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Nouvelles

Election du Sg/Cames : Victoire de la Côte d’Ivoire, réaction de Professeur Ouinsavi
Le nouveau secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (Cames) est connu. Il s’agit du candidat de la Côte d’Ivoire, Prof. Souleymane Konaté. La candidate du Bénin a aussitôt réagi sur son compte Facebook. Le verdict est tombé. La 39e session du Conseil des ministres du Cames a pris fin à Kinshasa avec l’élection de Souleymane Konaté au poste de secrétaire général de l’institution. Professeur titulaire en écologie, Souleymane Konaté est
l’actuel directeur général de la recherche et de l’innovation au ministère de l’Enseignement supérieur de la Côte d’Ivoire. En face, la candidate du Bénin, Prof. Christine Ouinsavi n’a pas caché sa déception. « Le Cames : Tout a pour ça ? Il vaudra mieux juste établir un ordre d’accession des pays à la tête de l’institution et laisser les procédures tendant à faire croire à une quelconque quête d’excellence ! Nous y économiserons en temps et en Énergie ! », a-t-elle publié sur son compte Facebook. Les Béninois attendaient de voir élire à ce poste stratégique le professeur titulaire de Sylviculture et de Biologie forestière, enseignant-chercheur à l'Université de Parakou. Le gouvernement a mis les bouchées doubles à travers une offensive diplomatique. Une offensive diplomatique a été menée sous l’égide de Mariam Chabi Talata, Vice-présidente de la République du Bénin, pour garantir plus de chance à cette candidature. Prof. Christine Ouinsavi n’a pas manquer d’ailleurs, après cet échec, de témoigner sa gratitude à ses soutiens. « Tous mes remerciements au gouvernement béninois et particulièrement au Président de la République Patrice Talon qui a entièrement porté ce projet et y a consacré les moyens nécessaires. Spéciales gratitudes au ministre d’État Pascal Irénée Koupaki. Mes remerciements à la Vice-Présidente de la République et au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique qui ont parcouru avec moi, monts et vallées », a-t-elle déclaré. Dans l’agenda de la 39e session du Conseil des ministres du Cames, il est aussi prévu l’élection des directeurs des programmes chargés des Comités consultatifs Inter-africains (Cci), des Concours d’Agrégation et de l’Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames), d’une part, et de l’Assurance Qualité, de la reconnaissance et de l’équivalence des diplômes (Pred), et des Programmes thématiques de recherche du Cames (Ptrc), d’autre part. Quant au nouveau secrétaire général, il prendra service le 3 janvier 2023. Actualités 28 mai 2022


Supposée fraude dans la sélection de 54 guides touristiques : les clarifications des autorités impliquées
La sélection des 54 guides touristiques devant bénéficier du programme de renforcement de capacités est bel et bien transparente et équitable, rétorquent le ministre de la Culture et les acteurs impliqués dans le processus de sélection, en réponse aux accusations de fraude d’une publication en ligne. Jean Michel Abimbola et les membres des deux comités de sélection, étaient face à la presse, mercredi 25 mai dernier. Le processus de sélection des 54 guides touristiques n’est nullement entaché d’irrégularités comme l’a fait croire une publication en ligne. Les travaux ont été conduits rigoureusement suivant les instructions du Conseil des ministres. C’est ce qu’il convient de retenir de la conférence de presse animée, mercredi dernier, par le ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, Jean Michel Abimbola, et les membres des deux comités en charge de la sélection. Après avoir introduit la séance, l’autorité ministérielle a laissé la parole aux cadres ayant procédé à la sélection des 54 guides. L’un après l’autre, le président du comité technique Jean Pierre Bio Yara, et le président du comité de pilotage, Ayouba Garba, ont détaillé, étape par étape, le processus minutieux de soumission des candidatures, de présélection, de sélection, de contrôle des tris (présélection et sélection) et de publication de la liste des 54 guides retenus. Des 199 candidatures reçues, 94 ont été présélectionnées (12 doublons et 93 candidatures éliminées pour défaut ou manque de pièces ou encore insuffisance de moyenne fixée à 60 % des points). C’est donc à l’issue de ce tri que les 54 guides ont été retenus.   Quid de la dénonciation en ligne ? De l’intervention des conférenciers, il est à retenir que la liste des 60 candidats publiée par un journal en ligne ne concerne exclusivement que les pôles Ouidah/Avlékété/Grand-Popo, Porto-Novo, Ganvié, et Abomey/Bohicon/Dassa/Kétou. Et les 20 candidats listés et que le journal considère comme « non présélectionnés » concernent particulièrement le pôle Nikki/Natitingou/Boukoumbé. Ce qu’il faut comprendre, affirme le ministre Jean Michel Abimbola, c’est que la liste publiée par le journal « n’est qu’une liste partielle à une étape donnée des travaux du jury ». « Cette liste ne porte ni des signatures ni des paraphes des membres du jury montrant la fin des travaux », poursuit-il. Ce qu’il faut retenir, rappelle Jean Michel Abimbola, c’est que 94 candidats ont été préqualifiés par le comité technique et non 60 ; les candidats sont présélectionnés pour le compte des pôles touristiques Ouidah/Avlékété/Grand-Popo, Porto-Novo, Ganvié, Abomey/Bohicon/Dassa/Kétou et Nikki/Natitingou/Boukoumbé. Ainsi, la liste des 54 guides retenus a passé toutes les étapes de la procédure avant publication. Elle sera validée après l’étude des réclamations éventuelles qui a pris fin mercredi 25 mai dernier à 00h. Actualités 27 mai 2022


Vaccination contre la Covid-19: la vérité sur trois rumeurs
    Plus d’un an après le lancement au Bénin de la campagne de vaccination contre la Covid-19, des résistances continuent d’être observées au sein des populations en raison des idées transmises de bouche à oreille. La Nation fait la lumière sur trois de ces rumeurs dans cet article de fact-checking. « Le vaccin contre la Covid-19 contient de l’aluminium ». Cette idée est transmise de bouche à oreille, et virale sur les réseaux sociaux depuis la mise sur le marché des vaccins contre la Covid-19. D’après vaccination-info-service.fr, un site web de Santé publique France, le
sel d’aluminium figure parmi les adjuvants les plus utilisés au monde dans les vaccins inactivés (sans microbe vivant) depuis 90 ans. Il est indispensable pour activer les mécanismes de défense du système immunitaire. La dose contenue dans les vaccins est extrêmement faible pour nuire à la santé. Elle « est en fait tellement faible que (des membres de l’Académie française de médecine), ne sont pas arrivés, même en utilisant des isotopes radioactifs pour suivre le parcours de l’aluminium à l’intérieur du corps, à repérer des changements dans les concentrations sanguines ou urinaires avant et après l’administration des vaccins », rassure le site internet du Scientifique en chef du Québec (Canada).   Une autre idée reçue fait croire que « le vaccin contre la Covid-19 rend stérile ». Une étude publiée en mai 2021, a évalué l'influence du vaccin à Acide ribonucléique messager (ARNm) sur les traitements de Fécondation in vitro (Fiv). Les chercheurs ont comparé les caractéristiques de stimulation et les variables embryologiques de couples engagés dans la procédure de Fiv, avant et après la vaccination. Sur 36 couples qui avaient repris le processus de Fiv entre 7 et 85 jours après avoir reçu le vaccin, aucune différence n’a été observée dans la stimulation ovarienne. Idem pour les variables embryologiques. L’Etude conclut que le vaccin ARNm n'a pas affecté les performances ou la réserve ovarienne des patientes au cours de leur cycle de Fiv après la vaccination.   Autre rumeur : « les femmes qui se font vacciner contre la Covid-19, ne peuvent pas allaiter ». Le Centre de référence sur les Agents tératogènes (Crat), une structure publique française, a mené une étude sur cette idée reçue. Les données recueillies chez environ 4000 femmes en cours d’allaitement au moment de l’étude, et ayant reçu un vaccin à ARNm contre la Covid-19, indiquent qu’ « aucun événement particulier n’est retenu chez les enfants allaités ». Au vu de ces éléments, le Crat retient qu’une vaccination par vaccin à ARNm ou à vecteur viral contre la Covid-19 est possible chez une femme qui allaite. D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) recommande aux femmes qui allaitent de se faire vacciner comme toute autre personne, car les anticorps produits par le système immunitaire, peuvent être transmis via le lait maternel et ainsi protéger l’enfant. « L’Oms ne recommande pas d’interrompre l’allaitement à cause d’une vaccination contre la Covid-19. L’allaitement maternel est l’un des moyens les plus efficaces de garantir la bonne santé et la survie de l’enfant, notamment en lui fournissant des anticorps et une protection. », a insisté l’Oms Europe lors de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel, édition 2021.   Conclusion   En définitive, aucune publication scientifique n’a prouvé la véracité de ces trois idées reçues. Bien au contraire, plusieurs études et recherches autres que celles citées supra, les ont démenties. Ces trois rumeurs ne sont donc pas fondées. Alors, faites-vous vacciner ! Santé 27 mai 2022


Variole du singe : Non, ce n’est pas une maladie des homosexuels
De nombreuses publications sur les réseaux sociaux lient la variole du singe à l’homosexualité. Certes, une partie importante des cas de variole du singe a été identifiée parmi les homosexuels. Voici les premières explications à ce constat. « La variole du singe n’est pas une maladie contagieuse. C’est la colère de Dieu sur les homosexuels. Pareillement, les hommes délaissant l’usage naturel de la femme ont brûlé de désir les uns pour les autres perpétrant l’infamie d’homme à l’homme et recevant en leurs personnes l’inévitable salaire à leur égarement (Rm 1 : 27)». De nombreuses publications comme celle-ci font croire que l’épidémie naissante de la variole du singe est une conséquence de l’homosexualité. La majorité des cas recensés en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Israël, des pays où cette maladie est d’habitude extrêmement rare, n’avaient aucun antécédent de voyage dans des États africains où la variole du singe est endémique. Les auteurs des publications se basent sur le fait qu’une part significative des cas identifiés concerne « les homosexuels, bisexuels, et d’autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ».   La variole du singe et l’homosexualité sont-elles liées ? Selon l’Organisation mondiale de la santé, l'identification en mai 2022 de clusters de variole du singe dans plusieurs pays non - endémiques sans lien direct avec des voyages en zone endémique est atypique. Mais l’Oms fait plutôt le lien avec le fait que les hommes qui ont des relations sexuelles sont plus proactifs que les autres en matière de consultation médicale. Pour l’Agence onusienne, si le contact physique rapproché est un facteur de risque bien connu, on ne sait pas pour le moment si la variole du singe peut être transmise spécifiquement par voie sexuelle. Des études sont actuellement en cours pour mieux comprendre l'épidémiologie, les sources d'infection et les schémas de transmission. « Nous ne disposons pas encore des informations permettant de savoir si cette maladie se transmet par les fluides corporels », a déclaré lors d’une conférence de presse de l’Onu à Genève, Dr Rosamund Lewis, cheffe du Secrétariat de la variole du programme d’urgence de l’Oms, avant d’inviter les groupes potentiellement à risque à « faire attention » lorsqu’ils sont en contact étroit avec d’autres personnes. L'OnuSida exhorte donc les médias, les gouvernements et les communautés à réagir avec une approche fondée sur les droits et les preuves, qui évite la stigmatisation. « La stigmatisation et le blâme minent la confiance et la capacité à réagir efficacement lors d'épidémies comme celle-ci », a déclaré Matthew Kavanagh, directeur exécutif adjoint de l'OnuSida, avant d’ajouter que l'expérience montre que la rhétorique stigmatisante peut rapidement désactiver une réponse fondée sur des preuves en alimentant des cycles de peur, en éloignant les gens des services de santé, en entravant les efforts d'identification des cas et en encourageant des mesures punitives inefficaces.   La variole du singe en deux points La variole du singe ("monkeypox" en anglais) ou "orthopoxvirose simienne" est une maladie considérée comme rare, connue chez l'être humain depuis 1970. Elle est due à un virus à Adn. Elle est causée par un virus transmis à l’Homme par des animaux infectés, le plus souvent des rongeurs (même si le virus a été découvert pour la première fois en 1958 au sein d’un groupe de macaques qui étaient étudiés à des fins de recherche). Il n'existe actuellement aucun traitement homologué contre le monkeypox et les données sur la durée de sa contagiosité sont limitées, la période d'incubation allant de cinq à 21 jours. Les patients restent généralement isolés dans un hôpital spécialisé pour éviter de transmettre le virus à d’autres. Le monkeypox se contracte par transmission de l'animal à l'homme, généralement par une morsure d'animal ou par la consommation de viande mal cuite. Dans de rares cas, le virus peut se propager par transmission interhumaine. Le premier cas humain de monkeypox a été signalé en 1970 en République démocratique du Congo et survient rarement en dehors des pays d'Afrique centrale et occidentale. À ce jour, il y a eu peu de recherches sur les cas de monkeypox dans les pays à revenu élevé. Les symptômes signalés du monkeypox comprennent de la fièvre, des éruptions cutanées et des ganglions lymphatiques enflés. Des complications ont également été signalées, notamment une inflammation des poumons, du cerveau, de la cornée menaçant la vue et des infections bactériennes secondaires. Les taux de mortalité publiés varient considérablement, entre 1 et 10 % dans le bassin du Congo et moins de 3 % au Nigeria. La plupart des personnes guérissent spontanément et les foyers de contamination finissent généralement par s’éteindre d’eux-mêmes du fait de la faible transmissibilité du virus. Santé 27 mai 2022


Assemblée générale élective du Cnp Bénin : Eustache Kotigan plébiscité pour un mandat de 5 ans
Le Conseil national du patronat du Bénin (Cnp-Bénin) a tenu son assemblée générale élective au terme de laquelle, Eustache Kotigan est devenu le 6e président de l’institution. C’était mercredi dernier à Novotel à Cotonou. Le Conseil national du patronat du Bénin a son 6e président en la personne d’Eustache Kotigan. Il a été porté à la tête de l’institution à l’occasion de la 6e assemblée générale élective qui s’est tenue, mercredi 25 mai dernier à Cotonou. Devenu le 6e président du Cnp Bénin, il s’est engagé à travailler pour sa renaissance durant les 5 ans de son mandat. Le scrutin s’est déroulé conformément aux dispositions des nouveaux textes établis le 25 avril dernier. Le Conseil d’administration, devenu l’organe suprême, a été constitué par le biais d’un mode de désignation ou à défaut de consensus, d’élection primaire. Au total, les 25 membres retenus se sont retirés pour former le bureau. Eustache Kotigan a reconnu les mérites de son prédécesseur et apprécié les résultats obtenus durant sa présidence. « Je serai le président de tous, pour tous, en mettant l’accent sur des priorités communes, et une coopération renforcée de plus en plus projetée vers l’extérieur. C’est dans un esprit de service, de passion et de détermination que je relèverai le défi de cette présidence. J’invite chacun à me rejoindre dans un engagement civique et résolu au service de notre avenir durable », a-t-il déclaré.   Un Cnp Bénin revitalisé Il invite ses pairs à construire un patronat revitalisé et à œuvrer pour une renaissance de l’institution. Il s’engage à renforcer le rôle du Conseil national du patronat (Cnp) du Bénin en restaurant l’unité et le dynamisme de l’institution, et à lui faire prendre un nouvel envol. Selon lui, depuis 2016, le Bénin s’est engagé dans des réformes audacieuses pour soutenir le secteur privé. Le Programme d’action du gouvernement (Pag) prévoit 52 % des projets à réaliser en partenariat public-privé. «Nous ne devons pas rester en marge de ce vaste chantier de transformation structurelle de l'économie béninoise. Il nous faut jouer notre rôle de créateur d’emplois et de richesse. Nous devons devenir les artisans de cette transformation de notre économie », a-t-il préconisé. Ses priorités pour le quinquennat, sont la réorganisation du secteur privé autour du développement durable, la promotion de la paix, le renforcement du rôle du secteur privé dans le développement économique et social du pays. Il a surtout promis d’accorder à la jeunesse l’attention et l’espace qu’elle mérite dans le monde des affaires. Pour le président Kotigan, les jeunes doivent devenir les tout premiers acteurs du changement. Actualités 27 mai 2022


Appui au Comité paralympique du Bénin: le gouvernement offre 15 fauteuils roulants aux athlètes
  Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a procédé, mercredi 25 mai dernier à Cotonou, à la remise de 15 fauteuils roulants au Comité paralympique du Bénin. Abdel Rahman Orou Baré, président dudit Comité, a témoigné sa reconnaissance au gouvernement pour ce geste. Fidèle à son engagement aux côtés des athlètes en situation de handicap, le gouvernement a doté, mercredi 25 mai dernier, le Comité paralympique du Bénin de quinze fauteuils roulants, à Cotonou. Pour Bruno Gbèhinto, directeur général des Affaires sociales, la mise à disposition de ces fauteuils roulants permettra au Comité paralympique du Bénin de disposer d’équipements adéquats dans le cadre de la préparation aux différentes compétitions. A ce titre, il a salué la présence massive des athlètes en situation de handicap à cette cérémonie. «Cette cérémonie témoigne de la présence du gouvernement à vos côtés », a-t-il noté. Séduit par ce geste, Abdel Rahman Orou Baré, président du Comité paralympique du Bénin, témoigne sa reconnaissance au gouvernement du président Patrice Talon qui ne ménage aucun effort pour soutenir les personnes en situation de handicap. Il se dit sidéré par la synergie d'actions entre la ministre des Affaires sociales et son collègue des Sports qui sont les porte-voix des athlètes paralympiques au niveau du gouvernement. « Nous saluons votre binôme qui constitue notre porte-parole au sein du gouvernement », s’est-il félicité. Pour lui, ce geste est la concrétisation du "hautement social" que prône le président Patrice Talon pour son second quinquennat. « C’est la preuve que le second mandat du président Talon sous le concept du ''Hautement social'' n'est pas un vain mot», a-t-il martelé. A l’en croire, aucun gouvernement n'a autant investi dans l’épanouissement des athlètes en situation de handicap depuis l’indépendance du Bénin. Pour sa part, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, réitère la volonté du gouvernement de contribuer à la protection et à la promotion des droits des personnes handicapées par la pratique du sport. Au regard des performances enregistrées par les athlètes paralympiques lors des compétitions continentale et internationale, le chef de l'Etat Patrice Talon a donné, selon elle, des instructions fermes afin qu'une attention particulière leur soit accordée afin de renforcer leurs capacités. « C’est pourquoi, mon département a inscrit dans ses interventions, l'appui aux personnes handicapées pratiquantes du sport », a-t-elle souligné. Félicitant les athlètes paralympiques qui ont porté haut l'étendard du Bénin lors des compétitions internationales, Véronique Tognifodé reste convaincue que ces actions vont participer au renforcement des performances des athlètes en vue de meilleurs résultats. Invitant les bénéficiaires à faire bon usage de ces équipements, elle plaide pour l’inclusion des personnes en situation de handicap par le sport. Sports 27 mai 2022


56è Journée mondiale des communications sociales : Mgr Eugène Houndékon échange avec la presse
Dans le cadre de la 56è Journée mondiale des communications sociales qui sera célébrée le 29 mai, Mgr Eugène Cyrille Houndékon, évêque d’Abomey et chargé des Communications sociales au sein de la Conférence épiscopale du Bénin, a échangé avec les acteurs des médias du Zou autour du message du Pape François sur cette journée. C’était le mardi 24 mai dernier à la chancellerie du diocèse d’Abomey. "Écouter avec les oreilles du cœur ! ", tel est le thème que le Pape François a choisi pour la 56e Journée mondiale des communications sociales qui sera célébrée le 29 mai pour le compte de cette année. Dans son message adressé aux fidèles catholiques à l’occasion, le Pape François demande au monde de la communication d'affiner son sens de l'écoute. La quintessence de ce message a été présentée par Mgr Eugène Cyrille Houndékon. Il était entouré des membres de la Commission diocésaine des communications sociales, entre autres, les prêtres Bertrand Gbladja, Luc Adonis Sègnonan et la sœur Gilberte Hounguè. Ce message indique qu’avec la pandémie de Covid-19, les guerres et autres crises qui secouent le monde «chacun a besoin d'être entendu et réconforté ». « L'écoute est également fondamentale pour une bonne information. La recherche de la vérité commence par l'écoute. Il en va de même pour le témoignage à travers les moyens de communication sociale. Tout dialogue, toute relation commence par l'écoute. C'est pourquoi, pour évoluer, même professionnellement, en tant que communicateurs, nous devons réapprendre à écouter beaucoup », a-t-il rapporté. A travers les différentes communications présentées en rapport avec les thèmes du message, les membres de la Commission diocésaine des communications sociales dont le prêtre Luc Adonis Sègnonan et la sœur Gilberte Hounguè, ont tour à tour mis l’accent sur l’écoute qui est une dimension incontournable de la foi. Elle est d’ailleurs le premier commandement de Dieu «Écoute, Israël ! ». Au cours des échanges avec les hommes des médias, les conférenciers ont insisté sur la nécessité pour les hommes de s’écouter. Ecouter celui qui est à côté d’eux. L’écoute de l’autre est une thérapie qui peut résoudre un tant soit peu les difficultés auxquelles le monde est confronté de nos jours, ont-ils laissé entendre. Actualités 27 mai 2022


Tombés en défendant la patrie : cinq soldats honorés et décorés à titre posthume
Hommage au maréchal des logis chef Tcha Santoma; au brigadier Beldice Roland Djagba; au brigadier Koffi Dessoh; au soldat de première classe Alassane Barassounon; au sapeur de première classe Albert Houessoubo. Cinq soldats dévoués, morts en avril dernier sur le champ de lutte contre le terrorisme dans le Nord-Est du Bénin. Ils ont été honorés par leurs frères d’armes et décorés par Mariam Talata Chabi, vice-présidente et grande chancelière de l'Ordre national, en présence de leurs proches. Dépôt des photos et couronnes de fleurs sous le rythme et les airs mélancoliques de la fanfare, oraisons funèbres, admission à titre posthume dans l'Ordre national de mérite, divers hommages, sonnerie aux morts... en mémoire des soldats : Tcha Santoma, maréchal des logis chef; Beldice Roland Djagba, brigadier; Koffi Dessoh, brigadier; Alassane Barassounon, soldat de première classe; Albert Houessoubo, sapeur-pompier de première classe. La cérémonie d'hommage à ces cinq soldats tombés en avril dernier, dans l’opération Mirador, pour lutter contre le terrorisme dans le parc de la Pendjari, a été un moment de grande tristesse mais aussi d'espérance. Tristesse, parce que le Bénin a perdu, à travers leur mort, des dignes fils. Espérance, car leur mort ne sera pas vaine et leur sacrifice renforce et redonne courage quant à la nécessité de mener une lutte sans merci contre le terrorisme. Pour rappel, le sapeur-pompier a été froidement abattu par des individus non identifiés alors qu'il s'en allait assurer l'approvisionnement en eau à son unité mobilisée dans le parc de la Pendjari ; les quatre autres ont été surpris par un engin explosif dans la même zone du Nord-Est du Bénin. Dans son oraison funèbre, Alain Fortunet Nouatin, ministre délégué chargé de la Défense nationale, a salué l’engagement, la détermination et le professionnalisme de ces soldats. L’âme en peine mais avec fermeté, il déclare : «Honneur à vous, soldats, vous avez contribué à lutter contre le terrorisme dans le parc de la Pendjari et cela, au péril de votre vie... La nation tout entière se souviendra de vos noms. Vos parents biologiques et proches vous pleurent avec la fierté de ceux qui ont accompli leur devoir. Une mort qui fait honneur à notre patrie ». C’est ce que soutient, à son tour, Mariam Talata Chabi, vice-présidente et grande chancelière de l'Ordre national du Bénin. Elle rappelle que le Bénin, jusqu'en septembre 2021, pour ce qui est du terrorisme, était un véritable havre de paix. Au nom de la solidarité, le Bénin est intervenu sur plusieurs champs pour aider des pays frères. Ces cinq soldats du deuxième groupement blindé ont déjà participé à plusieurs opérations de maintien de la paix à l’extérieur des frontières béninoises. « A chaque sortie, ils prenaient des risques pour aider des pays frères… Aider à ramener la paix chez le voisin, c'est travailler à sa propre sécurité », a souligné la vice-présidente qui se dit touchée par ces lourdes pertes. Mais elle précise que devant la patrie en danger, toutes les familles sans distinction sont engagées. « Tombés, vous rappelez à ceux que vous laissez que rien n'est définitivement acquis... Vous avez été notre bouclier. C'est pourquoi, la nation béninoise vous est reconnaissante ... Nous sommes fiers de vous», a-t-elle déclaré avant de procéder à la décoration à titre posthume des cinq soldats. La cérémonie d’hommage s’est déroulée en présence d’Alassane Seidou, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, du chef d’Etat-Major Général des Forces armées béninoises, d’anciens généraux et de hauts officiers de l’Armée, du directeur général de la Police républicaine, du directeur général des Douanes, du directeur général des Eaux, forêts et chasse…, et des représentants des différents corps armés. Actualités 27 mai 2022


Compte rendu du Conseil des ministres : La coordination des activités de la Francophonie réorganisée
La coordination des activités de la Francophonie réorganisée Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 25 mai 2022, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives. 1- 1. Transmission à l'Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi portant régime de prise en charge et de protection des personnes victimes en missions commandées. Le présent projet de loi vise à créer le cadre légal adapté pour la protection et la prise en charge efficace des personnes ayant subi des préjudices au cours des missions de maintien d'ordre, de sauvetage ou de défense de l'intégrité territoriale, de même que lors de missions extérieures exécutées dans le cadre des accords bilatéraux ou multilatéraux. Ce dispositif légal envisagé intervient pour combler une insuffisance de l'actuelle règlementation qui ne prévoit qu'une somme symbolique en guise de frais d'obsèques des victimes ayant perdu la vie dans les missions de défense et de sécurisation de la nation. Il instaure un mécanisme de paiement d'un capital décès aux ayants droit des personnes visées et une prise en charge des enfants mineurs jusqu'à l'âge de 21 ans, à travers un soutien matériel, financier et moral de l'Etat sous forme de subventions d'entretien, d'études et une assurance médicale gratuite ou prise en charge par l'Etat. Par ailleurs, il prévoit une protection au profit des personnels civils impliqués dans les missions de sécurisation et de défense et y ayant perdu la vie ainsi qu'une reconnaissance nationale à travers des avancements à titre posthume. Sont concernés par le bénéfice des dispositions de ce texte : - les personnels militaires des Forces armées béninoises blessés, décédés ou portés disparus à l'occasion des opérations susvisées ou leurs ayants droit ; - les personnels des Forces de sécurité publique et assimilés blessés, décédés ou portés disparus dans les mêmes types d'opérations ou leurs ayants droit ; - les civils blessés, décédés ou disparus impliqués ou associés par les Forces armées béninoises auxdites opérations ou leurs ayants droit ; - les ayants droit des victimes enregistrées au cours des missions extérieures dans le cadre des accords bilatéraux ou multilatéraux lorsque lesdits accords ne prévoient pas une mesure de prise en charge. Les ministres concernés par le sujet veilleront à l'aboutissement de la procédure législative. 1- 2. Règlementation du bruit en République du Bénin. Deux décennies après l'entrée en vigueur du décret n° 2001-294 du 8 août 2001 portant réglementation du bruit en République du Bénin, le développement des activités économiques et la problématique d'une meilleure prise en charge de la pollution sonore appellent son actualisation. En effet, les nuisances sonores viennent en tête des infractions environnementales recensées par les services compétents. De nombreuses activités génératrices de pollution sonore sont menées, souvent même en pleine agglomération, sans autorisation préalable d'installation et sans précaution de nature à réduire les nuisances qu'elles génèrent. C'est pourquoi, le Conseil a adopté le présent décret aux termes duquel tout promoteur d'installation d'une activité génératrice de bruit soumise à déclaration ou autorisation obtient, selon le cas, avant l'ouverture, un avis technique de la direction départementale du Cadre de Vie territorialement compétente, ou le certificat de conformité environnementale délivré par l'Agence béninoise pour l'Environnement. Par ailleurs, l'ouverture des ateliers bruyants, notamment les moulins, les scieries, les forges, les discothèques, les bars, les restaurants ainsi que la circulation des véhicules de publicité sonore et toute autre forme de communication ou manifestation bruyante en zone d'habitation, y compris sur les lieux de culte, est interdite dans les périodes ci-après : - Jours ouvrables : 13h à 15h et 22h à 6h du matin ; - Jours de repos : 20h à l0h du matin. Aux autres heures, l'émission de bruit doit respecter les limites de décibels définies par le décret, suivant que l'on est en zone d'habitation, en zone commerciale ou industrielle. De même, l'usage de tout appareil de communication par voie acoustique (sirène, haut-parleur, avertisseur sonore) gênant pour le voisinage est interdit, sauf si l'emploi est exceptionnel et réservé au signalement d'accident ou d'incident grave. Sont également interdites, l'ouverture et l'exploitation, à titre professionnel, des salles de fêtes en bâches. Enfin, il est prévu qu'une dérogation spéciale puisse être accordée par le maire, pour l'usage des appareils sonores pour des manifestations exceptionnelles dans les lieux publics, mais pour laquelle l'intensité du bruit ne saurait excéder 80 décibels et la durée, 48h. Au titre des autres mesures normatives, a été adopté le décret portant nomination des membres du Conseil d'administration du Fonds de Développement de l'Artisanat. II- Communications II-1. Réorganisation de la coordination des activités de la Francophonie au Bénin. La coexistence de la Commission nationale permanente de la Francophonie (Cnpf), structure de coordination, de conseil et de suivi des activités de coopération dans tous les domaines de la Francophonie et du Bureau du représentant personnel du président de la République (Sherpa), a révélé des dysfonctionnements liés notamment au défaut de concertation ou de relations fonctionnelles entre les deux structures. Au regard de ce constat et tenant compte du fait que la tutelle de la Cnpf est désormais assurée par le ministère en charge des Affaires étrangères, une réorganisation de ces attributions s'avère nécessaire. Celle-ci consiste à confier la plénitude des fonctions à ce ministère, dans le but de garantir davantage d'efficacité et de favoriser une rationalisation de la représentation de notre pays dans les instances de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Le Conseil en a ainsi décidé et instruit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération d'assurer l'opérationnalisation de cette réforme, puis d'engager une actualisation subséquente des textes régissant ces organes. II-2. Contractualisation pour des missions de maîtrise d'œuvre complète, de conception muséographique/scénographique et de contrôle technique des travaux du musée international du Vodun à Porto-Novo. Le site destiné à accueillir cet important musée a été identifié et les diligences en vue de sa libération par les occupants actuels sont quasiment achevées. La prochaine étape consiste en la mise à disposition du maître d'ouvrage, des plans architecturaux et des études techniques détaillées de même que les concepts muséographiques et scénographiques, en vue du démarrage des travaux et de l'acquisition par la suite des équipements. C'est dans ce cadre que le Conseil a autorisé les ministres concernés par le projet à accomplir les diligences pour la contractualisation avec les cabinets retenus et à veiller à la bonne exécution des travaux. II- 3. Signature de la convention de concession et du contrat d'achat d'électricité pour la construction, par un producteur indépendant d'énergie électrique, d'une centrale thermique à cycle combiné d'une puissance de 41Mw. En sa séance du 24 mars 2021, le Conseil des ministres avait autorisé le passage en cycle combiné de cette centrale pour une capacité de 40Mw, mais les optimisations issues des négociations avec le constructeur permettent de passer à une puissance de 41 Mw. Le Conseil a donc marqué son accord pour la signature de la convention de concession et la signature du contrat d'achat d'énergie ainsi que du contrat de raccordement au réseau de la Sbee. Par la même occasion, il a été autorisé le transfert à la Société Béninoise de Production d'Electricité (Sbpe) du contrat d'achat d'énergie électrique conclu dans ce cadre. Le ministre de l'Energie et le ministre de l'Economie et des Finances accompliront les diligences requises pour la réalisation du projet sur le site de Maria-Gléta. II- 4. Signature des conventions de concession, des contrats d'achat d'énergie électrique, de raccordement au réseau électrique et des baux à construction associés, en vue de la mise en place de quatre centrales solaires photovoltaïques à Bohicon, Parakou, Natitingou et Djougou. La mise en œuvre de ce projet va permettre de générer 50 Mw par les quatre centrales. Il participe de la volonté du gouvernement d'accroître l'offre d'électricité en renforçant les capacités de production au plan national, dans le but d'assurer un plus grand accès à une énergie fiable. Afin d'engager leur réalisation diligente, le Conseil a marqué son accord pour la signature de quatre conventions de concession, de quatre contrats d'achat d'énergie électrique, de quatre contrats de raccordement au réseau électrique et de quatre baux à construction pour la mise en place en mode «Construire, Exploiter, Détenir et Transférer » de ces centrales. Par la même occasion, il a été également autorisé le transfert à la SBPE des quatre contrats d'achat d'énergie conclus dans ce cadre. II- 5. Mission de contrôle et de surveillance des travaux restants du projet de renforcement du système d'alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs. Ledit projet, en cours d'exécution, a atteint un niveau de réalisation encourageant. Il intègre notamment la construction de deux barrages, celui d'une capacité de 12 millions de m3 sur la rivière Lifo dans la commune de Glazoué et celui d'une capacité de 2 millions de m3 déjà achevé à Ayédjoko, dans la commune de Savè. Mais au cours des travaux, il est apparu des infiltrations et affouillements importants sur la digue du barrage de Lifo à la suite des pluies diluviennes intervenues dans la région les 8 et 9 août 2021. Les analyses et contre-expertise commanditées ont recommandé une méthode de reconstruction plus optimale et durable de l'ouvrage, assorti d'un déversoir additionnel destiné à en garantir la sécurité. Se fondant sur cette recommandation, le Conseil a marqué son accord pour la présente contractualisation et instruit les ministres concernés par le projet de veiller à sa réalisation aux normes et qualités requises. III. Rencontres et manifestations internationales Le Conseil a autorisé la participation d'une délégation du Bénin à la 110e session de la Conférence Internationale du Travail et autres rencontres à Genève en Suisse, du 27 mai au 11 juin 2022. Fait à Cotonou, le 25 mai 2022 Le secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro Actualités 27 mai 2022


Cérémonie de Ganmèvo Fifon au palais de Djimè à Abomey: le nouveau roi Béhanzin honore ses ancêtres
  Après onze années de crise, la cour royale des Béhanzin à Djimè a fini par désigner le nouvel occupant du trône, à savoir sa majesté Dada Dèwènondé Gbêhanzin installé le 28 février dernier. Conformément à la tradition, le nouveau roi organise du lundi 23 au vendredi 27 mai, la cérémonie dite "Ganmèvo Fifon". Une cérémonie d’hommage aux ancêtres qu’imposent les traditions royales à Abomey. Elle est faite essentiellement d’offrandes aux ancêtres, de libations, de chants et danses. Le palais de Djimè vit à nouveau depuis février dernier. Il n’y a pas de jour où les familles princières ne passent faire allégeance au nouveau roi. Et cette semaine est bien spéciale pour ce palais. Il grouille de monde de gens venus d’un peu partout prendre part à la cérémonie d’hommage aux ancêtres. Pendant cinq jours, la cérémonie dite "Ganmèvo Fifon" mobilise les filles et fils de la lignée royale Bèhanzin de Djimè autour de leur roi, de même que les autres lignées alliées et amies de la dynastie royale Houégbadja de Danxomè. Selon Daah Sêlidji Agodéka Béhanzin, secrétaire général du palais de Djimè, la cérémonie "Ganmèvo Fifon" vise essentiellement à communier avec les ancêtres, les anciens occupants du trône et tous les défunts de la collectivité. C’est un moment sacré de communion entre le monde invisible et le monde des vivants. Cette cérémonie permet aussi de purifier le palais en vue d’attirer l’abondance, la paix, l’harmonie et le bonheur sur tout le royaume au cours du règne du nouveau roi. A en croire ses propos, ce n’est qu’après cette cérémonie que le nouveau roi de Djimè, sa majesté Déwènondé Gbêhanzin pourra entrer dans la plénitude de ses prérogatives royales et chercher à conquérir dans les jours à venir le trône de Houégbadja. Plusieurs temps forts marquent la cérémonie de "Ganmèvo Fifon". Il s’agit des libations au cours desquelles des dizaines de bœufs, de moutons et de volaille sont immolés sur des autels des ancêtres avec des repas spirituels constitués de haricot et d’autres mets traditionnels, le tout arrosé par des boissons. Occasion pour les dignitaires de faire des prières, des sacrifices et donner à manger aux divinités et surtout aux mânes des ancêtres.   Communion entre vivants et morts La deuxième étape est consacrée à "Wohon'' au cours duquel des chants des danses spéciaux sont exécutés et des louanges et panégyriques claniques déclamés en hommage aux anciens rois et chefs de collectivités décédés. Après, les femmes dignitaires appelées Dada prennent place pour une animation culturelle et cultuelle. Autre tableau, les lignées royales alliées à Djimè contribuent à l’organisation en apportant des repas, des biens en nature et en numéraire pour accompagner Dada Dèwènondé. Des instants pour savourer les différents tableaux du défilé des dames des différentes collectivités. Tour à tour, les délégations de Gnimavoh, de Adandédjan et de bien d’autres lignées venues faire allégeance à Djimè, se font distinguer par les présents pour donner une touche particulière à la fête. Une véritable communion entre les morts et les vivants au regard du monde qui s’est mobilisé autour de Sa Majesté Dèwènondé Gbêhanzin. A chacune des étapes, les différents groupes, à travers libations, chants et danses se remémorent la bravoure de leur aïeul Gbêhanzin, roi du Danxomè de 1889 à 1894. Culture 27 mai 2022


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