac) et la Cour constitutionnelle, devront travailler, non seulement à satisfaire aux exigences légales mais surtout à répondre davantage aux attentes des partis politiques. Les législatives de janvier 2023 se profilent à l’horizon, et quelques doléances sont déjà au cœur des préoccupations. La gestion de la campagne médiatique et la diffusion numérique des infor-mations électorales. Ce sont des préoccupations évoquées par des partis politiques, au cours des assises organisées par le clergé catholique, aux fins d’un scrutin législatif libre, transparent et apaisé en janvier prochain. C’est Paul Hounkpè du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), chef de file de l’opposition, qui plante le décor. « Il faut être impartial. C’est là où nous vous attendons… », a-t-il indiqué au secrétaire général de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Julien Akpaki. A ce dernier de faire observer que dans le cadre des élections au Bénin, l’institution, en vertu de ses prérogatives en matière de gestion de la campagne médiatique, prend les dispositions nécessaires pour canaliser l’activité des organes de presse en période électorale. Ceci, en tenant compte des dispositions constitutionnelles qui sous-tendent sa mission. Mais il va rassurer son auditoire : «Lorsque vous allez enregistrer, les dispositions disent que la Haac est chargée d’un suivi déontologique. En temps ordinaire comme en temps électoral, elle est chargée de faire respecter la déontologie en matière d’information. Son représentant se doit d’attirer l’attention du directeur de l’organe sur le respect des dispositions. C’est lui qui est responsable devant la loi. On veillera prochainement, pour voir s’il y a excès, et s’il y a zèle… ». Un pouvoir réglementaire En ce qui concerne l’organisation de débat contradictoire, l’autre préoccupation des partis politiques, Julien Akpaki relève que l’exercice est plus aisé pour la présidentielle que pour les élections de proximité. « On va réfléchir sur le débat pendant la période de campagne qui ne dure que 15 jours », a-t-il indiqué avant de souligner qu’il revient aux partis politiques de choisir la forme journalistique de leur intervention médiatique, soit des messages, soit des débats, et d’en informer la Haac au plus tôt, pour qu’elle en informe à son tour les organes sélectionnés dans le cadre de la campagne. « Le débat a toujours été ouvert. Cela n’a jamais été interdit par la Haac. Le message à passer, puis la forme journalistique sont laissés à la discrétion des partis politiques ou des candidats eux-mêmes », a insisté le secrétaire général de la Haac. A l’en croire, la mission constitutionnelle de la Haac est d’abord d’assurer la liberté et la protection de la presse, de veiller au respect de la déontologie en matière d’information, et à l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens de l’information et de la communication, et de garantir l’utilisation équitable et appropriée des organismes publics de presse, et de communication audiovisuelle par les institutions. En période électorale, les textes confèrent un pouvoir réglementaire à la Haac, notamment à travers les dispositions de la loi 2015-07 du 20 mars 2015 portant Code de l’information et de la communication, et la loi 2018-31 du 9 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin, telle que modifiée et complétée par la 2019-43 du 15 novembre 2019. Transparence à la Cour Le président du parti Grande solidarité républicaine, Georges Guédou, le chef de file de l’Opposition, Paul Hounkpè et autres ont réclamé qu’il y ait plus de transparence dans la publication des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle. Ils ont surtout suggéré une diffusion par voie numérique des modifications qui surviennent dans le traitement des données par la Cour constitutionnelle qui, il faut le noter, proclame les résultats définitifs pour les législatives et la présidentielle. Comment faites-vous pour qu’on comprenne les annulations ? A l’ère du numérique, pourquoi ne pas mettre toutes les informations à la disposition du public ? A ces préoccupations, le secrétaire général de la Cour, le professeur Gilles Badet a tenté des réponses, tout en faisant savoir que lesdites informations sont disponibles, mais qu’il reviendrait aux juges de donner suite à cette requête. « Il y a des règles très strictes qui encadrent la manière dont on peut procéder à des rectifications, corrections, et à des redressements, voire à des annulations. Dans mon expérience d’observateur des documents électoraux, et des résultats de la Cour constitutionnelle par rapport aux résultats de la Cena, je n’ai aucun souvenir que les résultats proclamés par la Cena, à cause des redressements ou des corrections au niveau de la Cour constitutionnelle, ont changé », a-t-il expliqué. Il ajoute : « Ce sont des systèmes informatisés et les données sont disponibles. Souvent, il n’y a pas de changement entre les résultats bruts et les résultats finaux. Mais cela peut créer une suspicion. Je vais rendre compte de votre souhait aux autorités… », a promis Gilles Badet. Il a tout de même rassuré les acteurs sur la transparence dans le travail effectué par la Haute juridiction dans le cadre des élections. « Avec les réformes au niveau de la Cour depuis 2018, nous faisons maintenant des audiences publiques. Et je dois vous rappeler par exemple que le seul résultat de la Cena qui a pu changer en 2019, dans un arrondissement de la commune de Dassa, cela a été l’objet d’un procès public, où les différents camps étaient présents, où la Cour a convoqué l’ensemble des agents électoraux de l’arrondissement, le coordon-nateur d’arrondissement, la Cena, les différents candidats avec leurs avocats, les différents membres des postes. A l’issue de ce procès, même celui qui a perdu a reconnu la transparence du redressement », a fait savoir le secrétaire général de la Cour constitutionnelle. Ainsi, pour lui, les audiences publiques, les débats publics sur les contestations, la disponibilité des documents électoraux, et éventuellement la proposition de mise en ligne de ces informations sont de nature à rassurer les uns et les autres. Actualités 01 juin 2022


Abdeslam Ouaddou, manager général de Loto-Popo Fc : « Je ne suis pas contre les arbitres »
Expulsé lors de la 18e journée de la Super Ligue professionnelle de Football du Bénin au stade Omnisport de Ouidah, Abdeslam Ouaddou, manager général de Loto-Popo Fc, évoque dans cet entretien ses rapports avec les hommes en noir. Pour n’avoir pris qu’un seul carton rouge en 17 ans de carrière, il dit n’avoir aucune aversion pourcontre les arbitres.  Abdeslam Ouaddou, manager général Loto-Popo Fc, ne conçoit pas que les erreurs d’arbitrage influent sur le travail qui se fait dans les clubs qui jouent la Super Ligue Pro de Football du Bénin. « Quand vous travaillez avec votre équipe durant toute une semaine et sur des erreurs d'arbitrage vous perdez, vous ne pouvez que protester », explique  le directeur Sportif de Loto-Popo Fc. Il se désole de la situation qui lui a valu un carton rouge lors de la 18e journée de la compétition. L’ancien international marocain dit n’avoir aucune aversion contre les hommes en noir.  « Moi, je ne suis pas contre les arbitres », confie celui qui a fait des cours d’arbitrage. « J'ai passé des modules d'arbitrage et je puis vous dire que c'est très compliqué d'arbitrer un match  », reconnait-il. Il dit entretenir de très bons rapports avec les arbitres quand bien même ces derniers sapent parfois ses intérêts. « À chaque fin de match, je leur serre la main », a-t-il signalé. Abdeslam Ouaddou n’aime pas insulter les arbitres.  « En 17 ans de carrière en tant que joueur, je n’ai pris qu’un seul carton rouge», a déclaré le patron de l'encadrement technique des Loto-boys. D’ailleurs, l’ancien Lion de l'Atlas pense que toutes les contre-performances de son équipe en Super ligue pro ne sont pas liées à la mauvaise foi des hommes en noir. «Tous les mauvais résultats de Loto-Popo ne sont de la faute des arbitres», a conclu Abdeslam Ouaddou.
         
Actualités 31 mai 2022


Sélection des 54 guides touristiques : Voici la liste définitive des personnes retenues
La liste définitive des 54 guides touristiques sélectionnés après appel à candidatures, pour bénéficier du Programme de renforcement de capacités, est disponible ainsi qu'une liste supplémentaire en cas de désistement d'une ou plusieurs personnes. La session de formation a démarré ce lundi 30 mai 2022.
Retrouvez ci-dessous la liste des personnes retenues et celle supplémentaire
[pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/05/LISTE-DES-54-GUIDES-DE-TOURISME-SELECTIONNES_COMMUNIQUE-FINAL.pdf" title="LISTE DES 54 GUIDES DE TOURISME SELECTIONNES_COMMUNIQUE FINAL"]
Actualités 31 mai 2022


Projet de promotion de la mécanisation agricole durable : le soutien de la Fao aux petits exploitants
Pour aider les petits exploitants à améliorer leur efficacité, accroître leurs revenus et développer une meilleure résilience aux aléas, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) a initié un projet de mécanisation agricole durable. Ledit projet, officiellement présenté aux acteurs du secteur, hier lundi 30 mai à Cotonou, a été lancé par le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
« Promotion de la mécanisation agricole durable pour améliorer l’efficacité, les revenus et la résilience des petits exploitants». C’est l’intitulé du projet initié par l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) en partenariat avec le gouvernement du Bénin, avec le soutien de la Giz. L’objectif principal de ce projet est d’améliorer l’efficacité, les revenus et la résilience des petits exploitants agricoles, en particulier des femmes et des jeunes, par la promotion de la mécanisation agricole des micro, petites et moyennes entreprises.
A l’occasion de l’atelier de lancement du projet, Isaias Angue Obama Oyana, représentant résident de la Fao près le Bénin, rappelle que le ministre en charge de l’Agriculture, lors du lancement officiel de la campagne agricole 2022-2023, a évoqué la facilitation de l’accès des producteurs aux engins puis l’accélération de la mécanisation agricole à travers la formation sur place d’ouvriers spécialisés dans l’assemblage, comme étant des leviers majeurs du développement agricole.
C’est pour relever ces défis et poursuivre son appui dans la mise en œuvre des orientations contenues dans le Programme d’action du gouvernement que la Fao a initié le présent projet. « Ce projet constitue une opportunité permettant au gouvernement béninois de soutenir la transformation vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables pour une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure vie, sans laisser personne de côté », fait savoir Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep).
A cet effet, il est envisagé de renforcer les capacités des acteurs des secteurs public et privé et augmenter les investissements pour promouvoir les agro-entreprises inclusives et le développement de la chaîne de valeur agricole. Au terme de ce projet, il est attendu un accès et une utilisation accrus des technologies de mécanisation agricole durable par les petits exploitants, en particulier les femmes et les jeunes dans le but d’augmenter la productivité, l’efficacité et la rapidité des opérations.
«L’indicateur majeur de notre succès dans la mise en œuvre de ce projet sera l’amélioration des conditions de vie et de travail des petits exploitants agricoles, en particulier les femmes et les jeunes intervenant dans les chaînes de valeur des filières vivrières et de transformation agroalimentaire », précise Innocent Togla. Il a salué tous les acteurs pour leurs différents programmes qui contribuent au renforcement des performances du secteur agricole, notamment la Giz, partenaire du présent projet.
Relever le défi de la mécanisation agricole !
Depuis 2016, indique le secrétaire général adjoint du Maep, le gouvernement a fait du secteur agricole, le principal levier de développement économique pour la garantie de la sécurité alimentaire et de la nutrition. En dépit des nombreux efforts consentis et des niveaux de production en constante augmentation, ce secteur reste confronté à de nombreuses difficultés liées notamment à un taux encore faible de mécanisation des travaux de sols qui n’est que de 12,4 %...
C’est dans ce cadre que la Fao a appuyé le gouvernement dans l’élaboration et la validation de la Stratégie nationale de mécanisation agricole qui servira de boussole aux acteurs des filières agricoles à l’horizon 2030. Le présent projet vient donc en appui à l’opérationnalisation de cette stratégie. Pour atteindre les objectifs fixés, des axes prioritaires ont été définis pour les interventions notamment l’amélioration de la croissance économique dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
« Ce projet se veut un contrat entre le gouvernement et tous les autres acteurs du secteur agricole, qui non seulement traduit la volonté politique et affichée du chef de l’Etat et de son gouvernement mais aussi voudrait conjuguer les efforts de tous les acteurs pour créer plus d’impact sur le développement économique et le niveau de vie des populations», précise le secrétaire général adjoint du Maep.
Société 31 mai 2022


Dassa – Zoumè – Glazoué – Savè et environs: un autre pas vers l’accès à l’eau pour tous
  Le gouvernement met les bouchées doubles pour que le Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs s’achève bien. Une mission de contrôle et de surveillance des travaux restants a été autorisée le mercredi dernier. Une mission de contrôle et de surveillance sera déployée sur le chantier du Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs. C’est la décision prise par le gouvernement lors de son dernier conclave hebdomadaire. Elle vise à mieux veiller à la qualité des travaux restants, même si le niveau d’exécution actuel est appréciable. En fait, dans son élaboration, le projet qui va permettre de mettre un terme aux difficultés d’accès à l’eau des populations du département des Collines intègre la construction de deux barrages. Il s’agit, en l’occurrence, d’un barrage d’une capacité de 12 millions de m3 sur la rivière Lifo située dans la commune de Glazoué et de celui d’Ayédjoko dans la commune de Savè dont la capacité est de deux millions de m3. Si le chantier d’Ayédjoko est déjà à terme, ce n’est pas le cas au niveau de celui de Lifo. C’est justement pour cela que cette mission s’impose. Car au cours des travaux, il est apparu des infiltrations et affouillements importants sur la digue du barrage de Lifo à la suite des pluies diluviennes intervenues dans la région au début du mois d’août dernier. Au regard de ce constat, des analyses et contre-expertise ont été faites par des professionnels aux compétences avérées. Ce sont ces études qui ont recommandé une méthode de reconstruction plus optimale et durable de l’ouvrage, assorti d’un déversoir additionnel destiné à en garantir la sécurité. Ce faisant, le gouvernement reste dans sa dynamique de conduite avec célérité des chantiers ouverts tout en gardant ses principes de respect des normes internationales, de protection des couches vulnérables et de gestion efficiente des ressources publiques. L’eau pour tous ! Lors de sa prestation de ser-ment, le 23 mai 2021, pour son second mandat, le président de la République promettait un quinquennat « hautement social ». Non pas un social conjoncturel mais structurant qui permet d’assurer un mieux-être au plus grand nombre et dans la durée. Le Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs entre dans cette logique. A travers cette réalisation en cours, ce sont des milliers de résidents de cette zone vulnérable qui sortent des difficultés quotidiennes d’accès à l’eau potable. Des difficultés dues surtout à la situation géographique de cette région faite de collines. Par ce projet, le Bénin fera aussi un grand pas vers l’atteinte de l’objectif de développement durable N° 6 qui ambitionne de «garantir l’accès de tous à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène». D’ailleurs, le pays n’est plus loin de relever ce défi et bien d’autres. Ceci, grâce aux acquis du premier quinquennat du président Patrice Talon, notamment la conduite de projets structurants dans toutes les communes, l’amélioration progressive des conditions de vie des populations, la mise en place d’infrastructures de base indispensables au développement socio-économique. Actualités 31 mai 2022


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