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Nouvelles

Championnat national de football: Quatrième revers d’affilée pour les Buffles

Depuis quelques journées, les Buffles du Borgou sont en difficulté dans le championnat national de football, Vitalor Ligue 1. Aux prises avec Tonnerre FC, samedi 11 mai dernier au Stade Paulin Tomanaga de Bohicon, à l’occasion de la 30e journée, le champion en titre et actuel leader de la compétition a été battu (1-0). Cette nouvelle défaite vient en ajouter aux inquiétudes qui se font de plus en plus manifestes au sein du club.

Entraînés par Bruno Goudjo Adula alias Mourhino, les Buffles du Borgou ne sont pas au mieux de leur forme, au cours de cette phase retour du championnat national de football de Ligue 1. Face à l’équipe du Tonnerre FC de Bohicon, samedi 11 mai dernier au stade Paulin Tomanaga, ils ont concédé leur quatrième défaite d’affilée, poursuivant ainsi leur descente aux enfers. Depuis quelques jours, ils ne cessent de prendre l’eau de toutes parts. C’est à croire que les protégés du président Laurent Gnansounou sont en plein doute. Si la saignée ne s’arrête pas, on ne serait pas surpris de voir l’équipe basculer dans une crise. Avant Tonnerre FC, c’est l’équipe de l’Upi Onm qui lui avait déjà fait la fête (1-0) sur ses propres installations à Parakou, lors de la précédente journée.
En effet, après avoir démarré la compétition sur les chapeaux de roues, les Buffles sont en train de se mélanger les pédales à quelques journées de la fin. Parlant de compétition, ils avaient pourtant donné l’impression de la survoler. C’est à croire qu’ils sont désormais essoufflés, alors qu’il s’agit bien d’une course de fond. Quand sur son banc, Bruno Goudjo Adula commence par être dépassé par les évènements, ce sera une bonne opportunité offerte aux poursuivants immédiats des Buffles. Ce qui relance davantage la course pour le titre. Pour cette conquête, ils sont nombreux à être concernés. Il s’agit en l’occurrence des Béké FC de Bembèrèkè et des Panthères FC de Djougou. A l’affût, l’Aspac et les Dragons de l’Ouémé ne manquent également pas d’ambitions.
Pendant que les Buffles accusent le coup, en Vitalor Ligue 2, les représentants de Parakou continuent de maintenir le cap. Le Réal Sport de Parakou du président Tundé Yébadokpo s’est contenté du service minimum (1-0) face à Delta FC de Glazoué, samedi 11 mai dernier lors de la 30e journée. Il reste toujours en tête du classement. Quant à l’équipe du Dynamo FC de Parakou, elle a ramené le point du match nul de son expédition au stade Atchoukouma de Djougou, face à Tanéka FC. Au même moment, Zazira FC de Parakou prenait le meilleur (1-0) sur les Mambas Noirs.

Société 13 mai 2019


Tentative de viol (11e dossier: Maxime Tchaganou condamné à 7 ans de réclusion

C’est une affaire de tentative de viol sur mineure qui a fait l’objet du onzième dossier au rôle de la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou. Reconnu coupable des faits, au terme de l’audience du vendredi 10 mai dernier, le mis en cause, Maxime Tchaganou a pris sept ans de réclusion criminelle.

Huit ans ; c’est l’âge de la fillette que le nommé Maxime Tchaganou, âgé de 30 ans, a tenté de violer. Sept ans, c’est la peine à laquelle il a été condamné. Maxime Tchaganou a été déclaré coupable des faits de tentative de viol. Une tentative qui n’a échoué que du fait de la petitesse des orifices de la fillette. Cette tentative lui aura valu sept ans de réclusion criminelle. Mais il a bien eu de la chance. Car le viol sur mineure est un crime sévèrement réprimé. Or la tentative de viol, si elle n’a échoué que du fait de circonstances extérieures, est consommée. Dans le cas d’espèce, le mis en cause serait allé au bout de ses intentions si la morphologie de sa victime ne l’avait contraint à abandonner. Mais lui, dit s’être ravisé à temps. Que s’est-il passé ?
Les faits remontent au samedi 8 avril 2017 où une écolière âgée de huit ans s’est rendue dans son école pour un cours d’anglais. Après avoir salué le nommé Maxime Tchaganou, gardien de l’établissement, elle s’est dirigée vers sa salle de classe. Ayant constaté qu’il n’y avait aucune présence étrangère dans l’école, Maxime Tchaganou a, peu de temps après, rejoint la fillette puis proposé à celle-ci un amusement. C’est alors qu’il profita de l’occasion pour tenter, avec son sexe, des pénétrations anale et vaginale sur elle. Mais la petitesse des orifices et le refus de la fillette l’ont empêché de satisfaire sa libido. Interpellé, le mis en cause a reconnu les faits. Il est mis en détention le 13 avril 2017. Devant le juge du septième cabinet, l’accusé n’a pas nié les faits.
Lors des débats vendredi dernier, l’accusé Maxime Tchaganou a exprimé tout son regret. Il dit ne pas avoir exercé de violence sur la fillette et s’être ravisé à temps, de son gré. Le ministère public prenant acte de la contrition du mis en cause, a tout de même mis en exergue l’impact physique et psychologique de son acte sur la fillette. Pour le ministère public, il est évident que l’accusé serait allé au bout de son forfait si les orifices de la fillette n’étaient pas si étroits. Mais au regard de l’enquête de moralité qui est favorable à l’accusé et de sa contrition, le ministère public a requis 10 ans de réclusion criminelle. Le conseil de l’accusé, quant à lui, évoque le doute dans le dossier. Il soutient l’abstention volontaire de son client et invite le tribunal à en tenir compte pour l’acquittement du mis en cause qui a déjà passé plus de deux ans en détention.
Après en avoir délibéré, le tribunal a déclaré le nommé Maxime Tchaganou, coupable des faits de tentative de viol et l’a condamné à sept ans de réclusion criminelle. Il dispose de 15 jours prompts pour relever appel.

Composition du Tribunal

Président : Eric-Marcel Ahéhéhinnou

Assesseurs :
Fortunato Kadjègbin
Ambroise Adjiboyé
Nadjimou Gado
David Anani

Ministère public : Jules Ahoga

Société 13 mai 2019


Tourisme au Bénin: Le gouvernement apaise et rassure : La Pendjari est sécurisée…

Le décès du guide de tourisme Fiacre Gbédji, l’enlèvement de deux touristes français (désormais retrouvés) ne constitueront en rien des éléments de démotivation quant à l’ambition du gouvernement béninois de faire du parc de la Pendjari une réserve de premier choix dans l’offre touristique et un fleuron qui drainera des touristes du monde entier. Jeudi 9 et vendredi 10 mai derniers, une délégation du gouvernement est allée rassurer guides de tourisme, élus locaux, populations, travailleurs et gestionnaires de la Pendjari, et promis des diligences pour plus de sécurité.

Le gouvernement a dépêché, jeudi 9 et vendredi 10 mai derniers dans certaines localités du septentrion et au parc Pendjari, une délégation pour rassurer les populations et les élus locaux suite aux évènements douloureux du 1er mai dernier dans ledit parc et leur apporter toute l’assurance qu’il faut quant à leur quiétude. En dehors du ministre en charge du Tourisme, Oswald Homeky, le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, le chef d’état-major adjoint de l’armée de terre, le directeur de l’Agence nationale des patrimoines et du tourisme (Anpt) … étaient aussi de la partie.
Première escale, le domicile du guide décédé Fiacre Gbédji. Les envoyés du chef de l’Etat ont échangé avec sa famille. Ils sont allés rencontrer les proches et parents du disparu pour leur témoigner toute la compassion du gouvernement.
Cap sera ensuite mis sur la préfecture de Natitingou. Là, les émissaires du chef de l’Etat avaient rendez-vous avec l’autre famille du guide décédé : sa famille professionnelle. Encore sous le choc, les membres de l’Union des guides et transporteurs de touristes de la destination Pendjari sont venus écouter le message d’apaisement du gouvernement et en ont profité pour formuler quelques doléances. Adamou Akpana, président de l’Union et porte-parole a, à l’occasion, indiqué que le parc ne présentait pas un risque pour leur activité et pour eux. Mais, à la suite de l’incident qui a coûté la vie à l’un des leurs, il préconise que les moyens et le dispositif sécuritaire soient densifiés et intensifiés pour les mettre à l’abri du pire. Une série de propositions a été faite par ce dernier pour que la circulation des touristes et guides à l’intérieur du parc se passe dans les meilleures conditions. En réponse à ses suggestions, le ministre Oswald Homeky et le directeur général de l’Anpt, à la suite du préfet de l’Atacora Déré Chabi Nah, apaisent. D’importantes dispositions sécuritaires ont été prises, mais elles seront densifiées à la lumière des ambitions du gouvernement, des suggestions des guides et de la réalité sécuritaire dans le parc.
« Perdre l’un des meilleurs guides en ce moment où nous faisons du tourisme un pilier du programme d’action du gouvernement est une perte énorme », a indiqué le ministre. « Des dispositions ont été prises pour éviter cela. La menace existait depuis et nous nous sommes employés à garder le danger loin de nous. Nous avons une moyenne de 6000 à 7000 touristes sans anicroche, mais ce malheureux incident prouve à quel point on doit renforcer davantage la sécurité. Nous déploierons un dispositif que je ne dévoilerai pas », assure-t-il, ensuite.

Les assurances du gouvernement

De Natitingou, la délégation se rend à Tanguiéta. Elle devrait tenir une séance de travail avec les élus communaux, les sages et notables des régions environnantes du parc pour les aider à faire tomber la psychose que certains tentent de ventiler au sein de l’opinion. Au nom de ces élus, Mouhamed Ikoukomon, chef d’arrondissement central de Tanguiéta, a fait part à la délégation de l’état d’esprit des populations depuis ce drame. A l’en croire, il y a une certaine peur et une certaine psychose que des esprits mal intentionnés s’activent à amplifier. Mais le gouvernement, à travers le ministre en charge du Tourisme s’est voulu rassurant. Cela n’arrivera plus, a apaisé le ministre qui a expliqué aux élus que des moyens complémentaires seront déployés pour assurer la sécurité de tous.
La délégation conduite par le ministre en charge du Tourisme a aussi rencontré le personnel du parc et sa direction. Plus qu’une simple rencontre d’échanges, cette séance tripartite a pris l’allure d’un cours de motivation conduit par le ministre Oswald Homeky. Il est allé doper le moral à la troupe Apn (African Parks Network), l’incitant à transformer sa douleur en énergie pour faire davantage de ce parc, le fleuron du tourisme béninois. « Nous avons perdu un de nos meilleurs soldats. L’une des meilleures manières de lui rendre hommage est de faire en sorte que ce qu’il a vu et ce dont il a rêvé de son vivant, nous puissions le lui offrir et cela, ce n’est pas en nous décourageant », a expliqué le ministre au personnel du parc. Il a surtout soutenu, devant ce personnel visiblement encore sous le choc depuis le décès du guide Fiacre Gbédji, combien le gouvernement est fier du travail abattu par l’Apn et son équipe.
« C’est un élément de grande fierté », lance-t-il, réitérant à nouveau la compassion du gouvernement suite à ce drame.
« Cet événement malheureux est pour nous l’occasion, une fois que nous avons fait le deuil, de renforcer le dispositif et de faire en sorte que plus jamais ce genre d’incident n’arrive », s’est aussi engagé le ministre en charge du Tourisme. Pour lui, il faudra maintenant anticiper car « l’une des meilleures façons de se défendre, c’est d’empêcher que le danger ne survienne ». A mesure que ce message de motivation gagnait en intensité, on pouvait voir les visages de ses vis-à-vis, fermés, crispés et abattus entre temps, se détendre petitement au point de laisser échapper de petits sourires et par moments des applaudissements. En effet, les travailleurs du parc ont surtout applaudi à l’annonce du ministre Oswald Homeky indiquant que le gouvernement va densifier le dispositif sécuritaire.
« Nous allons intensifier les moyens pour la sécurisation du parc pour qu’il y ait plus de sérénité et de sécurité. Ce parc est un joyau, une merveille de Dieu. Notre volonté d’en faire un joyau de l’offre touristique est une volonté inébranlable. Rien ne nous empêchera. L’intégrité dans ce parc et autour de ce parc sera toujours défendue. Nous avons pris la mesure des choses. Trouvez l’énergie pour transcender ce qui nous est arrivé », exhorte le ministre. Aussi, leur fait-il cette adresse non moins importante : « 7000 personnes sont passées par ici sans le moindre problème. Cet incident ne doit pas nous faire oublier tous les succès que nous avons eus. Il doit être pour nous l’occasion de repenser notre dispositif, de voir les failles et de dire plus jamais on aura ça », avant de conclure que « cet incident doit nous amener à plus d’engagement ».

« Il va beaucoup nous manquer, c’est l’un des meilleurs »

Lorsque James Terjanian, directeur du complexe de la Pendjari parle du regretté Fiacre Gbédji, c’est d’une voix enrouée et une émotion difficilement contenue. Pour lui, le guide tragiquement arraché à la vie le 1er mai dernier était l’un des meilleurs que le parc ait connus. Abnégation, sérieux, rigueur, exemplarité… Les mots pour peindre l’homme et son comportement sont multiples sans pour autant varier d’une bouche à une autre. « Il est d’une sympathie sans pareille », commente l’un des serveurs de l’hôtel Pendjari. Pour les autres employés du parc, la joie de vivre du de cujus et son enthousiasme à faire visiter le parc sont des éléments qui le font regretter davantage.
Dans la famille du défunt, les mêmes regrets. « Grâce à lui des centaines de touristes de toutes les nationalités défilaient dans cette maison », confie au ministre Oswald Homeky l’un des frères du défunt, le visage perdu. Au bord des larmes, Alexandre Gbédji exprime combien douloureuse est cette perte pour sa famille. Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora, membre de la délégation va elle aussi exprimer la compassion de son administration pour ce drame qui vient porter un coup dur à la corporation des guides de tourisme. « Cet événement malheureux nous attriste profondément. Nous sommes de cœur avec vous », appuie le ministre. Pour lui, la meilleure manière d’honorer Fiacre Gbédji est de travailler à hisser le parc à un niveau très élevé.

Actualités 13 mai 2019


Mabingué Ngom, directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a/s de la santé reproductive, infantile et néonatale: « Il faut viser l’accélération de la marche vers la transformation »

La rencontre régionale de haut niveau sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents en Afrique de l’Ouest et du Centre dégage des pistes d’actions probantes pour le futur au profit des pays membres du Fonds français Muskoka. Institution clé de cette initiative, le Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) mise sur l’investissement dans les jeunes et les filles pour relever le défi. Son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom évalue les acquis et dévoile les priorités.

La Nation : Quelle est la portée de la rencontre régionale de Cotonou sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents en Afrique de l’Ouest et du Centre ?

Mabingué Ngom : Nous venons de passer deux jours à Cotonou pour faire la revue des sept premières années du Fonds Muskoka lancé en 2010 par la France pour venir en appui à la lutte contre la mortalité maternelle, infantile, néonatale. Le but de cette rencontre, c’est d’apprécier les progrès qui sont faits, les bonnes pratiques recensées ces six dernières années et les obstacles qui se dressent devant nous. La rencontre nous a également permis de voir comment amplifier les actions et améliorer la coordination au niveau des intervenants et des mécanismes qui contribuent à l'éradication de la mortalité maternelle. Je voudrais insister sur l’implication de la jeunesse. Les leçons issues de nos conversations avec les jeunes venus des huit pays du Fonds Muskoka permettront d’approfondir les analyses en vue d’accélérer les actions au profit de la santé maternelle, néonatale et infantile, de renforcer les partenariats autour dudit fonds et les actions que nous pouvons mettre en place au plan institutionnel pour optimiser le mécanisme de coordination. Nous devons promouvoir la participation active des jeunes sur le sujet à toutes nos rencontres. Il faut investir dans cette nouvelle relation pour s’assurer de la réussite des actions futures. Cela exige donc un changement de comportement au niveau des institutions en vue de générer les effets de la transformation. Le même investissement doit être fait sur les filles, parce que c’est aussi pour elles que nous prenons les décisions. Chaque action que nous faisons aujourd’hui induit des impacts partout.

Vous avez résumé l’issue de cette rencontre en trois thèmes, ‘’alignement’’, ‘’accélération’’ et ‘’redevabilité’’. Que faut-il en comprendre ?

Ces trois mots regroupent un ensemble. Il s’agit simplement d’accélérer la transformation par tout ce que nous faisons. L’alignement est un moyen qui nous permet de mieux faire. Lorsque vous mettez en place des interventions désordonnées ou qui se chevauchent, il y a des pertes extraordinaires qui créent la confusion dans la tête des partenaires. L’alignement est un moyen d’accélération et de rationalisation des actions. Ce qui est possible de faire aujourd’hui, c’est de voir l’accélération de la marche vers la transformation. L’alignement et l’accélération, tout comme l’arrivée de nouveaux partenaires comme le Danemark au sein des pays bénéficiaires du Fonds français Muskoka, n’ont de sens que s’ils contribuent à l’atteinte des objectifs avant l’échéance des Odd en 2030 ou de l’agenda 2063 de l’Union africaine. Je me demande pourquoi nous devons attendre ces échéances pour arrêter les mutilations génitales féminines, pour mettre fin à la mortalité maternelle et infantile? La réunion de Cotonou nous a permis d’identifier des pistes dans la conception et la mise en œuvre des actions futures au profit de la santé infantile, maternelle et reproductive. C’est un exercice assez positif. Nous avons fait énormément de progrès. Nous sommes partis de 1040 femmes qui perdaient la vie pour chaque cent mille naissantes vivantes à 679 pour le continent et 400 pour le Bénin. 400, c’est peut-être trop, mais très peu comparativement à 1040. Une vie perdue, c’est énorme. L’ambition, c’est de faire en sorte que nous puissions reculer la souffrance et la misère des femmes qui accouchent en Afrique Sud saharienne comme dans les pays développés. Je ne sais pas pourquoi nous allons nous donner comme objectif cent femmes qui meurent si nous sommes capables d’en arriver à zéro décès.
Il y a une contribution que nous devons apporter si chacun d’entre nous commence par traiter la fille de la même façon que le garçon. Ça donne l’impression d’être banal, mais la portée d’une telle action va extrêmement impacter des vies. Ce sera le sujet de notre rencontre à Naïrobi en novembre prochain dans le cadre du cinquantenaire du Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap) et le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd). Cet agenda sera également suivi de tous les évènements intermédiaires pour montrer à la communauté internationale que c’est le bon moment d’accélérer nos actions, de sauver des vies et d’investir dans la fille.

Société 10 mai 2019


Constitution d'une base de données des aspirants au métier d’enseignant: Mahougnon Kakpo dévoile les raisons d’une réforme majeure du gouvernement

Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, était face aux professionnels des médias hier jeudi 9 mai à la salle de conférence de son ministère. L’objectif de cette rencontre est d’informer l’opinion des réformes phares du gouvernement dans le secteur de l’éducation. Il s’agit en effet de la constitution d’une base de données des aspirants au métier d’enseignant, une initiative dont la finalité est d’améliorer la qualité de l’éducation et de rompre avec la formation au rabais des apprenants.

« L’établissement d’une base de données par le biais d’un test d’aptitude au profit des aspirants au métier d’enseignant dans le primaire et dans le secondaire général s’inscrit dans une démarche d’exploration et d’anticipation sur les capacités de notre pays à couvrir effectivement les besoins en personnel enseignant pour les deux sous-secteurs », a expliqué le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo face aux hommes des médias. Il sera question dans le cadre de cette réforme entreprise par le gouvernement, souligne-t-il, de rendre disponible une base de données sur les compétences des aspirants au métier d’enseignant. Le ministre a précisé qu’il s’agit d’une réforme nécessitée par un certain nombre de constats réalisés dans le domaine de l’éducation. Il révèle que dans ce sous-secteur, il y a des groupes pédagogiques sans enseignants, une insuffisance d’infrastructures, une inégale allocation des différentes communes en personnel enseignant, un défaut d’utilisation optimale du temps scolaire. « La mission du gouvernement à ce niveau est d’améliorer la qualité de l’éducation, d’améliorer les indicateurs d’accès équitable au secteur de l’éducation et également de disposer d’un modèle éducatif compatible à la structure économique ainsi qu’aux ambitions de développement de notre pays », a martelé le ministre Mahougnon Kakpo. Ceux qui sont concernés par ce test d’aptitude sont les détenteurs d’un diplôme professionnel ou académique ou ceux ayant un baccalauréat mais qui aspirent devenir enseignants au primaire, ainsi que les détenteurs d’une licence académique qui souhaitent enseigner au premier cycle et ceux ayant une maîtrise ou master 2 capables d’enseigner au second cycle d’enseignement général. Les candidats vont composer dans les matières telles que la culture générale et une matière de spécialité pour le secondaire. Par contre, pour les aspirants aux écoles maternelle et primaire, ils vont plancher en communication écrite et en mathématique.
Au terme du processus d’inscription sur la liste déroulé du 8 au 19 avril dernier, avec l’implication de l’Office du baccalauréat pour conduire le processus, au total 47 000 dossiers ont été reçus et 39 149 candidats sont retenus pour prendre part au test. Au niveau du secondaire, 11 221 dossiers sont enregistrés pour le premier cycle et 5 680 dossiers pour le second cycle. Pour le compte du primaire, au total 22 248 ont été reçus. La composition est prévue pour le samedi 11 mai et les candidats seront répartis dans 46 centres de composition. Les résultats seront remis au gouvernement du 20 mai au 8 juin d’après le ministre qui a rassuré que toutes les dispositions sont prises pour la réussite de ce test qui permettra de rompre avec la formation au rabais des apprenants. Rappelons qu’en 2016, le gouvernement a recruté près de six mille enseignants pour le compte du sous-secteur du primaire et du secondaire.

Société 10 mai 2019


Violences électorales et postélectorales: Des traces de substances psychotropes détectées chez des meneurs

A la faveur d’un point de presse animé, ce jeudi 9 mai à son ministère, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, s’est exprimé sur la gestion des cas de personnes blessées lors des violences électorales et postélectorales des 28 avril, 1er et 2 mai derniers.

Les présumés auteurs des violences électorales et postélectorales des 28 avril, 1er et 2 mai derniers ont-ils consommé du chanvre indien avant leur forfait ? En tout cas, c’est ce que révèlent des analyses toxicologiques réalisées sous contrôle judiciaire sur certains d’entre eux, blessés lors desdites violences et admis dans des formations sanitaires. Ces tests ont clairement « permis de mettre en évidence de la delta 9 tétrahydrocannabinol qui est une substance active du chanvre indien », a révélé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, au cours de son point de presse d’hier jeudi. A l’en croire, ces analyses ont été réalisées simplement parce qu’un certain nombre de constats faits chez des blessés, ont attiré l’attention des agents sanitaires. Parmi ces constats, il y a « l’absence de sensibilité à la douleur et l’incohérence des propos chez certains cas reçus dans les formations sanitaires».
« Je profite de ce message pour rappeler aux populations (…) que l’usage courant de ces drogues est à l’origine, entre autres, de troubles de la vigilance, d’agressivité incontrôlée et même à terme, peut déboucher sur des troubles psychiatriques », a déclaré Benjamin Hounkpatin. Dès lors, il invite les populations à éviter « de suivre, sans une analyse rationnelle, des meneurs qui peuvent être, comme dans le cas présent, sous l’effet de substances psychotropes ». Aussi, dans son intervention, l’autorité ministérielle n’a-t-elle pas manqué de féliciter les agents de santé sollicités après les cas de blessures enregistrées pour la « promptitude » et « l’ efficacité dans l’octroi des soins adaptés aux différentes lésions ».

Actualités 10 mai 2019


Forum sur le financement du développement à Paris: Le Benin félicité par le G20

Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a participé, mardi 7 mai dernier, au forum de haut niveau sur le financement du développement à Paris. Invité par son homologue français Bruno Lemaire, l’argentier national a dévoilé la stratégie du gouvernement Talon pour le financement de son Programme d’action (Pag) tout en maitrisant l’endettement.

« Une dette soutenable pour une croissance durable », c’est autour de ce thème que le ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a échangé ce mardi 7 mai avec les acteurs économiques conviés au forum de haut niveau sur le financement du développement à Paris. Selon les propos du représentant du Fonds mondial international (Fmi), le Bénin a un risque modéré sur sa dette pendant que beaucoup de pays en Afrique, même ses Etats voisins, sont évalués à un risque élevé. La stratégie d’endettement du Bénin, en dépit des chantiers ouverts depuis 2016 sous la gouvernance du président Patrice Talon, suscite d’intérêt.
Au cours de ce forum de haut niveau, Romuald Wadagni est intervenu sur un panel intitulé «Pour un financement vertueux du développement ». En face d’un nombre impressionnant de personnalités du Fmi, de la Banque mondiale et de 60 ministres des Finances venus de différents pays, le ministre de l’Economie et des Finances a présenté de long en large la stratégie du gouvernement de Patrice Talon pour le financement de son Pag. A l’en croire, depuis 2016, le gouvernement s’est résolu à faire un équilibre afin de financer son développement, tout en évitant un endettement excessif. « Pour y arriver, le pays tient compte de la globalisation des économies, donc des enjeux internationaux», a-t-il laissé entendre. Il poursuit que les chaines de valeurs mondiales, les investissements directs étrangers et les flux financiers internationaux sont au cœur d’une mondialisation qui favorise la croissance et la prospérité.
Récemment le Bénin a fait sa grande entrée sur le marché international avec l’Eurobond en mobilisant 500 millions d’Euros, soit 328 milliards de francs Cfa. Cet emprunt qui va financer les activités, investissements et projets du Pag constitue une bonne affaire pour le Bénin. Avec une croissance de 6,7%, le Bénin a une dette soutenable. Romuald Wadagni, seul ministre africain invité à cette conférence, a également saisi l’occasion pour exposer aux gouverneurs des banques centrales, responsables d’institutions financières internationales, universitaires et représentants d’institutions privées les besoins du Bénin.

Actualités 09 mai 2019


Disparition de touristes français au parc de la Pendjari: Le gouvernement explore toutes les pistes

Le gouvernement du président Patrice Talon poursuit les recherches pour retrouver les deux touristes français disparus au parc national de la Pendjari le mercredi 1er mai dernier.

« Le gouvernement travaille sur toutes les pistes pour retrouver les deux touristes ». C’est l’essentiel à retenir de l’interview accordée à Radio France internationale (Rfi) par le responsable à la communication de la présidence, Wilfried Léandre Houngbédji. Il a indiqué qu’il y a encore des vies en jeu dans cette affaire. Evoquant le véhicule calciné et retrouvé au Burkina Faso, il note que rien ne permet d’affirmer formellement qu’il transportait les deux touristes. Il a laissé entendre que les recherches pour retrouver les deux touristes disparus se poursuivent.
Seuls éléments dans les enquêtes depuis quelques jours, la découverte du corps du guide, Fiacre Gbédji qui les accompagnait et les pièces d’identité des deux touristes retrouvées dans leur chambre d’hôtel dans le parc.
Il est à rappeler que les deux touristes et leur guide étaient partis pour un safari dans le parc national et aurait emprunté une piste longeant la rivière Pendjari, qui marque la frontière avec le Burkina Faso. Mais ils ne sont jamais rentrés à leur hôtel. Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique daté de samedi dernier, les autorités ont relevé des traces de traversée de cette rivière vers le pays voisin, tandis que le véhicule de location des touristes a été retrouvé vide.
Côté burkinabè, des sources sécuritaires locales ont toutefois signalé qu'un pick-up calciné avait été retrouvé dans la commune de Partiaga, à une soixantaine de kilomètres au nord de la frontière béninoise. Sur place, les recherches continuent. Le parc a mobilisé une centaine de rangers, deux avions et une dizaine de véhicules tandis que des forces de sécurité des localités voisines ont été envoyées en renfort.

Actualités 09 mai 2019


Conseil des ministres: Des mesures résilientes pour l'eau potable en milieu rural

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 08 mai 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.

Les décisions ci-après ont été prises.

I- Mesures normatives.

Création de la Commission ad hoc d'appel d'offres pour la sélection des opérateurs en vue de la gestion par affermage du service public de production, de transport et de distribution d'eau potable en milieu rural.

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique pour l'accès universel à l'eau potable aux populations béninoises à l'horizon 2021, le Gouvernement a procédé à la réforme institutionnelle du sous-secteur de l'hydraulique en milieu rural. Celle-ci a abouti à la création de l'Agence nationale d'approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr).
En plus de la maîtrise d'ouvrage, ladite Agence doit assurer la gestion durable du patrimoine hydraulique relevant de sa mission, à travers un partenariat public-privé nécessitant le recrutement d'opérateurs privés de référence, pour la gestion par affermage du service public de production, de transport et de distribution d'eau potable.
Pour ce faire, la feuille de route élaborée avec les partenaires techniques et financiers prévoit notamment :
-La mise en place d'un cadre partenarial entre le Gouvernement et les 74 Communes bénéficiaires du programme d'investissement du sous- secteur de l'hydraulique en milieu rural ;
-Le lancement de l'élaboration des études préalables nécessaires à la mise en œuvre de l'affermage, y compris les dossiers de pré-qualification, les dossiers d'appel d'offres, les contrats d'affermage et les contrats de performance avec l'appui de consultants individuels regroupés au sein d'une Task-Force et financés par la Banque Mondiale.
Mais avant la publication du dossier de pré-qualification des opérateurs, la mise en place de la commission ad hoc est indispensable. Celle-ci aura en effet pour mission de conduire jusqu'à terme et dans les délais convenus, le processus de sélection desdits opérateurs chargés de la gestion par affermage du service public de production, de transport et de distribution d'eau potable en milieu rural.
C'est pourquoi le Conseil a adopté ce décret et instruit les Ministres concernés par le dossier d'accomplir les diligences nécessaires à l'effet de permettre à la commission de remplir sa mission.

II- Communications.

II-1. Contractualisation pour la mission de maîtrise d'œuvre complète du projet de construction d'un nouveau siège pour le compte de l'Assemblée nationale.

Le Gouvernement avait pris acte, au cours de sa séance du 16 mai 2018, de la volonté de l'Assemblée nationale, d'arrêter les travaux de construction du siège de l'institution suite aux nombreuses irrégularités relevées sur l'actuel chantier par l'audit diligenté.
La décision a donc été prise de construire un nouvel édifice, à un autre emplacement. Le nouveau site retenu est le domaine de l'ex Gendarmerie nationale, situé à proximité de l'actuel siège de l'Assemblée nationale. Les consultations engagées ont permis de retenir le Cabinet Kéré Architecture dont la proposition, en plus d'être très originale, est avantageuse pour l'Etat sur le plan financier.
En effet, outre la forme architecturale de son projet, tirée du concept de l'arbre à palabre, symbole du Conseil dans notre tradition, son offre ne représente que 7,5% du coût d'objectif contre le plafond de 12% fixé par la loi.
C'est pourquoi le Conseil a autorisé la contractualisation avec ledit Cabinet, qui aura pour mission de réaliser toutes les études, d'élaborer tous les documents graphiques et les notices techniques nécessaires à la construction, de produire le dossier de permis de construire en vue de son obtention et de rendre disponible le dossier d'appel d'offres.

II-2. Evaluation des dégâts matériels résultant des actes de vandalisme perpétrés à l'occasion des élections législatives d'avril 2019.

Le Conseil, lors de sa séance du 2 mai dernier, avait fait le constat que les opérations électorales, dans le cadre des législatives du 28 avril 2019, s'étaient globalement bien déroulées dans l'ensemble du pays, dans le calme et la discipline ; mais que des actes de vandalisme et de barbarie avaient été perpétrés par endroits.
En effet, le jour du scrutin, dans les villes de Parakou, Tchaourou, Bassila, Savè, Glazoué, Bantè et Savalou, puis dans les villes de Cotonou et Kandi les 1er et 2 mai 2019, des individus incontrôlés à la solde de leaders politiques, se sont attaqués à des édifices et infrastructures publics ainsi qu'à des installations privées, qu'ils ont dégradés, pillés ou incendiés.
Les enquêtes en cours nécessitent une connaissance précise de l'envergure et de l'évaluation financière des dégâts matériels. C'est pourquoi le Gouvernement, garant de l'intégrité des personnes et des biens, a décidé de commettre à cette fin un expert qualifié.

Ill- Manifestations et Rencontres.

Le Conseil a marqué son accord pour la programmation de la célébration des éditions 2019 à 2023 de la Journée mondiale de la population, successivement dans les départements du Zou, de l'Atlantique, de l'Atacora et de l'Ouémé

Fait à Cotonou, le 08 mai 2019.

Le secrétaire général du gouvernement

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 09 mai 2019


Roufaï Ahmed Mani, imam de la mosquée Assalam d’Atrokpocodji: « Un musulman doit jeûner comme si c’est le dernier jeûne sur terre »

Les fidèles musulmans du Bénin, à l’instar de ceux du monde entier observent, depuis ce lundi 6 mai, le mois du Ramadan. Étant l’un des cinq piliers de l’islam, ce temps est considéré comme un moment de purification et d’intenses prières. Roufaï Ahmed Mani, imam de la mosquée Assalam d’Atrokpocodji, revient sur les grands moments du mois du Ramadan et l’attitude que doit adopter tout bon musulman en ce temps de carême.

La Nation : Qu’est-ce que le jeûne musulman et quelle place occupe-t-il dans l’islam ?

Roufaï Ahmed Mani : Le Ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam. C’est un mois saint, un mois plein de bénédictions, un mois de Coran, de jeûne et d’adoration. C’est dans ce mois que nous jeûnons 29 ou 30 jours, ce qui est une obligation pour tout musulman. C’est un ordre que le Coran nous donne suivant les cinq piliers de l’islam que sont la profession de la foi, c’est-à-dire croire qu’il n'y a pas une autre divinité digne d’être adorée en dehors d’Allah et son prophète Mohamed, faire la prière cinq fois dans la journée, faire le jeûne et l’aumône, ce qui est une obligation pour les riches qui doivent aider les pauvres et enfin aller à la Mecque pour le pèlerinage lorsqu’on en a les moyens.
Ce qui est important dans ce mois de Ramadan est qu’il faut d’abord croire en Allah et en son messager, ensuite il faut toujours prier cinq fois par jour pour bénéficier de la grâce d’Allah. Comme l’a dit le prophète Mahomet, la prière est la première des choses sur lesquelles nous serons jugés.

Quelles sont les différentes étapes du jeûne musulman ?

Il faut avoir l’intention sincère au réveil que l’on veut jeûner parce que c’est la base de toute adoration. Dieu connait l’intérieur de chacun. C’est selon l’intention qu’il va juger les humains. Le musulman qui jeûne doit manger à l’aube. Actuellement, nous faisons l’appel de l’aube à 5 heures 24 minutes et il faut arrêter de manger au plus tard à 5 heures. Pour ceux qui ne mangent pas, je leur recommande de prendre au moins de l’eau, car le prophète Mahomet a dit que la nourriture de l’aube est une bénédiction. Ensuite, vient le tour d’aller prier à la mosquée à l’aube. Au coucher du soleil, il faut rompre le jeûne avec la datte. Il est également conseillé de prier seul la nuit dans sa chambre pour plus se rapprocher de Dieu.


Qui est-ce qui est prédisposé à faire le jeûne et quel comportement doit adopter le bon musulman ?

Il faut d’abord être musulman pour faire le jeûne. L’autre chose est qu’il faut être pubère, car un enfant ne doit pas forcément faire le Carême. Néanmoins, il y a des parents qui amènent certains enfants à jeûner, ce qui n’est pas mauvais. Mais dès que quelqu’un a l’âge de raison, il doit jeûner. Également, il faut être nécessairement en bonne santé pour pouvoir jeûner parce que le Coran stipule que celui qui est malade doit jeûner une autre fois. Les personnes âgées aussi sont rangées dans la catégorie de ceux qui sont malades, donc elles ne peuvent pas supporter le jeûne. La femme qui n’est pas en menstrues doit jeûner mais lorsqu’elle y est, elle doit s’abstenir de jeûner. L’autre chose est que le musulman doit être bon pendant et en dehors du mois de carême. Car ce n’est pas seulement pendant le temps de carême que le musulman va faire semblant d’être bon. Le Dieu que nous adorons pendant le mois de Ramadan, c’est le même Dieu que nous adorons en dehors du mois de carême et le prophète Mahomet est venu parachever les bonnes mœurs. Selon le Coran, il faut craindre Dieu où qu’on se trouve. C’est pour dire que le musulman doit être bon en tout temps et plus encore pendant le mois de carême. Le bon musulman, pendant le mois de carême, ne doit pas médire ou proférer des paroles obscènes. Il doit avoir un comportement sain et s’interdire de regarder des choses malsaines, que cela soit pendant le Ramadan ou après. Notre pied ne doit pas nous amener dans des lieux interdits, car le tout ne suffit pas de s’abstenir de manger ou de boire de l’aube au coucher du soleil. Tout le corps doit en plus rester en sainteté.

Quel appel avez-vous à lancer à l’endroit des fidèles musulmans ?

Le fait d’être en vie en ce mois de Ramadan est un bienfait d’Allah puisque nous avons des frères et des proches qui, aujourd’hui, ne sont plus de ce monde. Il y a également ceux avec qui on a commencé ce Ramadan mais qui ne sont plus parmi nous. Je demande à chaque fidèle musulman de jeûner ce mois-ci comme si c’est le dernier jeûne qu’il fera sur terre. Que le frère musulman n’oublie pas son frère en difficulté et que chacun de nous prie pour la nation béninoise.

Société 09 mai 2019


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