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Nouvelles

Medias : La position du gouvernement sur le classement Rsf 2021
Le classement Reporters sans frontières 2022 est publié. Il montre le visage de la liberté de presse et de la situation des professionnels des médias dans le monde. Pour cette année, le Bénin occupe la 121ème place, soit une régression de sept places par rapport à 2021. Ce qui laisse couler des commentaires aussi bien dans le rang des acteurs des médias que des consommateurs des produits de presse. Entre diagnostic et propositions pour une amélioration, les commentaires sont nombreux. Pour sa part, loin de critiquer ce baromètre de Reporters sans frontières, « le gouvernement prend acte de ce classement ». C’est ce qu’a fait savoir wilfried Léandre Houngbédji. « Le gouvernement n’a pas à juger le travail de Reporters sans frontières », a martelé le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. Ce qu’il est pertinent de retenir de ce rapport, selon lui, c’est qu’il y a des efforts à faire de part et d’autre, notamment par le gouvernement et les professionnels des médias à travers leurs associations faîtières. C’est le seul moyen pour remonter la pente.   Actualités 04 mai 2022


"Lumière du Bénin" : 3 choses à savoir sur ce projet qui va éclairer les 77 communes
D'une durée d'exécution de 36 mois, le projet "lumière du Bénin" sera bientôt mis en route. Il vise à éclairer, par des lampadaires solaires photovoltaïques de dernière génération, l’ensemble des 77 communes du Bénin. 1️⃣ "Lumière du Bénin" cible toutes les 77 communes sur plus de 1600 km de voiries. Il est prévu l’éclairage des sites de péage/pesage situés dans les localités de Ekpè, Ahozon, Grand-Popo, Houègbo, Kpédékpo, Diho, Sirarou, Prèkètè, Biro et Liboussou. 2️⃣ Dans le cadre de ce projet, les principales artères des chefs-lieux de toutes les communes ainsi que de leurs arrondissements densément peuplés sont ciblés. 3️⃣ "Lumière du Bénin" impactera directement plus de 6 millions de personnes et va permettre d’impulser une dynamique de développement au plan local avec des répercussions positives sur la sécurité des populations. Actualités 04 mai 2022


Conseils communaux : la raison de la suspension du réaménagement des commissions
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a ordonné la suspension des opérations de réaménagement des commissions permanentes au niveau des conseils communaux. C’est pour attendre la prise des décrets devant régir cette activité et bien d’autres. La mise en œuvre de la réforme de la décentralisation et son corollaire qu’est la dissolution de certaines commissions, devenues de fait caduques, soulèvent des vagues dans certains conseils communaux. Entre discrimination politique, sortie médiatique et diverses allégations, le conseil communal de Bohicon partait en vrille. Annonçant la session d’un supposé conseil de supervision, le maire s’était abstenu, selon ses contradicteurs, de convoquer certains conseillers nouvellement portés à la tête de commissions permanentes. Il aura fallu le message du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale pour que tout se calme ; du moins en apparence jusqu’à la relance du processus de réaménagement des commissions permanentes des conseils communaux et municipaux. Raphaël Akotègnon n’est donc pas resté indifférent aux crises latentes dans certains conseils communaux au lendemain de la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation. Il a anticipé et appelle au respect strict de la loi n°2021 – 14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin. Dans son message aux préfets et maires, le ministre a ordonné la suspension de toutes les opérations de réaménagement des commissions permanentes au niveau des conseils communaux. Il demande expressément à ces autorités d’attendre la prise de décrets fixant le cadre général du règlement intérieur du conseil communal et du conseil de supervision avant la poursuite des activités. La rigueur… En fait, avant l’avènement du nouveau code, le nombre de commissions permanentes était illimité. Dans certaines communes, au nom des accointances politiques et de la répartition des dividendes politiques, les commissions étaient créées à volonté. Ce qui contraste avec le cadre légal actuel. Selon l’article 85 du code de l’administration territoriale, « le conseil communal constitue quatre commissions permanentes…». Il s’agit de la Commission des affaires économiques et financières, de la Commission des affaires domaniales et environnementales, de la Commission des affaires sociales, culturelles et sportives et de la Commission de la coopération et des relations avec les institutions. Cependant, le code permet la création de commissions temporaires avec une durée d’exercice limitée. «… Des commissions temporaires peuvent être créées en cas de nécessité sur des sujets qui ne peuvent être autrement étudiés par tout autre organe de la commune. Elles sont, de plein droit, dissoutes après l’accomplissement de leur mission dont la durée ne peut excéder trois mois », précise le code. La nouvelle législation aborde également l’épineuse question de la rémunération des membres des commissions. Contrairement à un passé récent où ils s’arrogeaient une manne financière non négligeable dans le budget des mairies faisant de ces commissions une vache à lait, tout est à présent règlementé avec plus de rigueur. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement avec le respect des principes de l’orthodoxie budgétaire par le gouvernement qui réfute tout double emploi. Selon l’article 86, « la participation aux travaux des commissions ne donne droit à aucune rémunération. Toutefois, elle donne lieu au remboursement de frais de repas et de déplacement». Mais il importe de préciser que les membres des commissions permanentes siègent d’office au sein du conseil de supervision au même titre que le maire et ses adjoints. Cette instance dirigeante des mairies tient ses réunions une fois par mois. Actualités 04 mai 2022


Préparatifs du tournoi qualificatif de la Can U20 : Les Écureuils juniors mis dans les conditions de la compétition
Les Ecureuils juniors poursuivent les préparatifs du tournoi de l’Union des Fédérations ouest-africaines de Football (Ufoa) comptant pour les éliminatoires de la Can U 20. Sous l’égide du sélectionneur Mathias Déguénon, ils viennent de boucler deux semaines de stage soldées par deux matchs nuls et une victoire. Les Ecureuils juniors affûtent leurs armes depuis deux semaines pour le tournoi de l’Union des Fédérations ouest-africaines de Football (Ufoa) qui se disputera au Niger du 7 au 20 mai prochain. Au bout de ces 15 jours de stage, la troupe de Mathias Déguénon, sélectionneur national, a livré trois matches amicaux soldés par deux matchs nuls et une victoire (4 buts marqués et 3 encaissés avec un clean sheet). Au cours de ces différentes rencontres, la sélection a été mise dans les conditions du tournoi de Niamey à savoir un match tous les deux jours, un match en nocturne, joué à Aplahoué, et deux matchs en début d’après-midi. Faut-il le signaler, à Niamey, les Ecureuils juniors joueront les deux premiers matches contre le Togo et le Niger en nocturne et le dernier contre la Côte d’Ivoire en après-midi. Après les matches disputés face à des clubs de la Super Ligue pro (Dadjè Soneb et As Cotonou) et de la Ligue Pro (As Sobemap), l’encadrement technique s’est dit plus ou moins satisfait de la forme des joueurs même si toutes les attentes n’ont pas été comblées au niveau de certains compartiments. Pour Mathias Déguénon, cette dernière semaine avant le départ de la délégation pour Niamey sera mise à profit pour les derniers réglages. Il se montre rassurant : « l’espoir est permis car mon groupe regorge d’énormes potentialités ». A noter que les Ecureuils juniors du Bénin évolueront lors de cette compétition dans la poule A aux côtés du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Togo. Sports 04 mai 2022


1re journée des play-offs de la Ligue Pro de Basket-ball : Coup double pour Energie et Aspac Bbc
Les matchs de la première journée des play-offs de la Ligue professionnelle de Basket-ball du Bénin se sont déroulés le week-end dernier à Cotonou et à Parakou. A cette occasion, Energie Basket-Ball Club et Aspac Bbc ont remporté leurs doubles confrontations respectivement face à Renaissance Basket-Ball Club et Elan Coton Bbc chez les hommes et chez les dames. Annoncées comme des retrouvailles épiques, les doubles confrontations Energie Bbc # Renaissance Bbc d’une part et Aspac Bbc # Elan Coton d’autre part chez les hommes et chez les dames comptant pour la 1re journée de la Ligue professionnelle de Basket-Ball du Bénin ont eu lieu le week-end dernier à Cotonou. Chez les dames, Énergie Bbc, leader du tournoi lors de la première phase, a confirmé sa suprématie sur Renaissance Bbc par le score de 108-25 au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. Ramouziath Agbayizo et ses coéquipières n’ont laissé aucune chance à la formation de Renaissance qu’elles avaient déjà battue à l’aller, 111-15 et au retour, 106-29 au premier tour. Au niveau des hommes, attendu pour laver l’affront subi par son équipe féminine, Renaissance Bbc a encore perdu 75-84 face aux Electriciens. En ce qui concerne la seconde double confrontation de cette première journée entre Aspac Bbc et Elan Coton Bbc, elle a tourné à l’avantage des portuaires dans les deux catégories. Chez les hommes, battu sur le score de 72-77 lors de son dernier match face à Elan Coton Bbc, l’Aspac Bbc, leader de la Conférence Sud a pris sa revanche en dominant son adversaire par le score de 79-78. Une défaite amère pour l’entraineur d’Elan Coton Bbc, Ayouba Aboubacari, qui promet de se relancer lors de la prochaine journée face à Renaissance Bbc. « J’ai confiance en mes joueurs. On va remettre les choses en place dès le week-end prochain », rassure-t-il. Fortune identique chez les dames où les championnes en titre de l’Aspac Bbc ont confirmé tout le bien qu’on pense d’elles en s’imposant à Élan Coton, 68-50. Dans le septentrion, sans grosse surprise, le vice-champion en titre du Bénin, Aspal Bbc et Team Bosco Star ont également confirmé leur suprématie dans leur région en dominant respectivement Réal Sport Bbc et Panthères Bbc. Aspal Bbc est venu à bout du Réal Sport par le score de 93-39. Moubarak Abdou et ses coéquipiers restent désormais sur une série de treize victoires consécutives cette saison en championnat. Dans la seconde confrontation, Bosco Star s’est débarrassé des Panthères Bbc par le score de 87-56. ----------------- Résultats du samedi 30/04/2022 --------------------- Energie Bbc ? Renaissance Bbc 108-25 (D) Renaissance Bbc ? Energie Bbc 75 # 84 (H) Aspac Bbc ? Elan Coton Bbc 68-50 (D) Aspac Bbc ? Elan Coton Bbc 79-78 (H) Teams Bs ? Panthère Bbc 87-56 (H) Aspal Bbc? Real Sport Bbc 93-39 (H) Sports 04 mai 2022


Marche de protestation à l’occasion du 1er mai : les doléances de la Cstb
La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) a organisé, à l’occasion de la célébration de la fête du travail, ce 1er mai, une marche de protestation à Cotonou. Avec pour exigence, de meilleures conditions de vie et de travail au Bénin. Une dizaine de doléances sont énumérées au terme d’une marche de protestation, pour revendiquer au profit des travailleurs béninois, de meilleures conditions de vie. Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassa Mampo et ses pairs ont saisi l’occasion de la célébration de la fête du travail pour remettre sur le tapis leur cahier de revendications. Partis de la place de l’Etoile rouge à Cotonou, les militants de cette centrale ont parcouru des kilomètres, empruntant notamment le boulevard de la prison civile, et du commissariat central, avant d’échouer à la Bourse du travail, passant par le carrefour Unafrica et le Hall des arts. Tout au long du chemin, les manifestants ont exhibé des pancartes portant mention de leurs attentes vis-à-vis du pouvoir public. A l’aide de tam-tams, gongs et castagnettes, ils ont chanté, dansé comme pour signifier que c’est la fête, mais également ils ont présenté au bout du périple l’entièreté de leurs revendications. De la déclaration de Kassa Mampo, secrétaire général de la Cstb, on note entre autres que les travailleurs exigent la revalorisation de leurs salaires, le paiement des rappels, la suppression de certains impôts et taxes ainsi que la diminution d’autres, dont ceux de pont péage et pesage. La Cstb attend des pouvoirs publics, la réintégration des enseignants radiés de la fonction publique pour refus de composer, la prise en compte et la satisfaction des revendications des hommes en uniforme, et la prise en charge de tous les retraités de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), la sortie des statuts particuliers en souffrance à la fonction publique, le recrutement en nombre suffisant des professeurs d’université comme agents de l’Etat, le paiement de 12 mois sur 12 des aspirants et leur reversement à la fonction publique, le reversement par l’Etat des cotisations à la Cnss des anciens travailleurs des sociétés fermées. « Nous voulons 60 % de revalorisation du Smig et le maintien du principe de la hiérarchisation des salaires. Nous exigeons une revalorisation substantielle et immédiate et sans condition des salaires, et la sortie des actes d’avancement, de promotion de contrats, et la relance des examens professionnels », a fait savoir Kassa Mampo, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb). Actualités 04 mai 2022


Amélioration de la productivité agricole : des équipements et intrants aux acteurs
Les acteurs agricoles du pôle 7 sont dotés depuis vendredi 29 avril dernier, d’équipements et intrants pour l’amélioration de leurs conditions de travail, de la production et de la productivité. Après le lancement de la campagne agricole 2022-2023 à Aplahoué, le gouvernement accompagne déjà les acteurs agricoles sur le terrain. C’est le cas de ceux du pôle 7 qui regroupe l’Ouémé, l’Atlantique, le Littoral et le Mono qui ont été dotés, vendredi 29 avril dernier, d’équipements et intrants agricoles pour un coût global de 720 millions F Cfa. Le but visé est de leur permettre d’être plus productifs que par le passé en dépit des contraintes mondiales. Prosper Sabgo, directeur général de l’Agence territoriale de développement agricole pôle 7, explique que son institution est le temple de définition et de mise en œuvre des approches d’opérationnalisation de la politique gouvernementale en matière de promotion des filières prioritaires spécifiques au terroir. Il reconnaît que l’Atda du pôle des départements de l’Ouémé, du Littoral, de l’Atlantique et du Mono s’attelle à cette mission depuis son installation en 2018, pour les filières prioritaires que sont l’ananas, l’aquaculture, l’élevage de poules pondeuses ainsi que pour bien d’autres filières en diversification que sont le riz, le manioc, le maraîchage. Selon lui, les appuis des acteurs concernent les filières ananas, aquaculture, manioc et riz. Tout ceci s’inscrit, à l’en croire, dans la réforme que le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche s’emploie à mettre en oeuvre avec passion et engagement. Puissance agricole Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, note qu’après six ans de planification, il est temps de mettre en pratique les acquis afin de dérouler le programme au niveau de l’agriculture. « Nous sommes conscients que l’agriculteur n’a pas toujours les ressources qu’il faut pour capitaliser son exploitation. Plutôt que de vous parler de ce qu’il faut faire et de comment il faut le faire, nous vous apportons ici de façon concrète les moyens de faire mieux que par le passé », souligne-t-il. L’autorité ministérielle note que si le Bénin veut avoir une production de qualité, il est essentiel d’apporter tous les ingrédients nécessaires. « Les autres oeuvrent à réduire la pénibilité du travail et nous, nous la compliquons. Non ! Nous aussi, nous allons vivre le bonheur de la technique et de la technologie », recommande-t-il. Évoquant les difficultés actuelles de la pisciculture, Gaston Dossouhoui affirme que l’un des produits qui manquent au Bénin, c’est le poisson. Raison pour laquelle, l’Etat met à la disposition des pisciculteurs plus de 500 tonnes d’aliments de poisson. « Ce n’est pas beaucoup mais ce n’est pas rien », reconnaît-il. Selon lui, pour gérer efficacement les produits de pêche ou d’aquaculture, il faut un dispositif. « Le poisson est à l’aise dans l’eau et l’eau doit être aérée. On a mis à la disposition de huit entreprises des tricycles avec des aérateurs aussi bien dans le temps d’aération que dans le temps où vous allez déverser le produit pour être vendu. Ça, c’est du nouveau. Et à côté, des congélateurs sont disponibles pour les produits invendus », fait-t-il savoir. Gaston Dossouhoui n’a pas occulté le cas du manioc qui doit faire l’objet d’attention. Ce qui limite le développement du manioc, note-t-il, c’est le matériel de plantation, le marché et la qualité des transformations. « Pour le moment, nous allons équiper ceux qui sont producteurs de tiges de manioc », informe-t-il. Il martèle qu’avec le manioc, il est possible de développer le pays. Tout en souhaitant bon vent aux différents acteurs, l’autorité ministérielle dit compter sur leur professionnalisme pour utiliser à bon escient des équipements agricoles. Actualités 04 mai 2022


Opérationnalisation de la Police républicaine au Bénin : L’Union européenne préoccupée par la réussite du projet
La Délégation de l’Union européenne au Bénin et ses Etats membres organisent, à travers une tournée commencée lundi 2 mai dernier, la Semaine de l’Europe 2022. Dans leur agenda, plusieurs activités sont prévues au nombre desquelles, des visites de projets qu’ils ont financés. A Parakou qui constitue la première étape de leur périple, ils se sont enquis de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’opérationnalisation de la Police républicaine (Paop) financé par le Royaume de Belgique. Dans le cadre de la «Semaine de l’Europe 2022 » qu’elle a initiée au Bénin, la Délégation de l’Union européenne était avec ses Etats membres à Parakou, ce lundi 2 mai. Aux côtés de l’ambassadrice de l’Union européenne, Sylvia Hartleif, il y a les ambassadeurs, les chefs de coopération, des chefs d’équipes et autres chargés de missions ou de programmes. C’est pour s’enquérir de la mise en œuvre du Projet d’appui à l’opérationnalisation de la Police républicaine (Paop). Financé par le Royaume de Belgique, ce projet a pour ambition de développer le concept de la police communautaire, puis de mieux gérer les phénomènes liés à la délinquance informatique, de renforcer la gestion des ressources humaines, de professionnaliser l’administration et la communication externe humaine sur la période 2020-2023. Après des explications et une projection, la délégation s’est rendue au commissariat du 3e arrondissement de Parakou, à Guéma. C’est pour un parcours-découverte sur des aspects de la mise en œuvre de la police communautaire, comme le respect de la question du genre, avec l’intégration des femmes au sein de la Police républicaine, le respect de la déontologie policière, l’harmonisation des pratiques, la gestion des crises, le renforcement continu des capacités des agents de la police, à la faveur des formations organisées à leur intention. Christophe Aspeel, manager Paop-Enabel, a indiqué qu’il s’agit surtout de mettre en place les fonctionnalités de base du commissariat d’arrondissement. « La police doit pouvoir répondre aux besoins et aux attentes de la population, avec justement des fonctionnalités de base que sont l’accueil, les visites de quartiers, les recherches locales, la sécurité routière, …. », s’est-il voulu plus explicite. Comme résultats déjà obtenus, il évoque la visibilité donnée désormais aux commissariats, à travers une charte graphique sur le bâtiment. « Désormais, tous les bâtiments de la police ont les deux couleurs des vêtements des policiers, à savoir le bleu-roi et le bleu ciel. On a également les mêmes choses sur leurs motocyclettes et véhicules », soutient-il. Plus que par le passé, se réjouit-il, les agents de police sont davantage à l’écoute et mieux ouverts à la discussion par rapport à la coproduction de la sécurité. Les membres de la délégation sont satisfaits par ce qu’ils ont vu sur le terrain. « Ce qui est vraiment génial, nous avons un commissaire d’arrondissement qui prend davantage d’initiatives », a confié Christophe Aspeel. Le coût du projet est estimé à 3 715 000 Euros, soit plus de 2,43 milliards F Cfa. En ce qui concerne la zone d’intervention, outre le niveau central stratégique, Cotonou (Port), Parakou et Tchaourou sont les deux zones pilotes ciblées. Actualités 04 mai 2022


Pâque juive à Pâques chrétienne : il y a un dépassement de sens, selon le père Geoffroy Anagonouga
Le mystère pascal donne sens et consistance à la foi chrétienne. Bien qu’étant la plus grande solennité chrétienne, la fête de la «pâque» était célébrée par les juifs avant l’avènement de Jésus-Christ. Mais la pâque juive et la Pâques chrétienne ne sont pas à confondre. Il y a un dépassement de sens que le père Geoffroy Anagonouga, secrétaire permanent et notaire au Tribunal ecclésiastique de Cotonou, se propose d’expliquer. La Nation : Pourquoi dit-on que le mystère de Pâques donne du sens à la foi chrétienne ? Père Geoffroy Anagonouga : Le corpus des 40 jours de carême, conduisant au triduum pascal du jeudi, vendredi et samedi saints, le tout culminant dans la vigile pascale de la nuit du samedi saint, où l’Eglise commémore l’évènement historique et théologique de la Passion-Mort et Résurrection du Christ nous offre à contempler le mystère central de la foi chrétienne. N’est-ce justement pas ce que voulait dire Saint Paul lorsqu’il écrivait aux Corinthiens dans sa première lettre à eux adressée: « Si le Christ n’était pas ressuscité, vaine alors serait notre prédication et vaine notre foi » ? C’est donc l’événement pascal du Christ mort et ressuscité qui donne à l’Eglise tout son sens et toute son essence. C’est d’ailleurs ce dont l’Eglise fait mémoire chaque jour à la célébration eucharistique. Le chant de l’Anamnèse nous le rappelle en ces termes : « Il est grand le mystère de la foi ! Nous annonçons ta Mort, Seigneur Jésus ! Nous proclamons ta Résurrection ! Nous attendons ta venue dans la gloire ! ». Si les chrétiens chantent à travers ce refrain, leur attente du retour glorieux du Christ, ce n’est certainement pas le cas chez les juifs pour qui les espérances messianiques restent à combler. Et rien que pour cela, la pâque juive et celle chrétienne ne sont pas à confondre. Mieux qu’une distinction à faire, il y a à y voir un dépassement de sens ! Il faudra suffisamment comprendre la première pour saisir la seconde. Comment se célébrait la pâque juive ? L’origine et les modes de célébration de la pâque juive sont inséparables de la vie, de l’histoire et de l’évolution du peuple d’Israël au cours de treize siècles de son histoire jusqu’à l’ère chrétienne. Mais pour faire bref, nous dirons que la pâque juive évoque l’événement historique de la libération du peuple d’Israël de l’esclavage où il était tenu en Egypte, avec la traversée de la Mer rouge. Cette libération et cette traversée dont la commémoration se fait chaque année dans toutes les familles juives dans la nuit du 13 au 14 Nisan. Les fondements scripturaires nous renvoient au chapitre 12 du livre de l’Exode qui présente le seul rituel détaillé de la pâque que contient la Bible. Et cela se passe ainsi : chaque famille choisit dans le petit bétail, un animal né dans l’année (versets 3-5) ; l’immolation a lieu au soir du 14 Nisan (verset 6) ; sans indication de sacrificateur, ni de sanctuaire, ni d’autel, le sang est appliqué sur les deux montants et le linteau des maisons (versets 7, 13, 22); on rôtit au feu la victime entière, sans la dépecer ni en briser les os (préfiguration lointaine de la passion où on ne brisa pas les os de Jésus comme on en brisa aux deux malfaiteurs crucifiés avec lui); elle doit être mangée en cette nuit de pleine lune de printemps, avec des azymes et des herbes amères (versets 8-9) ; il faut brûler au matin ce qui en resterait après le repas religieux, et les participants ont ceinture aux reins, sandales aux pieds, bâton à la main, comme prêts au départ (versets 10-11). Par tradition donc, chaque année, dans la nuit du 13 au 14 Nisan, se fait dans les maisons juives, la recherche de tout produit fermenté, que l’on doit éliminer avant le 14 Nisan à midi, car en début d’après-midi commence au Temple, l’immolation des victimes pascales et elle dure jusqu’au coucher du soleil (Jésus a rendu l’esprit justement en ce moment). Tandis que les Lévites chantent le Hallel (Psaumes 112-117) et que les prêtres sont là, chaque Israélite qui amène son agneau ou son chevreau, le tue lui-même ; le sang est aussitôt recueilli par un prêtre qui le transmet de prêtre en prêtre jusqu’à celui qui en asperge le bas de l’autel des holocaustes; les victimes sont dépouillées et vidées sur le parvis, et l’on en prélève les graisses et autres parties destinées à être brûlées sur l’autel par les prêtres. L’Israélite charge alors sa victime sur ses épaules et l’emporte à la maison où elle sera rôtie et mangée. Le soir venu, le repas a lieu dans les demeures particulières avec au moins dix participants, soit les membres d’une famille naturelle, soit les membres d’une confraternité (ce sera le cas de Jésus et de ses disciples, le Jeudi saint, à la veille de sa passion : on parle du sacrifice non sanglant qui a eu lieu à la Sainte Cène où il donna à manger et à boire son Corps et son Sang). Les convives n’ont désormais plus ici la tenue et la hâte des voyageurs comme au moment de la libération d’Egypte ; ils mangent, étendus sur des divans et accoudés sur des coussins comme dans le banquet grec ou romain, (à la manière des rois et avec l’aisance qui convient à des hommes libres). Leur réunion peut durer à leur gré jusqu’à une heure avancée de la nuit. Ils doivent goûter aux divers mets et aux quatre coupes de vin mêlé d’eau qui ouvrent, ponctuent et concluent le repas, accompagné de chants, de prières et de psaumes du Hallel. La bénédiction de la première coupe est suivie d’un service d’azymes et de légumes. Puis on apporte l’agneau et l’on verse la deuxième coupe qui inaugure la célébration pascale proprement dite. Là, en réponse aux questions du plus jeune des convives, conformément aux instructions du livre de l’Exode, le président de table explique la raison d’être de ce rite qui commémore la délivrance d’Israël; il raconte l’histoire librement et selon son inspiration, mais sans omettre de mentionner : le pesah (la victime pascale), « parce que Dieu a franchi les maisons de nos pères en Égypte », le massa (pain azyme), « puisque nos pères ont été libérés en Égypte»; et le maror (herbes amères), «puisque les Égyptiens ont rendu amère l’existence de nos pères dans leur pays ». On boit la deuxième coupe et l’on mange l’agneau avec des azymes et des herbes amères trempées dans une sauce (haroset). Après le repas on verse la troisième coupe et l’on rend grâce. La quatrième coupe clôt la célébration et l’on termine le Hallel (Psaume 117), dont l’un des derniers versets, plus précisément le verset 26, nourrit les espérances messianiques du peuple juif en ces termes : «Béni soit celui qui vient au nom de Yahvé ! ». Qu’en est-il de la Pâques chrétienne ? Pour les chrétiens, par contre, ces espérances messianiques connaissent leur accomplissement en Jésus de Nazareth ! Il est Celui qui vient au Nom du Seigneur ! C’est justement en ces termes que le peuple l’acclamait à son entrée triomphale à Jérusalem six jours avant la pâque juive. La Pâques chrétienne vient comme pour porter celle juive à son achèvement. Jésus, pour les chrétiens, est le serviteur souffrant dont parle le livre du prophète Isaïe, qui librement s’est offert pour l’immolation tel un agneau docile mené à l’abattoir, et qui par sa Passion, sa Mort et sa Résurrection, libère totalement, non plus le seul peuple juif, mais l’humanité entière, la destinée humaine de la mort et du péché, nous faisant passer de la mort à la vie (Résurrection), du péché au salut (Rédemption). Pour la première communauté chrétienne, ce n’était donc nullement un hasard que l’événement de la crucifixion et de la Mort de Jésus eût lieu au moment de l’immolation des agneaux dans le Temple de Jérusalem. Le Christ, par son sacrifice, porte à leur achèvement tous les sacrifices de l’ancienne Alliance et inaugure une nouvelle Alliance, celle scellée par son Sang qui libère totalement l’homme de la servitude du péché. C’est cette lecture des événements qui explique que, pour fêter le mystère de la Passion-Mort-Résurrection du Christ, les premières communautés chrétiennes ont repris aux circonstances de la fête juive, à ses rites et à ses symboles, des éléments qu’elles ont transposés dans leurs propres rites et symboles, tels ceux de la libération de l’esclavage en Égypte, du passage de la Mer rouge et de l’agneau pascal interprété désormais du Christ, l’Agneau de Dieu. La riche et abondante liturgie de la Parole au cours de la Vigile pascale est suffisamment éloquente à ce sujet. Mais bien avant la liturgie de la Parole, c’est par le rite de la Lumière que débute la Vigile pascale. Pourquoi justement à chaque début de la Vigile pascale, les chrétiens sont invités à se rassembler autour d’un feu ? Le Rite de la lumière en pleine nuit de la Vigile pascale symbolise la victoire de la lumière sur les ténèbres, autrement dit, la lumière de la résurrection l’emporte sur les ténèbres de la mort. La phrase que prononce le prêtre au moment même où il allume le cierge pascal résume parfaitement ce symbole : « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit ». Le cierge pascal représente donc le Christ, lumière du monde. De la flamme du cierge pascal sont allumés tous les autres cierges de l’Eglise, pour montrer que Jésus est la source de notre lumière. Tout ce qui entoure le cierge, à commencer par la cire dont est fait le cierge, est hautement symbolique et évoque avec une beauté inouïe l’un ou l’autre aspect du mystère pascal. Le cierge est normalement fait de cire d’abeilles. La cire pure extraite des fleurs par les abeilles évoque la chair pure du Christ reçue de la Vierge Marie, sa mère, cette chair qui souffrit la passion. La mèche du cierge symbolise l’âme du Christ et la flamme représente sa divinité. La flamme du cierge évoque quant à elle, la colonne de feu ouvrant la voie au peuple d’Israël fuyant les Egyptiens. Le chant de l’Exultet restitue ce symbolisme en ces termes : « C’est la nuit où le feu d’une colonne lumineuse repoussait les ténèbres du péché». La Croix dessinée sur le cierge est l’instrument par lequel Jésus a sauvé le monde de la mort et du péché. Les deux lettres grecques Alpha A et Oméga Ω dessinées en haut et en bas de la croix font référence, dans l’iconographie chrétienne, à ces paroles de l’Apocalypse : « Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin », évoquant donc le Christ. Dans chacun des angles formés par la croix, figurent les chiffres du millésime de l’année en cours, symbolisant que le temps et l’éternité appartiennent au Christ. Aussi, avant d’allumer le cierge, le prêtre y trace-t-il la croix, l’Alpha et l’Omega ainsi que le chiffre du millésime de l’année en disant : « Le Christ, hier et aujourd’hui (il grave sur le cierge le bras vertical de la croix), commencement et fin de toutes choses (il grave le bras horizontal), Alpha (il grave au-dessus du bras vertical la lettre A) et Oméga (il grave au-dessous du bras vertical la lettre Ω ), à lui le temps (il grave le premier chiffre de l’année dans l’angle supérieur gauche de la croix) et l’éternité (il grave le deuxième chiffre de l’année dans l’angle supérieur droit de la croix), à lui la gloire et la puissance (il grave le troisième chiffre de l’année dans l’angle inférieur gauche de la croix), pour les siècles sans fin. Amen (il grave le quatrième chiffre de l’année dans l’angle inférieur droit de la croix). ». Enfin, avant d’allumer le cierge pascal, le prêtre implante à chaque extrémité de la croix, cinq grains d’encens symbolisant les plaies du Christ. Au fur et à mesure qu’il les implante, il prononce ces paroles : « Par ses saintes plaies (1er grain), ses plaies glorieuses (2e grain), que le Christ Seigneur (3e grain) nous garde (4e grain) et nous protège, Amen (5e grain)». C’est alors qu’il allume le cierge pascal avec une flamme provenant du feu nouveau en disant : « Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit». S’ébranle alors la procession pour la célébration au cours de laquelle, a lieu traditionnellement le baptême ! L’Epitre de saint Paul Apôtre aux Romains lue en cette messe, nous explique que c’est par le baptême que la grâce de la Résurrection du Christ nous est communiquée. Porté par cette grâce inouïe de la Résurrection, le Chrétien est invité à suivre les pas du Ressuscité, à désormais suivre le Ressuscité jusqu’à son Royaume où il possédera enfin la joie parfaite, la joie que plus rien, pas même la mort ne pourra lui ravir. Culture 04 mai 2022


Carte Postale / Trésor royal restitué : La calebasse au rôle inconnu
C’est une œuvre qui illustre une fois encore la qualité de l’art du Danxômè. Une calebasse à couvercle totalement gravée de figures géométriques et de dessins comme par exemple sur le couvercle où l’on voit sculptée une sorte de lézard ou margouillat, entre autres. «Ici nous avons une calebasse gravée. Dans d’autres groupes socioculturels, vous avez la biogravure. Lorsque vous allez chez les peuls, c’est aussi un groupe socioculturel dans lequel vous retrouvez l’art de graver sur la calebasse. Et donc, cela montre la dimension très ouverte de l’art du Danxômè sur tous les groupes socioculturels que le peuple du Danxômè a eu à côtoyer », explique Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. Cette calebasse était-elle un ustensile de cuisine ou une calebasse rituelle ? Difficile de le dire, selon le conservateur du musée d’histoire de Ouidah, mais toujours est-il que la calebasse était abondamment utilisée à des fins diverses dans le royaume du Danxômè. «Comme dans d’autres milieux culturels de notre pays, il y avait des ustensiles domestiques et cultuels. La poterie et la calebasse ont été utilisées abondamment comme ustensiles de ménage et de culte. Surtout dans la monarchie du Danxômè, la calebasse était utilisée comme crachoir du roi. Lorsque le roi se déplace, il y a toujours une reine à côté pour lui tenir ce crachoir et lorsque qu’il se racle la gorge, il ne crachait pas par terre. Il crachait dans cette calebasse. Est-ce donc l’une de ces calebasses utilisées à cette époque ou était-ce une calebasse ordinaire utilisée pour des besoins culinaires? Je ne saurais vraiment le dire », affirme Calixte C. B. Biah. Néanmoins, ajoute-t-il, d’aucuns pensent, s’agissant des figures géométriques, que ce sont des signes de fâ ou des codes qui y ont été sculptés. D’autres estiment que les motifs sculptés sur la calebasse permettent de transmettre des messages souvent amoureux au destinataire de ladite calebasse. L’œuvre exposée au palais de la Marina fait aussi partie des butins de guerre du général Alfred Dodds, restitués par la France.   Culture 04 mai 2022


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