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Nouvelles

Installation de la huitième législature: L’imminence d’un remaniement ministériel

Le gouvernement du président Patrice Talon pourrait être remanié, une troisième fois depuis le 7 avril 2016 où le chef de l’Etat a pris le pouvoir. La cause en est l’élection de six de ses ministres qui, sauf changement de dernière minute, pourraient décider de siéger au parlement, pour continuer à soutenir les actions du chef de l’Etat.

Alassane Séidou, ministre des Infrastructures et des Transports. Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Oswald
Selbourne Homéky, ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. Abdoulaye Bio Tchané, ministre du Plan et du Développement. Mahougnon Thomas Kakpo, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Fortunet Alain Nouatin, ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale. Ainsi se présente la liste des ministres du gouvernement de la rupture qui ont eu la chance de bénéficier de la confiance du peuple, pour le représenter au sein de la huitième législature de l’Assemblée nationale. Ils ont été élus respectivement dans la première, huitième, onzième, quatorzième, dix-huitième et vingt-troisième circonscription électorale. Ces ministres élus députés, sauf un changement de dernière minute, pourraient choisir de continuer le combat au parlement aux côtés du président de la République, Patrice Talon. Dans ce cas, il est loisible au président Patrice Talon de réorganiser son gouvernement. Cette réorganisation ne peut intervenir que dans les jours à venir, puisque les élus du peuple ont effectué leur rentrée parlementaire le jeudi 16 mai dernier et procédé dès le lendemain à l’élection du bureau exécutif de l’Assemblée nationale. Le choix de remanier le gouvernement s’impose au président de la République, si ses ministres élus décident, bien entendu, de siéger au parlement. Les fonctions de membre du gouvernement étant incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, sous réserve du délai de trente jours prévu par l’article 265 de la loi n°2018-31 du 9 octobre 2018 portant code électoral en République du Bénin.
L’article 265 dispose : « Sous réserve des dispositions de l'article 260 ci-dessus, le député qui, lors de son élection, se trouve dans l'un des cas d'incompatibilité visés au présent titre, est tenu d'établir dans les trente (30) jours qui suivent son entrée en fonction ou sa validation, qu'il s'est démis de ses fonctions incompatibles avec son mandat. A défaut, il est déclaré démissionnaire d'office de son mandat.
Le député qui a accepté en cours de mandat une fonction incompatible avec celui-ci ou qui a méconnu les dispositions des articles 261 et 264 ci-dessus, est également déclaré démissionnaire d'office. La démission d'office est prononcée dans tous les cas par l'Assemblée nationale à la requête du bureau de l'Assemblée nationale. Elle n'entraîne pas d'inéligibilité ».
Ce qu’il faut souligner, c’est la stratégie du chef de l’Etat qui, après trois années de gouvernance, n’a daigné remanier à ce jour, que deux fois son gouvernement. C’est une force qui caractérise l’homme, confiant des choix qu’il fait pour développer le Bénin. De toute façon, le remaniement ministériel n’est qu’une question de jours et le président Patrice Talon a toutes les cartes en main pour décider de qui doit rester et qui doit partir pour siéger au parlement.
Pour Sacca Lafia, le choix est vite fait entre siéger au Parlement et rester au gouvernement. Sa démission au profit de sa suppléante, Mariama Talata Chabi, d’ailleurs élue première vice-présidente de l’Assemblée nationale, édifie à plus d’un titre sur sa position et de celle du chef du gouvernement. La suite nous en dira un peu plus sur le visage du prochain gouvernement de Patrice Talon.

Actualités 20 mai 2019


Perchoir/8e législature: Comment Louis Vlavonu a été élu président

Louis Vlavonou est depuis, vendredi 17 mai dernier, le nouveau président de l’Assemblée nationale, 8e législature. Il a été plébiscité par ses pairs avec les six autres membres du bureau. Louis Vlavonou succède ainsi à Me Adrien Houngbédji.

La huitième législature prend définitivement son envol avec l’élection et l’installation de son bureau. Lequel bureau est présidé par le député Louis Vlavonou plébiscité par ses pairs par 78 voix pour, 01 contre, 01 nul et 3 abstentions. Le poste de premier vice-président est revenu à Mariama Talata Chabi épouse Zimé Yérima, suppléante du député Sacca Lafia qui a démissionné du Parlement pour garder son fauteuil au gouvernement. Mariama Talata Chabi est élue par 71 voix pour, 08 contre et 02 abstentions, 1 nul. Directrice de l’Enseignement secondaire général au ministère chargé de l’Enseignement secondaire, la suppléante du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique succède au poste de premier vice-président à Eric
Houndété. Le poste de deuxième vice-président n’a pas changé de main. Il est toujours gardé par le député Robert Gbian. Il a été maintenu à ce poste par 81 voix pour et 2 contre.
Son collègue Boniface
Yèhouétomè est porté au poste de premier questeur par 79 voix pour et 3 contre. Précédemment deuxième questeur dans le bureau de la 7e législature, l’élu de la 24e circonscription électorale monte légèrement et devient l’argentier de l’Assemblée nationale. Ce poste était occupé par Valentin Aditi Houdé sous la législature défunte. Boniface Yèhouétomè, quant à lui, va passer le témoin à André Okounlola qui hérite désormais du fauteuil de deuxième questeur de l’Assemblée nationale. André Okounlola est plébiscité par 78 voix pour, 4 contre et 01 abstention. Tout comme Robert Gbian, Sofiath Schanou garde également son poste de premier secrétaire parlementaire dans le bureau. Elle a été élue par 83 voix pour, 00 contre et 00 abstention, soit 100% des suffrages. L’élue du Bloc républicain dans la 19e circonscription électorale a ainsi fait le carton plein. Sofiath Schanou sera secondée dans sa tâche par Délonix Kogblévi plébiscité deuxième secrétaire parlementaire par 79 voix pour, 03 contre et 01 abstention. Ce dernier succède à Dakpè Sossou réélu député mais qui quitte désormais le bureau de l’Assemblée nationale.
Comme l'on pouvait le constater une seule candidature a été enregistrée à chacun des sept postes. Le scrutin à liste unique s’est soldé par quatre postes pour l’Union progressiste (Up) sortie majoritaire avec 47 députés selon les résultats des élections législatives proclamés par la Cour constitutionnelle. Il s’agit du perchoir revenu à Louis Vlavonou et des postes de premier vice-président Mariama
Talata Chabi, de premier questeur enlevé par Boniface
Yèhouétomè et de deuxième secrétaire parlementaire qui est Délonix Kogblévi. Le Bloc républicain crédité de 36 sièges à l’issue des élections législatives du 28 avril dernier s’en sort avec les trois autres postes, en l’occurrence ceux du deuxième vice-président avec Robert Gbian, du deuxième questeur avec André Okounlola et du premier secrétaire parlementaire avec Sofiath Schanou. Les opérations de vote et de dépouillement se sont déroulées revenu à poste par poste sous l’œil vigilant du bureau d’âge présidé par le doyen d’âge, Wallis Zoumarou. Tout ceci s’est fait conformément aux dispositions des articles 6, 7, 14 et 15 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui organisent l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Ainsi, une nouvelle page s’est ouverte depuis vendredi 17 mai dernier pour l’Assemblée nationale. Le nouveau bureau est mis en place pour relever les défis de la 8e législature pour les quatre prochaines années.

Actualités 20 mai 2019


Lutte contre les effets des changements climatiques : Le plan d’action du Bénin validé

La validation du plan d’action des services climatiques mobilise à Cotonou, du 16 au 17 mai, des agents de la météorologie. L’atelier organisé à cet effet vise à établir un consensus sur le contenu du plan pour chaque secteur prioritaire du cadre mondial des services climatiques.

L’élaboration du document portant cadre national des services climatiques a démarré en 2017. Un document important, d’après le directeur général de l’Agence nationale de la météorologie du Bénin, Marcellin Nakpon qui donne plus de crédibilité à la structure et démontre le rôle transversal que la météorologie joue dans le processus de développement. «La nation repose sur la météorologie, les nations qui n’ont pas vite compris sont toujours à l’ère primaire. Les pays développés se basent sur la météorologie, la climatologie, et c’est capital», note-t-il. Au cours de l’atelier de deux jours qui regroupe les spécialistes de la météorologie, les participants vont examiner, étudier et amender le projet de document sur le cadre national pour les services climatiques et proposer des interventions prioritaires permettant d’améliorer les services et informations climatiques au Bénin.
Le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Ahissou, représentant le ministre Alassane Séidou a confié que l’atelier s’inscrit dans le cadre des recommandations de l’Organisation météorologique mondiale qui, soucieuse de la fourniture aux populations des informations climatologiques de qualité, a institué le cadre mondial des services climatiques et recommandé la mise en place des cadres nationaux des services climatiques. Lesquels cadres visent à renforcer l’information climatique d’une part et à améliorer l’information météorologique d’autre part, afin de répondre aux besoins des utilisateurs et des décideurs. Il a informé que ces services sont destinés à la protection des personnes et des biens, à la préservation des ressources naturelles et de l’environnement ainsi qu’au développement socioéconomique. « Cette démarche inclusive marque un grand pas en avant pour une météorologie moderne et fiable qui aspire aux normes internationales et demeure au service de la résilience des populations locales et du développement durable », a affirmé Joseph Ahissou.
Les travaux se déroulent sous la supervision des experts internationaux. C’est le cas du représentant du Cadre mondial pour les services climatologiques, Dr Pascal Yaka et du coordonnateur de projet changement climatique du département de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eau, Raoul Kouamé, représentant du Commissaire de la Cedeao à l’environnement et à l’agriculture. Pour le premier, les effets du changement climatique sont visibles et nécessitent des actions concrètes. Le second, pour sa part, a espoir que l’opérationnalisation du cadre national des services climatiques permettra aux structures de la météorologique d’offrir des services de qualité pour lutter contre les changements climatiques.

Environnement 17 mai 2019


Mise en conformité et enregistrement des partis politiques : Deux régimes mal assimilés par des acteurs politiques

En vertu des dispositions de la loi n° 2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin, seuls l’Union progressiste et le Bloc républicain ont pu se présenter aux élections législatives du 28 avril dernier.

Le Bénin compte moins de partis politiques désormais. C’est à l’actif de la réforme du système partisan portée par les députés de la dernière législature. Mais l’enregistrement des partis et la mise en conformité de ceux existants n’ont pas été choses aisées, au regard des polémiques que ce processus a suscitées. Aux termes des articles 18 à 24 de la loi n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin, les partis politiques existants doivent se conformer à la nouvelle charte votée par la 7e législature. Mais les nouveaux partis créés après le vote de la loi ne sont pas astreints à la mise en conformité. C’est le cas de l’Union progressiste et du Bloc républicain nés de la fusion de plusieurs partis politiques, dans la perspective de la réforme du système partisan.
L’Union progressiste a pu tenir son congrès constitutif le samedi 1er décembre 2018 à Cotonou. Quant au Bloc républicain, il a été porté sur les fonts baptismaux au cours d’un congrès constitutif à Parakou, le samedi 8 décembre 2018. Ces deux partis, soutenant l'action du gouvernement n’avaient pas à se conformer à la Charte, parce que nouvellement créés suivant les nouvelles normes. Les députés Orden Alladatin de l’Up et Jean Michel Abimbola, coordonnateur du Br n’ont manqué de le marteler.
Créer de nouveaux partis politiques constitue donc un atout facilitant leur participation aux élections législatives du 28 avril dernier. L’on se rappelle, comme si c’était hier, les propos de Bruno Amoussou. « L’histoire nous enseigne que seuls les peuples qui ont décelé à temps les évolutions probables et qui, à chaque étape de leur parcours, ont trouvé les formes d’organisation sociale en mesure de relever les défis, ont réussi le pari de leur émancipation vers le bien-être, la paix et la sécurité. Le peuple béninois ne peut y faire exception. Aussi, voudrions-nous inscrire notre démarche, qui débute ce samedi 1er décembre 2018, dans ce processus qu’imposent les expériences vécues », avait-il dit.
A contrario, l’enregistrement des partis existants ne s’est pas passé sans accroc. L’Union sociale libérale, Restaurer l’Espoir, Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), ... Ces partis politiques qui se réclament de l’opposition n’ont pas pu se conformer à la Charte. Ils devraient satisfaire aux exigences des lois nouvelles pour l’obtention du précieux sésame que constitue le certificat de conformité indiqué par la Cour constitutionnelle. Les responsables de ces partis se désolent encore de n’avoir pas pris part au processus électoral et crient à l’exclusion.

Actualités 17 mai 2019


Grève de la Cstb: Le gouvernement prend ses responsabilités

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin, (Cstb) tient à sa motion de grève de quarante-huit heures débutée mercredi 15 mai dernier. Le gouvernement, à travers le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle prend ses responsabilités, pour assurer les cours aux apprenants dont la plupart se retrouvent dans une phase de révision pour les examens de fin d’année.

Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle n’entend pas cautionner l’abandon des classes du fait de la grève de quarante-huit heures déclenchée par la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin. Alors que celle-ci débute mercredi 15 mai dernier pour s’achever ce jeudi, une instruction ferme a été donnée à travers une note circulaire n°808/Mestfp/Dc/Sgm/Sa dont l’objet s’intitule : maintien du personnel Mestfp présent au poste de travail au cours de la journée du mercredi 15 mai 2019. Selon Marcellin Anoumou Hounwanou, directeur adjoint de cabinet, signataire de la note, la décision s’inscrit dans le cadre des dispositions à prendre pour la continuité du service public.
« A cet effet, un point de présence de ladite journée est attendu au secrétariat particulier du ministre avec des précisions sur l’heure d’arrivée et de sortie de chaque agent dans la matinée et dans la soirée au plus tard le jeudi 16 mai à 9 heures», précise la note. La cellule de communication de la Cstb a pour sa part, fait le point partiel de la grève. « Il se dégage que, des départements de
l’Alibori au Mono en passant par
l’Atacora, la Donga, le Borgou, les Collines, le Zou, le Plateau et le Couffo, le mouvement de grève a été accueilli avec enthousiasme par les travailleurs de toutes catégories et a été diversement suivi, notamment dans le secteur de l’administration publique et de l’éducation. Certains travailleurs ne se sont pas présentés au service, par contre d’autres ont préféré faire une grève sur le tas, c’est-à-dire, se présenter au service sans travailler », a-t-elle détaillé. « On peut estimer le pourcentage de suivi de la grève dans les 10 départements cités à un peu plus de 50 %. Dans l’Ouémé et le Littoral, c’est cette dernière forme de grève sur le tas qui a dominé. Les travailleurs, mécontents, se sont présentés au service mais dans la plupart des ministères et autres services publics, ils n’ont pas travaillé à plein temps », précise la cellule de communication de la Cstb.

Société 17 mai 2019


Nouvelle configuration du Parlement: L’aboutissement de la réforme du système partisan

Combat de longue haleine qui aura connu diverses fortunes, entre nécessité et préservation des intérêts particuliers, la réforme du système partisan a donné son premier substrat avec la nouvelle configuration de la huitième législature. Une réforme qui aura mis fin à la ligue des clubs électoraux et fait place au rayonnement des mastodontes politiques.

Amer pour certains et satisfaisant pour d’autres, le premier fruit de la réforme du système partisan est l’aboutissement de la détermination du président de la République à assainir le paysage politique. C’est un engagement pris par le chef de l’Etat, Patrice Talon, alors qu’il était candidat à la présidentielle, réitéré à son investiture puis transcrit à l’axe 1, pilier 1 du Programme d’action du gouvernement. Un engagement qui aujourd’hui est réalité.
L’ouragan de la réforme du système partisan, avec à la pointe les deux lois électorales votées notamment celle portant Code électoral et celle portant Charte des partis politiques, a donc emporté beaucoup de partis politiques qui ont dû se mettre sous l’ombrage de géantes formations politiques. De plus de deux cents partis et mouvements politiques, le Bénin s’est retrouvé, dès le début de cette année 2019, à une dizaine de partis politiques. Sensible réduction qui témoigne de l’adhésion de la plupart des acteurs à la réforme. D’ailleurs, lesdites lois électorales ont été votées à l’unanimité des représentants de la Nation. Il est donc clair que les raisons qui motivent la rationalisation du paysage politique béninois étaient bien partagées de la plupart des acteurs politiques. Ces raisons, le président de la République Patrice Talon va les rappeler dans son message sur l’état de la Nation en fin d’année 2018 : « L’assainissement ne s’est pas seulement limité aux finances publiques et à la gouvernance économique. Il a également pris en compte le système politique jusqu’ici marqué par une multiplication à outrance des partis et partant leur inaptitude à animer réellement le débat politique. Les dysfonctionnements qui caractérisaient notre système politique avaient des impacts négatifs évidents sur l’ensemble de notre système sociopolitique voire économique». A l’occasion, il n’a pas manqué d’insister sur les fruits de la réforme : « Désormais, l’action politique sera plus homogène et plus prévisible. Les partis politiques répondront, mieux que par le passé, à leurs obligations constitutionnelles et légales. Ce faisant, nos populations désespéreront moins de la classe politique. Elles savent dorénavant que la démocratie, c’est moins la prolifération des partis politiques que la promotion d’idéologies et de projets de société visant à améliorer leur quotidien. Elles savent aussi qu’à l’avenir, nos institutions politiques fonctionneront de manière plus harmonieuse »?

Une réforme opportune mais amère

Aujourd’hui, le chef de l’Etat peut se réjouir de l’aboutissement de la réforme du système partisan. Car l’objectif est bien atteint, du moins quantitativement. Pour la première fois dans son histoire, depuis l’avènement de l’ère démocratique, le Parlement béninois est composé de deux grands partis à l’instar des grandes nations. Il s'agit de l’Union progressiste et du Bloc républicain, tous deux de la mouvance présidentielle. C’est un progrès notable même s’il est à regretter que l’Assemblée nationale ne soit pas à charge et à décharge comme dans les modèles politiques Gauche et Droite, Mouvance et Opposition, Démocrate et Républicain… qui rassurent de l’équilibre, de la pluralité et de la divergence des points de vue. Surtout quand on sait que les partis de l’opposition ont manifesté leur désir de participer aux élections sans y arriver en raison du défi que leur ont imposé d’une part les lois électorales pourtant votées par bon nombre des leurs, et d’autre part en raison du certificat de conformité. Ce défi, hélas, n’aura pas favorisé la participation de la dizaine de partis politiques qui a survécu au vent de la réforme. En dépit des frustrations, contestations et émeutes, le processus électoral est allé à son terme. Le parlement est installé avec les deux formations politiques qui ont pu prendre part au scrutin.
A présent, l’attente du peuple, c’est de voir des parlementaires plus attachés au peuple qu’aux intérêts particuliers. Il faut espérer que l’homogénéité du Parlement n'affecte pas la qualité des débats et n’engendre l’absence de critiques raisonnables, de contrôle et de veille permanente ; gages de la démocratie. Il revient aux parlementaires d’accomplir leur travail républicain avec conscience et patriotisme. Ce faisant, ils rendront service à la Nation et donneront la preuve de leur indépendance.

Actualités 17 mai 2019


Assemblée nationale : Un Parlement politiquement moins coloré…

Les 83 nouveaux députés de l’Assemblée nationale ont effectué, ce jeudi 16 mai, leur baptême du feu. A la différence de ses aînés, ce nouveau Parlement ne compte que des députés issus de deux partis politiques. Les tractations en amont pour obtenir une Assemblée nationale plus colorée (politiquement parlant) n’ont hélas pas prospéré.

Beaucoup n’ont pas vraiment vu venir le mal. Pourtant, il couvait, en silence. S’il s’est trouvé très peu de médiateurs, ou de médiations pour parler d’une voix unique avec la classe politique béninoise et obtenir un consensus en vue d’élections inclusives, Patrice Talon, lui, n’a pas manqué de jouer les bons offices. Il a, semble-t-il, dégagé sa responsabilité en ouvrant la vanne pour des échanges avec les acteurs politiques en vue de trouver une solution à ce que beaucoup ont qualifié « d’impasse électorale ». Non pas qu’il voyait la situation comme telle, mais il a sans doute voulu laisser à l’histoire des traces de son engagement à faire participer toute la classe politique béninoise aux législatives du 28 avril dernier. Elle n’y est certes pas parvenue, mais on ne peut occulter que par trois ou quatre fois, le chef de l’Etat était à l’initiative de rencontres visant à échanger avec les acteurs politiques pour dégager le fameux consensus tant réclamé par tous.
Lundi 25 février. Le président de la République reçoit à la présidence une délégation de l’opposition. Les invités de Patrice Talon sont repartis sans avoir décroché la lune. Eux qui espéraient que les nouvelles dispositions qui régissent le processus électoral seront foulées aux pieds feront plutôt face à la fermeté d’un chef d’Etat qui les a renvoyés à l’essentiel : le respect des dispositions en vigueur. Ils devraient ni plus ni moins, s’y conformer pour être dans les starting-blocks pour le scrutin. « Ce n’est pas à moi de vous dire ce qu’il faut faire, mais je serais à votre place que je serais capable d’être présent dans la compétition », a lancé Patrice Talon à ses vis-à-vis. Seul engagement pris par lui, la célérité dans le traitement des formalités administratives. Mais l’opposition n’est pas repartie, sans marteler qu’il n’y aura pas d’élection sans ses listes. « Le constat est malheureux. Organiser des élections sans aucun parti d’opposition, cela n’honore pas le Bénin. Je ne suis pas à l’aise », a lancé d’entrée le président à une autre séance avant de poursuivre « je veux comprendre ce qui s’est passé, voir avec vous comment corriger le tir ».
Mais les choses n’en resteront pas là. Désormais exclus du processus par la Commission électorale, le chef de l’Etat demande à recevoir à nouveau les responsables des partis dits de l'opposition. Mais à l’ouverture de la séance, on fera le constat de leur absence. Les Forces cauris pour un Bénin émergent, Restaurer l’Espoir, l’Union sociale libérale… ont brillé par leur absence. Au terme de la rencontre qui a duré environ deux heures, le président de la République a réaffirmé sa volonté de faire respecter les lois de la République. Pour lui, rien ne peut arrêter le processus électoral en cours. Seule issue, le Parlement pour sauver la face et aider le pays à sortir de l’impasse. Mais là encore, rien. Les parlementaires ne sont pas parvenus à trouver le bon filon. Faute d’entente et de consensus sur l’essentiel, les deux parties ne parviendront à aucun accord. Conséquence, le processus se poursuit… In fine, le Bénin a son Parlement avec 83 députés issus de deux listes de la mouvance. Il est installé depuis hier et ce, pour quatre ans.

Actualités 17 mai 2019


Election du bureau du parlement ce jour: Alassane Séïdou en pole position pour le perchoir

La huitième législature veut aller très vite. A peine installée, elle annonce pour ce vendredi 17 mai, l’élection de son bureau. Ainsi, si tout marche bien, l’on pourrait connaitre ce jour le nom du président de l’Assemblée nationale et les six autres membres du bureau de la huitième législature. Le débat a été engagé par le doyen d’âge hier après son allocution, conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui organise la première séance du début de toute législature.

La date de ce vendredi a été retenue par la plénière. Le député Sacca Lafia, au nom des députés du parti Union progressiste, a demandé une suspension des travaux en vue de permettre à son groupe politique de finaliser les tractations liées au bureau. Le député Jean-Michel Abimbola saisit aussi l’occasion et propose pour le compte du parti Bloc républicain, que l’élection se fasse ce vendredi. Tranchant le débat, le doyen d’âge a proposé que les travaux soient renvoyés carrément au lundi 20 mai prochain. Mais cette date est jugée trop avancée par certains députés dont Abraham Zinzindohoué. Une petite concertation sera ensuite engagée entre les responsables des deux blocs politiques. Laquelle concertation a retenu la date de ce vendredi. Ainsi, l’élection des sept membres du bureau de la huitième législature aura lieu ce jour, sauf changement de dernière minute. C’est d’ailleurs le seul point inscrit à l’ordre du jour de la plénière du jour.
Comme en de pareilles circonstances, l’heure est aux tractations et conciliabules au sein des deux partis politiques représentés au Parlement. Mais Alassane Séïdou est le nom qui revient le plus sur les lèvres dans les coulisses du Parlement pour le perchoir. L’actuel ministre des Infrastructures et des Transports puis ministre chargé de la Décentralisation et de la Gouvernance locale par intérim semble être en pole position pour présider aux destinées de la huitième législature. Certains critères semblent militer en faveur d’Alassane Séïdou élu sur la liste du parti Union progressiste dans la 1re circonscription électorale. Mais on attend l’issue du vote de ce vendredi qui confirmera ou infirmera cette rumeur.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 17 mai 2019


Assemblée nationale : La 8e législature prend officiellement fonction

Les 83 nouveaux députés de l’Assemblée nationale ont été installés officiellement ce jeudi 16 mai pour un mandat de quatre ans. La cérémonie a été dirigée par le président du bureau d’âge de la 8e législature, l’honorable Wallis Zoumarou, en présence de plusieurs ministres du gouvernement.

La cérémonie d’installation des députés de la huitième législature s’est déroulée sans accroc ce jeudi au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Tout s’est bien passé en respect des dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Deux temps forts ont marqué cette cérémonie d’installation consacrant l’entrée en fonction des députés de la 8e législature. Le premier concerne la lecture de certains articles du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui organisent la procédure parlementaire d’installation d’une nouvelle législature, la correspondance du président de la Cour constitutionnelle portant notification au Parlement de la décision relative aux résultats des élections législatives du 28 avril dernier et la lettre du président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) relative à la liste des députés et leurs suppléants proclamés élus par la Cour constitutionnelle ainsi que leurs âge et profession. La lecture qui a le plus retenu l’attention de la plénière est celle relative aux correspondances du secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet renseignant sur le point des recours en contestation de l’élection de certains députés. Il a été noté qu’une trentaine de recours ont été enregistrés par la Haute juridiction pour le compte de ces élections législatives. La flopée de ces recours en invalidation de sièges ou de listes a inquiété le doyen d’âge. « J’ai l’impression que presque tous les députés sont assis sur un siège plus ou moins éjectable », constate Wallis Zoumarou dont le siège fait aussi objet de recours dans la 13e circonscription électorale.

Ces différents dossiers de communication ont été lus par les deux plus jeunes de la législature, les députés Epiphane Honfo et Yacoubou Orou Sé Guéné qui ont assisté le doyen d’âge dans le rôle de secrétaire. Une fois la lecture des courriers terminée, place a été faite à l’étape suivante, celle du discours d’installation proprement dit de la 8e législature par le doyen d’âge. D’entrée de jeu, Wallis Zoumarou félicite ses collègues députés pour leur brillante élection et leur a souhaité un bon séjour parlementaire dans une ambiance de fraternité et de convivialité. Il se réjouit que cette huitième législature puisse arriver à une installation apaisée après tant de péripéties politiques qu’a connues le processus électoral. Il rend hommage au peuple pour sa sagesse, sa clairvoyance et l’esprit de discernement dont il a fait preuve tout au long de la crise. Le doyen d’âge n’a pas manqué de décerner la palme d’or aux institutions de la République, surtout au gouvernement qui a géré cette crise avec doigté et responsabilité. Wallis Zoumarou condamne toutes ces agitations politiques qui ont émaillé les élections législatives d’avril 2019. Il estime que le Bénin n’en a pas besoin. Pour lui, le seul défi qui doit préoccuper tout le monde aujourd’hui reste et demeure la paix et le développement.

L’on doit éviter au Bénin le spectre de la haine et de la division pour cultiver plutôt l’amour, défend Wallis Zoumarou. Il invite la 8e législature à prendre la mesure de l’enjeu et à travailler dans ce sens pour l’enracinement de la démocratie aux côtés des autres institutions de la République. Le doyen d’âge a exhorté, pour l’atteinte de ces objectifs, ses collègues députés à servir le Parlement avec abnégation quelles que soient leurs appartenances politiques et religieuses. « La qualité de député ne s’improvise pas. Les députés doivent se considérer comme des vigiles de la démocratie », souligne Wallis Zoumarou. Cette mission, selon lui, mérite une vigilance de tous les instants. Ce n’est qu’à ce prix que la huitième législature pourra relever les défis qui l’attendent et gagner davantage la confiance des populations, conclut le doyen d’âge pour qui, c’est une nouvelle page de l’histoire du Parlement béninois qui s’écrit avec la mise en place de la 8e législature.

Actualités 17 mai 2019


Accompagnement du Pag: Les projets salvateurs de la Banque mondiale

A travers le financement d’une dizaine de projets remarquables depuis 2016, la Banque mondiale (Bm) contribue, autant que faire se peut, à la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag). Ses actions embrassent plusieurs secteurs clés de la vie.

Du renfort à l’initiative gouvernementale de transformer le Bénin. Ainsi pourrait-on qualifier l’aide qu’apporte la Banque mondiale (Bm) à la réalisation des projets phares du Programme d’action du gouvernement (Pag). Un programme suffisamment ambitieux qui, rappelle-t-on, a été pensé et conçu par le régime de la Rupture dès son avènement en avril 2016, et dont la mise en œuvre révèle le Bénin, à mesure que le temps passe. Depuis trois ans, neuf projets capitaux sont financés et exécutés conjointement par les services de l’Etat et la Banque mondiale suivant sa nouvelle ligne de conduite adoptée en 2018. Le but étant, justement, d’accompagner le Bénin à atteindre ses objectifs de transformation avec un impact palpable et durable sur les populations à la base.
Parmi les neuf projets dans lesquels la Bm s’est engagée de 2016 à ce jour, il y a celui portant sur la compétitivité du tourisme transfrontalier (Pctt), d’une valeur de 50 millions Usd. L’on compte aussi le projet d'appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pagipb), évalué à 30 millions Usd ; le projet d'approvisionnement en eau des petites villes et d'assainissement des eaux usées urbaines (Peprau), de 68 millions Usd ; le projet d'appui à la diversification agricole (Pada), de 45 millions Usd. Sans oublier le projet d'amélioration des services énergétiques (Pase) d’un coût global de 60 millions Usd, le programme d'accès universel à l'eau potable en milieu rural (Aqua-vie) de 220 millions Usd, le projet d'appui aux communes et communautés pour l'expansion des services sociaux (Access) estimé à 40 millions Usd. Les deux derniers projets sont ceux portant sur la nutrition et le développement de la petite enfance (Pndpe) et l’Aménagement urbain et l’appui à la décentralisation (Paurad).
Ils coûtent respectivement 50 millions et 15 millions (plus de 180 millions Usd comme garantie).
L’on remarque aisément que ces projets prennent en compte plusieurs secteurs et sous-secteurs clés dont le tourisme, l’eau, la santé, l’énergie, l’emploi des jeunes, l’agriculture, l’environnement et le développement local et urbain. Ils viennent tous en renfort au Pag. Dans le secteur touristique par exemple, le Pctt vise, conformément aux ambitions du régime Talon, à faire du tourisme un des leviers pouvant soutenir durablement l’économie nationale. Ce projet «se positionne comme l’un des programmes phares sur lequel s’appuie le gouvernement pour faire du tourisme une véritable source nationale de rentrée de devises »,
rappelle une publication de la Bm en date de mai 2019.
A terme, le Pctt compte générer 30 000 emplois nouveaux et faire passer la contribution du secteur de 2,6 % à 10 % du Produit intérieur brut (Pib).
Peprau et Aqua-vie sont aussi des exemples. A l’instar des autres projets sus cités, ils répondent à la volonté du régime Talon de fournir de l’eau potable à toutes les populations, sans exception, d’ici 2021. Qui dit eau, dit également alimentation. C’est en cela que le projet Pndpe vient soulager les populations à revenus très modestes. Avec ce projet, 400 000 enfants de moins de 5 ans bénéficient d’un suivi nutritionnel, 250 000 ménages sont touchés et 15 000 enfants âgés de 5 à 12 ans dans 12 communes bénéficient d’une alimentation scolaire intégrée. Toutes ces statistiques dévoilées par la Bm, témoignent de la bonne croissance de plusieurs secteurs vitaux, sous le régime de la Rupture.
A en croire la Bm, d’autres projets phares visant à renforcer ses engagements avec le Bénin sont en préparation. Lesquels projets couvriront des secteurs tels que le numérique, la protection de l’environnement et des ressources naturelles, l’agriculture et le développement urbain n

Actualités 16 mai 2019


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