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Nouvelles

Législatives 2023 : 3e round pour la guerre de leadership Up-Br
Rien ne préfigure une confirmation de l’hégémonie de l’Union progressiste (Up) aux prochaines législatives. Ce qui ouvre la perspective à un 3e round pour la guerre de leadership entre l'Up et le Bloc républicain (Br). Vainqueurs des législatives de 2019, les partis Union progressiste (Up) et Bloc républicain (Br) ont été, quelque peu, contraints au partage des suffrages aux communales 2020, avec Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Ces deux formations politiques soutenant les actions du chef de l’Etat, se livrent, en dépit de leur suprématie dans l’arène depuis l’avènement de la réforme du système partisan, à une bataille rangée pour le titre de leader. Et dans la perspective des prochaines législatives, un scrutin qui installera la 9e mandature, la dernière avant la fin du second quinquennat de Patrice Talon, l’adversité politique fera rage. La bataille pour les 109 sièges à répartir dans les 24 circonscriptions électorales suscitera plus d’appétit que tous les scrutins législatifs organisés sous le renouveau démocratique. D’une part, parce que le nombre de députés passera de 83 à 109, et d’autre part, ces élections seront déterminantes dans la bataille future de la présidentielle de 2026. Au-delà de la question de parrainage que requiert le scrutin présidentiel, et qu’il faudra décrocher au parlement ou/et à la tête des communes, la place de leader sur l’échiquier politique national est aussi un enjeu majeur. Certes, d’autres formations politiques entreront dans l’arène pour la compétition en 2023, mais il va falloir qu’elles franchissent la barre des 10 % de suffrages exprimés au plan national pour prétendre au partage des sièges. Bataille pour le contrôle du Parlement Le code électoral est formel sur la question. Selon l’article 146, seules les listes ayant recueilli au moins 10 % des suffrages, valablement exprimés au plan national, sont éligibles à l’attribution des sièges. Au terme des élections législatives du 28 avril 2019, la Cour constitutionnelle a attribué 47 sièges à l’Union progressiste et 36 au Bloc républicain, sur un total de 1 353 955 votants. A l’issue des communales et municipales du 17 mai 2020, la Commission électorale nationale autonome (Cena) a réparti les suffrages, le 21 mai, entre l’Union progressiste (39,97 %), le Bloc républicain (37,38 %) et Force cauris pour un Bénin émergent 14,98 %. Ainsi, lors des deux dernières élections, l’Up a affirmé son leadership au détriment du Br qui depuis, s’investit davantage pour inverser la tendance. La vague d’adhésions récemment enregistrées par les deux partis politiques, tant au niveau des conseils communaux, que des mouvements et associations, témoigne de l’intensité de la guerre froide. Au niveau des militants du Br, l’on se réjouit encore du ralliement de l’Union pour le développement d’un Bénin nouveau (Udbn) de l’honorable Claudine Prudencio. L’Union progressiste de son côté, continue d’élargir ses bases et n’a pas encore dit son dernier mot. La compétition s’annonce donc palpitante pour le contrôle du Parlement en 2023. Actualités 23 mars 2022


Police béninoise : Soumaïla Yaya déplore des déviances et met en garde
Des agents de la Police républicaine se laissent aller à des comportements peu orthodoxes. L’information est remontée jusqu’au directeur général de la Police, Soumaïla Yaya, qui a tapé du poing sur la table à travers une note de service en date du 18 mars 2022. Retard et absence non justifiée, tenue non correcte sur le lieu de travail et aux heures de service. Aussi, des fonctionnaires de Police transforment leur lieu de travail en dortoir, passent leur temps sur les réseaux sociaux ou utilisent les ordinateurs pour suivre des films pendant les heures de travail, au mépris des tâches qui leur sont confiées. Soumaïla Yaya déplore ces pratiques contraires à l’éthique et à la déontologie, et qui, martèle-t-il, ne sauraient être tolérées plus longtemps, car leurs auteurs s’exposent désormais à des sanctions disciplinaires. Il invite, à cet égard, tous les directeurs techniques, les commandants centraux, les directeurs départementaux, les chefs de service et d’unité à veiller à l’application stricte de la note de service et à prendre leur responsabilité en cas de défaillance.   Estelle VODOUNOU (Stag.) Actualités 22 mars 2022


Carte postale / Trésor royal restitué : le trône de Glèlè, plus lourd objet exposé
Avue d’œil , le trône d’apparat du roi Glèlè sculpté en bois n’a pas l’air d’un objet lourd. C’est une illusion bien évidemment, car cette œuvre pèse 136 kg, soit 6 kg de plus que le trône de Guézo, et mesure 1,88 mètre de hauteur, soit 0,11 mètre de moins que celui du roi Guézo. Le trône de Glèlè est donc l’objet le plus lourd des 26 trésors royaux rapatriés de France. Imposant, il l’est aussi. Le trône d’apparat du roi Glèlè entre dans la même logique que celui de son père Guézo, dévoilé dans le précédent numéro de Carte postale. « Ici, vous retrouvez contrairement au trône de Guézo, quatre piliers qui portent le siège central. Entre le siège et le socle, c’est-à-dire le support totalement en bas, il y a deux niveaux sous forme d’étage. Le premier niveau, juste après le socle, c’est un tronc bien sculpté avec des formes variantes de symboles. Tout comme celui de Guézo, vous retrouvez des plaques métalliques en cuivre et en argent. Au dernier niveau, juste avant le siège central, vous avez un vide avec des éléments géométriques, et le symbole de Glèlè, c’est-à-dire le lion de part et d’autre du trône », décrit Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. Sur le trône de Glèlè, l’on retrouve également des pigments. A travers le trône d’apparat et d’autres trônes et biens, le roi montre l’immensité de sa richesse. En effet, ces trésors royaux sont montrés au peuple et aux visiteurs lors des grandes cérémonies. Ce trône d’apparat n’est pas utilisé couramment par le roi. Il ne sort que lors de la cérémonie dite «Atô ». « C’est une cérémonie importante au cours de laquelle le roi distribue des cadeaux au peuple, aux soldats méritants, etc. Il ne s’agit pas d’un trône utilisé quotidiennement par le roi… », confirme Calixte C. B. Biah. D’autres sources ajoutent que ce trône était installé sur une estrade qui permettait au roi de surplomber la foule et de distribuer les présents à ses sujets. Le roi Glèlè a régné de 1858 à 1889. Les spécialistes estiment alors qu’il est fort probable que ce trône ait été sculpté en cette période. De plus, ils indiquent qu’il est probable que ça soit les mêmes artistes ou familles d’artistes spécialisés qui ont fabriqué les trônes de Guézo et de Glèlè. Ce trône d’apparat du roi Glèlè est l’objet qui a le plus retenu l’attention du recteur de l’Université d’Abomey-Calavi lors de la visite des responsables des rectorats et chefs d’entités des Universités publiques du Bénin, vendredi dernier. La beauté et la finesse de l’œuvre poussent certains d’entre eux à se demander comment et dans quelles conditions ces objets ont été sculptés à l’époque. L’autre question qu’ils ont adressée à la médiatrice culturelle du jour est de savoir comment le roi fait pour s’installer sur un si haut trône afin de distribuer des présents. Selon la réponse de la guide, le trône était recouvert, et il y avait un mystère sur la façon dont le roi s’installe sur son trône d’apparat puisque le roi était comme un être suprême.   Actualités 22 mars 2022


Afrique : Le Soudan au bord de la crise alimentaire ?
Alors que son économie est déjà mise à mal par les sanctions internationales consécutives à sa situation politique et la baisse de la valeur de sa monnaie locale, le Soudan doit désormais aussi faire face aux conséquences de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Khartoum dépendant de Kiev et de Moscou pour ses importations de blé. C’est tout sauf une bonne nouvelle pour un pays où le prix du pain a déjà été multiplié par dix ces derniers mois. «Le Soudan est dans une position particulièrement vulnérable, car 86 à 87 % de ses importations de blé proviennent de la Russie et de l’Ukraine, il pourrait être confronté aux difficultés d’approvisionnement. Vous devrez probablement vous procurer le blé ailleurs et, par conséquent, tous ceux qui importent du blé de Russie et d’Ukraine, comme le Liban, l’Egypte ou la Jordanie, devront probablement se tourner vers les États-Unis, l’Australie ou l’Europe, et tout le monde joue à la spéculation.», a déclaré David Wright, directeur des opérations de l’organisation caritative Save the Children. A Khartoum, donc, la nouvelle inquiète alors que plus de 14 millions de Soudanais auront besoin d’aide alimentaire cette année selon l’Onu. « Notre travail sera affecté puisque les familles seront dans une position très vulnérable. Lorsque les familles sont sous pression, et particulièrement pendant une longue période, elles ont recours à des stratégies d’adaptation négatives, comme retirer leurs enfants de l’école, leur orientation vers le marché du travail, ou par exemple pour leurs filles, leurs adolescentes, on pourrait assister aux mariages forcés.’’, explique David Wright, Les 3, 3 millions de déplacés du Darfour sont les plus exposés à la crise alimentaire en cours. Mais le pays accueille également plus d’un million de réfugiés qui ont fui les conflits au Sud-Soudan, en Éthiopie, en Erythrée et dans d’autres pays, selon les chiffres des Nations unies. Africanews International 22 mars 2022


Programme de mentorat sur le projet « Plan pour les filles » : 120 mentors pour accompagner les jeunes dans les Collines
Les communes de Dassa, Savalou, Glazoué et Bantè ont accueilli, vendredi 18 mars dernier, le lancement du programme de mentorat sur le projet Plan pour les filles. Désormais des conseillers éducateurs des jeunes filles vulnérables, ces mentors ont été officiellement investis dans leur nouveau rôle au cours des cérémonies organisées simultanément dans ces quatre communes des Collines. Ils sont 38 à Dassa-Zoumè, 38 à Savalou, 26 à Glazoué et 18 à Bantè, soit un total de 120 mentors dont 60 femmes à être investis, vendredi dernier dans les Collines. En effet, le programme de mentorat est mis en œuvre dans 60 villages bénéficiaires qui sont répartis dans ces quatre communes des Collines. Les mentors sont des hommes et femmes identifiés au niveau de leurs villages par les jeunes filles et garçons à raison de deux mentors par village. Leurs choix ont été validés par les conseils villageois. Ils ont bénéficié de plusieurs renforcements des capacités. « Ils ont été formés sur la politique de protection et de sauvegarde des enfants et jeunes de Plan International, la politique de protection des données et le respect de la confidentialité, le genre et l’inclusion, les violences basées sur le genre, l’approche de mentorat communautaire, adaptée aux adolescents et jeunes. Toutes ces formations ont été conduites par les Ong de mise en œuvre, Dedras, Racines et Plan International Bénin. Les mentors ont été également formés sur l’éducation à la santé sexuelle par les personnes ressources de l’Institut national d'ingénierie de formation et de renforcement des capacités des formateurs (Inifrcf) et l’Institut national pour la formation et la recherche en éducation (Infre) », a fait observer Tabitha Damassoh, responsable à Dedras-Ong, lors de la cérémonie de lancement de ce programme à la mairie de Glazoué. Etroites relations entre mentors et "mentorés" Le programme de mentorat sur le projet "Plan pour les filles" est financé par le gouvernement du Canada à travers Affaires mondiales Canada. Il offre aux jeunes de 10 à 24 ans la possibilité d’avoir une ou un ami qui leur sert de guide, à qui ils peuvent parler et avec qui ils ou elles peuvent partager leurs expériences de vie et même des secrets. Grâce à des rencontres régulières, une relation étroite se tisse entre le mentor et la personne "mentorée". De façon générale, ce programme de mentorat exige deux rencontres régulières par mois, d’une durée de 1 à 2 heures, et un engagement sur douze mois. C’est dire que le mentorat est un moyen concret d’encadrement susceptible de favoriser le développement personnel des jeunes à travers le transfert des connaissances et d’expériences de personnes adultes reconnues pour leur savoir-faire. Le mentorat facilitera une meilleure orientation des jeunes filles et garçons dans leur vie sociale et milieu de travail, développera chez ces derniers des attitudes positives et proactives pour qu’ils/elles abordent mieux leur futur. En lançant officiellement ce programme à la mairie de Glazoué, Elsie Sègla, chef projet Plan pour les filles, a rappelé le besoin en informations et conseils sur la santé sexuelle et reproductive, sur les droits et devoirs de l’enfant et sur l’accompagnement dans divers domaines spécifiques. Elsie Sègla est convaincue que ce programme de mentorat sera avantageux autant pour les jeunes filles/garçons en termes d’acquisition de savoir, savoir-être et savoir-faire, en même temps qu’il offrira l’opportunité aux mentors de découvrir de nouveaux aspects dans leur rôle de parents et d’éducateurs et de faire valoir leur leadership. Cependant, avertit-elle, un tel programme a beaucoup d’exigences, en particulier la disponibilité du mentor, la confiance, la confidentialité et le respect mutuel. Cette exigence est reconnue par le porte-parole des mentors, Médard Tchegnonsi, qui prend l’engagement d’honorer la confiance placée en eux. Gilles Houndolo, maire de Glazoué, a donné son onction à ce programme qui prend en charge les jeunes vulnérables de Glazoué et environs qui ont surtout besoin de cette béquille pour tenir droit face aux déviances de la société. Société 22 mars 2022


Trésors royaux et œuvres contemporaines : Les responsables des Unb revisitent l’histoire
L’exposition Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui a accueilli, ce vendredi 19 mars, les hauts responsables des Universités nationales du Bénin (Unb). Ils sont repartis impressionnés par la finesse et l’histoire des œuvres. A la quatrième semaine de son ouverture au public, l’exposition diptyque reçoit les hauts responsables des Universités nationales du Bénin (Unb). Ils ont décidé de sacrifier leur journée du mercredi 19 mars pour une bonne cause : voyager 130 ans en arrière dans l’histoire de l’ancien royaume de Danxômè à travers les 26 trésors royaux restitués. La mobilisation est générale. Aucun membre des équipes dirigeantes des entités des Unb n’a voulu se faire conter l’exposition Art du Bénin. « On dit souvent qu’il vaut mieux voir une fois que d’en entendre parler plusieurs fois. C’est dans ce cadre que les universités publiques du Bénin se sont mobilisées aujourd’hui pour voir les trésors royaux ramenés de la France », souligne Félicien Avléssi, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Comme à l’accoutumée dans cette exposition, la délégation est scindée en plusieurs groupes pour faciliter la visite. Ainsi, les universitaires ont découvert les 26 trésors royaux et leur histoire intrinsèque. Ils sont fiers et admiratifs des œuvres. Joyeux, ils adressent des questions de curiosité aux médiateurs culturels, prennent des photos à n’en point finir. Les blagues et éclats de rires rarement visibles dans les bureaux et amphithéâtres, sont autant de faits qui témoignent de leur état d’âme. « J’avoue que je suis impressionné. Quelqu’un comme moi, né à Abomey, élevé dans le palais royal du roi Akaba et qui connait à peu près l’histoire, j’avoue que je suis impressionné… J’avoue que j’ai un sentiment de fierté…», affirme le recteur de l’Uac au terme de la visite guidée. Mais il n’est pas le seul à être séduit. Bruno Djossa, recteur de l’Université nationale d’agriculture (Una), Joachim Gbénou, recteur de l’Université nationale des Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (Unstim) d’Abomey et Bertrand Sogbossi Bocco, recteur de l’Université de Parakou (Up) et la communauté universitaire présente sont tout aussi impressionnés. « Je suis tellement émerveillé. Ça vaut vraiment la peine d’effectuer le déplacement depuis Porto-Novo pour visiter ces œuvres… », indique Bruno Djossa. « C’est un sentiment de satisfaction qui m’anime parce que ça permet de réécrire l’histoire, la vraie histoire... », assure Joachim Gbénou. « En tant qu’héritier, petit-arrière-fils de l’espace que nous célébrons, vous comprenez l’émotion de nous replonger dans l’histoire, dans cette culture qui est la nôtre en revisitant tout ce que nous avons vu cet après-midi… », lâche Bertrand Sogbossi Bocco. Pour le recteur de l’Uac, ces œuvres entrent encore dans l’histoire et il est important que les jeunes générations se les approprient. Parmi les 26 œuvres, le trône du roi Glèlè est l’objet qui a le plus retenu l’attention de Félicien Avléssi. « C’est naturel, c’est impressionnant. Tout ce qu’on me racontait dans mon enfance, j’ai pu les voir. Ce trône m’a vraiment marqué… », confie-t-il. Les visiteurs du jour ont trouvé l’histoire de ces œuvres tellement vivante, poignante et parlante au point où certains enseignants ont déjà pensé à des sujets d’examen en amphi sur quelques-uns de ces trésors royaux. Par ailleurs, les universitaires félicitent le chef de l’Etat pour son implication personnelle, son courage et sa détermination ayant abouti au rapatriement des 26 œuvres. Ils saluent également les efforts du gouvernement et toute la diplomatie mise en branle afin que ces œuvres reviennent au bercail. Contribution scientifique Quel apport scientifique pour une meilleure compréhension du retour à la source de ces trésors royaux et leur histoire intrinsèque? La question a traversé l’esprit des universitaires, vendredi dernier. « Le président Patrice Talon est passé au concret du retour à la source. Il nous revient, nous universitaires, de mener toutes les réflexions nécessaires à une meilleure compréhension de ce retour à la source », indique le recteur Bertrand Sogbossi Bocco. « Donc, une manière de lui dire merci, c’est de jouer notre partition en termes de réflexions qui vont réunir et chercheurs et acteurs du monde scientifique, culturel et politique pour réfléchir à nouveau et peut-être éclairer les points d’ombre qu’il reste à éclairer », suggère-t-il. Il est à préciser qu’après les trésors royaux, les universitaires ont aussi visité les œuvres d’art contemporain. Là aussi, ils ont loué le génie créateur de l’ensemble des artistes. Après cette visite des équipes rectorales et des chefs d’entités des Unb, suivra le tour des enseignants et étudiants. Les responsables et autres cadres du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sont annoncés au palais de la Marina pour cette même virée dans l’histoire de l’ancien royaume du Danxômè. Actualités 22 mars 2022


En prélude à la Cop15 : conclave sur l’état de la désertification et stratégies d’adaptation
Afin de réduire l’avancée de la désertification, de renforcer la résilience aux changements climatiques, et en prélude à la participation du Bénin à la Cop15, la Plate-forme des acteurs de la société civile au Bénin (Pascib) en partenariat avec l’Ong belge Iles de Paix et l’Obepab, ont organisé les 17 et 18 mars Dassa-Zoumè, un atelier de concertation multi-acteurs pour élaborer un plaidoyer commun de la société civile béninoise sur les liens terre, biodiversité et climat. Le but visé par les travaux de Dassa est de contribuer à répondre à la question sur la part de l’agro-écologie dans les solutions à envisager face aux effets de la désertification et à la perte de la biodiversité. Il a été question, durant ces deux jours, de cristalliser l’attention des acteurs sur les enjeux du changement climatique et la gestion durable des terres. Puis, d’engager avec les acteurs pertinents - les chercheurs, universitaires, secteur public, secteur privé, organisations de la société civile, partenaires au développement - des réflexions sur les meilleures stratégies à promouvoir pour répondre à la problématique posée. « Dans quelle mesure l’agro-écologie et la gestion durable des terres peuvent-elles être considérées comme solutions pertinentes face à la perte de diversité biologique ? » Pour répondre aux préoccupations, trois grandes thématiques ont fait objet de communications. Il s’agit de Etat des lieux de la désertification au Bénin ; Stratégies d’adaptation au changement climatique et Renforcement de la gouvernance des systèmes alimentaires. A l’avant-garde des combats citoyens des acteurs de la société civile au Bénin, la Pascib est bien présente dans la gouvernance et les enjeux de développement. A preuve, elle s’est engagée, à travers le projet Benkadi pour l’adaptation du secteur agricole et des ressources en eaux aux changements climatiques au Bénin. S’inscrit dans cette vision le conclave de Dassa, qui a regroupé du jeudi au vendredi dernier une trentaine d’acteurs béninois pour mener la réflexion sur les défis liés à la lutte contre la désertification. Il s’agit aussi pour le projet Benkadi d’appuyer l’appropriation par les Osc, des préoccupations liées aux questions d’Abe avec un focus sur l’agro-écologie et la gestion durable des terres. A cet effet, l’ambition est de mettre l’agro-écologie au cœur de l’agenda de la lutte contre la désertification et la dégradation des terres, en partageant et en mettant en commun les résultats des actions menées par l’Etat béninois, la société civile et la recherche. Réduire l’avancée de la désertification Les échanges ont permis aux participants d’apprécier la situation au Bénin. Elle se caractérise par la prise de conscience de la nécessité de réduire l’avancée notable de la désertification, de renforcer la résilience aux changements climatiques, de préserver l’environnement et la santé humaine. Toutes choses qui ont donné naissance à plusieurs initiatives et des mouvements d’agriculture écologiquement responsable sous diverses dénominations: agriculture écologique, durable, biologique, équitable. Ces initiatives s’exécutent pour un développement de l’agro-écologie et cherchent à influencer les politiques publiques de développement agricole fondées sur les systèmes conventionnels. Si au début, les efforts étaient menés de façon marginale et éparse, de nos jours, on note une certaine mutualisation des efforts de plusieurs acteurs publics et privés pour créer une synergie d’actions. Toutefois, les participants ont fait le triste constat que le Bénin manque de données fiables sur la désertification. Ils ont déploré que « les quelques données qui existent ont été collectées en 2010 mais ne sont malheureusement publiées qu'en 2017, ce qui n'est pas propice à la prise de décision ». Les participants ont également mis le doigt sur un manque de complémentarité entre les acteurs, qui ne permet pas d'avoir une position claire lors d'événements internationaux. L'accès au financement a également été abordé et les participants ont fortement suggéré de s'appuyer d'abord sur leurs les forces endogènes avant de rechercher des ressources extérieures supplémentaires. Les efforts de lutte contre la désertification sont nombreux dans le pays avec de très bons résultats, mais la capitalisation et la valorisation de ces acquis restent un véritable problème. Il est à signaler que les réflexions des Osc menées à Dassa ont débouché sur une position à verser aux travaux des prochaines Cop15 d’Abidjan en Côte d’Ivoire et de Montpellier en France. Société 21 mars 2022


Couverture vaccinale contre la Covid-19 : 47,50 % dans le Borgou contre 28,8 % pour l’Alibori
Au nombre des communications présentées au cours de leurs conférences administratives départementales respectives, mercredi 16 mars dernier, à Parakou et à Kandi, le Borgou et l’Alibori ont fait le point de la campagne de vaccination contre la Covid-19. Au regard des chiffres enregistrés, il n’est pas question de baisser la garde. Dans le Borgou et l’Alibori, on connait désormais les premiers résultats de la campagne de vaccination initiée dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. L’occasion a également permis de prendre connaissance des difficultés rencontrées, puis d’envisager les perspectives et les nouvelles orientations à suivre pour atteindre les objectifs fixés. A la date du 13 mars dernier, il ressort que le taux de couverture vaccinale contre cette pandémie dans le Borgou est de 47,50 %. Ce qui lui permet, suivant le critère de « la performance vaccinale », de passer du 11e au 8e rang dans le classement des 12 départements. Dans les six communes de l’Alibori, le point partiel de la même campagne révèle qu’il y a eu au total 299 052 doses de vaccin administrées. Soit 54,5 % comme taux de couverture par rapport à la prévision au niveau de ce département. Comparé au taux sur le plan national qui est de 34,83 %, l’Alibori aura fait 28,88 % de vaccination de la population contre la Covid-19. La faible implication des comités d’engagement a été déplorée. Comme obstacles, on déplore également les menaces sécuritaires qui règnent dans certaines localités du département, sans oublier l’abandon à leur sort des équipes de vaccination par certains élus locaux sur le terrain. Ce qui n’a pas empêché Karimama et Malanville d’arriver respectivement première et deuxième au tableau, au titre du classement des communes de l’Alibori couvertes. Appréciant le taux réalisé par son département, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a appelé à la poursuite de la sensibilisation des populations sur la vaccination contre la pandémie. C’est en vue d’obtenir un fort taux de couverture vaccinale dans le département. Le même engagement a été pris dans l’Alibori avec le préfet Ahmed Bello Ky-Samah. Pour améliorer la couverture vaccinale, les mesures et actions entrant dans le cadre de la sensibilisation des populations du département vont être maintenues. Ainsi, les populations sont invitées à continuer à se faire vacciner et respecter les mesures de lutte contre le coronavirus. Société 21 mars 2022


Interdiction de la tontine « Adogbè » : une structure de collecte d’épargne prise d’assaut à Parakou
Suite à la décision gouvernementale interdisant la collecte illégale de l’épargne dite « Adogbè » sur toute l’étendue du territoire national, des responsables d’une structure sise au quartier Dépôt, dans le 1er arrondissement de Parakou, ont passé des moments difficiles, vendredi 18 mars dernier. Décidés à se faire rembourser, certains de leurs clients les ont tout simplement assiégés. Craignant de ne pas rentrer en possession de leurs épargnes ou articles auprès d’une structure à Parakou, des clients ont fait passer des heures chaudes à certains de ses responsables, vendredi 18 mars dernier. Ils ont peur de les voir disparaître de la circulation, après la décision prise par le gouvernement d’interdire la collecte illégale de l’épargne dite « Adogbè» sur toute l’étendue du territoire national. Pour se faire rembourser, ils ont tout simplement envahi leurs locaux. En furie, ils réclamaient sans arrêt leurs avoirs. Très déterminés, ils exigeaient que l’on calcule et leur restitue le peu qu’ils ont déposé. Mais dans l’incapacité de donner satisfaction à leurs doléances sur le champ, les agents de la structure leur ont proposé de revenir dans deux semaines. Ce à quoi, ils se sont farouchement opposés. Sur les lieux, il n’y avait aucun responsable de la structure, si ce n’est pas un agent. Ce dernier n’a pas eu le temps de se mettre à l’abri. Malmené dans tous les sens, il se démenait, tentant de calmer la situation. « Avec cet arrêté que le gouvernement a pris, nous ne pouvons plus continuer la collecte sur le terrain auprès des clients », essayait-il de leur expliquer. « Nous ne pouvons pas fuir. Ce matin, nous nous sommes retrouvés pour pouvoir trouver une solution à la situation et aider les clients à s’en sortir, quand ils nous ont subitement envahis », déclare-t-il pour se défendre, tout en comprenant leur désarroi. « Le directeur régional même n’est pas présent. Il est souffrant actuellement et serait hospitalisé. Je ne sais plus ce qu’il faut dire aux clients», poursuit-il, un peu plus loin. En effet, dans certaines localités, cette forme de collecte d’épargne communément appelée «Adogbè» a fait trop de victimes. C’est donc à juste titre que le gouvernement a décidé de siffler la fin de la récréation. Il fallait mettre fin au désordre. Selon l’arrêté interministériel signé le 4 mars dernier, pour s’adonner à cette activité, il y a désormais des formalités à remplir. Société 21 mars 2022


Célébration des 80 ans de l’Afd au Bénin : près d’un siècle au service du développement
En prélude à la célébration de ses 80 ans d’actions au Bénin, l’Agence française de développement a organisé, vendredi 18 mars dernier à Cotonou, une exposition rétrospective des projets accompagnés au Bénin suivie du lancement de l’ouvrage « Les passeurs du développement » et d’une conférence-débat sur le thème « Le défi de l’emploi pour la jeunesse béninoise ». L’Agence française de développement (Afd) célèbre ses 80 ans au Bénin. Depuis sa création en décembre 1941, elle a conservé au cœur de sa mission la lutte contre les inégalités et les injustices dans le monde. Vendredi 18 mars dernier, à travers une exposition rétrospective, elle a voulu illustrer les actions qu’elle a financées et accompagnées au Bénin depuis plusieurs décennies mais aussi mettre en lumière, les femmes et les hommes engagés avec lesquels elle œuvre chaque jour pour essayer d’améliorer les conditions de vie des Béninois. «L’exposition nous emmène donc à travers le Bénin, sur le terrain, au plus près de nos projets et à la rencontre de celles et ceux qui en bénéficient. Elle illustre la richesse de la coopération entre le Bénin et l’Agence française de développement, la diversité sectorielle de nos interventions et la pluralité de nos partenaires», a souligné Jérôme Bertrand Hardy, directeur de l’Afd au Bénin, avant d’évoquer les domaines d’intervention de l’Afd. Il met l’accent sur le projet d’accroissement de la productivité des petites exploitations paysannes, intégrant une culture de rente dans le Zou. Selon Jérôme Bertrand Hardy, depuis le début de l’année 1980, la culture cotonnière a connu un développement exceptionnel au Bénin. Grâce à ce projet mis en œuvre de 1984 à 1990 et à l’accompagnement technique et financier de l’Afd, la culture du coton est devenue une garantie de revenus et la mieux pratiquée sur le terrain. L’Afd, a-t-il ajouté, a participé également à la promotion d’une urbanisation durable et résiliente à travers la construction de l’hôtel « Croix du Sud », et la mise en place d’un programme Hydraulique villageoise des zones lacustres. Le directeur de l’Afd au Bénin revient aussi sur le développement des infrastructures de transport durables à travers la construction, entre 1959 et 1963, du port en eau profonde de Cotonou. Un projet ayant pour objet de transformer Cotonou en un important centre de transit du golfe du Bénin et de favoriser le développement des exportations. La construction à partir de 1993 de nouveaux postes de péage-pesage et la mise en place du Programme de redressement à court et moyen termes de l’organisation commune Bénin-Niger des chemins de fer et des transports font partie des réalisations de l’Afd. Au terme de cette exposition, une conférence-débat sur le thème «Le défi de l’emploi pour la jeunesse béninoise » a été animée par des invités de renom. Occasion pour eux de décortiquer le problème du chômage et du sous-emploi des diplômés de l’enseignement supérieur. Société 21 mars 2022


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