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Nouvelles

Rencontre virtuelle du quotidien « La Nation »: Efforts du gouvernement et enjeux du numérique passés en revue
Les efforts du gouvernement pour relancer le développement du Bénin et accélérer sa transformation digitale étaient au cœur des débats lors de la première rencontre virtuelle organisée par le quotidien de service public La Nation, vendredi 16 octobre dernier. Aux côtés d’Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, ont permis aux participants d’avoir une idée des dynamiques qui sous-tendent les réalisations du gouvernement et de comprendre les enjeux du numérique surtout dans le contexte actuel marqué par le coronavirus. Autour des thèmes : «Bénin, les dynamiques de développement» et « Accélération vers un avenir numérique », Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, et Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), ont tenu en haleine pendant deux heures trente minutes les participants à cette conférence virtuelle du quotidien La Nation dont la modération a été assurée par la journaliste Catherine Fiankan-Bokonga. Diplomates en mission au Bénin et à l'étranger, fonctionnaires de l'organisation internationale de la Francophonie, de la Cnuced, Béninois de l’intérieur et de l'extérieur, notamment de la Suisse, des États-Unis, du Canada et d'ailleurs, curieux ou acteurs de l'écosystème numérique, ils ont tous suivi avec un intérêt certain les explications des speakers de marque. Au cours de cette visioconférence, vendredi 16 octobre dernier, les panélistes ont évoqué les réalisations du gouvernement pour accélérer le développement du Bénin ainsi que les enjeux du numérique dans un monde marqué par la pandémie du coronavirus. Avant le lancement des échanges, Paul Amoussou, directeur de publication du quotidien La Nation, a rappelé l’objectif de cette initiative qui constitue un cadre d’échanges et de réflexion en ligne dans un contexte marqué par le coronavirus. Abordant le premier thème, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, a exposé les trois piliers du Programme d’action du gouvernement à savoir : consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance, engager la transformation structurelle de l’économie et améliorer les conditions de vie des populations. Selon lui, pour le gouvernement du président Patrice Talon, le développement ne saurait être possible sans la transformation structurelle de l’économie, l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, la mise en place des infrastructures et le développement d’une mentalité de productivité à travers la formation des ressources humaines. C’est pourquoi, il s’attelle à opérer des réformes politiques et institutionnelles afin d’offrir un cadre propice à l’éclosion des talents de manière à relancer durablement le développement du pays depuis 2016. Ainsi, le président Patrice Talon a axé ses actions sur de la rationalisation de la gestion des ressources de l’Etat en s’engageant dans la lutte contre la corruption. Pour le porte-parole du gouvernement, le Bénin tend vers son développement avec des investissements importants dans tous les secteurs dont celui du numérique. Un avenir numérique assuré Pour sa part, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a félicité le quotidien La Nation pour cette initiative qui a permis de réunir plusieurs personnalités du monde autour des thématiques relatives aux dynamiques de développement et l’accélération vers un avenir numérique. Selon elle, le numérique constitue l’une des bases du développement. C’est pourquoi, le gouvernement a positionné le numérique comme un secteur qui « doit impacter tous les secteurs d’activités et contribuer à la relance de l’économie nationale ». Pour elle, quatre éléments sont essentiels pour accélérer la marche vers un avenir numérique. Il s’agit de la vision, des moyens, de l’organisation et de l’adoption. Toutes choses qui favorisent, aujourd’hui, la transformation digitale du Bénin dans tous les domaines d’activités à travers la vision du président Patrice Talon de faire du Bénin « la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale à l’horizon 2021 ». Pour la ministre du Numérique et de la Digitalisation, cela a permis de faire des investissements importants pour que les populations puissent bénéficier de plusieurs services et solutions numériques. A l’en croire, cela permet au Bénin de se démarquer des autres nations. Lentement mais sûrement, le Bénin tend vers un meilleur avenir numérique. A travers le déploiement de plus de 2000 km de fibre optique dans le cadre du Projet de Développement des Infrastructures de Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication (Pdi2t), le gouvernement a rapproché l’internet des populations. En témoignent la mise en place des salles numériques, des centres multimédias et de points numériques communautaires (Pnc) pour favoriser la généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation des apprenants ainsi que des communautés au sein desquelles ces infrastructures numériques sont installées. « Ce sont des vitrines pour permettre aux populations de bénéficier de l’internet haut débit », a-t-elle précisé. C’est l’occasion pour elle d’énumérer les solutions et services numériques mis en place par le gouvernement pour aider les populations à faire face à la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19. Au nombre de ces services, figurent le portail national des services publics du Bénin et les différentes plateformes au profit du secteur de l’éducation et autres qui permettent aux citoyens d’accéder aux informations et services en ligne. Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale du développement du numérique, le gouvernement tient compte des besoins réels des populations dans ses stratégies, étant donné que la numérisation reste au cœur du développement. En dépit des efforts accomplis, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, pense que le Bénin ne va pas s’arrêter en si bon chemin, car le numérique peut mieux l’aider à relever les défis dans plusieurs secteurs dont l'agriculture, les énergies renouvelables et autres. « Le numérique change la vie des populations chaque fois qu’il offre des solutions, des opportunités qui contribuent au bonheur du citoyen », a-t-elle ajouté. Abondant dans le même sens, Wilfried Houngbédji, directeur de la Communication de la Présidence, se félicite des impacts réels du numérique sur la vie des populations béninoises. Rappelant les innovations apportées au niveau des actes de carrière des agents de l’Etat, il a insisté sur l’efficacité du portail des services publics et de la plateforme qui contribuent à la lutte contre la propagation du Covid-19 au Bénin en limitant les flux et les déplacements de citoyens vers l’administration publique. Bertin Sowakoudé, directeur général de l’Office national l'imprimerie et de Presse (Onip), a salué, quant à lui, les réalisations du gouvernement qui ont permis à La Nation d’amorcer sa transformation digitale. Selon lui, le quotidien La Nation n’entend pas rester en marge des innovations numériques et s’engage à dynamiser son site internet, son application et ses canaux digitaux de manière à répondre aux besoins de sa clientèle. Au sujet de l'organisation du travail, il a indiqué que la conférence de rédaction se tient en ligne depuis l’avènement de la crise du coronavirus. Vent d’optimisme Epatée par les efforts et les réalisations du gouvernement dans le secteur du numérique ainsi que les piliers du Pag, Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), a salué la volonté politique du gouvernement et la synergie d’actions entre les structures impliquées dans la transformation numérique. Evoquant l’adressage qui constitue une problématique en Afrique, elle a invité les autorités béninoises à construire des systèmes développés et accessibles aux populations dans un écosystème numérique en perpétuelle mutation. Pour elle, c'est important de suivre les entreprises numériques, surtout celles en phase d'amorçage. Elle a aussi invité le gouvernement à créer un groupe de monitoring pour les femmes. « Les femmes sont touchées par la fracture numérique. Donc, il faut travailler avec les femmes », a-t-elle recommandé. A l’en croire, l’Europe et l’Afrique doivent mutualiser leurs forces pour tirer meilleur profit du numérique, et le Bénin fait partie des nations qui peuvent prendre le lead dans leur région : « Je suis optimiste et je pense que vous pouvez être leader», a-t-elle déclaré. Elle a rassuré du soutien de la Cnuced qui continuera à apporter son assistance technique au Bénin. Des programmes au profit de tous Le gouvernement du Bénin offre plusieurs programmes et projets au profit des populations vivant sur le territoire national et celles de la diaspora. En témoigne le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Numérique (Faen) qui vise à aider les jeunes entreprises à démarrer une nouvelle phase du développement de leurs activités en saisissant les nouvelles opportunités qu’offrent le numérique et l’école des métiers du numérique et de la fibre optique. Répondant à la préoccupation de Serge Sagbo, l’un de ses compatriotes vivant en Suisse, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a indiqué que le gouvernement béninois est ouvert aux compétences de la diaspora et à l’expertise internationale. « Nous ouvrons les offres à beaucoup de personnes et toutes les expertises sont sollicitées », a-t-elle signalé. Au sujet de la dynamisation de la poste, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, fait savoir que le Bénin commence par concrétiser ses ambitions dans ce secteur. «La Covid-19 nous a permis de recentrer nos efforts sur la poste, et nous allons accélérer au-delà de la Covid-19 », a-t-il promis. Il reste convaincu que le Bénin va prendre sa part dans la richesse générée par le numérique en modernisant sa poste qui constitue une entreprise utile et humanitaire. Actualités 19 oct. 2020


Audiences à la Haute cour de Justice:Cécile de Dravo échange avec le maire de Porto-Novo
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’est entretenue ce mercredi 14 octobre, à son cabinet, avec le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty. Cette audience s’inscrit dans le cadre de la tournée de prise de contact entreprise par l’édile de la ville capitale depuis sa prise de fonction, auprès des différentes personnalités se trouvant sur son territoire. Selon le maire Charlemagne Yankoty, les échanges avec la présidente Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué ont porté sur divers sujets d’intérêt commun pour l’administration municipale et la Haute cour de Justice. Il évoque entre autres la situation du bâtiment abritant le siège de la haute juridiction et classé aujourd’hui patrimoine de l’Unesco. Les deux personnalités ont jugé utile qu’une rencontre plus technique soit tenue en vue de se pencher de façon sérieuse sur la question et trouver des solutions durables devant permettre de doter la Haute cour de Justice d’un site sur lequel sera érigé un bâtiment propre à elle. La présidente Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué se serait par ailleurs réjouie de voir à la tête de la ville capitale du Bénin, un maire jeune, dynamique et plein d’ambitions. Elle salue les actions de développement déjà entreprises en peu de temps par l’équipe municipale et dont les résultats ont déjà changé un tant soit peu le visage de Porto-Novo. Le maire et toute son équipe ont été encouragés à maintenir le cap pour que vive enfin le développement de la ville de Porto-Novo, une ville dont est aussi native la présidente de la Haute cour de Justice. Celle-ci n’a pas manqué de rassurer le conseil municipal de Porto-Novo de ce qu’elle ne ménagera aucun effort pour accompagner toutes les actions et autres initiatives qu’entreprendront le maire et son équipe dans le sens d’un véritable développement de la ville capitale. A la suite du maire de Porto-Novo, la présidente de la Haute cour de Justice a également reçu deux autres délégations, celles de l’Ong Nouvelle famille et de l’Union des béninoises patriotes. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Actualités 15 oct. 2020


Rencontres virtuelles du quotidien La Nation:L’accélération vers un avenir numérique au menu des échanges
Engagé dans sa transformation digitale, le quotidien La Nation organise, vendredi 16 octobre prochain, une visioconférence via zoom. Des diplomates, universitaires, représentants d’organisations internationales, journalistes, leaders d’opinion, activistes sociaux et autres sont attendus à cette rencontre virtuelle. Les participants vont échanger autour de deux thèmes à savoir : « Les dynamiques de développement » et « Covid-19 : l’accélération vers un avenir numérique ». Ainsi, la première partie sera consacrée aux dynamiques de développement avec Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste et Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) comme intervenants principaux ainsi que Wilfried Léandre Houngbédji, directeur de la Communication de la présidence et Roger Gbégnonvi, éminent acteur de la Société civile en qualité de panélistes. Au cours de la seconde partie de cette rencontre, pendant une demi-heure, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Doreen Bogdan-Martin, directeur du Bureau de Développement des Télécommunications de l’Union Internationale des Télécommunications (Iut) ainsi que les panélistes Venance Konan, directeur général de Fraternité Matin (Côte d’Ivoire) et Bertin Sowakoudé, Dg Onip/Bénin, vont aborder le thème : « Covid-19 l’accélération vers un avenir numérique ». Les débats seront conduits respectivement par Paul Amoussou, directeur de publication du quotidien La Nation, Cathérine Fiankan, senior Un Correspondent. Pour prendre part à ces rencontres, les participants doivent s’inscrire à l’adresse mail : forumlanation@onip.bj. Société 14 oct. 2020


Audiences du président de l’Assemblée nationale: L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin et des députés nigériens reçus
L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney, et son adjointe, Karen Gustasson de Andrade puis une délégation de députés du Niger ont été reçues en audience, ce mercredi, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. La diplomate américaine se dit très heureuse de s’entretenir avec la deuxième personnalité de l’Etat béninois qu’elle a l’honneur de rencontrer pour la première fois. « Nous avons discuté sur des sujets d’intérêt commun », a précisé Patricia Mahoney qui dit avoir saisi l'occasion pour présenter son adjointe à Louis Vlavonou. Avec la délégation de parlementaires nigériens, le président de l’Assemblée nationale a abordé également des questions de développement. “… C’est une visite de courtoisie. Nous avons un dossier en étude au niveau du centre Songhaï. Nous sommes venus nous inspirer de l’initiative louable de ce centre et nous voulons qu’il nous accompagne pour créer un centre du genre au Niger. En marge de cette mission donc, nous avons demandé à rencontrer le président de l’Assemblée nationale du Bénin pour échanger sur des questions d’ordres général et particulier entre le Niger et le Bénin », a expliqué le chef de la délégation, le député Yacoubou Soumanou Yao, président de la commission Affaires sociales et culturelles de l’Assemblée nationale du Niger. Il se réjouit de l’accueil que lui a réservé le président Louis Vlavonou qui aurait cherché à en comprendre davantage sur les questions liées au projet Pipeline de transport d’hydrocarbure en cours de réalisation entre le Bénin et le Niger. Actualités 08 oct. 2020


Reckya Madougou invitée sur « Le club de L’Economiste »: « 72 % des jeunes africains sont pour l’entrepreneuriat »
Le journal L’Economiste a reçu pour son émission «Le club de L’Economiste» du mercredi 30 septembre, Reckya Madougou, ancienne ministre et actuellement conseillère spéciale du chef de l’Etat togolais. En plus des précisions sur son dernier ouvrage, les échanges ont porté sur divers sujets en lien avec le développement. L’émission « Le club de L’Economiste » est une libre tribune du journal L’Economiste qui reçoit des leaders qui mènent des actions positives pour le développement, notamment au Bénin et en Afrique. Reckya Madougou, ancienne ministre et actuellement conseillère spéciale du chef de l’Etat togolais, a été l’invitée du numéro du mercredi 30 septembre. A peine son ouvrage « Soigner les certitudes » publié, que l’ancienne ministre de la Microfinance et garde des Sceaux sous le président Boni Yayi a été invitée à se prononcer sur des thématiques touchant au développement des pays de la sous-région et de l’Afrique en général. Sur l’initiative, elle a dit tout le bien qu’elle en pense, se réjouissant de voir un organe de presse spécialisé prendre sur lui un tel challenge. « Nous mettons trop l’accent sur la politique politicienne, mais certaines voix commencent à comprendre qu’il faut tailler une part importante aux questions de développement », a-t-elle apprécié. « Soigner les certitudes », son dernier livre a retenu l’attention des participants qui ont voulu en savoir davantage sur les conditions qui l’ont vu naître. « Je pars de la narration d’un domaine militant et j’en arrive justement à un militantisme économique qui a été le nœud de cet ouvrage », explique l’invitée. Elle a analysé des faits qui ont conduit à l’édition de cet ouvrage considéré à tort comme sa deuxième publication après « Mon combat pour la parole ». Pourtant, c’est bien le quatrième, souffle-t-elle, même si deux autres ouvrages d’elle, par souci de perfectionnement demeurent encore à l’édition. Expériences et explications Pour ce qui est du dernier-né, il est, si l’on s’en tient à ses explications, un cocktail des expériences et parcours de l’ancienne ministre. Perfectionniste, un peu anticonformiste sur les bords, elle s’est opposée aux demandes de biographie convenue qui fusaient de toutes parts pour finalement donner corps à cet ouvrage-entretien qui se veut en même temps la réponse aux mille et une questions que lui posent les jeunes et femmes du monde entier à travers ses canaux digitaux et à l’occasion de diverses rencontres. Sur des airs assurés comme on lui connait, Reckya Madougou soutient que « le parcours ne se fait pas du jour au lendemain, mais a des bases ». Le sien est en pleine construction malgré les expériences qu’elle capitalise au Bénin, au Togo, en Côte d’ivoire et ailleurs en Afrique et dans le monde, dans le domaine de l’inclusion financière. Il y a, retient-elle, « tellement de préjugés sur nos pays, sur l’Afrique, même sur notre façon de penser le développement. On pense tellement de choses à notre place que comme je le dis dans l’ouvrage, il faut curer les mentalités ». Parfois, « les opinions sont de l’ordre des caniveaux… Il nous faut une image forte et belle de nous. Si nous sommes tout le temps dans les complaintes et les plaintes, on nous verra comme des misérables », soutient la conseillère spéciale du chef de l’Etat togolais qui veut qu’on change la donne. Il faut, convient-elle, non seulement soigner les certitudes, mais aussi se départir de l’aide qui a une fonction d’assistanat et décomplexer nos relations avec le reste du monde. Pour elle, la supposée pauvreté dont on affuble l’Afrique « n’enlève rien à qui nous sommes », même s’il faut travailler à en finir avec. Faut-il, à force de voir Reckya Madougou sur mille terrains, la supposer dans un rôle ? A la question, elle force un sourire puis reprend «je ne joue pas un rôle, mais le rôle m’habite. La différence entre certaines personnes et moi, c’est que je suis sur le terrain, à l’aune de ce que je prône». Le numérique comme catalysseur Jeunesse, femme, emploi, entrepreneuriat, inclusion financière… et même le numérique. Toutes les questions qui passionnent « RM » comme on l’appelle ont fait le menu des échanges avec un focus sur l’entrepreneuriat. Elle se fera incisive sur les avantages à en tirer, rappelant que le seuil de la population africaine en 2050 oblige qu’on en fasse un choix de gouvernance, surtout que « plus de 72 % des jeunes du continent s’engagent pour et se disent prêts pour aller vers ». L’ancienne ministre de Boni Yayi estime que l’assistanat, c’est remettre à demain le même problème. Elle plaide pour une amélioration de la politique africaine en matière d’inclusion financière. Elle y voit la charrue avant les bœufs, d’autant plus qu’à l’opposé du Kenya qui se veut un franc succès, la plupart des pays manquent de régler certains problèmes importants comme celui de la connectivité avant d’aller vers la digitalisation, créant ainsi de nouvelles exclusions. « Lorsque je suis arrivée au Togo, quatre ans après, ce pays est passé premier dans l’Uemoa en matière d’inclusion financière. Il n’y a pas meilleur indicateur », explique-t-elle. Des questions sur la gouvernance au Bénin, notamment en matière du numérique, lui ont été également posées. Mais « l’Africaine » qu’est devenue Madougou ne voit plus seulement le Bénin. Elle regarde plus l’Afrique et dit ne pas travailler sur la question de la digitalisation au Bénin, même si elle considère le numérique comme un catalyseur pour l’économie. D’autres questions relatives à son parcours, son expérience auprès du chef de l’Etat togolais,… ont aussi meublé les presque 120 minutes de ce numéro de « Le club de L’Economiste ». Economie 01 oct. 2020


Audience du président de la Cour suprême: Ousmane Batoko rassure le maire de Porto-Novo de son soutien
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, promet de ne pas marchander son soutien au maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, pour la réussite des actions qu’il engagera avec toute l’équipe municipale pour booster le développement de la ville capitale du Bénin. Il a fait cette promesse à la faveur d’une audience qu’il a accordée au maire, ce jeudi 24 septembre, dans les locaux de la haute juridiction à Porto-Novo. Pour Charlemagne Yankoty, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des visites de prise de contact et de courtoisie qu’il effectue depuis son élection aux présidents d’institutions de la République afin de recevoir leurs conseils avisés pour la réussite de son mandat. Il se dit comblé de savoir pouvoir compter désormais sur l’accompagnement du président de la Cour suprême pour l’atteinte de ses objectifs de développement. Charlemagne Yankoty était accompagné lors de l’audience de son chargé de mission, Wabi Amandani.   Actualités 25 sept. 2020


75e anniversaire des Nations Unies: Les priorités du Bénin pour renforcer l’organisation
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, est intervenu en distanciel, ce lundi 21 septembre à New York, à la réunion de haut niveau relative à la commémoration du 75e anniversaire des Nations Unies. C’est dans le cadre de la 75e session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies qui s'est ouverte le 15 septembre. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, dans son discours, a loué le pragmatisme des Nations Unies grâce à qui, des pays en proie à des conflits ont été stabilisés, des millions de vies ont été sauvées, des initiatives importantes ont été lancées dans des domaines clés tels que le développement durable, la promotion de la femme, le respect et la promotion des droits de l’homme, la protection de l’environnement et la bonne gouvernance. ‘’Tous ces acquis ne doivent cependant pas nous faire perdre de vue l’ampleur et la complexité des défis qui se présentent encore devant nous. De ce point de vue, cet anniversaire est une opportunité pour jeter les bases du renforcement des fondements de cette organisation’’ fait-il observer. Dans cette optique, le ministre Agbénonci a insisté sur trois priorités politiques à savoir : promouvoir un multilatéralisme qui produit des résultats, assurer le maintien de la paix par la diplomatie préventive, et accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030. En effet, explique-t-il, alors que de plus en plus de gens émettent des doutes sur les vertus du multilatéralisme et remettent en cause l’efficacité des Nations Unies, la délégation béninoise réaffirme sa conviction que l’ordre multilatéral fondé sur des règles est la seule garantie pour renforcer la stabilité et la paix internationales et que les défis communs ne peuvent trouver de solution durable qu’à travers la coopération internationale. Dans cet ordre d’idées, le Bénin salue l’initiative de l’Alliance pour le multilatéralisme, lancée en 2019. Il promeut un multilatéralisme efficace à travers des initiatives concrètes et des partenariats orientés vers des résultats. Pour mieux assurer le maintien de la paix par la diplomatie préventive, le ministre Aurélien Agbénonci trouve que la prévention des conflits doit demeurer au centre des priorités de l’Onu. Il a salué les nombreuses initiatives lancées par les Nations Unies depuis sept décennies dans ce domaine. Par ailleurs, l’engagement du secrétaire général des Nations Unies qui a fait de la culture de la prévention une priorité de son mandat mérite aussi d’être relevé. Le chef de la diplomatie béninoise a invité tous les Etats membres, les organisations régionales et sous-régionales à renouveler leur engagement politique afin de rendre la prévention et le règlement des conflits possibles. La troisième priorité politique de la délégation béninoise reste l’accélération de la mise en œuvre de l’Agenda 2030. ‘’Alors que nous amorçons la décennie d’action pour la concrétisation des Objectifs de développement durable (Odd) dans un contexte de crise sanitaire, signale le ministre Aurélien Agbénonci, je voudrais insister sur le fait que leur réalisation effective, en particulier dans ce contexte, requiert la mobilisation de ressources financières adéquates et un partenariat international revitalisé’’. Pour conclure, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a réaffirmé sa confiance en cette organisation commune qu’est l’Onu. Selon lui, cette organisation constitue toujours un merveilleux outil dans les mains de l’humanité pour faire avancer le bien commun. ‘’Il ne tient qu’à nous de lui donner les moyens de se renforcer et de contribuer à l’avènement d’un système de gouvernance mondial plus inclusif’’ souligne-t-il. Actualités 22 sept. 2020


Audience au ministère de la Communication et de la Poste: Me Alain Orounla échange avec une délégation de l’Arpeb
Des responsables de l’Amicale des retraités de la presse écrite du Bénin (Arpeb) étaient au cabinet du ministre de la Communication et de la Poste, vendredi 18 septembre dernier. La délégation conduite par le président de l’Arpeb, Noël Allagbada, est allée rendre une visite de courtoisie et de prise de contact à Me Alain Orounla. Par la même occasion, des préoccupations majeures liées à la vie des médias et de l’Arpeb ont été abordées. Vendredi dernier, à son cabinet, le ministre de la Communication et de la Poste, Me Alain Orounla, a reçu en audience une délégation de l’Amicale des retraités de la presse écrite du Bénin (Arpeb) conduite par son président, Noël Allagbada. Au sortir de l’audience, l’ancien directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a confié que lui et quelques responsables de l’Arpeb sont allés rendre une visite de courtoisie et de prise de contact à l’autorité ministérielle. « Depuis que le ministre a été nommé, nous n’avons pas eu l’honneur de le rencontrer. Nous lui avions écrit pour lui présenter nos vœux de plein succès. Il a estimé qu’il devrait nous rencontrer pour que nous échangions en tête-à-tête. Donc, nous sommes venus aujourd’hui pour lui présenter l’amicale, ses objectifs, ses membres et certaines préoccupations que nous avons », a déclaré Noël Allagbada. « Je dois dire que cette rencontre a tourné à une véritable séance de travail au cours de laquelle nous avons eu à échanger avec lui sur la vie des médias au Bénin, le problème qui se pose et surtout quelle vision nous avons, par rapport à nos expériences », a-t-il poursuivi. Noël Allagbada exprime, par ailleurs, sa satisfaction par rapport à l’issue de cette rencontre et à la qualité des échanges avec Me Alain Orounla. « Nous sortons vraiment très réconfortés de cette rencontre avec le ministre qui nous a fait part de sa vision et des actions qu’il est en train de poser pour que la presse béninoise soit vraiment une presse compétitive et au service du développement du pays », a-t-il fait savoir. Doléances L’ancien vice-président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) fait également part des préoccupations liées à l’Arpeb et à certains de ses membres que la délégation a portées à l’attention du ministre Orounla. « De façon précise, nous avons un problème administratif qui est celui des traitements entre les journalistes de la presse écrite et ceux de la presse audiovisuelle. Donc, nous lui avons exposé nos préoccupations par rapport à cela. Nous avons aussi abordé le dossier de certains de nos membres que nous considérons comme des pionniers de la presse écrite au Bénin, qui sont là depuis les années 60, mais qui n’ont pas pu bénéficier de leur inscription dans les Ordres nationaux. Ils n’ont pas eu de décoration alors qu’ils ont fini leur carrière sans qu’on ne leur reproche rien », déclare Noël Allagbada. A ce propos, le président de l’Arpeb informe que le ministre de la Communication et de la Poste a pris bonne note de cette préoccupation et a estimé qu’effectivement, la situation a l’air d’une injustice mais qu’il verra ce qui peut être fait pour corriger le tir n Par Ariel GBAGUIDI & Lynda AZA-GNANDJI (Stag.) Actualités 21 sept. 2020


Audience à la Haac: Moretti échange avec une délégation de la Jama'at islamique Ahmadiyya
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu à son cabinet, ce mardi 15 septembre, une délégation des responsables de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin et du collectif des anciennes enfants de troupes du Lycée militaire des jeunes filles de Natitingou. Après les civilités, le président de la Haac et ses hôtes se sont retrouvés à huis clos pendant une cinquantaine de minutes. Au sortir de l’audience, le président de la Jama’at islamique Ahmadiyya, Qamar Ahmad, a déclaré qu’au cours de cette audience, la délégation qu’il conduit a discuté des projets actuels plombés par le Covid-19 et des réalisations futures de son association, avec le premier responsable de la Haac. « En raison de la situation liée au coronavirus, nous n’avons pas pu achever certains de nos projets dans le secteur de la santé, de l’eau et de l’aide humanitaire...», a indiqué Qamar Ahmad qui espère, selon ses dires, boucler bientôt les réalisations en question. En outre, l’Amir de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin annonce d’autres actions futures, notamment dans le secteur de la santé. Celles-ci ont trait aux opérations gratuites de la cataracte et plein d’autres œuvres sociales et humanitaires. Le moment venu, la population y sera conviée, assure-t-il.   Actualités 16 sept. 2020


Valère Houssou, directeur général du Fnda: « Le secteur agricole a besoin de 2374 milliards pour 2021-2030 »
Sept banques et quinze systèmes financiers décentralisés (Sfd) ont signé, mardi 8 septembre dernier à Cotonou, des conventions avec le Fonds national de développement agricole (Fnda) pour financer le monde agricole. A l’occasion, Valère Houssou, directeur général du Fonds a expliqué les tenants et les aboutissants de ce partenariat qui vise à booster les filières prioritaires, lesquelles nécessitent quelque 2374 milliards F Cfa pour la période 2021-2030. La Nation : Quelle est la place de l’agriculture dans l’économie béninoise ? Valère Houssou : Sept Béninois sur dix vivent de l’agriculture, parce qu’elle occupe 70 % de la population active et contribue à 34 % du Produit intérieur brut (Pib). Depuis l’avènement du gouvernement du Nouveau départ, le Bénin a opté pour la territorialisation de son agriculture. Le pays a été scindé en sept pôles de développement agricole (Pda) gérés par les Agences territoriales de développement agricole (Atda), lesquelles sont chargées de la promotion et du développement d’un certain nombre de filières prioritaires. Pour l’ensemble des sept Pda, nous avons une dizaine de filières prioritaires que sont : le coton, l’ananas, l’anacarde, le riz, le soja, le maïs, le palmier à huile. Chacune de ces filières est dotée d’un programme national de développement qui définit clairement la structuration de cette filière ainsi que les différents maillons puis les niches d’opportunités et d’investissement pour ceux qui pourraient s’intéresser à cette filière. Quel est le rôle du Fonds national de développement agricole (Fnda) dans le financement des programmes de développement des filières ? Le Fnda est l’instrument public majeur de financement du secteur agricole conçu dans le cadre du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2017-2025) et consacré par décret n° 2017-304 du 21 juin 2017. Le Programme d’action du gouvernement (Pag) a positionné le Fonds comme le catalyseur de l’investissement privé dans le secteur agricole. Pour l’ensemble des filières au regard du diagnostic qui a été fait, pour la période 2021-2030, le besoin de financement est évalué à 2374 milliards F Cfa.C’est dire que la prochaine décennie est celle de l’investissement massif dans le secteur agricole. Pour les institutions financières, il y a donc une opportunité à saisir et le Fonds national de développement agricole est là pour y aider. Il apparaît ainsi comme une opportunité de croissance pour le portefeuille agricole des banques et des systèmes financiers décentralisés. Comment est structuré le Fnda ? Le Fnda est structuré autour de trois guichets. Le premier s’intéresse aux investissements agricoles sous forme de subventions. Le deuxième, c’est celui des subventions aux services non financiers : renforcement des capacités, accès aux marchés. Le troisième guichet est celui de la facilitation aux services financiers. Lors de sa séance du mercredi 29 juillet dernier, le Conseil des ministres a décidé d’un certain nombre de mesures spécifiques et incitatives au profit du secteur agricole pour atténuer les effets de la pandémie du Covid-19. De quoi s’agit-il concrètement ? Les mesures prises concernent exclusivement le Guichet 3 relatif à l’accès aux services financiers et consistent en un abondement de 100 milliards F Cfa. C’est une première dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). En ce sens que c’est pour la première fois qu’un fonds public dédié à l’agriculture va directement refinancer les banques et les Sfd qui seraient à court de ressources. Les mesures se déclinent en trois volets correspondant chacun aux trois sous-guichets du Guichet 3 du Fnda. La première mesure, c’est le refinancement des banques et des Sfd à un taux de 2 % l’an et ces institutions s’obligent à opérer une sortie au profit des bénéficiaires au taux plafond de 12 %. Bien entendu, c’est pour venir au secours des banques et Sfd qui seraient en difficulté de ressources face aux besoins de financement du secteur. La deuxième, c’est le fonds de garantie doté d’un montant de 35 milliards F Cfa qui garantit à hauteur de 50 % les prêts que les banques et les Sfd seraient amenés à faire au profit des producteurs agricoles. Et enfin la troisième mesure, c’est la bonification du taux d’intérêt par laquelle désormais les bénéficiaires vont accéder à un taux plafond de 2 % des crédits mis en place. Ce guichet est doté d’un approvisionnement de 15 milliards F Cfa. Pour ce qui est de la mesure de bonification du taux d’intérêt de 2 %, les bénéficiaires éligibles sont ceux qui vont présenter des besoins d’investissement ou des opérations d’achat d’équipements ou d’intrants agricoles pour la revente. Les montants plafonds sur lesquels les bonifications vont porter sont de 500 millions F Cfa au niveau des banques et 30 millions au niveau des Sfd. La durée maximale de bonification est de cinq ans. Là, il faut distinguer la durée de bonification du prêt. Un prêt peut avoir une durée de cinq ans, mais on peut décider de faire la bonification sur deux ans, la bonification dépendant à la fois de la nature du projet et de la décision du comité d’évaluation. Dans le partenariat, qu’est-ce qui est attendu des banques ? Ce qui est attendu des sept banques qui se sont engagées avec le Fnda, c’est le financement des petites et moyennes entreprises et industries (Pme et Pmi) agricoles. Il y a un certain nombre de dossiers que ces dernières devront monter. Le Fnda veillera à la bonne qualité du plan d’affaires, des états financiers et un encadrement assuré par les structures d’appui et d’encadrement (Sae) mises en place par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Les montants convenus avec les banques varient d’une banque à une autre en fonction de sa politique. Le montant plafond est fixé à 500 millions F Cfa pour la Pme ou Pmi qui s’adressera à la banque. Le taux maximum est de 9 % l’an. Et la durée du prêt sera de cinq ans. Il est demandé que nous soyons souples dans les calendriers de remboursement qui devront s’adapter aux calendriers agricoles et aux réalités des produits que chaque bénéficiaire apporte à la banque. Quid des 15 Sfd partenaires ? Pour les systèmes financiers décentralisés partenaires, ils se positionnent sur le financement des petits producteurs et exploitants pour des montants plafonds de 30 millions F Cfa par demandeur. Le taux plafond est de 12 % l’an et la durée maximale de remboursement est fixée à trois ans. Là aussi, les calendriers de remboursement doivent s’arrimer à la politique de chaque institution et aux calendriers et produits agricoles. Qu’apporte le Fnda alors ? Le Fnda apporte d’abord des ressources sous forme de refinancement intégral à un taux de 2 %, pour couvrir les risques de liquidité auxquels les banques et les Sfd pourraient être confrontés. Le Fonds garantit les prêts des clients à 50 %. Ensuite, nous apportons l’encadrement pour les Pme/Pmi agricoles qui vont se présenter auprès des banques via les structures d’appui et d’encadrement (Sae) et les cabinets comptables pour rassurer de la qualité de l’information financière produite par ces demandeurs de crédit. Pour les petits producteurs, nous avons l’encadrement via des cabinets d’Ong agréés par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) qui sont déjà dans ce domaine d’activité. En quoi consiste le processus d’accès des bénéficiaires ? Le processus d’instruction des dossiers implique les trois types d’acteurs à savoir les bénéficiaires, les institutions financières et le Fnda. Le bénéficiaire monte son dossier avec l’appui d’une Sae ou d’un cabinet et dépose dans une banque ou un Sfd partenaire de son choix. L’institution financière instruit le dossier, en prenant en toute liberté la décision de financement puis saisit le Fnda sur le dossier qui l’intéresse. Le Fnda qui a déjà fait un travail suffisant en amont sur le bénéficiaire met en place la garantie et conforte la banque ou le Sfd à décaisser le crédit au profit du producteur. Economie 16 sept. 2020


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