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Nouvelles

Réunion ministérielle à Marrakech ce jour : la Coalition mondiale contre Daech mobilisée
Sous la houlette conjointe du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et du secrétaire d’État américain, Antony Blinken, s’ouvre ce mercredi 11 mai à Marrakech la réunion ministérielle de la Coalition mondiale contre Daech. L’enjeu sécuritaire lié au terrorisme en Afrique est au cœur de cette réunion importante pour la lutte contre ce phénomène. Une autre étape dans la poursuite de l’engagement et de la coordination internationale dans la lutte contre Daech. C’est le sens qu’il convient de donner à cette mobilisation ce jour à Marrakech contre la nébuleuse Daech, avec un accent particulier sur le continent africain ainsi que sur l’évolution de la menace terroriste au Moyen-Orient. Occasion pour les ministres de la Coalition de passer en revue les actions entreprises, de faire le point des efforts de stabilisation dans les zones précédemment impactées par Daech, de jauger la communication stratégique contre la propagande de radicalisation de ce groupe terroriste et de ses affiliés... Grande première en Afrique où, une fois de plus, le rôle majeur que joue le Maroc dans la lutte contre le terrorisme est mis en relief, à l’échelle non seulement nationale et continentale, mais également mondiale. Au cœur de la réunion de Marrakech, des orientations additionnelles et des réponses concrètes pour faire face à la montée du terrorisme en Afrique. Leadership marocain Le Maroc, en tant que pays hôte de cette réunion, confirme ainsi le rôle de premier plan qu’il joue dans la mobilisation contre la menace terroriste, tant au niveau régional qu’international. Preuve non seulement de son engagement et leadership, dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi de son soutien à la paix, à la sécurité et la stabilité en Afrique. C’est aussi le témoignage de la confiance et l’estime dont jouit l’approche singulière développée par le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans la lutte contre le terrorisme, mais également pour la défense des intérêts du continent africain au sein des plateformes multilatérales. En effet, c’est à l’instigation du Maroc que la réunion de la Coalition mondiale contre Daech mettra le continent africain au centre de la nouvelle géographie de la lutte contre l’organisation terroriste. Cette réunion cruciale, une première sur le sol africain, sera présidée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken. Elle connaîtra la participation de représentants de l’ensemble des 80 pays et organisations membres de cette coalition : personnalités de premier rang, chefs de la diplomatie des grandes puissances mondiales et d’Afrique, représentants d’institutions internationales actives dans le combat contre Daech en particulier et le terrorisme en général. Et pour cause, si Daech a beaucoup perdu de sa puissance et de son influence, l’organisation terroriste n’en demeure pas moins une menace constante qui, plus est, change de forme comme de cible. On revient de loin ! A la naissance de la Coalition, l’organisation terroriste Etat islamique agissait non en commettant des attentats, mais en contrôlant des territoires, avec leurs ressources naturelles et leurs populations. Elle a même constitué un califat comme ce fut le cas quand Daech a imposé sa mainmise sur un large territoire entre l’Irak et la Syrie, et érigé un certain Al-Baghdadi comme calife. Cet « Etat » a été dissout depuis, mais est-ce la fin de Daech ? L’organisation terroriste s’est, en effet, redéployée sur le continent africain. En attestent les attaques terroristes de ces trois dernières années. Entre les tensions dans certains Etats comme la Libye, la situation de guerre au Sahel et les rivalités ethniques dans certains pays, instrumentalisées et exacerbées au nom du djihadisme, il est à craindre que le continent africain ne devienne désormais le nouveau foyer de repli et d’expansion de Daech. Le Maroc a dès lors milité pour une réorientation du viseur et de l’action de la Coalition mondiale contre Daech vers le continent africain. Les alertes lancées par le Royaume sur le redéploiement de Daech sur le continent africain ont visiblement trouvé une écoute attentive. La réunion de Marrakech sera, à ce titre, consacrée en grande partie au continent. Ce sera une réunion presque africaine et une des sessionsles plus attendues sera dédiée à l’Afrique et sera d’ailleurs conjointement modérée par Bourita et le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, selon les organisateurs. Les ambitions assignées à la rencontre de Marrakech sont à la hauteur des défis auxquels est confronté le continent africain. Si des Etats aussi forts et organisés dans le passé, comme l’ont été l’Irak et la Syrie, ont cédé comme des châteaux de cartes devant le rouleau compresseur de l’internationale terroriste, que dire de certains pays africains qui, par leur fragilité, constituent un terrain propice pour que Daech se déploie confortablement? Au vu de la multiplication de ces menaces, qui ne resteront pas confinées au seul continent africain, il était temps que le monde libre empêche l’internationale terroriste de prospérer dans son nouveau territoire de prédilection. La coalition en quelques mots Créée en septembre 2014, afin de lutter contre le groupe terroriste de Daech qui contrôlait à cette époque un territoire de plus de 110 000 km2 entre l’Irak et la Syrie, la Coalition mondiale agit contre Daech, selon une approche multidisciplinaire, inclusive et holistique entre des pays et des institutions régionales qui veulent endiguer les aspirations expansionnistes du groupe terroriste et démanteler ses réseaux. Elle est composée de 84 Etats et Organisations internationales partenaires appartenant à différentes régions du monde. Depuis, la coalition a bien grandi et développé une expérience inter-opérationnelle unique dans la lutte contre le terrorisme.   Actualités 11 mai 2022


Demi-finales dames de la Ligue Pro de Basket-ball : Energie Bbc et Aspac Bbc valident leurs billets pour la finale
Energie Basket-Ball club et Aspac Bbc ont confirmé leur suprématie respectivement sur Renaissance Bbc et Elan Coton Bbc lors des demi-finales retour de la Ligue professionnelle de Basketball du Bénin chez les dames, samedi 7 mai dernier à Cotonou. Avec ces succès, ils valident leurs billets pour la finale de la compétition. Vainqueur à l’aller (108-25), Énergie Bbc chez les dames a réussi un coup double en dominant Renaissance Bbc lors de la manche retour par le score de 20-101. En dépit du fait que le coach Pyrrhus Sindehou ait aligné un effectif de jeunes joueuses, la formation de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) s’est montrée efficace dans l’ensemble des quarts temps de la partie (09-18, 00-33, 11-19, 00-31) pour remporter le match. Avec cette 12e victoire consécutive depuis le démarrage de la compétition, Energie Bbc arrache son billet pour la finale à la satisfaction de son coach. « Nous sommes heureux d’être en finale et nous devons encore nous armer en défense pour les finales qui seront des matchs très techniques », a confié le technicien Pyrrhus Sindehou au terme de cette rencontre. Dans l’autre demi-finale retour, Elan Coton Bbc qui avait à cœur de prendre sa revanche sur l’Aspac Bbc est passé à côté de son objectif malgré que ses joueurs aient pris les premières initiatives dans cette partie en inscrivant les deux premiers paniers. Mais, c’est sans compter avec l’expérience et l’efficacité des portuaires qui vont reprendre le contrôle de la partie en remportant le premier quatre-temps (04-10), le deuxième quart temps (06-17) et retourner aux vestiaires avec 16 points d’avance. A la reprise, les joueurs de l’Aspac sont restés maitres du jeu. Ils vont remporter les deux derniers jeux de la partie pour finir par s’imposer sur le score de 29-56. Aspac Bbc décroche ainsi son billet pour la finale où il affrontera Energie Bbc pour un dernier round à l’allure de revanche. Sports 11 mai 2022


17e Tour cycliste du Bénin : pari réussi pour la Fédération béninoise de cyclisme
Le 17e tour cycliste du Bénin, démarré le 3 mai dernier, a pris fin ce dimanche 8 mai, avec le grand prix de Cotonou remporté par le coureur marocain Adil El Abraoui. Le maillot jaune du tour est revenu à l’Allemagne représentée par Marcel Peschges. Très satisfait, le coordonnateur général du tour, Romuald Hazoumè, a salué le comportement des coureurs et surtout des Béninois durant tout le parcours. Le 17e tour cycliste du Bénin, qui s’est déroulé du 3 au 8 mai dernier, a été une réussite sur tous les plans. La Fédération béninoise de cyclisme, accompagnée par de nombreux sponsors dont la Sobebra, a réussi le pari de l’organisation du tour qui, pour la première fois, connaît la participation de nombreux pays avec des coureurs venus de la France, de l’Allemagne et de la Belgique. Romuald Hazoumè a décerné un satisfecit au gouvernement et surtout à l’armée pour les dispositions exceptionnelles prises pour assurer une sécurité sans faille tout le long de la compétition. Les sponsors, notamment la Sobebra, ont honoré leurs différents engagements pour rendre belle cette fête internationale du vélo. Luc Sètondji Atrokpo, maire de la ville de Cotonou, impressionné par le sérieux qui a caractérisé le 17e tour cycliste international, a invité les populations à s’approprier cet évènement qui, selon lui, doit être l’affaire de tout le monde, car il révèle notre pays. « Avec ce tour, nous venons d’écrire une partie de l’histoire du Bénin », affirme le maire de Cotonou. Oswald Homéky, ministre des Sports, salue le sérieux et la persévérance du président de la Fédération béninoise de cyclisme, Romuald Hazoumè et le félicite, pour le travail abattu depuis qu’il a pris en main les destinées du cyclisme béninois. Il a exprimé toute la reconnaissance du gouver-nement et remercié les travailleurs de l’ombre qui ont fait en sorte que le tour soit beau. En ce qui concerne l’état de la route qui a facilité le bon déroulement du tour, Oswald Homéky promet qu’il y aura du mieux dans les mois à venir, car le gouvernement apportera son soutien pour encourager le travail qui se fait pour pousser très loin le vélo béninois. A l’issue de ce tour, les fruits ont tenu la promesse des fleurs, les différentes récompenses offertes par les sponsors ont été remises aux coureurs les plus méritants. Le maillot jaune Castel du classement général individuel est revenu à l’Allemand Marcel Peschges. Le maillot Nsia du classement général aux points est remporté par Seppe Vangheluwe de la Belgique. Le maillot Moov du premier des Africains revient à Achraf El- Doghmy du Maroc. Le maillot Super U du plus combatif des Béninois a été décerné à Rémi Sohou. Le maillot World Cola du classement général aux sprints intermédiaires est remporté par le Hollandais Jarri Stravers. Le maillot Aquabelle de la plus longue échappée est revenu à l’Ivoirien Issiaka Cissé. Le maillot Cfao Motors du premier des Béninois est revenu à Rémi Sohou. Le grand prix de Cotonou a été remporté par Adil El Abraoui du Maroc. Il est suivi de l’Allemand Marcel Peschges et d’Achraf El Doghmy, un autre Marocain. Sports 11 mai 2022


Célébration de la Journée de l’Europe : le Bénin et l’Ue solidaires face aux défis mondiaux
Le 9 mai marque la Journée de l’Europe commémorant la déclaration de Robert Schuman. A Cotonou, cette célébration a été une occasion pour le Bénin et l’Union européenne de rappeler les priorités de leur partenariat pour un monde durable et de paix. Les crises n’ont pas réussi à mettre sous le boisseau la célébration de la Journée de l’Europe. A la résidence de l’Union européenne à Cotonou, l’ambiance a été chaleureuse tout au long de la soirée de ce lundi 9 mai 2022, entre ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques, autorités béninoises, sans oublier des figures de la société civile. L’exécution, d’entrée, des deux hymnes, l’Ode de la joie et l’Aube nouvelle, a fixé les regards sur les liens intrinsèques. Sylvia Hartleif, ambassadrice de l’Union européenne près le Bénin, a évoqué les succès du multilatéralisme et de la solidarité, surtout face à la crise de la Covid-19. « Nous pouvons être fiers de cette solidarité et en tirer les leçons. Qu’il s’agisse de la lutte contre une pandémie mondiale, de l’action climatique, d’un développement durable et inclusif ou de la sécurité et la préservation de la paix, nous savons bien que nous serons toujours plus forts ensemble », a-t-elle martelé. En effet, la Journée de l’Europe commémore la déclaration du 9 mai 1950 de Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères. Sa déclaration intervenue peu de temps après la Deuxième Guerre mondiale est considérée comme l’acte premier de la construction d’une Europe unie, pacifique et prospère. Entre le Bénin et l’Union européenne, c’est un partenariat de longue date pour un développement durable pour tous, et un monde juste et solidaire. Les deux parties partagent les mêmes priorités. De nombreux projets de coopération bénino-européens ont été mis en œuvre dont certains ont été d’ailleurs visités dans le cadre de la « Semaine de l’Europe ». Partenaires pour un monde durable Pour l’avenir, le nouveau programme indicatif multi-annuel sur la période 2021-2027 mise sur trois domaines prioritaires : «le capital humain et le naturel», « la croissance économique verte », «une société sûre et prospère ». Une cagnotte de 255 millions d’euros y est prévue d’ici 2024. « Ensemble l’Ue et le Bénin peuvent contribuer à améliorer notre monde, affirmant le multilatéralisme comme moyen de relever les défis mondiaux, notamment les changements climatiques, un développement durable pour tous, le respect des droits de l’homme et surtout la paix et la sécurité », a fait remarquer l’ambassadrice de l’Ue au Bénin. Au nom du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, le secrétaire général du ministère a salué la qualité des relations entre l’Ue et le Bénin. Puis, il a exprimé la sincère et profonde gratitude du peuple et du gouvernement du Bénin pour l’appui et l’accompagnement de l’Union européenne aux efforts nationaux de développement. « Nous sommes rassurés qu’ensemble avec l’Union européenne, des progrès continueront d’être enregistrés au titre de notre partenariat sur le long terme pour le bien-être des populations béninoises », a laissé entendre Erick Jean-Marie Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Au cours de cette même soirée, l’héritage culturel du Bénin a été célébré à travers les talents de jeunes photographes amateurs. Le premier prix est revenu à Moise Quenum, pour sa photo «Un regard envers mes Hoho (les jumeaux, ndlr) ». Actualités 11 mai 2022


Présentation de lettres de cabinet au Maec : les priorités du nouveau représentant résident de la Cedeao
L’ambassadeur Amadou Diongue, nouveau représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a présenté, le 5mai dernier, ses lettres de cabinet au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci. Insuffler un nouveau dynamisme à la coopération entre le Bénin et la Cedeao. L’ambassadeur Amadou Diongue s’y est engagé à l’occasion de la présentation de ses lettres de cabinet au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Le patron de la diplomatie béninoise et son hôte ont passé en revue les avancées ainsi que les défis à relever par l’institution régionale, dans l’intérêt des Etats membres. « L’un des chantiers les plus importants pour lesquels j’ai été accrédité est de veiller à ce que la coopération en matière de sécurité soit renforcée, notamment au regard du contexte dans lequel nous vivons. Les évènements qui se sont produits récemment nous amènent à penser qu’il faut encore de la vigilance. Cela fait partie des chantiers sur lesquels le président de la Commission nous attend », a confié l’ambassadeur Amadou Diongue à sa sortie d’audience. A l’en croire, il urge de passer les goulots d’étranglement à la paix et à la sécurité dans l’espace Cedeao afin de concentrer les énergies et ‘’les ressources à l’intégration économique pour le développement des pays et pour le grand bonheur de nos peuples en Afrique’’. Le nouveau représentant résident de la Cedeao, l’ambassadeur Amadou Diongue, n’a pas manqué de saluer la contribution du Bénin à l’atteinte de ces objectifs. Qui est Amadou Diongue ? De nationalité sénégalaise, Amadou Diongue est né le 4 mai 1961 à Dakar au Sénégal. Il est marié et père de deux enfants. Il est titulaire d’un Certificat d’Aptitude professionnelle à l’Enseignement secondaire ainsi que d’un Brevet de l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), Section Diplomatie de l’Université de Dakar au Sénégal, obtenus respectivement en 1990 et 2000. En sa qualité de conseiller des Affaires étrangères, il a occupé, de 2000 à 2002, le poste de chef de la Division Afrique, puis de Directeur a.i. du Département Afrique-Asie au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. De 2002 à 2006, il occupe le poste de conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Addis-Abeba, Mission permanente auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. En 2006, il fait son entrée au Secrétariat du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine en tant que fonctionnaire principal. Il y occupa le poste de coordonnateur Afrique de l’Ouest et Sahel au sein du Département Paix-Sécurité de 2011 à 2017. Avant sa nomination en qualité de représentant résident de la Cedeao au Bénin, Amadou Diongue était secrétaire du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Il parle couramment le français, l’anglais et le Wolof, sa langue maternelle. Actualités 11 mai 2022


Inflation dans l’espace Uemoa : le Bénin, seul pays en dessous du critère de convergence
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a noté une hausse de l’inflation en mars 2022 au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le taux d’inflation au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a atteint les 6,6 % en mars 2022. C’est ce qu’indique la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), dans son dernier bulletin mensuel des statistiques. Si le taux d’inflation au sein de l’Union a atteint 7,9 % au mois de janvier, soit son niveau le plus haut en six mois, il est redescendu à 6,1 % en février, avant de connaître une nouvelle hausse à 6,6 % en mars. Selon le bulletin mensuel des statistiques de la Bceao, le Bénin reste le seul pays à être en dessous du critère de convergence de l’Union, avec une inflation estimée à 2 % en mars contre 2,5 % en février 2020. La Côte d’Ivoire se situe à 4,5 % et le Niger enregistre une inflation à 5,3 %. Le Burkina Faso est le seul pays de la sous-région à afficher une inflation à deux chiffres. Un taux qui s’est d’ailleurs accéléré en passant entre février et mars, de 10,1 % à 13,5 %. Il est suivi par le Togo (8,8 %), le Mali (8,3 %), la Guinée-Bissau (6,8 %) et le Sénégal (6,2 %). Selon les statistiques de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le taux d’inflation au sein de l’Union en mars 2022, est tiré par la hausse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, dont la contribution à l’inflation est passée, entre février et mars, de 4,9 à 5,4 points de pourcentage. Il s’ensuit les prix du logement, dont la contribution à l’inflation a stagné à 0,4 point de pourcentage ainsi que les transports, dont la contribution a augmenté de 0,1 point. Des efforts restent à faire La Bceao indique donc que l’accélération du rythme de progression du niveau général des prix demeure essentiellement imputable à la composante «Produits alimentaires », qui a connu une progression de 12,4 % au cours du mois sous revue, après une augmentation de 11,3 % un mois plus tôt. Le niveau élevé de l’inflation en mars 2022 s’explique également par la hausse des prix des composantes « Logement » et « Transport », qui ont progressé respectivement de 2,8 % et de 3,8 % au cours de la période sous revue. Il faut noter que les pays ouest-africains font face à une hausse des prix des denrées de grande consommation, que les experts expliquent par le conflit ukrainien, ainsi que les effets persistants de la pandémie de Covid-19. Et pour y faire face, de nombreuses décisions ont été prises par les pays membres de l’Uemoa. Au Bénin, le gouvernement a renoncé partiellement à la Tva sur le riz importé ainsi qu’à toutes taxes sur le riz et les jus de fruits produits au pays, sans oublier la subvention des produits pétroliers. Il est également décidé, pour une période de trois mois, la poursuite de l’application d’un taux forfaitaire libératoire de Tva sur le riz importé, l’exonération de la Tva sur les huiles végétales importées ou produites localement, l’exonération de la Tva sur la farine de blé importée ou produite localement, la mise en œuvre d’un abattement de 50 % sur le prix des frets maritimes et de 2/3 pour les frets aériens pour le calcul des droits de douanes à liquider. Une mesure qui permet de réduire les droits de douanes sur l’ensemble des produits importés et de baisser leurs prix de vente aux consommateurs. Aussi, face à la hausse brusque et vertigineuse des prix d’acquisition des intrants agricoles, le gouvernement a pris des mesures afin de stabiliser les prix de cession à un niveau soutenable à travers des exonérations temporaires pour le compte de la campagne agricole 2022-2023. En Côte d’Ivoire, le gouvernement a également suspendu les droits de douane sur le blé. Ainsi, de nombreuses mesures sont prises par les Etats au sein de l’Union pour une maîtrise de l’inflation. Economie 11 mai 2022


Indice des prix à la production vivrière : une hausse de 3,6 % au 1er trimestre 2022
L’indice des prix à la production vivrière affiche une hausse au 1er trimestre 2022 par rapport à la même période en 2021. L’indice des prix à la production vivrière s’est établi à 145,2 au 1er trimestre 2022, soit une hausse de 3,6 % par rapport à l’année dernière. C’est ce qu’indique l’Institut national de Statistique et de la Démographie (Instad) dans le bulletin trimestriel dévoilé le 4 mai 2022. Cette hausse s’explique par l’accroissement des indices des cultures maraichères (+23,4 %), des légumineuses (+18,3 %) et des céréales (+6 %). « En glissement annuel, cet indice (celui des céréales) a connu une hausse (+6,0 %) due principalement à l’accroissement de l’indice des prix du mil (+21,5) et du riz (+7,9). Cette situation traduit la forte demande de ces produits sur le marché au cours de la campagne céréalière », a souligné l’Instad. Cependant, comparé au dernier trimestre de l’année 2021, on enregistre plutôt une baisse de l’indice des prix à la production des céréales de 29,0 %. Il prend en compte le maïs, le Sorgho blanc, le mil, et le riz. « Ce relâchement est favorisé essentiellement par le repli des indices du maïs (-38,4 %) en rapport avec l’abondance observée dans la production de cette culture en période de récolte », précise le bulletin. En ce qui concerne les racines et tubercules qui regroupent le manioc, la patate douce, le taro et l’igname, l’indice des prix affiche 143,3 au premier trimestre 2022 contre 133,6 au quatrième trimestre 2021, soit un accroissement de 7,3 %. « La hausse de cet indice est imputable essentiellement au renchérissement des prix du manioc dont l’indice a connu une hausse de 69,1 %. Les évolutions de prix observées sont dues d’une part, à la rareté de ces produits du fait que le premier trimestre soit la période des dernières récoltes des racines et tubercules et d’autre part, à la présence des acheteurs des pays voisins sur nos marchés », font remarquer les statisticiens de l’Instad. Par contre, l’indice des prix à la production des légumineuses affiche une baisse de 7,4 % par rapport au quatrième trimestre 2021. Une situation qui s’explique par la baisse des indices des prix à la production de tous les produits de ce sous-groupe, notamment le haricot (-6,4 %), le pois d’angole (-30,2 %) et le voandzou (-14,6 %). Du côté des produits maraichers, une hausse de 56,6% a été notée par rapport au trimestre précédent. L’évolution des indices de la tomate (+60,5 %) et du piment (+76,1 %) a été à la base de cette augmentation. Ces indices sont basés sur l’’ensemble des marchés primaires qui correspondent à ceux situés très proches des lieux de production et sur lesquels les prix des produits sont collectés mensuellement par l’ex-Onasa. Au total, 16 produits vivriers sont suivis. Economie 11 mai 2022


La diplomatie, gage de l’accalmie en Ukraine
Les hostilités en Ukraine font des émules et prennent une allure dangereuse pour l’humanité. Aucune des parties en conflit n’est apparemment disposée à faire la paix. A l’étape actuelle caractérisée par des escalades, le monde fait un saut dans l’inconnu, ce qui est préoccupant. Il devient alors impérieux et urgent que tous les efforts concourent à la recherche de la paix pour la sauvegarde de notre planète. Par Jean-Pierre A. EDON* Pendant longtemps, il était admis que « qui veut la paix prépare la guerre ». En vertu de cet adage et pour d’autres raisons, des pays se sont livrés à la mise au point des armes de guerre de plus en plus modernes, sophistiquées, davantage dangereuses et massivement destructives. Au fil du temps, les limites de cet adage opportunément exploité par les bellicistes et les lobbys des armements, sont apparues, en ce sens que les nombreuses nouvelles armes fabriquées, n’ont pas empêché les guerres, ni assuré une paix durable dans le monde. Il en découle le constat que l’accumulation des armes, loin de favoriser la paix, ne fait qu’inciter à la guerre pour d’une part, des raisons d’Etat, et d’autre part, des besoins d’expérimentation des produits des recherches. C’est le cas de la bombe atomique lancée sur Hiroshima et Nagasaki en Août 1945. A la suite de la mise au point de cette arme nucléaire, il s’est posé la question de savoir s’il fallait s’en servir ou non. Le physicien Leo Lizard, conscient de son danger, soutenait l’idée que « les intérêts de la paix seraient mieux servis si l’on n’utilisait pas la bombe ». Mais de l’autre côté, le secrétaire d’Etat américain John Byrne répondit que la nation avait trop dépensé pour une recherche dont elle ne verrait pas les résultats. Il fallait justifier l’effort de guerre. La justification de l’effort de guerre a ainsi entrainé l’utilisation d’une arme de destruction massive qui dévaste tout, tue instantanément et durablement. Ses radiations sont si nocives qu’elles menacent les rares survivants. L’utilisation de cette arme n’a été possible que parce qu’elle était disponible. Si elle n’existait pas, on ne s’en servirait pas, d’où la nécessité d’arrêter de toute urgence, la course aux armements. Il s’en dégage que l’idée selon laquelle « qui veut la paix prépare la guerre » n’est ni convaincante, ni vraie dans les faits. Elle a plutôt valeur de prétexte pour préparer et déclencher les conflits. Par contre, la sagesse africaine yoruba nous enseigne que « qui veut la paix prépare la paix ». Cette pensée simple reflète la vérité. En effet, on ne saurait vouloir du haricot en semant du maïs. On récolte ce qu’on sème, dit-on. La guerre et la paix ne sont pas des synonymes, ce sont des situations contraires, voire opposées, jamais conciliantes. L’homme, par son orgueil et son instinct de puissance et de domination, est à la base de tous les désastres. C’est à juste titre que l’acte constitutif de l’UNESCO adopté à Londres le 16 Novembre 1945 stipule que « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être érigées les défenses de la paix ». Il ressort de cette citation que l’homme qui est capable de penser et de faire la guerre, est aussi capable de faire la paix. Pourquoi alors dans les différends violents actuels entre deux pays européens voisins, n’apparait pas encore la volonté de faire la paix ? Pourquoi les acteurs en jeu semblent insensibles à la probable utilisation des armes de destruction massive, des armes qui sont cent fois plus puissantes que celle utilisée à Nagasaki, et qui de surcroît peuvent toucher des cibles situées à plusieurs milliers de kilomètres du lieu du lancement ? Or les multiples armes nucléaires disponibles dans plusieurs pays aujourd’hui, permettent de dire qu’une troisième guerre mondiale sera essentiellement nucléaire et n’épargnera personne, contrairement à la bombe H dont le champ d’application était localisé seulement dans deux villes japonaises. Si le monde en est conscient et surtout les pays qui s’invitent dans la guerre en Ukraine, pourquoi continuer à attiser le feu, à lourdement armer un camp contre un autre, sachant que ce jeu est périlleux et constituera une catastrophe pour l’humanité si on n’y prend pas garde à temps. Rôle et utilité des Nations Unies Il est opportun de s’interroger sur le rôle des différentes institutions internationales se réclamant de la paix et du développement. A quoi servent les G7, G20, L’Ue et surtout l’Onu ? Les trois premières institutions sont disqualifiées pour être impliquées dans le conflit qu’elles croient pouvoir gagner. Quant à l’autre, ses efforts sont insuffisants pour se conformer à sa charte. En effet ,l’un des buts des Nations Unies évoqué dans le paragraphe 1, article 1 de sa charte n’est-il pas : «maintenir la paix et la sécurité internationales, et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture à la paix, et réaliser par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix» ?. Cette mission de l’Onu a-t-elle été accomplie à ce jour ? Appréciant le bilan de l’organisation il y a quelques années, le ministre français Jean-Pierre Cot et Alain Pellet soulignaient que :« Le bilan de l’organisation est riche de contrastes. La paix globale a été préservée, la Troisième guerre mondiale n’a pas éclaté ; mais les conflits locaux et régionaux, meurtriers et destructeurs n’ont pas cessé de ravager la planète ». De ce bilan, il ressort que le point principal à inscrire à l’actif des Nations Unies, est le non éclatement de la Troisième Guerre mondiale. Mais de nos jours, ce point positif est menacé d’annulation. Car avec l’engagement ferme des occidentaux à soutenir un camp contre l’autre, tous les ingrédients d’une Troisième guerre mondiale sont en train d’être réunis. Il apparait de plus en plus clair qu’il s’agit d’un conflit entre l’Occident et la Russie, l’Ukraine étant tout simplement instrumentalisée. En définitive, on s’interroge sur l’efficacité et l’utilité des Nations Unies qui n’arrivent pas à arrêter les hostilités. Avec le refus dans les faits des pays membres permanents du Conseil de sécurité de respecter sa charte et d’observer ses résolutions, l’organisation mondiale devient faible, inefficace, sans autorité, ni pouvoir. Cela rappelle curieusement la précédente institution, la Société Des Nations (Sdn), qui incapable d’assurer la paix a dû être dissoute et remplacée par l’Onu dont la charte a été signée à San Francisco aux Etats-Unis le 26 Juin 1945, après la Deuxième Guerre mondiale. La sauvegarde de cette organisation qui a été néanmoins utile pour la paix et la sécurité depuis 1945, recommande des réformes visant sa démocratisation, le rétablissement de son autorité, de la justice internationale, et la nécessité pour les pays membres de se soumettre à ses résolutions. Quelle que soit la nature des réformes, l’institution ne pourra correctement accomplir sa mission que si les pays membres respectent sa charte et font montre de discipline. Malgré ses difficultés, aucun pays n’a intérêt à la voir disparaitre. Son existence vaut mieux que son inexistence, car elle incarne la diplomatie internationale. Recours à la diplomatie pour le règlement du conflit en cours La paix dans le monde ne pourrait être durable que si l’on réussit à arrêter la course aux armements. La tentation de susciter la guerre, est grande tant que des armes de tous genres sont disponibles. La meilleure manière de vouloir la paix, c’est de préparer la paix et non la guerre. La fourniture des armes à Kiev favorise la poursuite des affrontements violents et neutralise les efforts visant à mettre fin au conflit. Tant que Kiev peut compter sur l’aide militaire qu’elle demande avec insistance, elle ne sera pas favorable à la négociation, croyant qu’elle pourrait gagner la guerre. La cessation des hostilités et le rétablissement de la paix recommandent le recours à la diplomatie, et non à la démonstration des forces militaires. La diplomatie qui a toujours fait ses preuves, n’est rien d’autre que l’art de négocier par le dialogue avec les qualités requises. Cela implique, entre autres, des concessions de part et d’autre, pour aboutir à un consensus, une décision ou une action salvatrice, un compromis durable. C’est le règlement pacifique des conflits qui peut aussi se faire par l’arbitrage ou la médiation. De loin moins coûteuse que les affrontements violents et les altercations ruineuses, la diplomatie permet de faire économie des pertes en vie humaine, de la destruction continue des infrastructures socio-économiques, routières, militaires, empêche les manifestations de l’esprit vindicatif et les atteintes psychologiques etc…En plus, elle facilite la réconciliation. Par contre, loin d’être un moyen de règlement des conflits, la violence n’appelle que la violence, et ne règle durablement aucun contentieux. L’aide militaire à une partie en conflit doit cesser si l’on cherche vraiment la paix. Les comportements belliqueux de certains pays, finissent par donner raison à la Russie qui se bat, en définitive, pour sa sécurité. Que coûte-t-il à l’Ukraine, de renoncer à son adhésion à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, si la paix était à ce prix ? Or pour sa sécurité, il s’offre à Kiev la possibilité de conclure sur une base bilatérale, des accords de défense avec certains pays européens et américains. A l’instar de tous les pays se trouvant dans une position d’insécurité, la Russie ne saurait rester immobile et dormir sur ses lauriers, pendant que son encerclement par les pays membres d’une organisation hostile, s’organise et se déroule avec méthode et assurance. De la même manière que Moscou aujourd’hui, Washington a vivement réagi en 1962, pour des raisons de sécurité, lorsque l’Urss a installé des missiles balistiques à Cuba, pays très proche du territoire américain. Ne voulant pas la guerre, et en vertu d’un accord conclu à cet effet entre les deux puissances, l’Union Soviétique avait alors démantelé ses équipements militaires. La même attitude de paix est attendue de nos jours de l’Otan qui doit cesser de s’étendre vers la Russie, foulant ainsi aux pieds les engagements pris par ses membres influents en 1989 devant Gorbatchev, à l’occasion des négociations pour l’unification des deux Allemagnes. Autres significations des tensions actuelles et l’urgence de son accalmie La gestion du conflit ukrainien par les puissances occidentales, reflète un autre aspect des relations internationales : le refus d’admettre que la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde, est proche. Or ce processus est irréversible, et les multiples mutations en cours sur notre planète, en sont les preuves. L’un des derniers actes en date, demeure les deux votes récemment émis aux Nations Unies sur la guerre en cours. Les suffrages exprimés par les pays autrefois appelés du « Tiers-monde », sont assez parlants et signifient clairement qu’ils ne sont plus prêts à suivre aveuglément l’Occident. Il revient alors aux puissances occidentales de se réinventer au lieu de rester obsédées par le statu quo, et de se convaincre de ce que le monde ne peut plus continuer à être unipolaire, car l’expérience de ces trente dernières années, n’a pas été concluante. Elles doivent admettre la pluralité des modèles de développement. Or le crime de la Russie et de la Chine, c’est leur résistance à intégrer le monde occidental et à se soumettre à ses règles. L’ère des pays émergents et d’un nouvel ordre mondial s’annonce. Une autre signification de cette tension vient d’être révélée par l’ancien colonel de l’armée suisse, analyste stratégique, du renseignement et du terrorisme Jacques Baud, dans son nouveau livre intitulé « Poutine maitre du jeu » publié le 16 mars 2022. Il y explique que ce qui se passe aujourd’hui est la mise en œuvre de la stratégie américaine élaborée depuis quelques années, dont l’objectif est d’isoler la Russie sur la scène internationale. L’Ukraine a été identifiée pour servir d’instrument à cette fin. Sa mission est de provoquer son voisin, et le pousser à l’attaquer de façon que Moscou soit présentée comme l’agresseur, que le monde entier condamnera. Ce plan avait déjà été évoqué en 2019 par Oleksiy Arestovytch, conseiller du président ukrainien au cours d’une interview où il expliquait qu’on a fait miroiter à L’Ukraine, son entrée à l’Otan, à condition qu’elle fasse tout pour se faire attaquer par la Russie. La provocation de l’actuelle offensive russe, a été donc minutieusement préparée depuis longtemps par l’Occident et les quantités énormes d’armes actuellement fournies à l’Ukraine présentée comme une victime innocente, étaient prévues à cette fin, ce qui justifie le dicton que, qui prépare la guerre veut la guerre et non la paix. Washington ferait œuvre utile à l’humanité, si elle renonçait à son projet d’affaiblir la Russie en vue de la dominer, et si elle cessait alors de fournir l’aide militaire à Kiev. Elle ferait mieux de l’encourager à négocier et dialoguer sincèrement avec Moscou. Par voie diplomatique, un bon règlement du conflit est possible. Il est souhaitable que les Nations Unies s’impliquent dans ce processus diplomatique et qu’elles ne ménagent aucun effort en direction des Etats-Unis en vue d’obtenir de la Maison-Blanche, un changement d’option propice à la paix et la sécurité internationales. L’humanité, un bien précieux mis à la disposition des hommes par notre créateur, a tout à gagner dans la préservation et le renforcement de la paix, et tout à perdre dans la préparation et le déclenchement des hostilités. Que les puissances occidentales, défenseurs des droits de l’homme, fassent preuve de sagesse en évitant un troisième conflit mondial qui sera inévitablement nucléaire et pourrait détruire entièrement le monde. *Ambassadeur, spécialiste des questions internationales Société 10 mai 2022


Dr Félix Kouelo Alladassi sur la production de maïs : « Il faut choisir des semences certifiées »
C’est déjà la grande saison pluvieuse et les producteurs misent gros sur le maïs, principale culture céréalière du Bénin. Dr Félix Kouelo Alladassi, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences agronomiques de l’Uac et maître de conférences des Universités du Cames, donne des conseils pour améliorer le rendement. La Nation : Peut-on encore semer du maïs en ce début du mois de mai ? Dr Félix Kouelo Alladassi : Pour la grande saison de pluies de cette année, le semis du maïs a commencé. A la date d’aujourd’hui (3 mai, ndlr), on ne peut pas dire qu’on est en retard. Ça dépend de la variété. Au sud, si on doit encore semer, on doit préférer des semences de cycle court, des variétés de trois ou de deux mois et demi. En semant en avril, on privilégie les variétés de cycles moyen et long. Aujourd’hui, on peut toujours semer le maïs, mais des variétés de cycle court. Les producteurs peuvent s’approvisionner auprès des Agences territoriales de développement agricole (Atda) et des agriculteurs semenciers qui disposent des semences certifiées. Aux dernières nouvelles, les semences certifiées sont toujours disponibles à des prix abordables. Pourquoi faut-il recourir à des semences certifiées ? L’agriculteur qui utilise les semences certifiées obtient un taux de levée important, allant jusqu’à 99 %. Le minimum, c’est 95 %. Alors que celui qui prélève des semences dans la dernière récolte ou qui va en acheter au marché aura un taux de germination de 70 %, voire 50 %. Ensuite, celui qui utilise des semences certifiées a un taux de levée uniforme. Les plants auront une énergie germinative importante pour les semences certifiées. C’est dire qu’ils auront une grande vitesse de croissance au début. Alors que ce n’est pas le cas pour l’agriculteur qui a recours à des semences non certifiées. En plus, le potentiel de rendement des semences certifiées est plus élevé. Si je sème une variété de trois mois, tous les plants auront le même cycle. J’aurai l’avantage de faire une récolte groupée. Alors qu’au marché, j’aurai un mélange de variétés et dans mon champ, il y aura des plants qui seront déjà prêts à être récoltés pendant que d’autres seront encore à la floraison. La récolte devient dans ce cas difficile. Le rendement aussi est faible par rapport à celui qui a utilisé des semences certifiées. Les variétés de cycle court sont-elles adaptées au contexte de poches de sécheresse ? La saison a évolué déjà. Sinon, que ce soit les semences de cycle court ou de cycle long, ça ne pose pas de problème. La gestion des poches de sécheresse n’est pas uniquement liée aux cycles végétatifs. En début de saison des pluies, je peux utiliser des semences de cycle long. Mais là, à travers les pratiques agricoles, on peut gérer au mieux les poches de sécheresse en faisant par exemple des semis étalés dans le temps. Mais quand je suis déjà vers la fin de la période de semis, pour rattraper la saison, il faut des semences de cycle court. Comment faut-il alors gérer par la suite les poches de sécheresse ? Premièrement, il faut revoir la densité des semis. Des études sont en cours pour voir quelle densité il faut pour augmenter la couverture des plants par rapport au sol. Cela va permettre de diminuer l’évapotranspiration du sol et augmenter sa capacité à retenir l’eau. Là, même en période de poche de sécheresse, il y aura l’humidité dans le sol. Des études sont en cours pour des recommandations dans ce sens. L’autre astuce, c’est le paillage. Lorsque l’agriculteur fait le défrichement de sa parcelle, il ne ramasse pas et ne les brûle pas. L’agriculteur laisse les résidus sur place et fait le semis. Ces résidus permettront au sol de garder l’humidité et de ne pas perdre assez d’eau sous l’effet du soleil. Pour gérer aussi les poches de sécheresse, il y a le semis étalé dans le temps. Après un premier semis, si les pluies se font rares après et que les plants risquent d’être affectés, je reprends le semis. Une autre option, ce sont des variétés développées par des généticiens qui tolèrent la sécheresse. Au nord du pays où l’agriculture est plus intégrée à l’élevage, on peut utiliser du fumier au pied des plants pour leur permettre de garder l’humidité du sol. D’aucuns misent sur des plantes qui couvrent le sol, comme le mucuna. Qu’en est-il ? Par rapport au mucuna, c’est un système qui se fait en deux temps. Soit vous mettez le mucuna pendant la grande saison. Puis, vous laissez cette plante de couverture s’installer complétement sur la parcelle et on met le maïs sur les résidus la saison suivante. Ce qui permet de garder l’eau. L’autre technique est de semer le maïs et quelques semaines après, mettre le mucuna. Au moment où le maïs tend vers la floraison, le mucuna commence par s’installer et permet au sol de garder l’humidité. Il donne des éléments nutritifs comme l’azote aux plants de maïs. Après la récolte, vous laissez continuer pour semer du maïs à nouveau sur les résidus l’année suivante. Il y a d’autres plantes comme le pois d’Angole. Comment faire pour avoir un bon rendement ? Celui qui veut dépasser le rendement paysan doit acheter des semences certifiées. Le choix de la variété doit dépendre de la zone agroécologique et de la période de semis. Si le producteur choisit une variété de cycle long, il doit le faire vite en début de saison. Si c’est une variété de cycle court, il va accuser un peu de retard par rapport au démarrage de la saison des pluies. Ensuite, il faut respecter la densité de semis, mettre en place un système de gestion des poches de sécheresse. Il n’est pas interdit d’apporter des engrais minéraux. Mais, pour ce qui concerne ces engrais, l’apport se fait lorsque la plante en a besoin. Il faut l’apporter en quantité recommandée avec un mode d’épandage recommandé. Le désherbage doit être au rendez-vous. Il faut utiliser des biopesticides pour lutter contre les ravageurs et les maladies. Et je crois que, dans ces conditions, le producteur fera une bonne récolte. Il faut respecter les itinéraires techniques et choisir de bonnes semences. Environnement 10 mai 2022


WhatsApp : une nouvelle fonctionnalité en cours de déploiement
Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a annoncé, le 6 mai dernier, via son compte officiel Facebook, l’avènement de la fonctionnalité de réactions aux messages WhatsApp. Quelques jours après cette information, certains utilisateurs découvrent déjà les nouveautés dont l’augmentation de la capacité d’un groupe WhatsApp qui passe de 256 à 512 participants. Comme annoncé par Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, le 6 mai dernier via son compte officiel Facebook, WhatsApp est en train de déployer la fonctionnalité de réactions rapides. « Vous avez reçu une réaction. Mettez votre version Whatsapp à jour pour voir les réactions », indique une alerte qui invite les utilisateurs à faire une mise à jour afin de bénéficier de cette nouvelle fonctionnalité. Alors que les récepteurs peuvent répondre précédemment à un message à l’aide de six émoticônes, la nouvelle version pourra leur offrir plus d’emojis, de tons de peau et d’autres fonctionnalités dans les futures mises à jour. Les réactions rapides sont similaires à Facebook, Messenger ou Instagram. « Après trois ans d’essai, la fonctionnalité permettra aux utilisateurs de répondre aux messages avec six emojis différents. À l'avenir, on espère que la plateforme ajoutera d'autres émoticônes et d’autres couleurs de peau, comme le proposent déjà les emojis d’Android et d’iOS », confie William Zimmer, rédacteur à PhonAndroid. Selon lui, la fonctionnalité de réactions aux messages est assez intuitive à utiliser, puisqu’elle fonctionne comme sur les autres applications. Les utilisateurs doivent simplement appuyer sur n'importe quel message et l'application affichera une boîte d'emojis, explique-t-il. « Vous pouvez alors choisir l'un des six emojis différents, après quoi WhatsApp collera votre emoji sous le message », poursuit-il. A l’en croire, lorsqu’on supprime un message, l’emoji disparaîtra aussi. En plus des réactions, la plateforme de messagerie instantanée étend également la taille maximale par défaut des discussions de groupe, le plafond passe de 256 à 512. La plateforme déploie également la possibilité de partager des fichiers d’une taille maximale de 2 Go, une amélioration significative par rapport à la limite précédente de 100 Mo. En dehors de tous ces nouveaux ajouts, WhatsApp permet désormais d’ajouter 32 participants à un seul appel. A signaler que cette mise à jour est publiée progressivement et il faudra quelques jours pour qu’elle soit disponible sur l’App Store ou le Google Play Store pour tous les utilisateurs. Société 10 mai 2022


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