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Nouvelles

Accompagnement du Pag: Les projets salvateurs de la Banque mondiale

A travers le financement d’une dizaine de projets remarquables depuis 2016, la Banque mondiale (Bm) contribue, autant que faire se peut, à la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag). Ses actions embrassent plusieurs secteurs clés de la vie.

Du renfort à l’initiative gouvernementale de transformer le Bénin. Ainsi pourrait-on qualifier l’aide qu’apporte la Banque mondiale (Bm) à la réalisation des projets phares du Programme d’action du gouvernement (Pag). Un programme suffisamment ambitieux qui, rappelle-t-on, a été pensé et conçu par le régime de la Rupture dès son avènement en avril 2016, et dont la mise en œuvre révèle le Bénin, à mesure que le temps passe. Depuis trois ans, neuf projets capitaux sont financés et exécutés conjointement par les services de l’Etat et la Banque mondiale suivant sa nouvelle ligne de conduite adoptée en 2018. Le but étant, justement, d’accompagner le Bénin à atteindre ses objectifs de transformation avec un impact palpable et durable sur les populations à la base.
Parmi les neuf projets dans lesquels la Bm s’est engagée de 2016 à ce jour, il y a celui portant sur la compétitivité du tourisme transfrontalier (Pctt), d’une valeur de 50 millions Usd. L’on compte aussi le projet d'appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pagipb), évalué à 30 millions Usd ; le projet d'approvisionnement en eau des petites villes et d'assainissement des eaux usées urbaines (Peprau), de 68 millions Usd ; le projet d'appui à la diversification agricole (Pada), de 45 millions Usd. Sans oublier le projet d'amélioration des services énergétiques (Pase) d’un coût global de 60 millions Usd, le programme d'accès universel à l'eau potable en milieu rural (Aqua-vie) de 220 millions Usd, le projet d'appui aux communes et communautés pour l'expansion des services sociaux (Access) estimé à 40 millions Usd. Les deux derniers projets sont ceux portant sur la nutrition et le développement de la petite enfance (Pndpe) et l’Aménagement urbain et l’appui à la décentralisation (Paurad).
Ils coûtent respectivement 50 millions et 15 millions (plus de 180 millions Usd comme garantie).
L’on remarque aisément que ces projets prennent en compte plusieurs secteurs et sous-secteurs clés dont le tourisme, l’eau, la santé, l’énergie, l’emploi des jeunes, l’agriculture, l’environnement et le développement local et urbain. Ils viennent tous en renfort au Pag. Dans le secteur touristique par exemple, le Pctt vise, conformément aux ambitions du régime Talon, à faire du tourisme un des leviers pouvant soutenir durablement l’économie nationale. Ce projet «se positionne comme l’un des programmes phares sur lequel s’appuie le gouvernement pour faire du tourisme une véritable source nationale de rentrée de devises »,
rappelle une publication de la Bm en date de mai 2019.
A terme, le Pctt compte générer 30 000 emplois nouveaux et faire passer la contribution du secteur de 2,6 % à 10 % du Produit intérieur brut (Pib).
Peprau et Aqua-vie sont aussi des exemples. A l’instar des autres projets sus cités, ils répondent à la volonté du régime Talon de fournir de l’eau potable à toutes les populations, sans exception, d’ici 2021. Qui dit eau, dit également alimentation. C’est en cela que le projet Pndpe vient soulager les populations à revenus très modestes. Avec ce projet, 400 000 enfants de moins de 5 ans bénéficient d’un suivi nutritionnel, 250 000 ménages sont touchés et 15 000 enfants âgés de 5 à 12 ans dans 12 communes bénéficient d’une alimentation scolaire intégrée. Toutes ces statistiques dévoilées par la Bm, témoignent de la bonne croissance de plusieurs secteurs vitaux, sous le régime de la Rupture.
A en croire la Bm, d’autres projets phares visant à renforcer ses engagements avec le Bénin sont en préparation. Lesquels projets couvriront des secteurs tels que le numérique, la protection de l’environnement et des ressources naturelles, l’agriculture et le développement urbain n

Actualités 16 mai 2019


Huitième législature: Les femmes : le statu quo

La huitième législature place les femmes bien loin du compte du défi de la représentativité de la gent féminine. Au nombre des 83 députés qui vont être installés ce jeudi 16 mai au Palais des gouverneurs, seulement six sont des femmes.

Le taux de représentativité des femmes à l’hémicycle ne s’améliore pas. Six entrées pour le compte de la nouvelle législature contre sept pour celle sortante. La huitième législature n’est pas moins misogyne que celle précédente. La nouvelle configuration présente un taux de représentativité de 7,22%, contre environ 9% pour la septième mandature. Un recul donc pour la gent féminine.
Les six femmes qui seront présentes ce jeudi 16 mai à l’Assemblée nationale, ont pour noms Romarique Sèdami Médégan Fagla, Rosine Dagniho, Mariama Baba Moussa, Eugénie Chantal Ahyi, Awaou Emiola Bissiriou et Sofiath Shanou.
Quoique l’Assemblée nationale ait enregistré de nouvelles figures, la gent féminine n’a aucune raison de se réjouir au regard de son faible taux de reprsentativité et des défis de l’heure en matière de promotion de la femme et du genre.
Cette présence à peine visible devrait faire davantage réfléchir les féministes qui appellent de tous leurs vœux, l’égalité des chances pour les femmes dans toutes les instances de prise de décisions.
Le phénomène n’est malheureusement pas nouveau au Bénin. Le pays s’est habitué à ce faible pourcentage depuis l'avènement du renouveau démocratique où la représentativité des femmes évolue en dents de scie.
En 29 ans de démocratie, le pourcentage de femmes élues n’a jamais franchi le cap des 15%. Il a varié entre 6,25 et 12,19%. La première législature (1991 à 1995) avait enregistré quatre femmes députées contre 60 hommes, soit 6,25%. La deuxième mandature a ramené la barre à 12.19%, soit dix femmes sur un total de 82 élus. Au cours des troisième et quatrième mandatures, ce pourcentage a chuté à 7.22%, soit six femmes députées sur un total de 83 élus. La législature de 2011 à 2015, n’a connu que huit femmes élues sur 83 députés, soit 9.63%. Idem pour celle de 2015 à 2019.
Ainsi, depuis 1990, l’effectif numérique infime des femmes au sein des institutions est resté ‘’la norme’’ et le pays s’en accommode.
Ce faible pourcentage se révèle comme une gangrène qui reste collée à la peau des femmes et dont elles manquent d’astuces pour s’en débarrasser.
D’aucuns diront qu’elles ne méritent pas mieux, compte tenu du manque de solidarité entre elles-mêmes. A raison peut-être. Mais quand on observe l’activisme qui les a guidées durant le processus électoral, il y a lieu de s’attarder sur leur sort.

A qui la faute?

La dette de la représentativité des femmes n’incombe à aucun gouvernement si ce n’est à la gent féminine elle-même. Dans un élan d’ensemble, elles devraient asseoir dès à présent des stratégies pour mieux influencer les choix lors des prochaines joutes électorales. Les femmes qui veulent faire la politique doivent donc se bâtir une cote de popularité et surtout retenir l’attention des comités d’arbitrage en se faisant remarquer positivement.
En juillet 2018, des parlementaires proches du président Patrice Talon avaient introduit à l’Assemblée nationale, une proposition d’amendement de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 avec trois points dont un sur l’amélioration de la représentativité des femmes. Mais cette proposition d’amendement n’a pas prospéré et le président de la République s’est opposé à la possibilité que lui offrait le vote des députés pour la soumettre à un référendum. Ce choix, loin d’être une mesure anticonstitutionnelle, était plutôt perçu comme une discrimination positive par certaines femmes, en l’occurrence celles de l’Union progressiste.
Aussi, les législatives du 28 avril 2019 étaient-elles une occasion rêvée pour améliorer les statistiques eu la matière. Mais, il n’en a pas été grand-chose à l’arrivée.
Le bout du tunnel semble encore bien loin. En attendant, les femmes doivent se contenter de ce faible pourcentage et faire plus d’efforts pour espérer la concrétisation d’un rêve qui peine à être comblé. Les municipales de 2020 permettront peut-être de redresser la pente si elles anticipent sur les défis.

Actualités 16 mai 2019


Conseil des ministres : La Came autorisée à s' approvisionner auprès des industries pharmaceutiques locales

Le Conseil des ministres de ce mercredi 15 mai a décidé d’octroyer une autorisation à titre dérogatoire à la Centrale d’achat des médicaments essentiels (Came) pour s’approvisionner auprès des industries pharmaceutiques locales.

A la suite des efforts déployés pour assainir le secteur pharmaceutique, le gouvernement, dans sa volonté de sécuriser les sources d'approvisionnement en médicaments, a retenu des critères spécifiques pour les fournisseurs. Ceux-ci doivent désormais, pour opérer sur le territoire béninois, justifier d'une certification de bonnes pratiques de fabrication et/ou de distribution délivrée par une autorité de réglementation pharmaceutique d’un pays membre de l’International conference of harmonisation (Ich) et/ou d’une pré qualification de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Ces informations ont été rendues publiques à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 15 mai. Le processus de pré qualification, indique le compte rendu de cette séance, est un service fourni par l’Oms pour évaluer la qualité, l’innocuité et l’efficacité des produits médicaux en se basant sur les normes pharmaceutiques internationales.
Par ailleurs, poursuit le communiqué, « les réformes pharmaceutiques en cours devraient, à terme, permettre le développement de l'industrie pharmaceutique locale répondant aux normes et standards internationaux ». Mais en attendant, le gouvernement béninois a autorisé la Came à continuer de s’approvisionner auprès des industries locales de production qui en manifestent l’intérêt, tout en exigeant la qualité recherchée des produits. « L’intérêt de notre pays à accompagner ces industries pharmaceutiques locales réside dans la perspective de réduire sa dépendance vis-à-vis de l'extérieur », précise-t-on. Ces industries locales bénéficient d’une dérogation de cinq ans au bout desquels elles doivent fournir les preuves que leurs procédés sont conformes aux critères spécifiques fixés par le gouvernemen.

Actualités 16 mai 2019


Assemblée Nationale: Quand les recours tiennent des démissions au Parlement

Douze députés au moins de la huitième législature sont en sursis suite à des recours en invalidation de leur élection. Bien que la Cour constitutionnelle n’ait pas encore statué sur le fond de ces plaintes, celles-ci ne sont pas sans conséquence pour ces députés dont l’élection est attaquée à savoir Marcellin Aka Worou ; Dominique Atchawé ; Wallis Zoumarou ; Bida Nouhoume Youssoufou; Boniface Yèhouétomè; Natondé Aké ; Nestor Noutaï; Badirou Aguèmon ; Patrice Nobimè ; David Biokou ; Issa Salifou et Alassane Séidou.

En effet, ces contestations empêchent ces derniers de démissionner de sitôt s’ils ont envie de se retirer du Parlement pour céder leurs fauteuils à leurs suppléants. Ces députés dont l’élection est contestée sont tenus d’attendre la décision du juge constitutionnel avant de faire quoi que ce soit. L’article 12 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale est formel là-dessus. Il dispose que « Tout député peut se démettre de ses fonctions à tout moment. Toutefois, en début de législature, cette démission ne peut être reçue que dans les conditions ci-après : -soit après l’expiration du délai de dix (10) jours prévu pour le dépôt des requêtes en contestation si son élection n’a pas été contestée ; -soit après la notification de la décision de rejet rendue par la Cour constitutionnelle, si son élection a été contestée. Les démissions sont adressées au président. A la séance plénière suivante au plus tard, il en informe les députés et les notifie au gouvernement ».
Les douze députés cités par le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, qui a rendu public un communiqué radiodiffusé en date du lundi 14 mai dernier, invitant ces élus du peuple dont les sièges sont contestés à se rapprocher de la Haute juridiction en vue de prendre connaissance des griefs articulés contre leur élection afin de déposer leurs observations dans le délai imparti, savent désormais à quoi s’en tenir. Puisque lorsque le siège est invalidé, aussi bien le candidat titulaire élu que le suppléant ne peuvent siéger. Ce qui n’est pas le cas en matière de déchéance qui peut intervenir à tout moment de la législature où le suppléant remplace le titulaire qui a été déchu de son mandat.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 16 mai 2019


Tourisme au Bénin : Des dispositions pour renforcer la sécurité dans et autour de la Pendjari

Les visiteurs et touristes qui aspirent à des safaris au parc de la Pendjari peuvent y aller sans souci. En plus de la surveillance habituelle des lieux, le gouvernement, au vu des derniers évènements, a décidé de renforcer la sécurité à l'intérieur du parc, mais aussi dans son voisinage.

On l’attendait et elle n’a pas tardé. La réplique sinon la réponse du gouvernement béninois aux derniers évènements qui ont mis à mal la quiétude au sein de la Pendjari est désormais connue. L’Exécutif penche pour une batterie de mesures pour faire de la plus importante réserve animalière de l’Afrique de l’Ouest, une zone sûre et une destination sécurisée pour tous ses visiteurs.
Au nombre des nouvelles dispositions envisagées pour renforcer la sécurité dans le parc, on peut noter, entre autres, le renforcement du nombre de rangers déployés dans le parc, l’association des forces armées béninoises qui interviendront en appui au travail des rangers sur le terrain, la mise en place d'un système d’alerte et d’assistance aux touristes et de leurs moyens de déplacement dans l'enceinte du parc, le renforcement du matériel et des équipements des rangers sur le parc, le renforcement des renseignements autour du parc… Ces dispositions ont été prises au cours d’une séance de travail à laquelle ont pris part, à l'initiative du président de la République, les ministres chargés de la Défense nationale, du Cadre de vie et du Développement durable, du Tourisme ainsi que des représentants de l’état-major des armées, de African Park Network, et le directeur de l’Agence nationale de promotion du patrimoine et du tourisme.
Aussi, « une mission de reconnaissance composée d’agents d’élite de l’armée est actuellement déployée au parc aux fins de proposer en complément d’autres mesures à prendre pour renforcer la sécurité dans le parc». Avec ses 7000 visiteurs enregistrés chaque année, « la Pendjari qui reste aujourd'hui le plus grand parc animalier de l'Afrique de l'ouest avec une superficie de près de 4600 km2 (soit plus de 60 fois la superficie de la ville de Cotonou) est un vaste domaine naturel qui constitue une merveille du patrimoine touristique béninois », apprécie le gouvernement dans un communiqué diffusé mercredi 15 mai par ses canaux officiels. Le même communiqué indique que « dans sa politique de révélation du Bénin, le gouvernement en collaboration avec African Park Network met tout en œuvre pour renforcer à moyen et long termes la sécurité des biens et personnes qui s’y rendent ».

Culture 16 mai 2019


Entretien avec le professeur Moustapha Diabaté: L’Indicamétrie ou le chemin pour sortir l’Afrique de l’ornière

Inventée par le professeur ivoirien Moustapha Diabaté, l’Indicamétrie se veut une science qui met l’homme au cœur de son propre développement. Selon son initiateur, elle constitue la porte de sortie de la léthargie du continent africain. Dans cette interview, il explique les tenants et les aboutissants de cette « révélation » qui devrait guider dans le choix des dirigeants et des politiques de développement.

La Nation : Qu’entend-on pas Indicamétrie ?

Professeur Moustapha Diabaté : L’Indicamétrie est la science qui érige l’irrationnel, le mystique, l’ésotérique et le caché au rang de la rationalité après avoir dégagé les limites des autres sciences. A ce titre, l’Indicamétrie dit qu’il ne suffit pas d’être compétent pour être efficace. Dès lors, elle consiste à étudier le système capacitaire intrinsèque de l’être humain et du non humain. Elle vise à établir la correspondance entre le système capacitaire et le système compétentiel, pour éviter les crises, les guerres, les tensions… Sinon, il y a le choc des grandes intelligences qui débouche sur des conflits dont la maîtrise pourrait échapper aux dirigeants.Cette approche de définition est complétée par celle du professeur Honorat Aguessy qui dit ceci : l’Indicamétrie, c’est la science de la globalité qui s’applique à tous, individu comme groupe.

Comment est-elle née ?

C’est une science révélée en 1959. J’étais au lycée de Chartre en France où je devrais poursuivre mes études. Activiste à l’époque, je rencontre des compagnons de lutte dont l’actuel président guinéen Alpha Condé, les professeurs Albert Tévoédjrè, Honorat Aguessy et maître Robert Dossou. Avec la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (Feanf),nous avons milité pour la libération de l’Afrique.
En 1963, avec la crise des grandes intelligences en Afrique, et suite à une conférence animée par le journaliste du quotidien Le Monde, Gilbert Conte, qui a déclaré que « Tout se passe comme si la jeunesse africaine et ses dirigeants sont atteints d’une incapacité congénitale à résoudre leurs problèmes postindépendances », le vaste chantier de l’Indicamétrie a été lancé sur mon initiative. Tous ceux qui étaient membres de la Feanf se sont pour la plupart mobilisés.

Vous soutenez que les autres sciences ont montré leurs limites pour n’avoir pas suffisamment mis l’homme au cœur de son propre développement. Que préconise alors l’Indicamétrie en la matière ?

Au regard de la définition, nous pouvons dire que l'Indicamétrie utilise ses outils pour enclencher un développement authentique. Prenons la science économique avec le taux de croissance qui a des limites pour mieux apprécier le développement humain. Il est plus facile de mieux cerner l’humain dans son développement avec le taux des bénédictions agréées (Tba) qui prend en compte les efforts des parents avant la naissance de l'enfant, durant toute son éducation jusqu’à sa scolarisation. Donc le taux de croissance tient compte du nucléaire physique qui est limité face au nucléaire baptismal (Nb) qui met en évidence le taux de bénédictions agréées (Tba). Il existe de nombreux outils de l’Indicametrie qui permettent de voir l'invisible et le visible suivant la théorie du nucléaire baptismal. D’où la naissance de l’économie du savoir qui permet d'aller au-delà de l’économie des matières premières.
Avec l’Indicamétrie, on est en train de créer en Côte d’Ivoire et ailleurs des « Akwaba villages indicamétriques » où la prospérité est partagée, la différence est respectée et où règne la paix suivant les principes de l'ancestrologie ou de la spiritualité quantitative, source de toute richesse et de l’autopromotion inter-monde.

Quels sont les indicateurs spécifiques que prend en compte cette science ?

Les indicateurs spécifiques sont déterminés par plusieurs outils. La carte capacitaire est un recueil de capacités : la capacité motrice, la capacité stratégique et la capacité spécifique (taux d'amour humain, taux de bénédictions agréées). La carte capacitaire et d'autres instruments permettent de former trois types de dirigeants à savoir: les bonificateurs d'espaces dangereux (ceux qui perçoivent, préviennent, et prennent des décisions pour transformer les espaces indésirables en espaces désirables) ; les producteurs attentifs de paix inter-monde sont différents des hommes de paix qui interviennent quand le conflit est ouvert. Ceux-ci sont capables de tuer pour avoir la paix. Alors que les producteurs attentifs de paix inter-mondes prévoient et appliquent les résultats de la prévision de telle sorte que les conflits ne se produisent pas. Ainsi la paix est préservée à l'échelle inter-mondes parce que réalisée avec la complicité des vivants et des morts. Le protecteur de l'espace de souveraineté inter-monde découle des deux premières catégories. Car l'espace de paix devient un espace de souveraineté.
Le choix des meilleurs dirigeants se fait en Indicamétrie selon des indicateurs précis. C'est comme cela que nous procédons pour choisir les membres du Gouvernement panafricain mondial-Feanf (Fédération des États de l'Afrique Nouvelle et Féconde). Ce gouvernement chargé d'appliquer les cinquante recommandations du symposium de novembre 2010 à Cotonou, utilise le Nyama comme monnaie dont la valeur unitaire est égale à 750 francs Cfa.

En quoi peut-elle contribuer au développement de l’Afrique ?

Notre principal objectif est de créer des Akwaba-Villages (villages indicamétriques) dans tous les États africains et du monde. Ces villages sont dotés de structures de veille indicamétrique dont l'Agence de contrôle indicamétrique de médicaments, aliments, produits et personnes (Acimap) fait partie. Ils sont créés en respectant les cinquante recommandations du Symposium de novembre 2010 à Cotonou. Les responsables de ces villages sont formés et bénéficient des concentrés d'énergies véhiculées par les biens cultuels et rituels de l'Afrique Monde intégré et solidaire (Amis) différent de l'Afrique Monde intégré et barbare (Amib). Bâtir cet espace de paix et de souveraineté est donc une œuvre de développement multi-capacitaire sans précédent. Nous parlons aussi de la convergence des compétences multi-capacitaires. Ainsi, il n'y a plus de conflits, les diplômés travaillent pour l’intérêt de l’être humain et non humain.

Aucun développement n’étant possible sans l’intégration de la culture, quelle est la place de la promotion des valeurs endogènes dans l’indicamétrie ?

Le siège de toutes les institutions promotionnelles, éducationnelles et opérationnelles de l’Indicametrie se trouve à l’Institut de développement et d'échanges endogènes (Idée) à Ouidah. Mieux, la spiritualité quantitative, source de toute richesse, est l'un des fondements du développement de l’Indicamètrie, autant que l'Acimap qui réconcilie l’être avec le flux vital et l'environnement. Tout ceci montre l’importance que nous accordons aux valeurs endogènes que nous intégrons dans le processus de développement multi-capacitaire de l’Inter-monde.

Quelle est votre stratégie de vulgarisation pour que cette science soit intégrée dans les politiques nationales sur le continent ?

Notre stratégie n'est pas différente de celle préconisée aux pages 42 et 44 du manifeste de l'Union africaine qui recommande à tous et particulièrement aux Africains, la diffusion et la vulgarisation de l’Indicamétrie. Nos partenaires agissent dans cette optique et drainent des fonds importants pour nous accompagner. Et ces fonds sont placés jusqu’à nouvel ordre sous le contrôle du cabinet de maître Dossou Robert et d'autres cabinets ivoiriens. Précisons que le développement de l’Indicamètrie se fait sur fonds propres. Donc les fonds apportés par les partenaires pour accompagner l’inventeur de l’Indicamètrie, ne sont pas touchés jusqu’à présent. Ils ne le seront que lorsque les différents cabinets auront terminé leur mission d'analyse des fondements juridiques, de protection et de valorisation de la science au profit des populations africaines et du monde. Ces fonds sont pour le moment évalués à environ 20 millions de dollars soit 11 milliards de francs Cfa et 15 millions de Nyama, la monnaie indicamétrique.

Votre mot de la fin

Nous invitons tous les Africains et les partenaires à soutenir l’Indicamétrie comme ça a été fait par l'Union africaine et d'autres partenaires. Il faut que le principe qui consiste à faire le meilleur choix des dirigeants en faveur des trois catégories que nous avons signalé soit respecté. A savoir les bonificateurs d'espaces dangereux affichant le taux de bénédictions agréées Tba de puissance 225 NS, des producteurs attentifs de paix inter-mondes affichant Tba de puissance 240NS et les protecteurs d'espace de souveraineté affichant Tba de puissance 253 NS.
Ce qui se fait déjà avec le Gouvernement panafricain mondial qui est un gouvernement de contribution et de consensus continental comme indiqué dans le document d'orientation transmis au sommet des chefs d'Etat à Accra en juillet 2007. A ce titre, 75% de revenus générés par les produits industriels du savoir indicamétrique (Pisi) sont versés aux trésors des États de l'Union africaine ; tandis que l'ancienne métropole, la France, et l'Union européenne sont fortement appuyées en cas de crise suivant le principe de Bêta Caro et du Fonisséréa.

Propos recueillis par Claude Urbain PLAGBETO

Société 15 mai 2019


Douanes béninoises: Le programme des opérateurs économiques agréés lancé ce jour

L’Administration des douanes béninoises procède, ce mardi 14 mai à Cotonou, au lancement du Programme national des opérateurs économiques agréés (Oea), en collaboration avec le groupe Webb Fontaine chargé de la mise en œuvre des réformes institutionnelle et informatique en la matière.

Ce programme s’inscrit dans le cadre de la modernisation des procédures douanières et de la mise en œuvre de l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) suivant le Cadre de normes Safe visant à sécuriser et à faciliter les échanges commerciaux internationaux. Le statut d’Oea permet aux opérateurs économiques (importateurs, exportateurs, transitaires, logisticiens, transporteurs, manutentionnaires, commissionnaires en douane) jugés fiables de bénéficier d’un traitement personnalisé et allégé en matière de contrôle douanier, selon le type de statut sollicité : Oea Simplification douanière, Oea Sûreté/sécurité ou Oea Complet. La certification Oea qui fixe un cadre sécurisé avec les partenaires commerciaux, ne constitue pas une obligation mais une discrimination positive recommandée pour les acteurs afin de sécuriser la chaîne logistique internationale, lutter contre le terrorisme et les fraudes douanières, faciliter et accélérer les échanges internationaux. Au nombre des critères d’exigences pour l’obtention de la certification Oea, l’opérateur économique devra faire montre de bonne moralité, de traçabilité dans le système de gestion ou les écritures de la société, de procédures de contrôle en interne, de solvabilité financière.
Née d’une forte demande de facilités administratives exprimée par des opérateurs du commerce international ainsi que des administrations douanières, cette accréditation est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2008 en Europe. Elle est en passe de devenir incontournable dans le commerce international.
En prélude à l’opérationnalisation de ce statut, une formation en audit d’agrément d’entreprise a été organisée du 20 au 23 mars 2018 au profit de l’Administration des douanes béninoises, sous l’égide de Frédéric Fort, expert des douanes françaises n

Claude Urbain PLAGBETO

Société 14 mai 2019


Imsp de Dangbo: Les nouvelles tendances des méthodes mathématiques en physiques en débat

L’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) sis à Dangbo abrite du 6 au 17 mai prochain, l’école sur les nouvelles tendances des méthodes mathématiques en physiques. Les travaux qui regroupent plusieurs scientifiques et experts en physique mathématique internationaux ont été lancés ce lundi par le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz.

Permettre la collaboration et les interactions entre doctorants, jeunes scientifiques et experts en physique mathématique. Tel est le leitmotiv de l’école qu’abrite du 6 au 17 mai prochain, l’Institut de mathématiques et de sciences physiques (Imsp) de Dangbo. La formation regroupe d’éminents mathématiciens et physiciens ainsi que des scientifiques de plusieurs pays venus notamment des Etats-Unis d’Amérique, du Brésil, du Sénégal , de la France, du Burundi, de l’Argentine, du Nigeria, du Niger, du Burkina Faso, du Togo, et bien évidemment du Bénin. Pendant douze jours, ces acteurs du monde des mathématiques et de sciences physiques vont partager leurs expériences et connaissances sur le thème retenu : « Tendances actuelles des méthodes mathématiques en physiques ». Ce qui leur permettra de renforcer les capacités des étudiants en doctorat et celles des scientifiques afin qu’ils soient en mesure d’identifier et d’utiliser des supports mathématiques. L’école fournit également un panel de partage d’expériences et de collaboration sur les médias sociaux. Les sujets choisis couvrent un large éventail d’outils et de techniques mathématiques fondamentaux et appliqués en physiques. Lesquels concernent entre autres: « Méthodes d’approximation de problèmes de perturbations singuliers » ; « Propriétés géométriques et physiques des trous noirs » ; « Géométrie et physique de Poisson » ; « Géométrie symplectique et mécanique quantique » ; « Nouvelles tendances dans les méthodes de quantification » et « Renormalisation et spectre de particules dans la théorie des champs ».
Pour le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, cette école d’envergure internationale est d’une importante capitale. Cela, d’autant que, à l’en croire, les sciences mathématiques, physiques et leurs applications sont des disciplines complémentaires et sont incontournables pour le rayonnement scientifique et technologique des pays.

Gloire aux femmes scientifiques

Le thème montre si bien la complémentarité entre ces deux sciences, explique Maxime da Cruz avant de souligner que le sujet est d’actualité du fait de la dynamique au cœur de ces sciences. Selon lui, la physique moderne a posé des problèmes pour lesquels les mathématiques ont élaboré des outils rationnels de résolution. Le recteur de l’Uac a saisi l’occasion de l’ouverture de cette école pour revenir sur la journée internationale de la femme en science célébrée le 12 mai de chaque année. Maxime da Cruz encourage les femmes qui ont décidé de faire carrière dans les disciplines scientifiques, avant de rassurer de l’engagement de l’Université d’Abomey-Calavi à les accompagner et à leur offrir de conditions idoines afin de maintenir haut le flambeau. Et au coordonnateur du Centre d’excellence africain en sciences mathématiques et appliquées (Cea/Sma/Imsp), Joël Tossa, de revenir sur la pertinence de l’approche genre en sciences. Mais malheureusement, déplore-il, en 31 ans d’existence de l’Imsp créé en 1988, seulement sept docteurs femmes ont été formées en mathématiques sur près de 200 docteurs sortis. Et il n’y a aucune Béninoise dans le lot. La seule Béninoise sortie de l’Imsp a eu son doctorat en physiques, informe Jean Tossa qui salue la tenue de cette école qui participera sans doute au rayonnement et à la promotion des mathématiques et des sciences physiques?.

Société 14 mai 2019


Filière ananas: Un gisement d’emplois et de valeur ajoutée pour l’économie

Porter la production d’ananas de 400 000 tonnes aujourd’hui à 600 000 tonnes et l’exportation à 12 000 tonnes par an dès 2021, telle est l’ambition du gouvernement. L’accès au crédit et aux terres agricoles, la transformation sur place, l’amélioration de la rentabilité et de la compétitivité et d’autres facteurs d’exportation restent des défis à relever pour profiter de toutes les potentialités qu’offre cette filière en termes de résorption du chômage des jeunes et de contribution à l’économie nationale.

Si les producteurs voulant avoir des variétés à la chair colorée sont tombés dans le panneau des overdoses d’éthéphon et ont vu dans un passé récent leurs stocks de fruits rejetés, le Bénin remonte tout doucement la pente en matière de culture d’ananas. La production nationale avoisine aujourd’hui les 400 000 tonnes, faisant de ce fruit exotique le troisième produit agricole en termes de contribution au produit intérieur brut (Pib), après le coton et l’anacarde, selon le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). En effet, l’ananas contribue à hauteur de 4,3 % du Pib agricole et 1,2 % du Pib global.
Le pays montre ses atouts pour le développement de cette spéculation depuis les années 70, 80, avec le climat et le sol du Sud-Bénin qui concourent à la qualité exceptionnelle de l’ananas (Ananas comosus) dont les variétés vedettes restent ‘’le pain de sucre’’ et la ‘’Cayenne lisse’’. La filière lancée à Sékou en 1972 par la Société dahoméenne des fruits (Sodaf) remplacée plus tard par la Société nationale des fruits et légumes (Sonafel), a connu son essor grâce aux sociétés privées telles que Fruitex Industrie, Agrimax, Fruit d’or, Gie Atlantique et autres partenaires tels que la Banque béninoise de développement (Bbd), la Coopération française, l’Union européenne à travers le Comité de liaison Europe-Afrique-Caraïbes-Pacifique (Coleacp), la Coopération suisse. Leurs actions s’inscrivaient dans le cadre du projet Relance de l’ananas en Afrique de l’Ouest et du Centre qui a permis la mise en place d’un Centre technique de l’ananas, la construction de deux centres de tri et de conditionnement à Allada et Glo, mais qui sont hors d’usage depuis un bon moment.
La filière, quoique marquée par une certaine léthargie, a servi de tremplin pour l’auto-emploi et a vu naître en son sein des micro, petites et moyennes entreprises dans les domaines de la production, de la transformation et de l’exportation. Mais une crise a affecté la filière avec le rejet des stocks béninois par les Européens pour overdose d’éthéphon, un pesticide auquel ont eu recours les producteurs pour accélérer la croissance des fruits et accentuer leur coloration jaune. Cela a amené le Bénin à suspendre de son propre gré de décembre 2016 à août 2017 l’exportation des ananas colorés par cette substance nuisible à la santé dont les résidus dans les fruits dépassaient les normes admises par l’Union européenne (Ue).
Le Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex) de Partners of development (Pfd) appuyé par le Coleacp, et avec le soutien des acteurs professionnels et autres assistants à la filière, a permis d’élaborer une stratégie de sortie de la crise. Une fiche de levée de l’auto-suspension des exportations de l’ananas éthrélé a été conjointement présentée par les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce en Conseil des ministres qui l’a adoptée lors de sa séance du 2 août 2017. Ainsi, les exportations d’ananas coloré à l’éthéphon ont été autorisées à reprendre, neuf mois après l’interdiction suite à des recherches sur les bonnes pratiques de culture et de conditionnement d’ananas au Togo, au Ghana et sur place. Le Laboratoire central de sécurité sanitaire des aliments (Lcssa) a été équipé pour contrôler les quantités de résidus de la substance dans l’ananas en vue de répondre aux exigences du marché international.

Rentabilité et opportunité d’investissement

La culture de l’ananas rapporte assez de revenus pour le producteur. Avec le respect des itinéraires techniques et l’apport convenable des intrants, le rendement peut aller jusqu’à 60 ou 65 tonnes à l’hectare pour le moment. Le producteur peut espérer 3 millions F Cfa à l’hectare au bout des 18 mois que dure la production et peut ainsi en tirer un bénéfice de plus de 1 million F Cfa en moyenne voire plus. Le revenu est plus consistant et peut même doubler si l’ananas est exporté. Car, le marché le plus bénéfique pour l’ananas du Bénin est incontestablement celui de l’Europe où le ‘’pain de sucre’’ béninois reste un label prisé. Mais il convient de diversifier les champs d’exportation en saisissant les opportunités du marché régional sur lequel le plus grand consommateur de l’ananas béninois est le Nigeria voisin. Le Niger, le Burkina Faso, le Togo sont également consommateurs des fruits et des jus en cannettes ou en bouteilles provenant du Bénin.
Toutes choses qui font dire à Jean-Xavier Satola, président de l’Association nationale des exportateurs d’ananas du Bénin (Aneab), que l’ananas est un gisement d’emplois et de valeur ajoutée pour l’économie nationale. « Nous pouvons faire de l’ananas l’un des leviers les plus importants pour le développement du pays ; il peut offrir des paquets de solutions au problème récurrent de chômage auquel se trouve confronté le Bénin », souligne l’ex-enseignant des sciences de la vie et de la terre (biologie-géologie) qui a abandonné la craie pour se consacrer à la production et à la commercialisation de l’ananas.

Ambitions et défis

Porter à 600 000 tonnes par an à l’horizon 2021 la production d’ananas, c’est l’ambition du gouvernement qui a identifié, dans son programme d’action, l’ananas comme une filière phare de concentration de ses efforts de développement, selon
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture. Mais la production se trouve confrontée à un lotissement sauvage et un urbanisme anarchique des terres agricoles. « Il est bon de faire des lotissements raisonnés et intelligents, de limiter l’occupation de l’espace pour des constructions pour laisser aux agriculteurs les terres favorables à leurs cultures», conseille-t-il. « On peut faire la politique de gestion de l’espace en érigeant les bâtiments en hauteur et non de façon latérale», suggère le ministre.
En matière de commercialisation, il est question de porter la quantité exportée qui tourne actuellement autour de 4500 tonnes environ à au moins 12 000 tonnes l’an, poursuit-il. Mais, le Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2025) du Programme d’action du gouvernement (Pag) met la barre plus haute : 24 000 tonnes d’ananas à exporter vers l’Union européenne, tout en améliorant les rendements de 60 à 80 tonnes par ha.
Pour Jean-Xavier Satola, atteindre les 12 000 tonnes d’ananas exporté par an n’est pas un vœu pieux. « C’est une ambition qui peut être réalisée avec la détermination de tous les acteurs de la filière », assure-t-il. Pour ce faire, il importe de trouver une solution au manque de scanner qui empêche d’envoyer de gros volumes vers l’Europe, préconise le président de l’Association nationale des exportateurs d’ananas du Bénin. Jusqu’à présent, le scanning se fait par carton alors qu’il y a la possibilité de le faire par palette afin de ne pas détériorer les cartons avant même la destination. Mais en plus du scanner à palette, il faut un hangar d’attente pour les fruits (quai fruitier) à l’aéroport, ajoute-t-il.
Même à 12 000 tonnes l’an, la quantité exportée resterait insignifiante (2 %) par rapport à la production nationale. Il est question de porter à au moins 20 à 30% dès 2021 la quantité de la production transformée sur place qui est à peine à 10 ou 15 % actuellement, souligne le ministre Gaston Dossouhoui. Aussi, importe-t-il de trouver d’autres chaînes de valeur ajoutée qui valorisent le fruit telles que l’ananas séché, les découpes d’ananas, et d’autres transformations agroalimentaires comme la confiture, afin de saisir les opportunités du marché.
Loin d’une chimère

Pour aller à la production record dont rêvent les acteurs de la filière, il convient de jouer sur les facteurs de production et sur les itinéraires techniques. « Le rêve de 600 000 tonnes d’ananas par an ne pourra être atteint que lorsque les producteurs ont un accès facile aux intrants spécifiques (sulfate de potasse, urée) et aux conseils agricoles », précise le ministre Gaston Dossouhoui. Outre les engrais spécifiques suivant les formules appropriées, des bâches biodégradables devront être à proximité des exploitations pour permettre aux paysans d’avoir un accès physique et économique plus facile. C’est en ce sens que l’inauguration en février dernier de quatre centres communautaires au profit des producteurs du plateau d’Allada, est salutaire pour rendre disponibles les facteurs de production au niveau des exploitations.
Implantés dans quatre villages à savoir Avazounkpa et Ahouannonzoun dans la commune d’Allada, à Tandahota (Tori-Bossito) et à Zanzoun (Zè), ces centres dénommés « Community-based centers » comportent chacun un magasin de stockage d’engrais, une salle de formation et un module de toilettes à deux cabines. Leur première vocation est l’acquisition de connaissances techniques pour améliorer la productivité de l'ananas. L’autre utilité de ces centres, c’est qu’ils constituent des cadres d’acquisition d’intrants agricoles (engrais, matériels de culture) nécessaires à la production des ananas de qualité. Les autres zones de production, notamment les communes d’Abomey-Calavi, Ouidah, Kpomassè, méritent également l’implantation de ces centres pour booster la production.
L’autre frein à l’essor de la production d’ananas, comme c’est le cas de l’ensemble des spéculations agricoles, reste l’absence de lignes de crédit spécifique dont ont besoin les jeunes et petits producteurs pour se lancer ou développer leurs exploitations. En effet, peu d’entre eux ont facilement accès aux intrants pour la fumure (Npk, urée), l’hormonage (carbure, diuron, hyvar X) et le déverdissage (éthrel), à défaut des engrais chimiques spécifiques. Pour lever quelque peu cette contrainte majeure à la production, le gouvernement a récemment mis sur le marché un stock de près de 4 000 tonnes de sulfate de potasse à prix subventionné au profit des producteurs d’ananas. Ils pourront donc obtenir ces engrais au prix de 6000 F Cfa le sac de 50 kg (120 F/kg) au lieu de 13 000 F le sac (260 F/kg), soit une réduction de plus de 50 %, auprès des Agences territoriales de développement agricole (Atda). Il est ainsi question d’assurer l’accessibilité physique et économique des producteurs à ces engrais. Des mesures pour faciliter l’accès des professionnels aux intrants et au financement de leurs activités sont prévues dans un avenir proche, annonce le ministre. En sus, les producteurs espèrent la mise à disposition de films polyéthylènes qui les soulagent en termes de lutte contre les adventices, de rendement, tout en réduisant le cycle de production (14 mois pour les variétés améliorées au lieu de 18 mois habituellement).
Après la mise en place de l’Association interprofessionnelle de l’ananas béninois (Aiab) présidée par Bertille Marcos Guèdègbé, le suivi et l’accompagnement technique des producteurs, le contrôle de qualité des produits, les actions de promotion du pain de sucre sur le marché européen, sont nécessaires pour assurer un avenir radieux à la filière.
Pinex : l’espoir !
L’espoir des producteurs, exportateurs et transformateurs repose depuis peu sur le Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex) mis en œuvre depuis octobre 2016 par l’Ong américaine Partners for development (Pfd), sur financement du département américain de l’Agriculture (Usda). Selon Cynthia Taha, représentante résidente de Pfd au Bénin, ce projet vise trois objectifs: améliorer la productivité de l’ananas dans le département de l’Atlantique, renforcer la transformation de l’ananas en jus et autres produits dérivés et augmenter la commercialisation et l’exportation de l’ananas et ses dérivés. «C’est un projet de cinq ans (2016 à 2020) qui va impacter 4 000 producteurs d’ananas, 60 entreprises de transformation et 6 entreprises d’exportation d’ananas et ce, dans le but de renforcer l’exportation des ananas du Bénin et ses dérivés vers les marchés africains et de l’Europe », précise-t-elle.
A terme, Pinex entend contribuer à tripler les ventes d’ananas frais au-delà de 26,8 millions de dollars US soit environ 16 milliards F Cfa dont plus de 1 million de dollars US (570 millions F CFA environ) vers l’Europe ; augmenter les ventes régionales de jus d’ananas de plus de 3 millions de dollars soit 1,7 milliards F Cfa et augmenter les ventes en détail d’ananas séchés de plus de 150 %, soit à 273 000 dollars US (150 millions F Cfa) au moins.
Les ambitions sont nobles mais pas irréalisables. C’est dans ce cadre que le projet a réalisé quatre « Community-based centers » gracieusement mis à la disposition des organisations paysannes bénéficiaires à savoir le Réseau des producteurs d’ananas du Bénin (Repab), l’Association nationale des exportateurs d’ananas du Bénin (Aneab) et l’Initiative pour la relance de l’ananas (Ira). Deux jours après la remise des centres communautaires, le Pfd a procédé à l’inauguration d’une chambre froide, d’un coût de 158 millions F Cfa, alimentée par une mini-centrale solaire au niveau de la zone Fret de l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou. A défaut d’une chaîne de froid à la disposition de chacun, c’est un rêve vieux de plus de trois décennies qui est réalisé pour le bonheur des exportateurs d’ananas. Désormais, leurs cargaisons destinées aux marchés d’Europe et d’ailleurs sont gardées dans de bonnes conditions dans cette unité de réfrigération d’une capacité de 18 tonnes d’ananas, pour préserver la fraîcheur et le goût et assurer l’hygiène et la durée de vie des fruits avant d’atterrir sur les marchés d’Europe et d’ailleurs

C. U. P.

Société 14 mai 2019


30e journée Vitalor Ligue 2: Réal Sport de Parakou s’accroche au sommet

Au terme des rencontres de la 30e journée du championnat national de football de Ligue 2, Réal Sport, Zazira, Hodio, Jeunesse sportive d’Agonlin et les Requins de l’Atlantique ont réussi à tirer leur épingle du jeu en battant respectivement Delta, Mambas Noirs, As Cotonou, Akankè et Dadjè. Ces résultats permettent à Réal Sport de Parakou et Espoir de Savalou de rester au sommet et à Hodio de Comè de monter à la 3e place.

Réal Sport Football Club de Parakou s’est imposé à Delta Football Club par le score de 1-0 lors de la 30e journée du championnat national de football de Ligue 2. Un succès qui permet aux protégés de Toundé Yébadokpo de confirmer leur hégémonie sur leurs adversaires. Le club de Parakou totalise désormais 63 points devant Espoir de Savalou. Contraint au nul (0-0) par l’Association sportive Tado, Espoir de Savalou totalise 60 points et se maintient à la 2e place. Les joueurs du Réal Sport de Parakou seront en déplacement demain à Dogbo pour défier l’Association sportive Tado tandis qu’Espoir de Savalou sera au repos.
Vainqueur d’Akankè Football Club (1-0) lors de la 29e journée de la compétition, Hodio Football Club de Comé a battu l’As Cotonou par le score de 1-0 grâce à une réalisation de Johnson Ampah à la 35e minute du jeu. Hodio Football Club de Comè monte à la 3e place et compte désormais 58 points. La formation de Comé avec la meilleure défense de la Ligue 2 (11 buts) enregistre à ce niveau du tournoi 16 victoires, 10 nuls et 2 défaites. Elle se déplace demain mercredi 15 mai à Djougou pour affronter Dynamique de la localité. En attendant son déplacement dans le Couffo lors de la 31e journée pour affronter Dadjè Fc, Tanekas à Djougou a été contraint au nul (0-0) par Dynamo de Parakou. Vainqueur des Mambas noirs par le score de 2-0 lors de la 30e journée, Zazira fera le déplacement de Cotonou pour affronter Entente des Forces armées sur le terrain du Camp Guézo. Les Requins Football Club se sont imposés à Dadjè Football Club par le score de 3-0 et tenteront de confirmer leur bonne forme face aux Cavaliers de Nikki sur leurs installations. Pour sa part, après sa victoire sur Akanké de Tchèti par le score de 2-0, la Jeunesse sportive d’Agonlin effectuera un déplacement difficile à Parakou pour affronter Dynamo de la localité. Au total, 11 buts ont été marqués au cours de cette 30e journée, soit une moyenne de 1,222 but par match. Ce qui porte le nombre total de buts du championnat national de Ligue 2 à 526 buts au bout de 270 matchs.
Résultats de la 30e journée

Zazira-Mambas noirs 2 – 0
Unb-Dynamique Fc 1 – 1
Hodio Fc-As Cotonou 1 – 0
Réal Sport-Delta Fc 1 – 0
Entente Fc-Cavaliers 0 – 0
Espoir-As Tado 0 – 0
Tanekas-Dynamo Parakou 0 – 0
Js Agonlin-Akankè 2 – 0
Requins Fc-Dadjè Fc 3 – 0
Réal Sport de Parakou reste leader de la ligue2

Sports 14 mai 2019


1040 - 1567