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Nouvelles

Erosion côtière à Sèyivè à Sèmè-Podji Des habitations ravagées (Les populations appellent à des actions urgentes)
La mer avance à grands pas et ravage tout sur son chemin au quartier Sèyivè situé derrière le poste de péage d’Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji. Très inquiètes, les populations appellent les autorités au secours pour des actions urgentes. L’érosion côtière dicte sa loi au quartier Sèyivè dans la commune de Sèmè-Podji. Plusieurs maisons sont déjà emportées par la mer qui avance à grands pas. Les dégâts pourraient évoluer dans les jours à venir si rien n’est fait face à la furie des vagues de l’océan, alerte Mariam Assani Raïmy, vice-présidente de l’Association de développement socio-économique de Sèyivè. Les installations publiques telles que les poteaux électriques et une voie pavée nouvellement construite dans la zone sont aussi menacées. L’inquiétude a gagné les populations depuis le samedi 2 avril dernier quand elles ont constaté que la mer a brusquement débordé et a atteint un niveau sans précédent. « Aujourd’hui, en dehors des terrains qui sont incomptables, deux maisons sont déjà englouties par les eaux », déplore Mariam Assani Raïmy. Selon elle, l’érosion côtière est plus prononcée dans le quartier à cause des travaux de réalisation d'un lépi du côté Ouest de la mer. Des travaux qui auraient entraîné des dégâts sur le côté Est qui compte, à l’en croire, plus de 300 habitations dont des maisons de haut standing. Une disposition provisoire avait été prise en 2019 à savoir l’ensablement du côté Est pour bloquer l’avancée de la mer. Aujourd’hui, tout le sable a été emporté par la mer mettant toutes les maisons et autres édifices publics de la zone sous de fortes menaces des vagues, déplore la vice-présidente de l’Association de développement socio-économique de Sèyivè. Les populations alertent les autorités publiques pour que le tir soit corrigé. Elles appellent le gouvernement à agir dans l'urgence comme ce fut le cas en 2019 avec des mesures palliatives en attendant des solutions durables. Le préfet de l’Ouémé sur le terrain Ce qui permettra de sécuriser un tant soit peu leurs investissements surtout que plusieurs d'entre eux sont déjà à la retraite. Le cri de détresse des concernés est parvenu déjà à l’oreille du préfet de l’Ouémé. Marie Akpotrossou était sur le terrain, lundi 4 avril dernier, pour s’enquérir de la situation. Elle était accompagnée du maire de Sèmè-Podji, Jonas Gbènamèto, ainsi que des autorités des directions départementales en charge du Cadre de vie et des Affaires intérieures et de la Sécurité. A l'occasion, l’autorité préfectorale n’est pas restée sans réaction. En attendant de rendre compte de la situation à sa hiérarchie pour des actions fortes, Marie Akpotrossou a instruit le maire à l’effet de prendre des dispositions pratiques et urgentes pour surveiller toute la zone concernée par le débordement de la mer. Vivement donc que les lignes bougent pour le bonheur des habitants de Sèyivè à Ekpè dans la commune de Sèmè-Podji. Actualités 06 avr. 2022


Open House Cotonou by Fbbb : Une fin en apothéose pour la Team Tanguiéta du Bénin
Le camp international de basketball 3X3 initié par la Fédération béninoise de basketball en partenariat avec Dreals Paris s’est achevé, le week-end dernier à Cotonou. Retour sur les performances... Terminus ! Tout le monde descend ! L’édition 2022 de l’Open House Cotonou by Fbbb a connu son épilogue avec le sacre de la Team Tanguiéta lors du tournoi final chez les hommes, dimanche 3 avril dernier au Centre communautaire Eya à Cotonou. Poussé par un public en liesse, le quatuor béninois composé de Romaric Quenum, Vivien Tossou, Salim Kora Sero et Yunss Akinocho, désigné Mvp au terme de la compétition a allié courage et détermination pour venir à bout de Team Adinike du Burkina Faso en finale. Galvanisés après trois jours de formation, ces joueurs béninois ont mis en pratique les cours de Richard Billant, ex-entraîneur des équipes de France 3×3, Angelo Tsagarakis, ancien joueur français du 3×3 et autres. Opposés à Team Adinike du Burkina Faso en finale, ils ont fait preuve de détermination et d’efficacité en usant de technicité, de passes précises et d’adresse redoutable aux shoots pour gagner la finale par le score de 18-10. « Nous sommes aux anges. Nous avons usé de notre expérience pour réussir ce challenge », a déclaré le capitaine de l’équipe béninoise Romaric Quenum, fier d’avoir remporté ce trophée grâce au soutien de la Fédération béninoise de Basket-ball qui a réussi le pari de l’organisation. Dans la catégorie des Dames, après s’être débarrassée de la Team No Fire No Limits, l’équipe du Togo-Mali, Frek’s a battu la Team Djougou du Bénin en finale. Dans cette confrontation au sommet, l’équipe togo-malienne est arrivée à bout de la sélection béninoise sur le score de 19-14. Au terme de la compétition, la joueuse malienne de la Team Frek’s, Khadiatou Coulibaly, a décroché le titre de Mvp. Cap sur les J.O Paris 2024 Une performance intéressante qui rend fières les joueuses de cette formation. « Nous nous sommes donnés à fond pour y parvenir grâce aux conseils de nos encadreurs », a confié leur capitaine Afetse Elise. Pour avoir évolué à trois alors que les autres équipes jouaient avec quatre joueuses, elle pense continuer avec la même motivation dans les mois à venir. La grosse surprise de la compétition est venue de la jeune équipe béninoise New Stars qui a éliminé en quarts de finale la sélection française avant de tomber en demi-finale face à l’équipe du Burkina Faso. Satisfait du bon déroulement de ce camp international, Ismahiln Onifadé, président de la Fédération béninoise de basket-ball, se dit impressionné par la discipline des athlètes et la détermination des encadreurs de Dreals Paris aux côtés du Bénin et des sélections africaines. Pour lui, le basket-ball béninois est sorti gagnant de cette initiative qui lui permettra de mettre le cap sur les Jeux olympiques de Paris en 2024. Toutes choses qui réconfortent Oswald Homéky, ministre des Sports, dans sa vision de professionnaliser la balle au panier au Bénin. Il a salué le partenariat entre Dreals Paris et la Fédération béninoise de basket-ball avant de réitérer son engagement à accompagner le Bénin à se qualifier pour les prochains Jeux olympiques. Sports 06 avr. 2022


Conséquences de la guerre en Ukraine : Le Bénin subira-t-il la crise alimentaire annoncée ?
Après la crise sanitaire liée à la Covid-19 dont on n’a pas fini de gérer les répercussions, c’est la guerre en Ukraine qui fait craindre une crise alimentaire mondiale, en Afrique et au Bénin en particulier. La guerre en Ukraine avec son lot de sanctions infligées à la Russie, fait craindre aujourd’hui une crise alimentaire mondiale. Les deux pays en conflit, la Russie et l’Ukraine, constituent un immense grenier mondial dont dépendent de nombreux pays. Au-delà des craintes et appréhensions, certains pays ont commencé à identifier les solutions alternatives pour ne pas subir passivement, les conséquences de cette guerre, en particulier au plan alimentaire. La première conséquence de cette guerre ressentie à travers le monde est la hausse des prix du blé, du pétrole et du gaz. Au Bénin, le gouvernement a pris une batterie de mesures pour endiguer la cherté de la vie. Ces mesures à effet immédiat visent à atténuer la souffrance des populations dont le pouvoir d’achat ne cesse de s’éroder. Plus que la cherté de ces produits importés, c’est surtout leur éventuelle indisponibilité qui fait peur dans certains milieux. Cela concerne notamment les engrais dont ne peut se passer le secteur agricole au Bénin. La Russie ayant recommandé aux fabricants de fertilisants d’interrompre leurs exportations de manière temporaire, la pénurie d’engrais qui se faisait ressentir depuis la crise sanitaire de Covid-19 risque de s’aggraver. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), rappelle que « En 2021, la Russie était le premier exportateur d'engrais azotés et le deuxième fournisseur d'engrais potassiques et phosphorés ». Au sujet de la disponibilité des engrais, le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a confirmé dimanche, lors d’une sortie médiatique, que la menace est réelle. Il a, en outre, rassuré que le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour que la campagne agricole 2022-2023 se déroule sans accroc. Déjà en décembre dernier, les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont adopté, lors d’une réunion tenue à Cotonou, d’importantes recommandations pour faire face à la flambée des prix des engrais chimiques sur le marché international. Les gouvernements ont été invités à anticiper sur les crises alimentaires que pourrait entraîner cette flambée des prix des engrais chimiques qui fait craindre une baisse de la productivité et une insécurité alimentaire sévère, notamment en Afrique de l’Ouest fortement dépendante des importations d’intrants. Quid de l’autosuffisance alimentaire ? Le Bénin, avec toutes ses ressources agricoles, devrait-il redouter une crise alimentaire ? Depuis plusieurs années, des actions ont été engagées pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Selon le rapport national sur le développement humain 2015, « le Bénin est globalement autosuffisant au plan alimentaire sur la décennie 2004-2013. Le taux d’autosuffisance alimentaire est égal à 91,7 % sur cette période». Depuis lors, la production céréalière et celle des racines et tubercules ont connu une certaine croissance. Les statistiques du ministère de l’Agriculture indiquent que la production du riz a doublé entre 2015 et 2020 passant de 204 310 à 411 578 tonnes en 2020 ; la production de maïs a connu une hausse de 25 % entre 2015 et 2020 en passant de 1 286 060 à 1 611 615 tonnes. Il en est de même pour le manioc dont le niveau de production a connu un accroissement de 21 % entre 2015 et 2020 passant de 3 420 665 à 4 161 660 tonnes en 2020. Pour sa part, la production halieutique a plus que doublé passant de 40 730 tonnes en 2015 à 89 249 tonnes en 2019. Au regard de ces volumes de production, on estime au ministère en charge de l’Agriculture, que « le Bénin est autosuffisant en igname, manioc, maïs, soja. Toutefois, il est pour le moment déficitaire en sorgho, niébé, arachide et riz. Pour le riz, la tendance sera inversée dans quelques années quand nous aurons atteint le million de tonnes de paddy ». Cependant, l’autosuffisance alimentaire à elle seule ne suffit pas à assurer aux populations la sécurité alimentaire. En effet, l’autosuffisance alimentaire repose sur la disponibilité des produits tandis que la sécurité alimentaire repose non seulement sur la disponibilité, mais également sur trois autres éléments à savoir l’accessibilité, la stabilité des approvisionnements et l’utilisation des aliments. Comme il a été constaté ces dernières années, les crises ont l’avantage de révéler la capacité de résilience des pays. L’avènement de la Covid-19 a permis à beaucoup de pays de revoir leurs stratégies de production à l’interne en vue de réduire au minimum la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui vient exacerber la situation déjà inquiétante, peut être une opportunité pour les pays africains d’innover, de revoir leur mode de consommation, de puiser dans leurs ressources internes pour renforcer leurs capacités de production. Actualités 06 avr. 2022


Conséquences de la guerre en Ukraine : Le Bénin subira-t-il la crise alimentaire annoncée ?
Après la crise sanitaire liée à la Covid-19 dont on n’a pas fini de gérer les répercussions, c’est la guerre en Ukraine qui fait craindre une crise alimentaire mondiale, en Afrique et au Bénin en particulier. La guerre en Ukraine avec son lot de sanctions infligées à la Russie, fait craindre aujourd’hui une crise alimentaire mondiale. Les deux pays en conflit, la Russie et l’Ukraine, constituent un immense grenier mondial dont dépendent de nombreux pays. Au-delà des craintes et appréhensions, certains pays ont commencé à identifier les solutions alternatives pour ne pas subir passivement, les conséquences de cette guerre, en particulier au plan alimentaire. La première conséquence de cette guerre ressentie à travers le monde est la hausse des prix du blé, du pétrole et du gaz. Au Bénin, le gouvernement a pris une batterie de mesures pour endiguer la cherté de la vie. Ces mesures à effet immédiat visent à atténuer la souffrance des populations dont le pouvoir d’achat ne cesse de s’éroder. Plus que la cherté de ces produits importés, c’est surtout leur éventuelle indisponibilité qui fait peur dans certains milieux. Cela concerne notamment les engrais dont ne peut se passer le secteur agricole au Bénin. La Russie ayant recommandé aux fabricants de fertilisants d’interrompre leurs exportations de manière temporaire, la pénurie d’engrais qui se faisait ressentir depuis la crise sanitaire de Covid-19 risque de s’aggraver. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), rappelle que « En 2021, la Russie était le premier exportateur d'engrais azotés et le deuxième fournisseur d'engrais potassiques et phosphorés ». Au sujet de la disponibilité des engrais, le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a confirmé dimanche, lors d’une sortie médiatique, que la menace est réelle. Il a, en outre, rassuré que le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour que la campagne agricole 2022-2023 se déroule sans accroc. Déjà en décembre dernier, les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont adopté, lors d’une réunion tenue à Cotonou, d’importantes recommandations pour faire face à la flambée des prix des engrais chimiques sur le marché international. Les gouvernements ont été invités à anticiper sur les crises alimentaires que pourrait entraîner cette flambée des prix des engrais chimiques qui fait craindre une baisse de la productivité et une insécurité alimentaire sévère, notamment en Afrique de l’Ouest fortement dépendante des importations d’intrants. Quid de l’autosuffisance alimentaire ? Le Bénin, avec toutes ses ressources agricoles, devrait-il redouter une crise alimentaire ? Depuis plusieurs années, des actions ont été engagées pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Selon le rapport national sur le développement humain 2015, « le Bénin est globalement autosuffisant au plan alimentaire sur la décennie 2004-2013. Le taux d’autosuffisance alimentaire est égal à 91,7 % sur cette période». Depuis lors, la production céréalière et celle des racines et tubercules ont connu une certaine croissance. Les statistiques du ministère de l’Agriculture indiquent que la production du riz a doublé entre 2015 et 2020 passant de 204 310 à 411 578 tonnes en 2020 ; la production de maïs a connu une hausse de 25 % entre 2015 et 2020 en passant de 1 286 060 à 1 611 615 tonnes. Il en est de même pour le manioc dont le niveau de production a connu un accroissement de 21 % entre 2015 et 2020 passant de 3 420 665 à 4 161 660 tonnes en 2020. Pour sa part, la production halieutique a plus que doublé passant de 40 730 tonnes en 2015 à 89 249 tonnes en 2019. Au regard de ces volumes de production, on estime au ministère en charge de l’Agriculture, que « le Bénin est autosuffisant en igname, manioc, maïs, soja. Toutefois, il est pour le moment déficitaire en sorgho, niébé, arachide et riz. Pour le riz, la tendance sera inversée dans quelques années quand nous aurons atteint le million de tonnes de paddy ». Cependant, l’autosuffisance alimentaire à elle seule ne suffit pas à assurer aux populations la sécurité alimentaire. En effet, l’autosuffisance alimentaire repose sur la disponibilité des produits tandis que la sécurité alimentaire repose non seulement sur la disponibilité, mais également sur trois autres éléments à savoir l’accessibilité, la stabilité des approvisionnements et l’utilisation des aliments. Comme il a été constaté ces dernières années, les crises ont l’avantage de révéler la capacité de résilience des pays. L’avènement de la Covid-19 a permis à beaucoup de pays de revoir leurs stratégies de production à l’interne en vue de réduire au minimum la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui vient exacerber la situation déjà inquiétante, peut être une opportunité pour les pays africains d’innover, de revoir leur mode de consommation, de puiser dans leurs ressources internes pour renforcer leurs capacités de production. Actualités 06 avr. 2022


Malaïka Dotou Sankofa dans expo Art du Bénin : La touche de Laeila Adjovi
C’est une Béninoise peu connue dans son pays d’origine mais qui excelle à l’international depuis quelques années. Laeila Adjovi, gagnante du grand prix de la biennale de Dakar en 2018, contribue à l’exposition Art du Bénin à travers trois œuvres tirées de la série Malaïka Dotou Sankofa qui a séduit le jury de Dak’Art à l’époque. Ancienne correspondante de Bbc Africa au Sénégal, Laeila Adjovi est une mordue de la photographie depuis son jeune âge. Un secteur qui l’absorbe, au final, malgré ses diplômes en Sciences politiques et en journalisme. Sur l’exposition Art du Bénin, cette artiste franco-béninoise s’illustre à travers trois tirages de la série Malaïka Dotou Sankofa (poème) avec laquelle elle a décroché le grand prix de la biennale de Dakar en 2018. Ces œuvres tapent dans l’œil grâce à sa force de créativité et à la magie de la photographie. L’image sans doute la plus célèbre est Malaïka Dotou Sankofa n°4, une figure androgyne qui est debout sur un pied posé sur des livres avec ses ailes largement déployées. Cette image se retrouve sur les affiches officielles de l’exposition Art du Bénin avec un trône royal en arrière. L’artiste est heureuse de savoir que cette image reçoit en tout lieu et en tout temps, un écho favorable au sein du public même si ce n’est pas sa préférée à elle. « Ma préférée, c’est Malaïka Dotou Sankofa n°5. On y voit des ailes qui brisent un mur comme si le personnage avait traversé le mur alors même qu’il y a un escalier à côté », confie-t-elle. A travers cette œuvre, Laeila Adjovi pense que pour s’épanouir comme on l’entend, il y aura de l’obstruction et de la destruction pour avancer dans la direction choisie. La dernière œuvre de l’artiste, exposée au palais de la Marina est Malaïka Dotou Sankofa n°1. Ici, le personnage de Malaïka se mire dans son petit costume étriqué. « C’est une espèce de métaphore pour la modernité occidentale qu’on arrive à mettre mais qui nous serre un peu. Elle se regarde dans ce miroir sans voir qu’elle a des ailes sur le dos, et elle regarde de loin une grille qui est fermée et une lumière, et elle se demande comment elle va réussir à sortir de cet univers carcérale », décrit Laeila Adjovi. Cette image parle ainsi de l’émancipation, de la libération, de la réconciliation avec soi-même, explique l’artiste. Sur le site de l’exposition, l’on retrouve également le poème Malaïka Dotou Sankofa. Cette sorte de coffret offert au public, fait la fierté de la Franco-béninoise, car elle reçoit de très bons retours de partout au monde. Elle se dit particulièrement contente de participer à la cause des restitutions. « Je suis également très contente que le Bénin soit en pole position et j’espère vraiment que c’est le haut de l’iceberg, le début de quelque chose… », ajoute-t-elle. Pour une artiste comme Laeila Adjovi qui a déjà exposé dans d’autres pays africains, sur le vieux continent et dans les Amériques, l’exposition Art du Bénin est d’un très haut niveau et respecte les stands internationaux. « C’est une exposition qui n’a rien à envier à ce qui se fait au Tate Modern ou au Quai Branly… Donc ici, on n’a rien à envier à des institutions internationales. Que ça soit en termes de sélection des œuvres des artistes contemporains, de scénographie (qui est absolument magique), les nocturnes, etc., cette exposition est réussie. Je pense que n’importe quel artiste international serait fier d’y participer parce que oui, ça fonctionne ! », assure-t-elle. Que signifie Malaïka Dotou Sankofa ? Malaïka Dotou Sankofa est un poème de Laeila Adjovi, qu’elle a illustré avec des contes visuels réalisés en collaboration avec le photographe français Loïc Hoquet. « Malaïka pour dire ange en langue Swahilie. Malaïka, c’est aussi ange en langue wolof. Dotou, c’est en langue fongbé pour dire reste droit, soit déterminé. Et Sankofa, c’est un pictogramme Akan… Sankofa est un oiseau messager qui vole avec la tête tournée vers l’arrière. C’est pour dire que pour avancer, il faut tirer les leçons du passé », explique l’artiste. Elle a ainsi créé ce personnage qui est Malaïka Dotou Sankofa pour exprimer l’idée de la libération qui ne se fera qu’au moyen de l’identité africaine. L’accessoire des ailes du personnage n’est pas un montage photographique. Cela existe pour de vrai. Et d’après Laeila, la structure métallique articulée des ailes, a été construite par un menuisier métallique sénégalais du nom de Bassirou Wade. Les plumes fabriquées en très grande quantité, sont en mosaïque pour montrer la diversité des peuples africains. « J’ai opté pour des ailes lourdes et amples qui sont la métaphore de l’identité africaine. Donc, ce sont des ailes larges qui montrent vraiment l’amplitude, la puissance, et cette mosaïque pour montrer la diversité de nos peuples et de nos langues. J’ai voulu que ces ailes paraissent lourdes à porter parce que l’identité africaine même en 2022 peut être lourde à porter », pense la Franco-béninoise. Pour l’artiste, bien qu’elle soit lourde, cette identité demeure l’instrument de la libération sur tous les plans. -------------- Biographie -----------------------   Née de père et mère béninois, Laeila Adjovi tient sa fibre artistique de ses travaux culturels depuis son bas âge. « J’ai toujours eu des activités artistiques quand j’étais enfant. Je faisais du dessin. J’ai commencé par faire de la photographie argentique quand j’avais 20 ans. J’avais même à l’époque un laboratoire de photos pour développer mes pellicules à la maison. Donc, j’ai un rapport à la photographie qui est très artisanal », confie-t-elle. Depuis fin 2018, Laeïla travaille entre le Nigeria, le Bénin et Cuba sur un projet transdisciplinaire autour des rites de déités yoruba et ewe-fon vénérées des deux côtés de l’Atlantique. Cette exploration documentaire et artistique l’a menée en 2021 vers un doctorat, avec une thèse artistique intitulée « Les chemins de Yemoja : spiritualité nomade, transmission orale et résistance culturelle ». Culture 05 avr. 2022


Sécurité nucléaire au Bénin : le plan intégré d’appui en mise à jour
Avec le soutien technique de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea), le Bénin procède à la revue de son Plan intégré d'appui à la sécurité nucléaire. Les travaux ont été ouverts hier lundi 4 avril à Cotonou par Erick Jean-Marie Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Hauts fonctionnaires, experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea) et parties prenantes impliqués dans la sécurité nucléaire se retrouvent du 4 au 8 avril à Cotonou pour la mise à jour du Plan intégré d'appui à la sécurité nucléaire (Inssp) du Bénin. Les objectifs de cet atelier national s’énoncent comme suit: réaliser un examen des six domaines fonctionnels du Plan intégré d’appui à la sécurité nucléaire pour la poursuite de la mise en œuvre des activités de sécurité nucléaire au Bénin; identifier les réalisations ainsi que les besoins nationaux supplémentaires et aider le Bénin à hiérarchiser ces besoins; proposer un plan de mise en œuvre efficace et efficient pour les trois prochaines années sur la base des priorités identifiées; accroître la sensibilisation au système de gestion des informations sur la sécurité nucléaire. L’ambassadeur Erick Jean-Marie Zinsou, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, invite les participants à faire preuve de concentration et d’assiduité pour atteindre ces objectifs et parvenir à des recommandations susceptibles de renforcer efficacement le système national. Point focal national Inssp de l'Aiea, Professeur Tiburce Martial Zannou, rappelle que la sécurité nucléaire, tout comme la sûreté nucléaire, est un devoir national... « Elle est une priorité pour tous les pays du monde et en l'occurrence pour les pays en proie au terrorisme pour lesquels, elle est un défi », a indiqué Professeur Martial Zannou. A l’en croire, le Plan intégré d'appui à la sécurité nucléaire est un outil essentiel pour les États et les statistiques ont démontré que les pays qui adoptent un plan intégré, enregistrent davantage de progrès en la matière. C’est pourquoi la mise à jour cyclique de ce plan requiert une grande attention. Le secrétaire permanent de l'Autorité nationale de sûreté radiologique confirme. Pour Kuassi Marcellin Amoussou-Guénou, cet atelier est important au regard de la délicatesse du sujet. Il rappelle que la présente rencontre constitue les troisièmes grandes assises sur la question, après celles de 2014 où a eu lieu l'atelier d'adhésion et d'élaboration du plan quinquennal; et celles de 2018 où s’est tenue la première actualisation du plan intégré. C’est dire que le gouvernement du Bénin accorde un grand intérêt à la question de la sécurité nucléaire. Intérêt que Zéphirin Athanase Ouedraogo, responsable Inssp pour le Bénin, Section de la gestion de l'information, Division de la sécurité nucléaire de l'Aiea, salue à juste titre. Il a félicité le gouvernement du Bénin pour les dispositions prises pour protéger les matières nucléaires, notamment pour la ratification des instruments juridiques internationaux et le cadre législatif mis en place au plan interne. Rien de cela n’aurait été possible sans le soutien technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique. L’ambassadeur Erick Jean-Marie a d’ailleurs salué l’implication de toutes les parties prenantes à cet atelier d’actualisation du Plan intégré d'appui à la sécurité nucléaire. Société 05 avr. 2022


Formation en compétences numériques : le Learning Lab du ministère doté de matériel
Le programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) a offert 30 ordinateurs et 24 chaises et tables au Learning lab du ministère du Numérique et de la Digitalisation. La cérémonie de remise de ce lot de matériel a eu lieu, vendredi 1er avril dernier à Cotonou, en présence d'Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Mohamed Abchir, représentant résident du Pnud. Espace d’apprentissage dédié aux formations continues en compétences numériques, le Learning lab du ministère du Numérique et de la Digitalisation a été doté, vendredi 1er avril dernier à Cotonou, de 30 ordinateurs et 24 chaises et tables. Au cours de la cérémonie de remise de ce lot de matériel, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a échangé avec les jeunes sur l’impact des formations du Leaning Lab sur leur carrière. Bénéficiaire, Dimitri Dehou, chef de projet digital, témoigne que ces sessions lui ont permis d'améliorer ses compétences pour attirer beaucoup plus de clients. « Nous avons beaucoup appris dans cet espace et nous remercions le gouvernement d’avoir pris cette initiative à travers le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat numérique (Faen). Comme lui, Colombe Sessou, qualiticienne et freelance, estime avoir acquis de nouvelles compétences avec son initiation à la data science au niveau du learning Lab. « C’est intéressant, j’ai reçu des connaissances et outils que j'utilise actuellement pour mon entreprise », a-t-elle reconnu. Sidéré par les témoignages des bénéficiaires, Mohamed Abchir, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), se dit satisfait du travail qui se fait dans ce lieu du savoir depuis 2020. « Je suis touché de voir les jeunes engagés dans le secteur du numérique et je suis convaincu que ces investissements iront au-delà de nos attentes », a-t-il déclaré. Pour lui, cet espace d’apprentissage mérite d’être accompagné, car nul ne doit rester en marge de la révolution numérique en cours dans le monde. « Le numérique révolutionne nos vies et il n'y a pas d'âge pour apprendre », a-t-il ajouté. A l’en croire, le numérique a permis aux travailleurs de vivre lors de la pandémie du coronavirus. Impacter davantage les jeunes « Avec la Covid-19, nous avons su davantage l’importance des compétences numériques », a-t-il fait remarquer. Touché par les témoignages des filles bénéficiaires des formations au Learning Lab, il a réitéré la volonté du Pnud d’accompagner le gouvernement béninois dans sa vision de former les jeunes aux compétences numériques. «Nous avons fait le tour du pays et nous nous sommes rendu compte que le Bénin a une jeunesse très entreprenante et nous vous accompagnerons avec nos moyens », a-t-il rassuré. Aurélie Adam Soulé Zoumarou se félicite de l’impact des formations sur la vie des jeunes béninois. Selon elle, le gouvernement ne s’est pas trompé en pensant à cette initiative. Ce Learning Lab, indique-t-elle, constitue un laboratoire d'apprentissage offert par le gouvernement au profit de la jeunesse béninoise. « Heureuse d'entendre ces témoignages, je puis vous dire que ce Learning Lab qui offre un catalogue de formations a été à la hauteur de nos attentes », souligne-t-elle. Le Learning Lab a déjà formé plus de 350 jeunes et envisage de toucher plus de jeunes avec l’appui du Pnud, selon la ministre du Numérique et de la Digitalisation. C’est le lieu pour elle de témoigner sa gratitude au Pnud pour ce lot de matériel destiné à renforcer ce lieu du savoir. «Avec ce matériel, nos apprenants seront bien installés », note-t-elle. C’est pourquoi, elle invite les bénéficiaires à poursuivre dans la même dynamique pour faire de cet espace un centre de référence en matière de formation aux compétences et usages numériques. « Portez le message à toute la jeunesse pour faire de cet endroit un lieu où l'on acquiert du savoir », exhorte-t-elle. A noter que créé par le ministère du Numérique et de la Digitalisation, à travers le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Numérique (Faen), ce Learning Lab offre des formations en continu aux jeunes béninois depuis août 2020. Société 05 avr. 2022


Kubuni : Une exposition-patrimoine sur la diversité des bandes dessinées africaines
Les bandes dessinées d’Afrique ne se ressemblent pas. Elles sont le fruit de différents héritages. Cotonou a pu se délecter ces jours-ci de la richesse et la diversité de cet art à travers l’exposition "Kubuni, les bandes dessinées d'Afrique.s" à l’Institut français de Cotonou. Le mois de la Francophonie édition 2022 se referme à Cotonou par une de ses activités phares. Il s’agit de l’exposition "Kubuni, les bandes dessinées d'Afrique.s". Une trentaine d’auteurs de Bande dessinée (Bd) donnent à voir le fruit de leur travail. Une diversité d’images et de langues, de concepts, de crayons et de stylos qui emportent le visiteur dans un monde où seuls le dessin et ses messages ont droit de cité. Loin de Tintin, Spirou, Son Goku, Spider-Man et autres super héros de l’univers des Bd, les auteurs africains dont le nombre et le talent ne cessent de croître exposent le génie de leur créativité à travers différentes thématiques. Version compressée et itinérante d’une exposition qui, à la base, draine plus de 80 auteurs. L’échantillon présenté à Cotonou, sans être exhaustif, est tout de même représentatif de la physionomie actuelle de la bande dessinée du continent et plus spécifiquement de l’Afrique subsaharienne. « Nos créations sont qualitatives, quantitatives et dignes d’intérêt… Elles sont le fruit de la diversité, le fruit de plusieurs générations. La bande dessinée africaine se porte bien à tous les niveaux et se révèle avec des créations pour un public africain ». Joëlle Épée Mandengue, alias Elyon's, dessinatrice camerounaise, auteure de bande dessinée, et commissaire de l’exposition Kubuni, présente cette exposition au-delà de l’intérêt qu’elle suscite chez les visiteurs. Pour les créateurs, il y a également une plus-value importante, pense-t-elle. « On pense souvent que la bd d’Afrique n’est pas si unie ou si soudée, mais il y a une pluralité et une diversité. La bd d’Afrique est issue de plusieurs héritages et ne cesse de susciter l’intérêt et la curiosité tout en abordant différentes thématiques», soutient la commissaire. Le « S» Il y a du nombre et du niveau. Il se passe assez de choses sur le continent en la matière et les créations sont dignes d’intérêt, argumente Joëlle Épée Mandengue. C’est ainsi qu’il faut d’ailleurs comprendre le « S faussement inclusif » qui accompagne le titre de l’exposition. Ceci, pour mettre en lumière une multiplicité de réalisations et de traditions, qui renvoient à mille différents visages de l’Afrique au détour d’une exposition dont la vision plurielle témoigne de ce « S » apposé au mot « Afrique ». Kubuni, les bandes dessinées d’Afrique.s part à la rencontre d’artistes et montre la réalité d’œuvres conçues et diffusées par les auteurs et bédéistes du continent aussi bien en Afrique qu’ailleurs dans le monde. Kubuni signifie en langue Swahilie « création imaginaire». Qu’ils soient en album, dans des journaux, en applications pour smartphones… ces bandes dessinées d’inspirations culturelles, linguistiques, puisent leurs inspirations dans des traditions graphiques et narratives anciennes, d’une grande qualité et diversité, à l’image des nombreux pays et régions qui composent le continent africain. Son plus grand mérite, montrer que la bande dessinée africaine est une réalité, qu’elle se lit, se vend et qu’elle est surtout multi-formats. A cette fête autour des bandes dessinées, on imagine bien que les hommes à crayon du Bénin n’ont pas été du reste. Ils étaient de la partie. Des plus aux moins connus, des anciens aux plus jeunes, ils ont pris de l’espace pour faire voir au public leurs talents et la diversité de leurs plumes. L’hommage rendu à ces hommes de dessin s’est aussi étendu à Jo Palmer de regrettée mémoire, un des pionniers de «Bénin dessin » et ancêtre de la Bd béninoise, dont certaines œuvres sont présentées à l’occasion. Culture 05 avr. 2022


John Primaël Kochadan au sujet du digital marketing : « Il n'y a pas d'étude spécifique pour devenir...»
Une multitude de métiers ont vu le jour avec l’évolution du numérique. C’est le cas du digital marketing qui est l'un des métiers incontournables du numérique. John Primaël Kochadan, coach en digital marketing, nous amène à la découverte de ce métier. Propos recueillis par Mathilde ASSOGBA (Stag.) La Nation : Qui appelle-t-on un digital marketer ? John Primaël Kochadan : Le digital marketer ou digital seller ou encore social seller, est un commercial qui utilise les outils digitaux pour atteindre ses objectifs. Il a pour mission de prospecter pour son entreprise ou la marque de produit qu’il représente, d’assurer la visibilité en mode communication que ce soit sur le digital ou la méthode de bouche à oreille pour booster la visibilité de son entreprise ou la marque qu’il représente. Il a également pour mission de recevoir et de traiter tout type de demande des différents clients qui entrent en interaction avec le produit, la marque ou l’entreprise. Quelles sont les compétences requises pour être un digital marketer ? Il suffit juste d’avoir un smartphone ou un ordinateur portable ou les deux si possible. Mais, il est important d’être digitalement très actif, c'est-à-dire que l'intéressé doit avoir une connexion internet pratiquement tout le temps. Quelle étude ou formation faire pour le devenir? Il n'y a pas d'étude spécifique pour devenir digital marketer mais il faut faire une formation pour acquérir un certain nombre de compétences. La première compétence est d’être en mesure de savoir construire la ''réputation numérique’’ appelée dans notre jargon le ‘’e-reputation’’. C’est une compétence très importante parce que le digital marketer est dans le fond l’image de la marque ou de l'entreprise qu’il représente. En ce sens, lorsqu’on le voit, on doit pouvoir identifier à travers lui le produit ou la marque qu’il est en train de représenter. Dans quels secteurs d'activités peut-il travailler? Aujourd’hui, tout se passe sur internet. Le digital marketer n’est pas formé pour un domaine donné. Il n’y a donc pas de secteur d’activité spécifique à lui réservé. Il est polyvalent. Il peut travailler dans tous les secteurs d’activités qui existent. Quelles sont les perspectives de carrière d'un digital marketer? On peut passer de digital marketer à responsable communication digitale. On peut à la longue ajouter une formation en community management afin de mieux propulser sa carrière professionnelle et aussi devenir un responsable communication digitale accompli. Quel est le salaire minimum d'un digital marketer? Parler de salaire pour un digital marketer, c’est un peu compliqué puisque le digital marketer est beaucoup plus basé sur l’entrepreneuriat. Donc, c’est une personne qui serait capable de vendre son temps à plusieurs entreprises sans être limitée par une entreprise. Ainsi, lorsqu'il est pris à plein temps par une entreprise, sa rémunération va dans la politique de rémunération de cette entreprise. A ce niveau, c’est à l’entreprise de décider de son salaire. Société 05 avr. 2022


Création d’un groupe de travail sur le numérique : Roland Riboux échange avec Aurélie Adam Soulé Zoumarou
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a reçu, vendredi 1er avril dernier, en audience une délégation du Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb) conduite par son président, Roland Riboux. Au menu des échanges, la collaboration entre le ministère du Numérique et le Cipb en vue de la création d’un groupe de travail sur le numérique. Une délégation du Conseil des Investisseurs privés au Bénin (Cipb) conduite par son président, Roland Riboux a rencontré, vendredi 1er avril dernier, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, à Cotonou. Au cours de l’audience, il a été question de la collaboration entre le ministère du Numérique et le Cipb en vue de la création d’un groupe de travail sur le numérique. Ahmed Sacca Yarou, directeur de cabinet de la ministre du Numérique et de la Digitalisation, a salué l’intérêt du Cipb pour le Numérique. « Beaucoup de choses se font en matière de la digitalisation des processus et nous sommes ouverts à accompagner le secteur privé », assure-t-il. Marc-André Loko, directeur de l’Agence pour le Développement du Numérique, quant à lui, salue le Cipb pour ce qui se fait dans le secteur de la justice et de la fiscalité et sa volonté de mettre en place un groupe de travail et un cadre de concertation avec le ministère. « Nous animons deux groupes de travail sur la justice et la fiscalité et nous sommes heureux de nous intéresser au numérique et donc de créer un groupe de travail sur le numérique », fait savoir Roland Riboux, satisfait des échanges au sortir de l’audience. Il pense également à la possibilité de la mise en place d’un cadre de concertation numérique entre les secteurs public et privé. Il se dit impressionné par l’ouverture d’esprit de la ministre et des membres de son équipe qui sont prêts pour une collaboration avec le Cipb qui regroupe aujourd’hui une quarantaine de grandes entreprises décidées à mutualiser leurs expériences, leurs compétences et leur poids économique pour influer sur l’environnement du Bénin. « Nous sommes pour la ministre une sorte de banc d’essai pour aller plus dans la digitalisation de tous les processus entre le secteur public et le secteur privé », conclut-il. Société 05 avr. 2022


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