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Nouvelles

Exposition Art du Bénin : Martin Assogba félicite le gouvernement
Sur initiative de son directeur exécutif, le personnel de l’Ong Alcrer a visité, samedi 09 avril dernier, les trésors royaux et œuvres d’art contemporain exposés au palais de la Marina. Ce périple a conduit la délégation dans les différentes allées de l’exposition diptyque avec des explications sur l’histoire des œuvres, le contexte de leur réalisation et leurs auteurs. A l’issue de la visite, le premier responsable de l’Ong Alcrer, Martin V. Assogba, n’a pas caché sa joie ainsi que celle des membres de sa délégation, d’avoir été au contact de ces œuvres chargées d’histoire, et qui témoignent également d’une ingéniosité sans pareille de leurs auteurs. « C’est une chance et un privilège d’avoir remonté à 130 ans d’histoire de notre pays. Ce voyage dans le temps a nourri et grandi en nous un fier sentiment d’appartenance au Bénin, ex-Dahomey », a-t-il affirmé. Martin V. Assogba a également félicité l’Exécutif béninois pour la valorisation des richesses culturelles du pays. « Notre profonde gratitude à tous ceux qui ont pensé et œuvré pour que le rêve devienne réalité !», a indiqué le premier responsable de l’Ong Alcrer. Ariel GBAGUIDI Culture 12 avr. 2022


Echanges avec les acteurs sur la situation sécuritaire à Matéri : des pistes pour la protection des enfants
La protection des enfants, la promotion de la paix et le renforcement de la cohésion sociale ont fait l’objet d’une séance d’échanges entre les acteurs institutionnels et communautaires de Matéri, jeudi 31 mars dernier à la mairie de ladite commune. Les leaders religieux, les forces de sécurité, les organisations de la société civile, les conseillers des enfants ainsi que les élus locaux et communaux ont pris part à une séance d’échanges tenue à la mairie de Matéri. Cette initiative de l’Organisation non gouvernementale Educo Bénin vise à actualiser l’analyse sécuritaire de la commune de Matéri, en vue de réajuster les interventions futures en matière d’action humanitaire. Les participants à cette rencontre ont réfléchi sur les menaces à la paix et à la cohésion sociale dans la commune, les risques de protection de l’enfance causés ou exacerbés par la situation sécuritaire actuelle dans la commune, la situation actuelle des écoliers des quatre écoles fermées à Matéri à la suite des attaques des 1er et 2 décembre 2021, les réactions des populations, notamment des enfants et jeunes. Ces réflexions dont la finalité est de prendre des mesures pour protéger les enfants et pour une paix durable et la cohésion sociale permettront à la commune de Matéri de retrouver sa stabilité. C’est ce que pense l’adjoint au maire de Matéri. Il a souligné que la commune et les populations vivent sous la menace des attaques djihadistes et à cet effet, il convient, précise-t-il, de trouver une solution durable pour en finir avec ce fléau. Idelphonse Kakpo, chef service Affaires générales de la préfecture de l’Atacora, est reconnaissant des efforts faits dans le cadre des actions contre la menace et pour la protection et la prise en charge des réfugiés burkinabè qui séjournent dans la commune de Matéri. La préfecture de l’Atacora fait de son mieux avec le concours de ses partenaires pour faciliter le séjour de cette population qui a été accueillie dans la commune de Matéri depuis le 12 juin 2021. « Le préfet de l’Atacora et les partenaires n’ont ménagé aucun effort pour prendre en charge nos frères qui sont victimes de l’extrémisme violent au niveau de la frontière et qui ont choisi Matéri pour leur refuge », fait-il savoir. Aussi, il convient de réfléchir pour voir les avancées et actions à mener pour mieux prendre en charge les victimes de ces attaques. Il revient aux participants qui sont les acteurs communautaires de présenter en toute franchise la situation sécuritaire dans la zone pour amener les partenaires à définir de nouvelles actions de protection des enfants dans ce contexte. Il invite aussi les participants à être des chantres de la paix, pour une cohésion sociale à Matéri. Société 12 avr. 2022


Promotion de l’art et de la culture : Des élèves initiés à l’écriture créative
L’écrivain Habib Dakpogan a animé, samedi 9 avril dernier, un atelier d’écriture créative regroupant des apprenants d’Adjarra, Avrankou et Akpro-Missérété pour éveiller les talents de créateurs artistique et culturel qui sommeillent en eux. L’initiative émane du Cadre polyvalent de création artistique et culturelle (Cpcr Ac). Le Cadre polyvalent de création artistique et culturelle (Cpcr Ac), une organisation non gouvernementale, est en plein désormais dans la réalisation de sa vision, celle de promouvoir la créativité pour le développement de l’art et de la culture. Il a organisé, samedi 9 avril dernier, un atelier d’écriture créative au profit des apprenants des cours primaire et secondaire des communes d’Adjarra, Avrankou et Akpro-Missérété. L’objectif est de leur faire découvrir le talent de l’écriture qui sommeille en eux afin qu’ils l’exploitent dans l’avenir pour devenir des créateurs. Pour cette toute première rencontre qui inaugure une série, les participants ont été outillés par l’écrivain Habib Dakpogan. Ce dernier a utilisé son savoir-faire d’auteur pour renforcer leur technique d’écriture et affiné leur style. Les apprenants ont notamment appris à imaginer la suite et la fin possible d’une histoire, à décrire des images et à rédiger de petits textes de leur propre inspiration. Les différentes productions ont séduit Habib Dakpogan. « Je constate à travers les activités de début que les enfants ont une imagination débordante. Ils ont une capacité à concevoir l’irréel », apprécie l’écrivain. Il trouve que les participants ont pris un bon pli à savoir : changer du goût à la vie à travers les mots. Le formateur estime que ces enfants ont la chance de devenir un jour des écrivains s’ils gardent leurs aptitudes de créativité, leur innocence et leur imagination. « On ne fait pas de quelqu’un un écrivain. Il se découvre et travaille », indique Habib Dakpogan estimant que le pouvoir d’écrire est un cadeau du ciel. L’écriture, un cadeau du ciel Irénée Zèvounou, ancien fonctionnaire de l’Unicef à la retraite et ex-ambassadeur et délégué permanent du Bénin auprès de l’Unesco, président du Cpcr Ac, informe que l’idée de son initiative a germé il y a une quinzaine d’années. Il précise que l’atelier vise à faire travailler l’imagination de l’enfant et lui démontrer qu’il peut tout aussi comme les auteurs de livres créer une histoire, des personnages et proposer un texte digeste et lisible au public. C’est d’ailleurs au regard de cette vision, explique-t-il, que le Cpcr Ac se base sur un certain nombre de piliers dont surtout la bibliothèque, un instrument éducatif. Un outil qui, selon lui, n’existe pas pour les enfants, surtout des zones réculées. Irénée Zèvounou informe que le cadre est né pour combler ce vide. C’est pour cela que l’association accorde une priorité à l’activité de la lecture, insiste-t-il. Les autres piliers sont notamment les jeux éducatifs, artistiques, art et dramaturge, sous toutes leurs formes, avec un accent sur la promotion de l’environnement. Les participants ont trouvé l’atelier très intéressant et instructif. Ils se réjouissent tous d’avoir beaucoup gagné de cette formation. Ils promettent d’y persévérer et de sensibiliser leurs camarades à aimer aussi l’écriture créative.». Culture 12 avr. 2022


La Chronique de Oncle AGBAYA : RAMENEZ-LES LA-BAS !
On vous l’avait bien dit, mon Neveu Patou dirige un pays de pagailleurs dont de très vieux pagailleurs ! Tenez, certains de mes Nièces et Neveux, bien avertis, m’ont signalé l’autre jour, de retour des lieux de taf de Patou, où ils ont visité l’exposition De la Restitution à la Révélation, qu’il manquait dans les vitrines, quelques reliques qui ne sont pourtant pas retenues chez les YOVO … Etant aujourd’hui d’une grave sobriété dédiée à la mémoire de nos braves soldats que de sanguinaires faquins sans couilles assassinent dans le PENJARI, je ne pourrai pas vous énumérer les noms de ces « œuvres d’art», véritables reliques politiques, qui mériteraient de figurer dans ces vitrines, pour la visite et pour l’édification de la conscience de la jeune génération… N’allez surtout pas avec vos imaginations débridées citer mon cousin WALLIS, qui si on en croit vos vannes sur les réseaux sociaux, à la veille des législatives de 2019, face à la perspective de ne pas être aligné sur la liste de la treizième circonscription par mon Neveu Patou, aurait menacé de se pendre à une tige de mil ou se jeter dans la retenue d’eau en étiage à l’entrée de la ville carrefour. Et que contrairement à ses habitudes, AGBONNON eut très peur qu’un tel drame advînt, et voilà le nom de mon cousin bien ZOOMé sur la liste BR, au détriment d’un de mes petits cousins blanc-bec politique, qui n’en était pas un au fond, et qui depuis fut fait édile … Mais il parait que les plus réclamées des reliques politiques pour l’exposition seraient mes vieux cousins ILITCH du PCB, politiquement et intellectuellement restés au 31 décembre 1977 dans leur rhétorique et logorrhée-type où, paresseusement ils remplacent simplement dans leurs communiqués KEREKOU par SOGLO, SOGLO par KEREKOU, KEREKOU par YAYI, YAYI par TALON …Mais vous tous qui pensez ainsi, êtes de véritables pagailleurs comme d’ailleurs tous mes Neveux et Nièces ! Votre Oncle AGBAYA Actualités 12 avr. 2022


Campagne #Wiki For Human Rights : améliorer les articles relatifs aux droits humains sur wikipédia
Les wikimédiens du Bénin organisent la campagne #Wiki For Human Rights ou Wiki pour les droits humains à un environnement sain tout au long de ce mois d’avril. L’objectif de cette initiative est de créer ou d’améliorer les articles existant sur Wikipédia relatifs aux droits de l’homme et aux sujets liés aux trois thématiques que sont le changement climatique, la pollution et la biodiversité. En marge de la campagne #Wiki For Human Rights ou Wiki pour les droits humains à un environnement sain, Wikimedia Benin User Group organise un atelier de formation Wikipedia au profit des membres de trois Organisations non gouvernementales intervenant dans les domaines de la biodiversité, de l’environnement et des droits de l’homme au Bénin. Devenus contributeurs Wikimedia avec un compte (sur n’importe quel wiki), ils peuvent participer au concours destiné à améliorer les articles liés au «droit à un environnement sain», thème de Wiki For Human Rights 2022. Selon l’organisateur local, Saliou Abdou, l’objectif de cette initiative est de créer et d’améliorer les articles existant sur Wikipédia relatifs aux droits de l’homme et aux sujets liés aux trois thématiques que sont le changement climatique, la pollution et la biodiversité. Cette campagne va se dérouler en trois étapes. Il s’agit d’abord de faire une séance virtuelle pour mieux expliquer la campagne. Ensuite, un atelier de formation est programmé pour les nouveaux inscrits sur wikimedia et ses projets. Enfin, un challenge sera lancé pour récompenser les meilleurs contributeurs. « Ce challenge incite à créer des contenus prenant en compte le changement climatique, la pollution, la biodiversité outre leurs multiples impacts sur le bien-être et la survie de l’homme », a-t-il ajouté. La compétition est dotée de prix allant de 50 à 100 dollars Usd avec de nombreux autres lots à gagner. Pour Saliou Abdou, Wikipédia manque d’articles sur toutes sortes de sujets. Ainsi, grâce à ce concours, il espère améliorer les contenus liés au «droit à un environnement sain», thème de Wiki For Human Rights 2022. « Combler les lacunes de Wikipédia sur ces sujets aide le public à prendre les milliers de décisions nécessaires pour faire face à ces crises environnementales urgentes », conclut l’organisateur local. Société 12 avr. 2022


Numérique et digital : Carmelle Codjia parle des opportunités pour la jeunesse
Le monde du numérique est en perpétuelle mutation et offre des emplois à la jeunesse. Carmelle Codjia, spécialiste en communication marketing et du digital, invite ici la jeunesse à se faire former sur les usages du numérique pour tirer meilleur profit de ce secteur. Le secteur du Numérique représente aujourd’hui un véritable levier qui permet aux entreprises d’améliorer leur image et de rester compétitives. Pour Carmelle Codjia, spécia-liste en communication marketing et du digital, il apparait comme la source d’un certain nombre de compétences et de connaissances. Selon elle, le digital, c’est tout ce qui est du domaine du numérique et qui entre dans la dimension des réseaux sociaux que « nous utilisons » à savoir Facebook, WhatsApp, Twitter, Instagram, Snap chat, Tik tok, LinkedIn et autres. Ces réseaux sociaux permettent de se faire une présence en termes d’image et de notoriété. Elle note que tout ce qui se fait à travers les médias traditionnels sont transférés sur le numérique pour plus de visibilité. « Le digital aujourd’hui nous donne beaucoup de visibilité, vous touchez beaucoup de cibles et c’est moins cher », a-t-elle fait savoir. A l’en croire, le digital offre assez d’opportunités aux jeunes aujourd’hui et pour rattraper le train en marche, il est important de se faire former sur les pratiques, les outils et les différents leviers liés au marketing digital. « On a la possibilité d’être gestionnaire de publicité, Community manager, rédacteur web, de faire le montage, le cadrage et d’être aussi le chargé de communication d’une entreprise en ligne », a-t-elle souligné. La spécialiste du digital ajoute que ce monde est tellement vaste et la jeunesse doit pouvoir y arriver, s’insérer et voir là où se trouvent ses passions et succès. « La jeunesse ne doit plus se plaindre du chômage. Quand vous faites une formation dans le digital, vous n’avez pas besoin d’être employé par une entreprise. Au contraire, vous êtes consultant de plusieurs entreprises et vous êtes aussi libre de votre temps », a-t-elle martelé. Selon elle, pour qu’une entreprise soit visible, il faut qu’elle intègre forcément le numérique dans sa stratégie. « Il faut pouvoir s’adapter aux exigences du monde du digital. Ni la jeunesse, ni aucune entreprise ne doivent rester en marge de cette révolution technologique», a-t-elle conclu. Société 12 avr. 2022


Revue du secteur de l’énergie à fin 2021 : Des défis à relever malgré les avancées
Les parties prenantes ont effectué, jeudi 7 avril dernier, à Cotonou, la revue du secteur de l’énergie à fin 2021. Le bilan depuis 2016 est élogieux. Néanmoins, des défis restent à relever pour l’autonomisation du Bénin en énergie électrique. « Secteur de l’énergie du Bénin : la transition énergétique en marche pour une amélioration efficace et durable des performances ». Tel est le thème retenu pour la revue du secteur de l’énergie au 31 décembre 2021. Ces assises, selon le ministre Dona Jean Claude Houssou, visent à faire le point des principales avancées du secteur et de la mise en œuvre des recommandations des revues précédentes, échanger sur les contenus nationaux de la stratégie d’électrification, montrer comment le genre est pris en compte dans les actions et recueillir des recommandations pour la mise en œuvre d’actions efficaces devant conduire à l’atteinte des objectifs du Programme d’action du gouvernement 2021-2026 (Pag II). Au terme de l’exercice, l’on retient que le dynamisme insufflé dans le secteur de l’énergie depuis six ans à travers le Pag I, a porté ses fruits. « Aujourd’hui, nous sommes à même de satisfaire 100 % de nos besoins en électricité. On a une amélioration substantielle du taux d’accès à l’électricité, on a l’opérateur national qui réalise un certain nombre de performances par rapport à sa prestation et tout ceci a été obtenu grâce à tant de réformes, tant de projets réalisés avec tant de ressources injectées et surtout avec une forte contribution du budget national », développe Hermann Zimé, directeur de la planification des finances (Dpaf) du ministère de l’Energie. Pour lui, ces avancées notables et les projets en cours ou à venir témoignent de l’importance que le gouvernement accorde à ce secteur. Quant aux perspectives, les enjeux sont grands, les défis énormes. « Vous n’êtes pas sans savoir que le chef de l’Etat a assigné à notre secteur l’atteinte de l’autonomisation énergétique du pays. Ce qui veut dire que nous sommes tenus de travailler pour ne pas avoir à importer de l’électricité de l’étranger pour satisfaire nos besoins », rappelle le Dpaf. Hermann Zimé est convaincu qu’à travers le dynamisme insufflé à ce secteur sous le leadership du ministre, cet objectif sera atteint sous peu. En la matière, tous les acteurs présents à la revue assurent avoir pris bonne note des actions qui restent à mettre en œuvre et renouvellent leur engagement à travailler dans ce sens. Les réalisations effectuées s’inscrivent également dans une approche d’intégration régionale pour permettre au Bénin de prendre place dans la gestion des flux d’énergie au sein de l’espace Cedeao. Et pour y arriver, le pays s’emploie à réaliser le maillage de son territoire à travers de nombreux projets pour développer non seulement son réseau de transport mais aussi le réseau de distribution de la Sbee. Société 12 avr. 2022


Lutte contre le terrorisme dans la sous-région : L’Initiative d’Accra planifie « Koudanlgou renforcée »
La 16e réunion des chefs des services de renseignements et de sécurité de l’Initiative d’Accra a été ouverte hier, lundi 11 avril, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Plusieurs points dont la planification de «Koudanlgou renforcée » sont inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre prévue pour durer deux jours. Tout se met en place pour l’exécution de l’opération « Koudanlgou renforcée ». A la 16e réunion des chefs des services de renseignements et de sécurité de l’Initiative d’Accra qui se tient du 11 au 13 avril à Cotonou, les participants venus des pays de l’organisation se pencheront sur plusieurs questions qui leur permettront d’opérationnaliser au mieux la volonté des chefs d’Etat et de gouvernement. En effet, en prenant l’Initiative d’Accra, les chefs d’Etat et de gouvernement du Togo, du Bénin, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Niger et du Burkina Faso estimaient trouver un remède au terrorisme qui sévit dans la sous-région. Face à ces violences gratuites qui endeuillent les familles et créent le désarroi au sein des populations, ils unissent leurs forces et moyens pour éradiquer l’influence néfaste de ce fléau qui menace en permanence la sous-région. « Koudanlgou renforcée », c’est la version améliorée de « Koudangou IV », une vaste opération militaire conjointe qui avait permis de mettre hors d’état de nuire des centaines de terroristes dans la sous-région. Ce sont les résultats éclatants de cette opération qui ont conduit à penser à sa poursuite sous une forme plus améliorée. Pour ce faire, une conférence des chefs des opérations des pays membres de l’Initiative d’Accra s’est tenue au cours du mois de mars dernier pour statuer sur les aspects techniques, tactiques, logistiques et financiers entrant dans le cadre de la planification de « Koudanlgou renforcée ». A Cotonou, les responsables des services de renseignements et de sécurité vont donc statuer sur la planification de l’opération et formuler des recommandations pertinentes à soumettre à l’examen des ministres chargés de la Sécurité et de la Défense pour une mise en œuvre de l’opération. Les différents responsables mesurent d’ailleurs l’enjeu. Les affres du terrorisme « La situation sécuritaire est pour notre organisation l’un des plus grands défis à relever dans ses efforts de promotion de la paix et de la sécurité. Toutes les formes d’extrémisme y compris les plus violents auxquels recourent les groupes terroristes lors des attaques compromettent dangereusement l’équilibre des relations d’amitié que nos populations entretiennent depuis des lustres », a relevé Pamphile Zomahoun, directeur des Services de liaison et de la Documentation du Bénin. Selon lui, l’efficacité collective dans la lutte contre le terrorisme dépend de la facilité de circulation et de partage des renseignements. Il exhorte donc ses collègues à maintenir l’élan de changement de paradigme pour mieux réussir le défi de la lutte contre le terrorisme. Cette perception, le secrétaire exécutif de l’Initiative d’Accra la partage. Benedict Theme a rappelé quelques réussites de l’organisation ainsi que les démarches menées pour une consolidation des relations avant d’insister sur l’importance du partage des renseignements. Pour sa part, le ministre béninois de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en lançant les travaux, a félicité les chefs des renseignements et de la sécurité pour les résultats déjà obtenus. « Grâce à votre dynamisme, les lignes ont remarquablement bougé au niveau de l’organe de gestion de notre organisation… Notre rencontre devra par ailleurs permettre de rendre compte du niveau d’opérationnalisation de notre organisation et du point d’étape de l’élaboration des documents juridiques devant servir de socle à son édification», a fait savoir Alassane Séidou. Il ajoute que la rencontre sera l’occasion de faire le point à mi-parcours de l’occupation des postes – pays au sein du Secrétariat exécutif. Il faut préciser que l’Initiative d’Accra a été lancée en septembre 2017 par le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo. Elle est un mécanisme de sécurité coopératif et collaboratif qui repose sur trois axes : le partage d’informations et de renseignements, la formation du personnel de sécurité et de renseignement et la conduite d’opérations militaires conjointes transfrontalières. Actualités 12 avr. 2022


Stabilité financière : Fitch confirme la note B+ avec perspective stable pour le Bénin
L’agence de notation Fitch Ratings a maintenu la note « B+ » avec une perspective stable pour le Bénin. Et, l’assainissement budgétaire ainsi que les performances macro économiques pourraient davantage améliorer cette stabilité financière à moyen terme. Fitch Ratings a confirmé la note de défaut des émetteurs en devises à long terme (Idr) du Bénin à « B+ » avec une perspective stable, selon un communiqué de l’agence internationale de notation financière en date à Londres du 8 avril dernier. Le document précise que cette note reflète « une forte croissance tendancielle, une dette publique par rapport au produit intérieur brut (Pib) inférieure à celle de ses pairs et un bilan récent de réformes économiques et de politiques budgétaires prudentes, contrebalancées par de faibles recettes publiques et une économie relativement peu diversifiée fortement dépendante du Nigeria et de la filière coton ». En effet, l’économie a retrouvé une trajectoire de croissance forte atteignant 7 % en 2021 (selon le gouvernement), après un ralentissement à 3,8 % enregistré en 2020 en raison des effets pervers de la pandémie de Covid-19 et de la fermeture en août 2019 des frontières nigérianes. Il est prévu une croissance moyenne de 6,3 % à moyen terme, soutenue par une augmentation de la production agricole, notamment du coton, et la poursuite des investissements dans le cadre du nouveau programme d’action du gouvernement. Le déficit budgétaire s’est creusé de 4,7 % du Pib en 2020 à 5,7 % en 2021, inférieur au déficit de 6,5 % prévu dans la loi de finances rectificative, rapporte Fitch. L’amélioration de la performance des recettes (+13,7 % en 2021), grâce à la poursuite des mesures administratives génératrices de recettes en matière de recouvrement fiscal et douanier, n'a pas entièrement compensé la hausse des dépenses (+13,3 %), notamment les dépenses d’investissement, qui ont augmenté de 29 %. Le budget 2022 prévoit un déficit de 4,5 % du Pib. Les dépenses devraient chuter de 2 % et les revenus augmenter de 13 % par rapport aux estimations de 2021. Compte tenu des contingences, le déficit diminuera à 4,9 % du Pib en 2022 et 4,1 % en 2023, selon les prévisions. Le plafond du déficit régional fixé à 3 % du Pib dans le pacte de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), et suspendu en raison de la crise économique et sanitaire, devrait être rétabli d'ici 2024. L’assainissement budgétaire entrepris depuis six ans pourrait être plus progressif à cause des incertitudes économiques dues aux chocs exogènes au plan international, notamment la guerre en Ukraine. L’assainissement budgétaire contribuera à inverser la hausse de la dette induite par la pandémie, combiné à des progrès suffisants dans la mobilisation des recettes budgétaires pour faire face aux risques de viabilité budgétaire liés à une base de recettes étroite. Risques modérés Le gouvernement prévoit de relever les dépenses de sécurité pour faire face à la montée des attaques djihadistes qui se multiplient dans le Nord du pays, d’augmenter les salaires, et de mettre en place des subventions temporaires pour atténuer la hausse des prix alimentaires (estimée à 0,8 % du Pib) en 2022. Le Bénin devrait conclure un nouveau programme du Fonds monétaire international (Fmi) en 2022, pour soutenir l’accroissement des recettes. La faible mobilisation des recettes intérieures limite les dépenses publiques et affaiblit les indicateurs de viabilité de la dette. Fitch estime que la dette publique du Bénin a augmenté à 49,7 % du Pib en 2021, bien en deçà de la médiane « B» estimée à 68 %, en raison de l'élargissement du déficit budgétaire. L’assainissement budgétaire progressif et la poursuite de la croissance économique entraîneront une stabilisation de la dette à environ 49 % du Pib, prévoit l’agence. Toutefois, les risques de passif éventuel sont faibles, avec un seul prêt garanti souverain de 0,1 % du Pib, une dette d'entreprise publique non garantie de 1,7 % du Pib (à fin 2020) et aucun passif éventuel lié à un partenariat public-privé en cours. L’appui du Fmi, le soutien des créanciers officiels et les émissions nationales couvriront les besoins de financement du Bénin à moyen terme. Les besoins de financement budgétaire seront d’environ 10 % du Pib en 2022. En termes de stratégie, la flexibilité de financement du Bénin s'est améliorée. Pour rappel, le pays a émis deux euro-obligations en 2021, dont la première obligation d'objectifs de développement durable (Odd) en Afrique (500 millions d’euros, 4,95 %, 2035). Le déficit du compte courant s’est creusé à 4,8 % du Pib en 2021, reflétant la hausse des importations et des prix du pétrole. En effet, de janvier à septembre 2021, les exportations ont augmenté de 14,7 % en glissement annuel, tandis que les importations ont augmenté de 22,4 %. Il est attendu que le déficit se réduise à 3 % d’ici 2023, légèrement en dessous de la médiane « B » projetée de 3,5 %, dans l’espoir que les exportations, notamment des produits agricoles, augmentent et que les importations se modèrent. Des progrès en matière de diversification économique réduiraient davantage l’exposition de l’économie et des comptes extérieurs aux fluctuations du commerce frontalier avec le Nigeria et du cours du coton. Actualités 12 avr. 2022


Conjoncture économique dans la zone Uemoa : baisse des opérations sur le marché interbancaire en février
La Bceao a indiqué dans son « Bulletin mensuel des statistiques » que le volume moyen hebdomadaire des opérations est en baisse de 10,1 % sur le marché interbancaire en février 2022. « Au niveau du marché interbancaire de l’Uemoa, le volume moyen hebdomadaire des opérations, toutes maturités confondues, est ressorti à 581,3 milliards en février 2022, en baisse de 10,1 % par rapport au mois précédent », a indiqué la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) dans son Bulletin mensuel des statistiques de février 2022. Le taux moyen pondéré s’est également replié, passant de 2,55 % en janvier 2022 à 2,50 % au cours du mois sous revue. La Bceao fait observer que sur le compartiment à une semaine, le volume moyen des opérations a enregistré une baisse de 14,6 % sur un mois pour se situer à 392,8 milliards en février 2022. Et le taux d’intérêt moyen sur ce compartiment s’est replié, pour se situer à 2,26 % au cours du mois sous revue, contre 2,32 % un mois plus tôt. Selon la Bceao, les résultats de l’enquête sur les conditions de banque indiquent une relative stabilité des taux d’intérêt débiteurs des banques au cours du mois de février 2022 par rapport au mois précédent. Hors charges et taxes, le taux débiteur dans l’Union est ressorti à 6,26 % en février 2022, contre 6,25 % en janvier 2022. Et les taux d’intérêt créditeurs des dépôts à terme ont connu une baisse, ressortant à 5,24 % en février 2022, contre 5,28 % en janvier 2022. Le Bulletin mensuel des statistiques de février 2022 de la Bceao souligne quand même que sur le marché monétaire régional, le montant moyen des soumissions sur le guichet hebdomadaire des adjudications s’est établi à 4 025,7 milliards en février 2022, contre 3 632,8 milliards un mois plus tôt, soit une hausse de 10,8 %. Au cours du mois de février 2022, l’indicateur du climat des affaires est ressorti à 101,0, au-dessus de sa moyenne de long terme, traduisant un optimisme des chefs d’entreprise quant à l’évolution de la conjoncture. Et les indicateurs d’activités affichent une bonne orientation de la conjoncture au cours du mois sous revue. Ainsi, en février 2022, l’indice du chiffre d’affaires dans le commerce a connu une progression de 10,6 %, sur un an, après une hausse de 9,9 % le mois précédent. En outre, les activités dans le secteur des services se sont renforcées, avec une augmentation de 8,7 % de l’indice y afférent, après une hausse de 8,3 % un mois plus tôt. S’agissant de la production industrielle, elle s’est accrue de 3,5 % au cours du mois sous revue, après une progression de 3,1 % il y a un mois. Sur la base des données officielles, le taux d’inflation est ressorti, en glissement annuel, à 6,1 % à fin février 2022, contre 6,5 % en janvier 2022. Le niveau élevé de l’inflation en février 2022 est essentiellement imputable à la hausse des prix de la composante « Produits alimentaires » (+11,3%) et, dans une moindre mesure, celle de la fonction « Logement» (+4,0%) et « Transports » (+2,7%). Economie 11 avr. 2022


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