La Nation Bénin...
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Renvoyé au lundi 6 mai, le cinquième dossier de la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou, portant sur les faits de coups mortels sur mineur de moins de 15 ans a connu son épilogue hier. Bien que l’accusé soit resté constant dans sa dénégation des faits, le tribunal l’a déclaré coupable et condamné à sept ans d’emprisonnement ferme.
7 ans de réclusion criminelle pour Issa Hafizou, soit environ 2 ans encore de prison pour le jeune homme en détention depuis novembre 2014. Il a été reconnu coupable de coups mortels avec pour circonstance que ces coups donnés sans intention de donner la mort l’ont pourtant occasionnée.
A l’audience d’hier, l’accusé ne se reconnaît toujours pas dans les faits qui lui sont reprochés. Poursuivi pour avoir battu à mort une fillette de 4 ans environ, dont il avait la garde, l’accusé a de façon constante nié les faits et ce, en présence du témoin qui a comparu hier, son colocataire Fidèle Fabiyi. D’ailleurs les déclarations de l’unique témoin sont en sa faveur. Donnant sa version des faits, ledit témoin a décrit l’accusé comme un tuteur généreux et un compagnon aimable. Il est alors difficile de penser que celui-ci ait pu battre à mort la petite fille qu’il chérissait et comblait de cadeaux. Néanmoins, il y a des constances dans le dossier, des faits qui sont irréfutables.
Ce sont ces faits que le ministère public va arborer dans ses plaidoiries. Notamment, le rapport d'examen clinique réalisé le jour même du drame, qui fait état de lésions cicatrisées. Il s'agit donc d'une fille régulièrement battue. Le ministère public évoque le témoignage de l'un des voisins de l’accusé, Mohamed Abdoulaye, qui fait savoir qu'il a entendu, le jour des faits, un bruit ressemblant à celui d'un corps qui a été projeté contre le mur. A la charge de l’accusé, le ministère public fait également référence au rapport du médecin légiste qui indique que la victime a reçu un coup qui a eu un effet contondant. Pour le ministère public, l’infraction de coups mortels est constituée. Il rappelle qu’au moment des faits, c’est l’article 312 du Code pénal qui prévoit et punit cette infraction de la peine de travaux forcés à perpétuité lorsque l'auteur est père, mère ou avait la garde de l'enfant. Le nouveau code pénal en son article 515 alinéa 4, prévoit pour cette infraction la réclusion criminelle à perpétuité. Mais prenant en compte les circonstances atténuantes que constituent le soin et la tendresse donnés par l’accusé à l’enfant selon les témoignages, le ministère public a requis que Issa Hafizou soit condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
Bien coupable !
Le Conseil de l'avocat, Me Roméo Godonou, ne démord pas. Il a clamé l’innocence de son client et plaidé non coupable. Il note que les enquêtes diligentées par la police sont dirigées dans le sens d’accuser coûte que coûte la première personne soupçonnée. Il s’agit, selon lui, d’une mauvaise habitude de la police. « La police ne cherche pas à savoir s'il y aurait le moindre doute. Elle concentre tout sur le premier accusé. Les enquêtes ne sont pas approfondies, ce sont des enquêtes uniquement à charge », va soutenir la défense. Il souligne que le rapport de la police fait état d'une inimitié permanente avec le voisinage et pourtant la police a donné foi aux témoignages du voisinage qui accablent l’accusé. Me Roméo Godonou dénonce en outre le témoin Abdoulaye comme ayant fait un faux témoignage en déclarant qu'il a associé les autres voisins au constat. Ce qu'un des voisins a réfuté. Pour le conseil de l’accusé, il s'agit d'un montage. C'est, selon lui, un dossier rempli de doutes. « L'accusé vivait dans un environnement malsain où le voisin était jaloux de lui, parce qu'il était apparemment le plus nanti. Il était le seul à avoir une moto. Et comme si cela ne suffisait pas, il a acheté un vélo à cet enfant après 5 mois », a ajouté la défense. La mère de la fille décédée a elle-même déclaré : « Mon mari ne peut jamais faire ça ». S'il y a coups, l'accusé n'est pas l'auteur des coups, selon Me Roméo Godonou ; et il n’existe aucun lien de causalité entre les coups et la mort survenue. « Le rapport d'expertise stipule que la fille est morte d'une hémorragie interne au niveau de l'abdomen. Ce rapport n’informe pas sur le lien de causalité entre les coups et la mort survenue », va-t-il préciser. A l’en croire, un doute épais persiste. C'est pourquoi, il a plaidé pour que l'accusé soit relaxé au bénéfice du doute.
Après en avoir délibéré, le tribunal a déclaré le nommé Issa Hafizou coupable d’avoir volontairement porté des coups et des blessures à la petite fille Filoss avec pour circonstance que ces coups donnés sans intention de donner la mort l’ont pourtant occasionnée. Des faits prévus et punis à l’article 312 du Code pénal applicable au moment des faits. Le tribunal l’a alors condamné à la peine de 7 ans de réclusion criminelle. Il a quinze jours pour relever appel.
Rappel des faits
Le drame remonte à novembre 2014. Au moment des faits, l’accusé Issa Hafizou et dame Hodalo Djakate vivaient en concubinage depuis environs six mois au quartier Sainte Rita à Cotonou. Le 19 novembre 2014, alors que dame Hodalo Djakate était, comme à son habitude, sortie très tôt de la maison pour son activité commerciale, les pleurs de son enfant âgé de 4 ans environ se font entendre. Quelques instants après, Issa Hafizou est sorti précipitamment de la chambre et s’en est allé après avoir avisé une cohabitante de ce que l’enfant est malade et couché à l’intérieur. Mais une fois dans la chambre, il a été constaté que la fillette était apparemment sans vie. C’est alors qu'Issa Hafizou sera rappelé et, à son arrivée, conduit au commissariat de police de Fifadji avec dans les bras, la fillette enveloppée dans un pagne. Emmenée immédiatement à l’hôpital, cette dernière a été déclarée morte après un examen clinique. Soupçonné d’avoir battu l’enfant à mort, Issa Hafizou a été gardé pour les besoins de l’enquête avant que sa compagne Hodalo Djakato soit arrêtée le même jour pour complicité. A toutes les étapes de la procédure, l’accusé Issa Hafizou avait reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi. Sa compagne, quant à elle, a bénéficié d’une ordonnance de non-lieu à l’instruction.
Composition du tribunal
Président : Eric Marcel Ahehehinnou
Assesseurs :
Jules-Clotaire Zounho
Edibayo Joanna Dassoundo-Gnacadja
Ambroise Adjiboye
Islamiath Moustapha Noukpo
Ministère public : Jules Ahoga
Société 07 mai 2019

L’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) vient de publier son bulletin trimestriel de l’Indice harmonisé de la production industrielle. Pour ce premier trimestre 2019, le bulletin a mis l'accent sur le secteur de l’industrie alimentaire. Ce secteur, après avoir été en baisse jusqu’en 2015, a renoué avec la croissance depuis 2016.
Au titre de l’année 2018, le secteur de l’industrie alimentaire a connu une nette progression, soit une croissance de 12,5%. Cette performance, selon une synthèse de la cellule de communication de l’Insae, est le reflet de la bonne tenue de l’activité dans la production de sucre (+39,7%), de maïs (+60,2%) et de bières (+24,4%).
En effet, l’embellie observée au cours de l’année sus-référencée a été atténuée par la morosité dans les branches d’activité de la fabrication d’huile raffinée de coton (-2,0%), de boissons non alcoolisées (-4,0%) et d’eau minérale (-10,3%).
La bonne performance du secteur devrait, selon la synthèse de la cellule de communication de l’Insae, se poursuivre avec l’encouragement des promoteurs des industries à utiliser des intrants locaux.
Il faut indiquer que le bulletin trimestriel de l’Indice harmonisé de la production industrielle (Ihpi) de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) offre des possibilités d’analyse de l’évolution et du développement des activités industrielles au Bénin.
Bruno SEWADE
Economie 07 mai 2019

Les perspectives de croissance économique du Bénin comme d’autres pays de l’Afrique subsaharienne sont bonnes. Mais, elles restent vulnérables aux chocs extérieurs, en particulier les pluies, les prix mondiaux du coton et du pétrole, et l’évolution de la situation économique du Nigeria. C’est ce que révèle le rapport du premier trimestre 2019 de la Banque africaine de développement (Bad).
Pour cette année 2019, les perspectives économiques de la Banque africaine de développement (Bad) examinent les récentes évolutions macroéconomiques et les perspectives sur le continent. Le rapport du premier trimestre de l’année de l’institution de développement panafricaine met l’accent sur les implications des déséquilibres extérieurs sur la croissance et les défis financiers et monétaires de l’intégration. Le rapport fait aussi cas de la création d’emplois à travers l’analyse du dynamisme des entreprises. Puis, explore les enjeux économiques de l’intégration régionale en Afrique et les politiques susceptibles d’apporter la prospérité.
Selon le rapport, la croissance du Produit intérieur brut (Pib) réel du Bénin devrait être de 6,3 % en 2019 et de 6,8 % en 2020. La croissance du secteur de l’extraction de matières premières devrait atteindre 5,7 % en 2019, tirée principalement par le secteur du coton. La croissance industrielle devrait augmenter de 13,3 % en 2019, grâce aux secteurs du bâtiment et des travaux publics (croissance de 25 %) et de l’électricité et de l’eau, qui devraient croître de 8% lorsque la centrale électrique Maria-Gléta de 120 M W entrera en production. Le déficit budgétaire devrait se stabiliser à 2,6% du Pib en 2019 et à 1,9 % en 2020. La dette publique totale devrait tomber à 53, 3 % du Pib en 2019 et 48,9% en 2020.
Dans le cadre du Plan stratégique de développement du secteur agricole 2017-2025 et du Plan national d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle 2017-2021, sept pôles de développement agricole ont été créés en 2017. La stratégie de promotion de plusieurs sous-secteurs à savoir, maïs, riz, coton, noix de cajou, manioc et ananas, se poursuit.
Intégré au marché régional
Le rapport mentionne que les procédures de création d’entreprises se sont améliorées. Les réformes du secteur de l’électricité engagées en 2016 devraient améliorer la gouvernance et doubler la capacité installée à 500 M W d’ici 2021. Le taux brut de scolarisation a été estimé à 124,82 % en 2015, et la mise en œuvre de la Politique nationale de l’éducation 2018-2021 devrait améliorer le secteur. Des progrès sont visibles dans la lutte contre le Vih/sida avec une prévalence estimée à 1 %.
Membre de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest
(Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Bénin est fortement intégré au marché régional. Ainsi, 70% de ses exportations sont destinées à l’espace
Cedeao (principalement le Nigeria). Cependant, les opportunités commerciales régionales ont été réduites depuis 2015 en raison des réformes économiques au Nigeria qui ont supprimé les subventions du secteur pétrolier et gazier et interdit la réexportation de riz, de voitures et de vêtements usagés. Le port de Cotonou reste un couloir de transit pour les pays de l’hinterland comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Le Bénin est également intégré aux marchés de capitaux régionaux et accueille des filiales de groupes bancaires régionaux. La libre circulation des personnes reste entravée par des obstacles non officiels aux frontières, qui augmentent les coûts de transaction. Les principaux défis pour le pays sont la diversification des exportations et la modernisation des services commerciaux et des services de commerce et de transport.
Pour ce qui est du déficit budgétaire (dons compris), il a été ramené à 4,7 % du Pib en 2018, contre 5,9 % en 2017, grâce à la mobilisation des recettes (1,2% du Pib) et à la réduction des dépenses courantes.
Au niveau des régionsde l’Afrique
La croissance économique de l’Afrique continue de se renforcer, atteignant 3,5 % en 2018 selon les estimations, soit un niveau comparable à 2017 et en hausse de 1,4 point de pourcentage par rapport aux 2,1 % enregistrés en 2016. L’Afrique de l’Est est en tête avec une croissance du Pib estimée à 5,7 % en 2018, suivie de l’Afrique du Nord à 4,9%, de l’Afrique de l’Ouest à 3,3%, de l’Afrique centrale à 2,2% et de l’Afrique australe à 1,2%. À moyen terme, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 4 % en 2019 et 4,1 % en 2020. Bien qu’inférieure à celle de la Chine ou de l’Inde, la croissance de l’Afrique devrait être supérieure à celle d’autres pays émergents et en développement. Elle est toutefois insuffisante pour réduire le chômage et la pauvreté.
Sur les 4 % de croissance projetés pour l’Afrique en 2019, l’Afrique du Nord devrait représenter 1,6 point de pourcentage, soit 40 %. Cependant, la croissance moyenne du Pib en Afrique du Nord est irrégulière en raison de l’évolution rapide de la situation économique de la Libye. La croissance de la région de l’Afrique de l’Est, qui est la plus rapide, devrait atteindre 5,9 % en 2019 et 6,1 % en 2020. Entre 2010 et 2018, la croissance a atteint en moyenne près de 6%, Djibouti, l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie enregistrant des taux supérieurs à la moyenne. Dans plusieurs pays, notamment le Burundi et les Comores, la croissance du Pib reste faible en raison d’incertitudes politiques. La croissance en Afrique centrale se rétablit progressivement, mais elle reste inférieure à la moyenne de l’Afrique dans son ensemble. Elle est soutenue par le redressement des prix des produits de base et une meilleure production agricole. En Afrique australe, la croissance devrait rester modérée en 2019 et 2020, après une légère reprise en 2017 et 2018. Cette croissance modeste de la région est principalement due au faible niveau de développement de l’Afrique du Sud qui affecte les pays voisins.

Le marché de Gbègo sis non loin de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo n’est pas qu’un lieu de commerce. C’est un site où beaucoup de jeunes techniciens et réparateurs de téléphones portables ont pris leur quartier et se battent contre le chômage pour joindre les deux bouts.
Le marché de Gbègo situé en plein cœur de la ville de Porto-Novo est un lieu incontournable pour la réparation et la maintenance des téléphones portables de toutes marques. Plusieurs jeunes techniciens s’y sont installés et exercent vaille que vaille leurs activités. Ils sont près d’une quarantaine de jeunes, en majorité des Béninois et des Nigérians, à se battre tous les jours pour satisfaire la clientèle. C’est le cas de Germain Ninkpo, un des techniciens installés dans ce marché. Vêtu d’une tunique de couleur blanche, il est assis en face d’une table jonchée de plaquettes de téléphones mobiles disposées pêle-mêle. Sur-le-champ, il répare un portable de marque Techno qui a une panne de bout de charge et dont le prix de réparation, selon lui, est estimé à deux mille francs Cfa. Le même téléphone a un problème d’écran tactile dont le changement nécessite dix mille francs Cfa. A quelques mètres de lui se trouve une vieille dame debout, les mains au menton face au technicien Ambroise Kessou, assis, téléphone en main. A l’en croire, elle est venue réparer son portable Khk qui a un souci de charge batterie. Elle dit être une habituée des lieux qu’elle recommande d’ailleurs à ses amis. La particularité des techniciens du marché de Gbègo, selon cette vieille dame, est la satisfaction du client en un temps record.
« Lorsque le client amène son téléphone, on lui dit d’attendre pour le récupérer, juste le temps de la détection ou de la réparation de la panne», souligne-t-elle. La réparation peut durer jusqu’à dix voire quinze minutes et même au-delà pour des cas exceptionnels.
Les clients sont de toutes les catégories socioprofessionnelles, informe François-Xavier Saï Hodonou, président de la troisième sous-section de l’Association des techniciens en groupe mobile (Atgsm) de l’Ouémé-Plateau. Des magistrats, des avocats, des policiers, des autorités communales, des étudiants, des élèves, des opérateurs économiques, des députés, des artisans et autres y affluent pour faire réparer leurs téléphones portables. Certaines personnalités telles que les députés par exemple, ne viennent pas directement vers eux, fait savoir François-Xavier Saï Hodonou. Elles préfèrent envoyer leurs chauffeurs ou leurs gardes du corps pour la réparation ou la maintenance de leurs téléphones en cas de panne.
Envahissement du secteur
De toutes les façons, les techniciens ne se plaignent pas trop de l’affluence des clients même si tous les jours ne se ressemblent pas en matière de chiffre d’affaires.
Pour Ambroise Kessou, chaque jour avec son lot de chance. « J’étais entouré par exemple de monde hier. Aujourd’hui, je n’ai pas assez de clients », observe-t-il. Toutefois, il reste confiant et serein.« Etant donné que je ne suis le seul dans le marché, je ne peux donc prétendre avoir le même nombre de clients chaque jour », poursuit-il. Selon lui, le prix de la maintenance est lié à la valeur ou au prix d’achat du téléphone. Ainsi, la réparation des portables Androïd encore appelés intelligents coûte plus cher que celle de téléphones ordinaires dépourvus des systèmes whatsapp, facebook, twitter et autres. La plupart des clients rencontrés sur les lieux sont satisfaits par rapport à la qualité du travail qu’effectuent ces techniciens. C’est le cas de Chédrac Dénakpo qui se dit être ‘’passionné’’ par le travail de son technicien préféré. Raison pour laquelle, il fait toujours recours à lui quand son téléphone a des problèmes. Avec cette activité, les techniciens arrivent à s’en sortir et à subvenir aux besoins de leurs familles. Selon Francois- Xavier Saï Hodonou, un technicien de Gbègo n’a rien à envier à un agent de l’Etat qui gagne 60 mille F Cfa par exemple le mois. Toutefois, informe-t-il, tout n’est pas rose dans le métier. Ils sont par exemple confrontés à beaucoup de difficultés et d’embûches. « Certains clients exigent de nous l’achat de leurs téléphones portables en cas de perte », relève le président de la troisième sous-section de l’Atgsm Ouémé/Plateau. Il dénonce par ailleurs l’envahissement du secteur par des faux techniciens et des bricoleurs. Ce qui crée parfois un problème de confiance entre eux autres professionnels aguerris et les clients qui ne savent plus à quel saint se vouer. Mais l’association n’est pas restée les bras croisés face à la situation. François-Xavier Saï Hodonou dit avoir pris à cet effet un certain nombre de mesures pour assainir le secteur. Il cite au nombre de ces actions fortes le recensement de tous les techniciens et autres réparateurs de téléphones portables dans le département et leur formation et recyclage périodique. Ce qui lui permet de pallier un tant soit peu les problèmes auxquels est confrontée leur corporation dans le marché de Gbégo.
Par Marius AHOUANDJINOU (Stag.) A/R Ouémé-Plateau
Société 07 mai 2019

Malgré la présence des forces de l’ordre et le décret préfectoral n° 0214/Dep-lit/sg/scad/sa, en date du 7 juillet 2016 portant interdiction d’occupation des trottoirs et autres emprises dans la ville de Cotonou, certaines vendeuses du marché Dantokpa s’entêtent. Raison évoquée: la recherche du meilleur emplacement pour faire écouler leurs marchandises.
Marché Dantokpa. Rue quittant la station Sonacop Lègba pour le carrefour 4 thérapies. Il est 13 h 42 ce samedi 13 avril. Le soleil est au zénith. C’est la grande affluence au marché Dantokpa. Les vendeuses et vendeurs, divers produits sur la tête, en main ou posés à même le sol, sont à la quête de la clientèle. Ils occupent le passage piéton et l’artère principale réservée aux véhicules et motos, pour mieux faire voir leurs marchandises et les proposer aux usagers. La Police a du mal à ramener l’ordre et descend à tout moment.
Dame Rose, la trentaine environ, vendeuse des produits de beauté, a réussi à trouver une cliente. Elle se décharge et présente ses différents articles. La conversation est entamée pour trouver un consensus sur le prix de la marchandise.
A peine ont-elles fini de discuter du prix du produit qu’une voix se fit entendre de loin. « Yédja, yédja, yédja », littéralement (Ils viennent. Ils viennent). Pris de panique, tout le monde se met à courir dans tous les sens. Les vendeuses s’empressent de ranger leurs marchandises exposées sur la voie et le passage pour piéton. « Mais que se passe-t-il ? » interroge une cliente. « C’est la police », répond une vendeuse de Pure water, plastique sur la tête et fuyant.
Le marché devient alors un terrain de course entre les vendeuses et les agents de la Police républicaine. Ces derniers, matraques en main, essaient de dégager la rue en renvoyant systématiquement toutes les vendeuses qui occupent les artères, alignées l’une à côté de l’autre. Certaines qui parviennent à s’enfuir sont épargnées de la traque de la police. D’autres qui n’ont pas eu vite le signal subissent la répression. C’est le cas de Sessi, vendeuse de vêtements pour femmes, qui n’a pas eu l’alerte à temps pour se sauver. La police saisit son étalage. Elle se met à les supplier pour récupérer ses marchandises sur-le-champ, mais en vain. Finalement, ce n’est qu’après 30 minutes qu’elle a eu gain de cause. A peine eut-elle repris ses articles qu’elle se repositionne dans la même posture, sur la voie. Tout comme dame Sessi, beaucoup d’autres vendeuses reviennent quelques minutes après le passage des agents de sécurité, remettre leurs marchandises sur la voie publique. Approchée, dame Sessi confie: « Je n’ai pas de hangar pour exposer mes articles et de plus, les bonnes affaires se font à la sauvette. Les clientes pensent que les habits sont chers sous les hangars alors qu’ici, les prix sont abordables. Donc, on vend un peu plus ici ». Consciente des risques d’accident qu’elle court, Sessi pense ne pas avoir d’autre solution que de rester proche des passants pour écouler ses articles. Pour dissuader, la police est obligée de faire plusieurs rondes par jour dans le marché.
Les peines des agents de la police
L’entêtement des vendeuses occupant les espaces interdits donne du fil à retordre à la police. Vu le comportement des vendeuses dans le marché, la police est obligée de faire plusieurs fois le tour sur les principales voies du marché pour réguler la circulation. Une situation compliquée d’autant plus que les équipes de la police sont renouvelées chaque jour. Parfois même, le maintien de l’ordre dégénère en dispute. De source proche du commissariat spécial du marché Dantokpa, la persistance du phénomène peut s’expliquer par l’éducation de base et l’incivisme. « La lutte devient un éternel recommencement », précise la source. Pour y arriver, la police a adopté plusieurs techniques comme l’interpellation des récidivistes, des gardes à vue...
Toutefois, le manque de bonne foi constitue le facteur principal à la base des dérapages au niveau des usagers du marché Dantokpa. De plus, dans le marché, ce sont les détaillants qui occupent les espaces en vue de l’écoulement des produits qu’ils ont peut-être acquis à crédit, rapportent certains gérants de boutique. Cependant, les cas de vol et de bagarre ont diminué grâce à l’interdiction de la circulation des engins dans le marché et environs.

Prévenir et gérer efficacement les risques des changements climatiques, c’est le but du projet « Processus du Plan national d’adaptation au Bénin ». La priorisation des impacts économiques en vue d’une budgétisation et d’une planification efficaces s’avère importante dans cette lutte.
Hausse des températures de 2,6 °C à 3,27°C d’ici 2100, récurrence des sécheresses, vents violents, inondations, érosions et perturbations du régime pluviométrique, tels sont les risques auxquels fera face le Bénin si rien n’est fait pour contrer les changements climatiques. Ces effets néfastes sont déjà préoccupants ces dernières années avec à la clé l’élévation du niveau de la mer due à la fonte des glaciers, la perte de plus de 400 mètres (4 m par an) de côtes et surtout plus de 120 milliards de francs Cfa de dommages causés par les inondations de 2010. Selon une récente étude de la Banque mondiale, l’érosion, les inondations et la pollution de l’eau coûtent chaque année 3,8 milliards de dollars soit plus de 2000 milliards F Cfa à l’Afrique de l’Ouest, en l’occurrence au Bénin, à la Côte d'Ivoire, au Sénégal et au Togo, soit l’équivalent de 5,3 % des produits intérieurs bruts (Pib) combinés de ces quatre pays en 2017 et surtout 13 000 morts par an.
Ainsi, la lutte contre le réchauffement climatique s’avère une préoccupation majeure de développement durable et son efficacité implique des actions budgétisées et planifiées. C’est tout l’intérêt du plan national d’adaptation au Bénin (Pna) dont le processus d’élaboration est enclenché pour une durée de dix-huit mois, pour un coût global de 1 542 913,40 dollars Us soit environ 900 millions F Cfa financé par le Fonds vert pour le climat.
S’inscrivant dans le cadre de l’axe 7 « Développement équilibré et durable de l’espace national » du Pilier 3 du programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021), le plan contribuera à la réalisation des engagements du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) vis-à-vis du gouvernement contenus dans son document du programme pays (Cpd). « Dans la mise en œuvre de l’agenda 2030 auquel le Bénin a souscrit, le Pna permettra de réaliser des progrès sur l’Objectif de développement durable (Odd) n° 3 consacré aux mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions », a laissé entendre Adama Bocar Soko, représentant résident du Pnud au Bénin à l’occasion de la signature du document du projet intitulé «Processus du Plan national d’adaptation au Bénin ».
Impacter l’économie
La mise en œuvre du processus du Pna permettra d’accroître la capacité de résilience des populations face aux effets du réchauffement climatique, notamment dans les secteurs de l’eau, de la santé, de l’agriculture, de l’urbanisme et des infrastructures, de l’énergie et des forêts, espère le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José D. Tonato. La priorisation des impacts économiques des changements climatiques, la facilitation de l’intégration de l’adaptation dans les processus budgétaires et le renforcement du Fonds national pour l’environnement et le climat sont également attendus, a-t-il souligné.
Le Pna s’inscrit dans la droite ligne du Programme intégré d’adaptation pour la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques sur la production agricole et la sécurité alimentaire au Bénin (Pana) qui avait permis, entre autres, de construire des infrastructures : station agro-météorologique, magasin de stockage de semences et de produits vivriers ainsi que des champs, ouvrages de franchissement. Malgré les efforts, le phénomène d’érosion et autres effets néfastes du réchauffement climatique se ressentent particulièrement dans la région Nord-est du Bénin, située dans la vallée du Niger, en l’occurrence les communes de Malanville et Karimama. Cette zone reste particulièrement vulnérable du fait de la pression cyclique des fortes eaux, des inondations cycliques, des vents violents, des sécheresses. Ils occasionnent la destruction des ouvrages de franchissement, le lessivage des terres arables qui sont fortement dégradées aujourd’hui, l’ensablement des rivières, l’éboulement des bordures des rivières, la perte de biodiversité, l’intensification des tempêtes dans les zones agro-écologiques. Une situation qui met en péril les bases alimentaires et les sources de revenus de la population constituée en majorité de paysans et éleveurs.

Encore des lauriers pour l’économie béninoise. Au terme d’une mission de deux semaines, une délégation du Fonds monétaire international en vient à une conclusion positive. Les voyants sont au vert et les perspectives heureuses, surtout à moyen terme pour l’économie béninoise. Lundi 6 mai, au cours d’un point de presse à Cotonou, la mission a livré ses conclusions, à la satisfaction du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.
La mission conduite par Luc Eyraud, chef de mission du Fonds monétaire international (Fmi) pour le Bénin avait un double objectif. Elle a été mandatée pour effectuer la quatrième revue du programme économique et financier appuyé par le Fmi. Ensuite, elle devra se pencher de manière plus globale sur l’économie béninoise et scruter ses perspectives à moyen terme. Passées ces précisions apportées par Luc Eyraud à l’entame de son intervention, le chef de mission du Fmi pour le Bénin est largement revenu sur les conclusions auxquelles ses hommes et lui sont parvenus. « Nous avons regardé l'avancement du programme, la performance est très satisfaisante et tous les indicateurs de performance à la fin du mois de décembre 2018, ont été vérifiés », annonce -t-il. Au niveau du déficit public, il salue une
« très bonne surprise ». Grâce à une gestion très prudente des finances publiques, soutient le chef de mission du Fmi, « le déficit public est terminé à 4% du Produit intérieur brut en 2018 alors qu’on s'attendait à un déficit un peu plus élevé de 4,7% ». Pour lui, cette bonne performance au niveau du déficit est liée à la mobilisation des recettes par le gouvernement. « Les revenus et recettes intérieures ont été particulièrement forts à cause de la volonté du gouvernement de lutter contre la fraude fiscale», fait-il observer.
La mission soutient également qu’elle a révisé à la hausse la croissance économique du Bénin pour 2018 et 2019 et analysé le taux de croissance. « Dans les deux cas, la croissance économique que nous prévoyons est de 6,7 %. C'est une croissance élevée qui a été tirée par l'activité agricole et par l'activité au port de Cotonou ». L’autre partie de l’analyse du Fmi révèle que
« cette croissance va se poursuivre à moyen terme… et le potentiel de croissance du Bénin à moyen terme est très élevé en particulier si on le compare aux autres pays d’Afrique subsaharienne». Face à un tel tableau, le Fmi tranche positivement et soutient que « les perspectives de croissance sont donc fortes et si les potentiels se réalisent, le Bénin ira de l’avant ».
Maintenir le secteur financier en bonne forme
Si le Bénin maintient le cap et poursuit sa courbe ascendante, ses résultats économiques seront meilleurs. Le Fmi n’en doute pas. Luc Eyraud et sa mission ont donc, pour aider au maintien des perspectives heureuses actuelles, fait des recommandations. « Il faut que le gouvernement réalise son agenda et ses projets de réformes économiques, en particulier la continuité de la modernisation du secteur agricole, l'industrie et le développement de nouveaux secteurs comme le tourisme et l’économie numérique », relève la mission. Elle soutient ainsi que pour porter une croissance aussi élevée à moyen terme, il faut que le secteur financier soit en bonne forme. « Nous avons fait des recommandations pour renforcer le secteur bancaire. Le gouvernement a pris des dispositions notamment pour faciliter l'accès au crédit et au prêt bancaire. Une nouvelle loi doit être mise en œuvre et va permettre d'utiliser facilement les titres de propriété comme garanties pour faire les prêts », informe le chef de la mission.
Bonne gouvernance…
Ces conclusions, projections et appréciations du Fmi, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, les reçoit avec enthousiasme et sans surprise. « Les conclusions sont encourageantes et excellentes et vont dans les deux sens. C'est la preuve que c'est une bonne gouvernance, que le Programme d'action du gouvernement est réaliste puisque ce que nous réalisons depuis 2016 est en adéquation avec ce que nous avons prévu. Nous avons la preuve que le Bénin est dans la bonne direction », commente l’argentier national. « Le Bénin a retrouvé le rang des pays crédibles depuis 2016. Quand nous réalisons des performances, nous faisons des prévisions et nous faisons mieux que ce qui est prévu. Nous étions partis sur une croissance de 6,0% en 2018, en octobre ce taux est revu à 6,5% et ce matin vous avez entendu que ce taux est de 6,7%. C'est la preuve que le Bénin est crédible dans ses prévisions », poursuit le ministre. Ces résultats, rappelle-t-il, illustrent également le réalisme, la rigueur et le pragmatisme qui encadrent l’action gouvernementale n
Actualités 07 mai 2019

Les Olympiades de mathématiques ou la Compétition nationale annuelle de mathématiques (Cnam-Olympiades) ont rassemblé, samedi 4 mai dernier, dans cinq centres de composition du Bénin, pour le deuxième tour de l’édition de 2019, 201 candidats. Les trente meilleurs de ces élèves excellant en mathématiques se verront gratifier de divers lots et bénéficieront de bourses d’études.
Au nombre de 2176 élèves de Cm2 au départ, les candidats aux Olympiades de mathématiques organisées depuis 13 ans par l’Ecole internationale Ufuk vont à la conquête des trente places leur donnant droit à diverses récompenses. Samedi dernier, à la suite de la première phase éliminatoire de cette compétition, ils étaient seulement 201 à composer dans cinq centres retenus par les organisateurs, dont celui de l’Ecole internationale Ufuk. Le deuxième tour des Olympiades de mathématiques a en effet permis à ces derniers d’éprouver une fois encore leurs aptitudes intellectuelles en vue de se distinguer parmi les meilleurs des candidats sélectionnés dans sept départements du Bénin.
Organisées sous l’égide du ministère des Enseignements maternel et primaire, les Olympiades de mathématiques, selon Osman Arslan, directeur de l’Ecole internationale Ufuk, visent à inculquer le goût de cette discipline aux apprenants. Eux qui la jugent difficile. « Les mathématiques constituent la bête noire des élèves. A travers les Olympiades, nous œuvrons pour un meilleur intérêt de leur part. Il s’agit pour nous d’inciter et d’encourager les enfants à aimer les mathématiques», indique-t-il.
Des 201 candidats prenant part au deuxième tour de cette compétition, les 30 meilleurs seront retenus et bénéficieront de bourses d’études à Ufuk selon des modalités préétablies.
Des modalités que le directeur a déclinées à la presse à l’issue des épreuves. Ainsi, les trois premiers bénéficieront d’une bourse d’études dans ladite école, subventionnée à 100% par l’école. Du 4e au 6e, la subvention est accordée à 75%. Du 7e au 10e, la subvention est prise en charge à 60%. Et enfin du 11e au 30e, la subvention est de 50% des frais d’études à l’école Ufuk.
Outre les bourses, divers prix, composés d’un ordinateur et des tablettes pour les trois premiers et des enveloppes financières pour chacun des 10 premiers ainsi que leurs enseignants seront octroyés.
La direction de l’école reste reconnaissante au ministère des Enseignements maternel et primaire ainsi qu’aux différentes directions départementales en charge des Enseignements maternel et primaire pour l’accompagnement et la collaboration dont les cadres ont fait montre dans l’organisation de ces Olympiades qui permettent par ailleurs aux meilleurs de prendre également part aux compétitions de mathématiques aussi bien au plan national qu’international. Un soutien que Osman Arslan sollicite encore pour les prochaines éditions en vue de pérenniser cette initiative.

40 députés membres de la 7e législature sur les 83 membres que compte l’Assemblée nationale ont réussi à renouveler leur mandat. Ce qui correspond à un taux de 48,19%, en baisse comparativement à la moyenne depuis la première législature en 1991 qui est de 60%.
Ces anciens députés qui ont réussi à décrocher leur billet pour la huitième législature sont : Salifou Issa, Domitien Konièmè N’ouémou, Lucien Houngnibo, Marcellin Tossou Ahonoukoun, Valère Déhouégnon Tchobo, Edmond Assogba Agoua, Gérard Gbénonchi, Jérémie Adomahou, Tidjani Amed Obo Affo, Badirou Aguèmon, Jean-Baptiste Orden Alladatin, Patrice Comlan Agbodranfo Nobimè, Dakpè Sossou, Justin Hounsa Agbodjèté, Augustin Sèdogbo Ahouanvoébla, Louis Gbèhounou Vlavonou, Boniface Yèhouétomè et Natondé Aké du parti de l’Union progressiste, et Nassirou Arifari Bako, Sabaï Katé, Barthélémy Dahoga Kassa, Gilbert Bangana, Abdoulaye Salifou Gounou, Cyprien Togni, Octave Cossi Houdégbé, Robert Gbian, Zimé Gounou Kora, Rachidi Gbadamassi, Adam Zakari Bagoudou, Jean-Eudes Kpotchikpa Okoundé, André Akambi Biaou Okounlola, David Gbahoungba, Mamoudou Boda Zoumarou, Nouhoume Bida Abdouramani Youssoufou, Rosine Dagniho, Modjisola Sofiath Schanou, Paulin Gbénou, Hervé Jean-Michel Babalola Abimbola, Nazaire Sado et Janvier Yahouédéhou, pour le compte du parti du Bloc républicain. Cette liste pourrait passer à 44 députés si l’on ajoute les élus Jacques Boundja Yempabou, Georges Bada, Sacca Lafia et Sètondji Luc Atrokpo qui ont démarré la septième législature le 16 mai 2015 mais qui, à un moment donné, ont décidé de renoncer à leur mandat parlementaire au profit d’autres fonctions pour céder leurs sièges à leurs suppléants. Ce qui porterait le taux de renouvellement à 53%. Dans un cas comme dans l’autre, la moyenne de 60% à laquelle l’on est à habitué jusqu’ici n’a pas été atteinte. Cet état de choses peut être dû au fait qu’il n’y a eu que deux listes de candidatures, en l’occurrence l’Union progressiste et le Bloc républicain qui ont été jugées aptes par la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour prendre part aux législatives du 28 avril dernier. Plusieurs autres partis surtout de l’opposition n’ont pas pu remplir toutes les conditions exigées par les nouveaux textes pour être qualifiés à prendre part à cette consultation électorale dont le verdict a été livré le jeudi 2 mai dernier par la Cour constitutionnelle. C’est donc un Parlement à moitié renouvelé qui sera installé dans les tout prochains jours pour de nouveaux défis législatifs.
Actualités 06 mai 2019

Le directeur départemental de l’Economie numérique et de la Communication de l’Ouémé et du Plateau, Sylvain Ahounou, a entrepris un périple dans plusieurs collèges et lycées de son territoire pour sensibiliser les élèves à l’usage du numérique à des fins scolaires et à avoir le goût pour les séries scientifiques conduisant aux métiers des Tic.
« Le numérique, levier de ressources scolaires », c’est le thème autour duquel la direction départementale de l’Economie numérique et de la Communication de l’Ouémé et du Plateau sensibilise les élèves des collèges et lycées des deux départements. Cette initiative vise un double objectif, à en croire le directeur départemental, Sylvain Ahounou qui a démarré son périple par le Collège Application de Porto-Novo. D’abord, il s’agit de susciter un changement de comportement dans l’usage du numérique et d’améliorer la culture numérique en milieu scolaire. Ensuite, cette sensibilisation vise, de façon plus spécifique, à susciter l’utilisation du numérique par les apprenants à des fins scolaires et accroitre leurs intérêts pour les filières scientifiques adaptées aux métiers des Technologies de l’information et de la communication (Tic).
Les élèves ont été informés notamment sur les bonnes pratiques à adopter sur l’internet, les meilleurs sites de recherche pour améliorer et renforcer ses connaissances et compétences, les nombreuses opportunités du secteur du numérique qui constitue une niche d’emplois pouvant permettre de lutter contre le chômage. Ils ont été aussi entretenus sur les comportements à éviter sur les réseaux sociaux pour ne pas tomber sous le coup de la loi pénale, notamment le Code du numérique. Aucun détail n’a été omis par le directeur départemental de l’Economie numérique et de la Communication de l’Ouémé et du Plateau.
Pour Sylvain Ahounou, beaucoup de choses se font avec le numérique qui englobe l’informatique et l’internet facilitant le traitement, le transport et le stockage de données. Ce qui fait du numérique un secteur transversal. Il est donc important que les élèves des lycées et collèges soient très tôt mis au parfum de l’utilisation de cet outil pour en tirer un meilleur profit tant pour leurs cursus académiques que pour leur avenir, souligne Sylvain
Ahounou. Selon lui, cette sensibilisation s’inscrit dans la vision du président de la République, Patrice Talon qui accorde une priorité à ce secteur et qui y a consacré six projets phares dans le Programme d’action du gouvernement (Pag) dont le projet de généralisation de l’usage du numérique au profit des élèves à travers la formation et l’éducation.
Bientôt des classes numériques
Ce qui se traduit par la création très prochaine dans plusieurs établissements publics dont le Ceg Application des classes multimédias équipées d’ordinateurs et de connexion internet, annonce le directeur départemental de l’Economie numérique de l’Ouémé/Plateau. Sylvain Ahounou n’a pas manqué d’insister sur les nouveaux métiers dans le secteur du numérique. Lequel secteur est surtout destiné aux élèves des filières scientifiques. Le directeur départemental a donc invité les élèves, surtout les filles à embrasser les séries C, D, E, F et autres qui offrent beaucoup de débouchés dans le domaine du numérique où il y a encore assez de places non pourvues. Les élèves ont eu droit également à des projections vidéo, notamment les échanges entre la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou et certains élèves du Bénin au cours desquels elle exhorte ces derniers à faire un usage sain du numérique, surtout pour leurs études. Le directeur départemental de l’Economie numérique de l’Ouémé/Plateau a bénéficié, lors de la séance, de l’appui de Romain Takpa de la direction générale de l’Economie numérique et de la Poste. L’exercice de sensibilisation se poursuit sur le terrain à l’intention de plusieurs autres collèges et lycées des communes de l’Ouémé et du Plateau.
Société 03 mai 2019