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Nouvelles

Journée internationale de la francophonie : les signes d’un avenir radieux pour l’organisation
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a procédé ce vendredi 18 mars à Cotonou, au lancement de la Journée internationale de la francophonie. Cette année, l’évènement est placé sous le thème, « La francophonie de l’avenir ». La famille francophone du Bénin, à l’instar de celle du monde, entrevoit l’avenir de la francophonie sous de beaux jours. Réunis ce vendredi 18 mars autour de Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les ambassadeurs accrédités au Bénin, responsables d’institutions, personnalités politiques, acteurs du monde culturel…, ont tous renouvelé leur engagement à bâtir une organisation forte et solidaire dans la paix et l’unité. Le thème de cette année, «La francophonie de l’avenir » appréhende ces défis. Il fait focus sur les questions sociopolitique et économique internationales, sanitaire, sécuritaire, numérique, environnemental. « Au-delà de ses misions classiques, la francophonie de l’avenir est celle qui prend langue avec ces défis contemporains qui structurent les nouvelles relations de coopération internationale. La francophonie de l’avenir est celle qui oriente ses actions prioritaires sur les jeunes et les femmes souvent très affectés par les crises sociopolitiques et économiques », apprécie Aurélien Agbénonci. La francophonie fleurit l’arc-en-ciel de la coopération en mille couleurs. En témoigne la mise en place du Groupe des ambassadeurs francophones (Gaf) au Bénin. Ce groupe se veut un instrument au service du renforcement de la démocratie et de la coopération à travers la réflexion et l’action. La vocation du Gaf, souligne son président, Xavier Leblanc, ambassadeur du Royaume-Uni près le Bénin, est de « diriger les travaux vers la création de villes durables », et de bâtir une «francophonie décomplexée sur la scène mondiale », en s’appuyant aussi sur les jeunes. La visibilité permanente de la francophonie Pour Adolphe Kpatchavi, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la francophonie (Cnpf), la visibilité permanente de la francophonie doit être le leitmotiv. Dans ce cadre, la Cnpf assure son cahier des charges avec maestria pour le rayonnement de l’organisation. La francophonie célèbre aussi les arts et la culture. Richard Sogan, chargé de programme à l’Agence nationale de la promotion du tourisme et du patrimoine révèle ce que le Bénin a d’exception dans l’univers culturel et touristique francophone. Selon lui, la politique culturelle du Bénin se matérialise par une série d’actions telles que le Parc national de la Penjari, la Route des Tata, le Palais de Nikki et l’arène de la Gaani, la Route des couvents Vodun, les Palais royaux d’Abomey, la place Toussaint Louverture d’Allada.... Le Bénin compte aussi investir dans les musées et la valorisation de la culture et de l’art pour développer davantage son tourisme. La Francophonie au Bénin, c’est aussi un paquet d’actions qu’exécute le gouvernement. « Le Bénin est étroitement associé à l’initiative du Fonds «Francophone avec elles ». Ce fonds a permis d’appuyer en 2021, huit associations de femmes précarisées par les effets de la Covid-19 avec une enveloppe de 311 454 euros, dévoile Aurélien Agbénonci. Dans le domaine de l’éducation, la coopération entre le Bénin et l’Oif s’est renforcée par « l’inscription du Bénin au Programme de l’Initiative de formation à distance des maîtres (Ifadem), financé par la communauté française de Belgique d’un montant de un million cent cinquante-six mille euros et dont la convention sera signée bientôt », annonce-t-il. L’année 2021 a été également marquée par la restitution et le rapatriement par la France au Bénin, de 26 trésors royaux enlevés dans le palais d’Abomey durant la colonisation en 1891. L’Oif en bref Le 20 mars 1970 marque la date de naissance de l’Agence de coopération culturelle et technique (Acct) devenue Organisation internationale de la francophonie (Oif). Elle est célébrée depuis 1988 par la communauté francophone du monde. L’Oif est forte de trente-et-huit Etats membres provenant des cinq continents. Trois cents millions de femmes et d’hommes sont représentés sur la planète francophone. La francophonie s’engage à repositionner le français à travers le monde. Au Bénin, la Journée internationale de la francophonie est célébrée depuis quelques années sous forme du ‘’mois de la francophonie’’. Société 21 mars 2022


Remise des subventions de l’Etat au mouvement sportif : le gouvernement porte la cagnotte à 1 357 500 000 F Cfa
Etablie comme une tradition depuis quelques années, la remise des subventions aux fédérations sportives, clubs de ligue pro de football, au Comité national olympique sportif béninois (Cnosb) et autres a été effective, vendredi 18 mars dernier à Cotonou. Au cours de cette cérémonie présidée par Oswald Homéky, ministre des Sports, un montant total de 1 357 500 000 F Cfa a été distribué aux bénéficiaires de cet appui destiné au développement des activités sportives. Les fédérations sportives, les clubs de la Ligue pro du Bénin, le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén), le Conseil national des Supporters (Cns) et autres ont reçu, vendredi 18 mars à Cotonou, leurs subventions au titre de l’année 2022. Le montant total de cet appui destiné au financement des activités sportives est passé de 1,153 milliard F Cfa en 2021 à 1 357 500 000 F Cfa en 2022. Ainsi, beaucoup de maillons du mouvement sportif ont vu leurs subventions augmentées. A cette occasion, Bonaventure Codjia, directeur du sport d’élite, se félicite de la mobilisation des acteurs sportifs autour de cette cérémonie qui se tient au lendemain de la levée des restrictions liées au coronavirus. Pour lui, la remise de ces chèques témoigne de la volonté du gouvernement d’aider les athlètes, à travers les fédérations et clubs, à réaliser des prouesses dans les différentes compétitions au plan national et international. « Ce geste témoigne de la vision du gouvernement d’imprimer une nouvelle dynamique au sport dans notre pays », a-t-il déclaré. C’est le lieu pour lui de saluer le président de la République, Patrice Talon, pour avoir créé un environnement propice aux entreprises appelées aux côtés du mouvement sportif national. Aussi, invite-t-il les fédérations, les clubs, les centres de formation et les supporters à la bonne gestion de ces ressources pour continuer à mériter cet appui de l’Etat. Oswald Homéky, ministre des Sports, se réjouit pour sa part d’avoir tenu le pari de l’octroi de ces subventions avant la fin du premier trimestre de l’année. C’est pour lui l’occasion de reconnaître l’ouverture d’esprit des acteurs sportifs qui ont accepté de façon unanime la réforme de la professionnalisation du sport béninois. Le secteur privé à la rescousse A l’en croire, aux niveaux de toutes les fédérations, les choses se sont améliorées ces dernières années. Il se dit heureux de l’accompagnement du secteur privé qui a commencé par faire de plus en plus confiance aux acteurs du mouvement sportif national. Pour lui, fini le temps où les financements et appuis des sponsors et partenaires du secteur privé sont détournés. « Nous devenons de plus en plus crédibles et le secteur privé a enfin confiance en nous», a-t-il fait remarquer avant d’inviter les responsables du mouvement sportif à faire le minimum d’efforts pour amener les entreprises vers eux. « La taxe sur le développement du sport est déjà un acquis mais nous pouvons aller plus loin», a-t-il souhaité. Selon lui, les entreprises ont l’obligation de devenir partenaires, sponsors, propriétaires ou copropriétaires de sociétés sportives ; c’est pourquoi les fédérations doivent faire des démarches pour les inciter davantage. Oswald Homéky est convaincu que le Bénin est sur la bonne voie pour devenir une grande nation sportive. Il va y conduire aussi bien les acteurs sportifs que tout le peuple béninois. « Aucun vaccin, ni médicament n’est plus efficace que le sport. Nous devons tous faire du sport car c’est le meilleur moyen de prévenir les maladies », a-t-il conclu. Sports 21 mars 2022


Législatives 2023 : les partis à l’épreuve des dossiers de candidatures
Quelles dispositions prennent les partis politiques pour éviter d’être éconduits à la Commission électorale nationale autonome (Cena)? Passer le cap de la réception des dossiers avec la délivrance d’un récépissé provisoire, ils sont nombreux à, en définitive, manquer à l’appel. Dossiers rejetés, et des grincements de dents s’ensuivent. Au cours des dernières élections, notamment les législatives de 2019 et communales de 2020, plusieurs partis politiques ont été recalés par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour défaut de pièces ou autres erreurs relevées dans les dossiers de candidatures. A quelques mois des législatives de janvier 2023, il est à craindre que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Au niveau de certains états-majors, l’heure est encore au débat sur les positionnements, et ceci dans les rangs des plus organisés. Ailleurs, trouver de potentiels candidats pour couvrir l’ensemble des 24 circonscriptions électorales reste une problématique à résourdre. Pendant ce temps, le chrono tourne. Les délais ne sont pas élastiques. Il est établi au niveau des articles 38 et 40 du code électoral que chaque liste de candidats aux élections législatives présente une déclaration de candidature auprès de la Cena, cinquante (50) jours avant la date fixée pour le démarrage de la campagne électorale. La déclaration de candidature comporte les nom, prénoms, profession, date et lieu de naissance ainsi que l’adresse complète des candidats. Elle doit être accompagnée entre autres, d’un certificat de nationalité, d’un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois, d’un extrait d’acte de naissance ou toute pièce en tenant lieu, d’un certificat de résidence, d’un quitus fiscal des trois (03) dernières années précédant la date de dépôt de candidature et attestant que le candidat est à jour du paiement de ses impôts. En outre, la déclaration de candidature mentionne la dénomination ou le logo du ou des candidats. Une course contre la montre Une dizaine de pièces à réunir par candidat, soit pour les 109 et leurs suppléants. C’est dire que c’est vite arrivé que des erreurs soient relevées dans la constitution des dossiers. A dessein, le législateur accorde un délai de 72 heures aux partis pour rectifier d’éventuels manquements. « En cas d’insuffisances constatées, la Cena les notifie au candidat ou au parti politique concerné et l’invite à y remédier dans un délai de soixante-douze heures ouvrables à compter de la date de notification. Pour les élections législatives ou communales, les corrections à apporter ne peuvent, en aucun cas, concerner l’ordre des candidatures sur la liste», indique le code électoral. Ainsi, à l’expiration du délai de huit jours dont dispose la Cena après la délivrance du récépissé provisoire pour statuer sur la validité des candidatures, et des 72 heures ouvrables, le cas échéant, l’institution délivre un récépissé définitif de validation de candidature aux candidats ou aux partis concernés et publie leurs listes. Un verdict fatidique qui n’a pas toujours fait des heureux. Pourtant, il aurait suffi se lever un peu plus tôt pour consacrer son cœur à l’ouvrage. Un passé douloureux En 2020, pour les communales et municipales du 17 mai, la Commission électorale nationale autonome (Cena) n’a pas délivré de récépissé définitif à trois partis politiques à savoir, Forces cauris pour le développement du Bénin (Fcdb), du professeur Soumanou Toléba, le Parti pour l’engagement et la relève (Per) présidé par Nathanaël Koty et le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) que dirige le président Jacques Ayadji. Les partis ayant pris part à ce scrutin sont au nombre de cinq à savoir l’Union progressiste (Up), le Bloc républicain (Br), le Parti du renouveau démocratique (Prd), Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn). Un an plus tôt, soit aux législatives de 2019, seulement deux partis ont franchi le cap de l’étude des dossiers à la Cena. De toute évidence, la constitution et la vérification, pièce par pièce, des dossiers de candidatures, n’est pas un pari gagné d’avance. Actualités 21 mars 2022


Animation de la vie politique à Parakou : le mouvement national des jeunes Fcbe créé
Le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a procédé, samedi 19 mars dernier à Parakou, à l’installation du mouvement national de ses jeunes. C’est sous le thème « La jeunesse face aux défis des législatives de 2023 » que la cérémonie, qui a mobilisé les jeunes venus de tous les départements du pays, a été organisée sous la houlette de l’honorable Amadou Issifou. Dans la perspective des législatives de 2023, le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) met ses jeunes en ordre de bataille. Il a procédé à l’installation du bureau de 25 membres de leur mouvement national. Ouverte par le secrétaire exécutif national chargé de la jeunesse, loisirs et sports, Amadou Issifou, l’évènement a eu lieu, samedi 19 mars dernier à Parakou. Il a enregistré la présence d’une délégation du bureau politique national du parti, conduite par le secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè. Tout en déplorant les débauchages en cours actuellement, Amadou Issifou a rappelé le rôle dévolu au creuset porté sur les fonts baptismaux. Dans le cadre des prochaines consultations électorales, les jeunes Fcbe ont été exhortés à se mobiliser afin de battre le rappel de la troupe. Le secrétaire exécutif national chargé de la jeunesse, loirisrs et sports les a invités à convaincre les militants du parti dont les noms ne figurent pas encore sur la Liste électorale informatisée, à profiter de l’opération lancée depuis le lundi 17 mars dernier, pour le faire. Selon Amadou Issifou, la jeunesse constitue une couche non négligeable au sein du parti Fcbe. La mise en place de son mouvement, poursuit-il, traduit la volonté de lui accorder une parcelle de responsabilité. Awali Mohamed Akintola, coordonnateur du mouvement, mesure très bien la portée du travail à abattre. La jeunesse Fcbe, assure-t-il, se positionne pour les législatives de 2023 et les élections générales de 2026, avec le soutien de ses aînés. La création de son mouvement, laisse-t-il entendre, en est une preuve. Au nom de ses pairs, il a pris l’engagement d’aller à la conquête de l’électorat où qu’il se trouve. Sa vision se résume à restaurer la confiance du peuple, élaborer et mettre en œuvre toutes les actions et stratégies pour aller à la conquête du pouvoir. Par ailleurs, le secrétaire exécutif national du parti, Paul Hounkpè et le président d’honneur, Alassane Soumanou Djimba, ont salué l’initiative. Ils ont également prodigué des conseils aux jeunes du parti, pour la réussite de leur mission. Le thème de la rencontre, «La jeunesse face aux défis des législatives de 2023 », leur a été développé par le conseiller communal d’Abomey-Calavi, Alfred Dohou. Il a saisi l’occasion pour outiller la jeunesse Fcbe sur l’importance du militantisme. Le moment est venu, selon lui, d’aider le Bénin à se doter d’un parlement au sein duquel l’Opposition siègera. Face aux échéances à venir, le parti Fcbe n’entend donc pas jouer le faire-valoir. Il compte donc sur sa jeunesse. En témoignent les mots d’exhortation et d’encouragement tenus à son endroit par le secrétaire exécutif national, Paul Hounkpè et le président d’honneur, Alassane Soumanou Djimba. Actualités 21 mars 2022


7e édition du tournoi Ping Docteurs : belle entame de saison pour Adou Amir et Ziadath Akadiri
La Fédération béninoise de Tennis de table a lancé sa saison 2021-2022, samedi 19 mars dernier, avec la 7e édition du tournoi Ping Docteur, au Temple du Son dans la commune d’Abomey-Calavi. Au terme de la compétition, Adou Amir a conservé son titre chez les hommes tandis que chez les jeunes filles, Ziadath Akadiri a réussi à détrôner Laurette Goussikindé. Les pongistes Adou Amir chez les garçons et Ziadath Akadiri chez les femmes, sont les grands gagnants de la 7e édition du tournoi de tennis de table Ping Docteurs qui s’est déroulé, samedi 19 mars dernier, au Temple du Son dans la commune d’Abomey-Calavi. A l’issue de ce tournoi qui marque le lancement de la saison, chez les garçons, vainqueur de Fred Amadji par le score de 3 sets à 0, Adou Amir conserve son titre tandis que chez les filles, battue par Ziadath Akadiri par 3 sets à 0 (11/03; 11/07; 11/07), Laurette Goussikindé a perdu sa couronne. Indétrônable, Adou Amir a reconnu toutefois le mérite de ses adversaires. Il se dit engagé à améliorer ses résultats pour aller loin sur le plan africain. Au regard des performances des pongistes, Ferdinand Sounou, président de la Fbtt, est satisfait du niveau technique de cette compétition qui lance la saison sportive. Il a félicité les athlètes qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu. « A chaque édition, nous notons que la concurrence est de plus en plus rude. Pour preuve, les affiches des deux finales n’ont pas été celles de l’édition dernière», a-t-il déclaré. Il salue la participation massive des clubs à cette compétition statutaire de la Fédération béninoise de Tennis de Table (Fbtt) qui se tient à la fin de chaque trimestre. Selon lui, ce tournoi est organisé pour préparer les pongistes U21 à changer de cap. « A travers ce tournoi, les pongistes qui se donnent au travail vont devenir de grands joueurs dans leur catégorie », a-t-il déclaré. Il annonce une année très animée au niveau de la Fbtt avec la participation des équipes béninoises à plusieurs compétitions sur le plan international. Sports 21 mars 2022


Résilience du secteur agricole : Assurer la synergie dans les interventions des projets
Afin de rendre le secteur agricole plus résilient, la Coopération allemande et les structures techniques déconcentrées du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ont signé ce jeudi 17 mars à Cotonou des accords-cadres de collaboration. Vieille de plus de 40 ans, la coopération entre le Bénin et l’Allemagne dans le secteur de l’agriculture est active avec aujourd’hui une douzaine de projets en cours pour un montant global d’environ 54,5 milliards F Cfa. La plupart de ces projets seront clôturés d’ici fin 2023. Ainsi, dans la recherche d’impacts pour une synergie d’actions et en l’occurrence la réorientation dans d’autres secteurs cruciaux, la Coopération allemande et les structures techniques déconcentrées du ministère de l’Agriculture que sont les Agences territoriales de développement agricole (Atda) et les directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep) ont conjointement défini des accords-cadres de collaboration. Birgit Joussen, cheffe de coopération, rappelle que les domaines de coopération entre le Bénin et son pays sont entre autres le renforcement des capacités des partenaires dans les domaines et thématiques relatifs à la structuration et au développement organisationnel des filières agricoles, l’employabilité des jeunes, le renforcement du pouvoir des femmes et autres. Elle souligne que les accords se conforment aux dispositions de mise en œuvre de la Stratégie nationale du conseil agricole. Gaston Cossi Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a salué les rapports fructueux entre l’Allemagne et le Bénin. Il note que les divers ciblages que la coopération Gpz et Giz ont eu à faire au Bénin en s’attaquant aux régions de pauvreté endémique démontrent à suffisance la volonté de la Coopération allemande, de relever des défis majeurs. Il précise aussi que le Bénin a besoin de synergie dans les interventions. Il est tout à fait indiqué pour des gens responsables, à l’en croire, de choisir la formule la plus idoine à partir de laquelle, les acquis de 40 ans de coopération puissent être inscrits dans le marbre. « C’est pour cela que nous avons pensé à des accords- cadres entre nous pour permettre de manière technique aux interventions qui vont officiellement se poursuivre jusqu’en 2023 de se faire dans le cadre de la nouvelle réorganisation du secteur agricole pour que ceux qui sont à la charge de ce développement puissent être des porteurs de ces initiatives », fait-il savoir. Gaston Cossi Dossouhoui dit mettre un point d’honneur au suivi de ce transfert de compétences et de connaissances pour le renforcement du dispositif opérationnel et la résilience en matière de production. Société 18 mars 2022


Sensibilisation sur les activités de Controlec : Prévenir les accidents d’origine électrique
Le Contrôle des installations électriques intérieures (Controlec) du ministère de l’Energie joue un rôle primordial dans la prévention des risques de toutes natures. Un séminaire d’information, de sensibilisation et de partage avec les collectivités locales a eu lieu hier jeudi 17 mars, à Porto-Novo, sur l’objet, les missions et le mode d’intervention de cette structure. Faire connaitre davantage l’objet, les missions et le mode opératoire du Contrôle des installations électriques intérieures (Controlec) conformément à la réglementation en vigueur. Tel est l’objectif du séminaire d’information, de sensibilisation et de partage qui s’est tenu ce jeudi à Porto-Novo, à l’initiative de cette structure du ministère de l’Energie. Les travaux ont permis surtout aux représentants des municipalités et préfectures de Cotonou, d’Abomey-Calavi, de Sèmè-Podji, de Parakou et de Porto-Novo d’être informés et sensibilisés sur les aspects réglementaires, organisationnels et opérationnels de délivrance de visa d’attestation de conformité à l’électricien-installateur. Il s’agit également d’échanger avec les parties prenantes pour une meilleure compréhension et appropriation des rôles, responsabilités et contributions pour une bonne collaboration en faveur de l’utilisation sécurisée et prospère de l’énergie électrique par les populations. Pour le secrétaire général du ministère de l’Energie, Jean-Claude Gbodogbé, représentant le ministre, qui a lancé officiellement les travaux, ce séminaire est d’une nécessité capitale. En ce sens que la sécurité électrique constitue un volet très important du package énergétique destiné à offrir des services d’énergie de qualité pour le bonheur des populations, axe stratégique n°4 du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour le quinquennat 2021-2026. La garantie de cette sécurité, à l’en croire, nécessite que les installations électriques intérieures de l’utilisateur final soient réalisées suivant les exigences réglementaires et les prescriptions techniques normatives en vigueur en vue non seulement de rationaliser les coûts de consommation mais également de protéger les personnes et les biens contre les accidents d’origine électrique. Pour Jean-Claude Gbodogbé, bien qu’elle soit si bénéfique, l’électricité peut être dangereuse lorsqu’elle est mal maitrisée et utilisée dans de mauvaises conditions. De même, l’usage d’appareillage et de matériel électriques de mauvaise qualité dans la réalisation des installations électriques intérieures constitue un important facteur de risque de survenance d’accidents dévastateurs. Une nouvelle ère C’est pourquoi, conseille le représentant du ministre de l’Energie, il est indispensable de s’assurer de la conformité aux normes et réglementations en vigueur avant la mise sous tension desdites installations afin de sécuriser les utilisateurs. Jean-Claude Gbodogbé précise que tout ceci justifie la création de Controlec institué par décret n°98-10 du 15 janvier 1998 rendant obligatoire le contrôle des installations électriques intérieures avant leur première mise sous tension. Seulement que ce service public d’une mission d’intérêt général et de grande utilité reste peu connu des populations, note-t-il. Raison pour laquelle, l’organisation de ce séminaire pour plus d’efficacité de cette structure à travers une synergie d’actions de toutes les parties prenantes représentées aux travaux. Selon le directeur général de Controlec, Mohamed Saïzonou, il est important que tout le monde, surtout les collectivités locales connaissent l’objet, les attributions et l’organisation de sa structure afin de mieux accomplir leur mission de sécurité civile. Il a invité les parties prenantes à la collaboration pour plus d’efficacité sur le terrain. Joseph Hounkanrin, maire d’Akpro-Missérété, président des Communautés des communes de l’Ouémé, assure que les collectivités locales prendront leur part de responsabilité dans cette lutte contre les installations électriques hors normes. Il souhaite que Controlec soit le partenaire des communes tant en assistance-conseil qu’en contrôle de qualité dans le secteur de l’électricité. Société 18 mars 2022


Gestion de la Covid-19 : Renforcer le secteur financier pour relancer l’économie
Dans le « rapport développement dans le monde 2022 : La finance au service d’une reprise équitable », il est examiné le rôle prépondérant de la finance dans la reprise économique après la pandémie de Covid-19. Des politiques bien pensées en réponse aux crises et des réformes à plus long terme peuvent encourager les flux de capitaux vers des entreprises et des secteurs plus respectueux de l’environnement. C’est l’une des conclusions du « rapport développement dans le monde 2022 : La finance au service d’une reprise équitable» publié le 15 février 2022 sur le site Internet de la Banque mondiale. Le document soutient qu’il est nécessaire pour les gouvernements d’élaborer des politiques devant impacter les domaines dans lesquels la pandémie a révélé ou exacerbé des fragilités économiques. Il énumère entre autres la stabilité du secteur financier, le cadre juridique de l’insolvabilité des ménages et des entreprises, l’accès au crédit et la viabilité de la dette souveraine. Etant donné que peu de pays ont la marge de manœuvre budgétaire et les capacités qu’il faut pour s’attaquer en même temps à tous les défis qu’ils rencontrent, le rapport démontre comment ils peuvent hiérarchiser les ressources en fonction de leur situation. Gérer les risques Le rapport propose une gestion adéquate des risques aussi bien au niveau national que mondial. « A mesure que les gouvernements retirent progressivement les mesures de relance, les responsables politiques doivent trouver un équilibre entre les considérations d’équité et d’efficacité », précise le rapport. Dans cette logique, il est recommandé de réduire le soutien accordé aux entreprises qui sont financièrement résilientes et qui ont accès au crédit et aux marchés financiers susceptibles de les aider à surmonter des problèmes temporaires de liquidité. De plus, « en accompagnant les entreprises pendant la reprise, les gouvernements devraient résister à l’envie de cibler des secteurs spécifiques en fonction de leur taille avant la crise et veiller à ce que les politiques de soutien ne retiennent pas les ressources dans des secteurs devenus moins viables du fait de la crise », nuance le rapport. En ce qui concerne les ménages, le fait d’aider les groupes vulnérables peut contribuer au renforcement de leur résilience, évitant ainsi l’accentuation de la pauvreté et des inégalités. Le rapport le mentionne : «il faudrait d’abord revoir à la baisse l’aide destinée à ceux qui sont financièrement résilients, et maintenir celle qui protège les revenus et les moyens de subsistance des populations vulnérables particulièrement touchées par les pertes de revenus dues à la pandémie, jusqu’à ce que les perspectives de relèvement de ces populations se soient sensiblement améliorées». Les gouvernants des pays devraient aussi s’attaquer de manière particulière à certains risques économiques qui pourraient menacer une reprise robuste et équitable. Il s’agit notamment du rythme inégal de la reprise des économies avancées et émergentes, de l’exposition des secteurs privé et public au risque de change et à la dette en devise, etc. Gérer les risques c’est important. Mais détecter et s’attaquer aux sources de risques prioritaires l’est davantage. C’est ce que relève le « rapport développement dans le monde 2022: La finance au service d’une reprise équitable». « Les gouvernements qui ont des choix difficiles à faire quant aux ressources à privilégier pour assurer la reprise doivent donc examiner la nature spécifique des risques auxquels l’économie est confrontée, puis identifier les domaines dans lesquels une intervention des pouvoirs publics a toutes les chances de réduire les fragilités économiques aggravées par la pandémie », peut-on y lire. Des scénarios ! Dans les pays à revenu faible, l’accent mis sur une meilleure gestion de la dette souveraine peut aider les pouvoirs publics à gérer le fardeau de la dette et à libérer des ressources pour la reprise, selon le rapport. Dans le même temps, pour de nombreux pays à revenu intermédiaire, s’attaquer aux fragilités du secteur financier est une priorité plus urgente. Selon le rapport, le secteur financier de ces pays étant généralement plus développé, il est également plus exposé à la dette des ménages et des petites entreprises. Les pertes de revenus causées par la pandémie ont entraîné une détérioration spectaculaire de la santé financière des ménages et des entreprises et pourraient déclencher une forte augmentation des défauts de paiement une fois les politiques de soutien retirées. À son tour, cette situation pourrait être préjudiciable à la santé financière de nombreux prêteurs. Une priorité importante pour les responsables politiques des pays à revenu intermédiaire est donc de s’assurer que le secteur financier reste suffisamment capitalisé et que les organes de régulation et les institutions financières mettent en place des cadres appropriés permettant d’identifier rapidement et de façon complète les risques auxquels est exposé le secteur financier. «Malgré les nombreux défis posés par la pandémie, la crise de la Covid-19 présente également une énorme opportunité d’accélérer la transformation vers une économie mondiale plus efficace et durable », indique le rapport publié en février 2022. Economie 18 mars 2022


Hausse du prix du blé : Une opportunité à saisir, selon Prof Bokossa
Professeur titulaire, spécialiste de la microbiologie industrielle, Innocent Yaou Bokossa encourage le mixage des farines de manioc et de blé dans la fabrication du pain. La farine de manioc, une opportunité. Prof. Innocent Yaou Bokossa continue d’y croire, dans un contexte de flambée de la farine de blé. L’Un de ses articles scientifiques publiés en 2012 sur la « substitution de la farine de blé par la farine fermentée de manioc (lafu), dans la préparation du pain de boulangerie » indiquait déjà le chemin. « Nous pouvons introduire la farine du manioc dans la préparation du pain. Beaucoup étaient intéressés à Lomé par cette approche innovante dévoilée par la publication scientifique. Une industrie a même souhaité que nous l’accompagnions à mettre au point cette technologie », a-t-il indiqué. Selon les résultats de l’étude, la farine de lafu que nous avions obtenue selon la technologie décrite dans les méthodes répondait à la qualité recherchée de par ses caractéristiques physiques. Le rendement était de 92 kg de farine pour 100 kg de manioc, soit un taux de 92 %. Il a été constaté que la substitution de la farine de blé par le lafu est possible jusqu’à 20 %, pour préserver les caractéristiques organoleptiques et physiques. « On peut aller dans certaines conditions à 30 %. Dans ce cas, on n'utilisera que 80 % de farine de blé. Au-delà, dans les 50 %, le pain ne dure pas dans les mêmes conditions. Il faut le consommer au plus dans 48 heures. Sinon, il faut reformer en séchant, en faisant du pain grillé. C’est l’occasion ou jamais pour que cette technologie soit appliquée partout dans nos boulangeries », fait-il savoir. L’analyse organoleptique montre que le pain fabriqué à base de 20 % de la farine de lafu est accepté par les dégustateurs et c’est seulement au niveau de la couleur et l’odeur que l’appréciation a chuté. Selon le spécialiste, le blé ne peut être totalement remplacé dans la fabrication du pain. Mais il y a de l’intérêt à aller vers le mixage. « Le manioc contient beaucoup d’éléments nutritifs, voire plus d’éléments que le pain à base de la farine de blé. Mais il y a de l’intérêt à aller vers le mixage. C’est pour cela qu’on ne peut pas procéder à un remplacement intégral. Mais en faisant cette intégration, il n’y a pas de problème. On peut retrouver aussi les mêmes éléments nutritifs », a souligné Prof Innocent Yaou Bokossa pour qui, le manioc peut être produit avec de rendements importants. « J’ai fait d’autres expériences pour la production de l’alcool éthylique pour la pharmacie. Il n’y a pas que le gari. Le manioc est à la base de beaucoup de produits alimentaires, pharmaceutiques, et nous pouvons nous passer progressivement du blé qui coûte d’année en année plus cher », a-t-il ajouté. Malheureusement, conclut l’enseignant-chercheur à la retraite, « nous ne sommes prêts qu’à consommer que ce qui vient de l’extérieur ». Actualités 18 mars 2022


Santé sexuelle et reproductive/Vbg : Médecins du monde Suisse à cœur ouvert avec les parents
Les problématiques de la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre les violences basées sur le genre préoccupent Médecins du monde Suisse et l’Unfpa qui ont organisé, ce jeudi 17 mars, au Ceg Ahossougbéta, à Abomey-Calavi, une séance de dialogue parents-adolescents à ce propos. L’initiative était fortement attendue. Un Bénin exempt de violences, où les filles et les adolescents achèvent leur cursus scolaire sans viol, ni agression sexuelle. C’est le rêve ardent de Médecins du monde Suisse (MdM) Bénin. Il s’y investit à travers différentes initiatives dont des séances de dialogue parents-enfants sur les droits de santé sexuelle et reproductive (Ssr) et la lutte contre les violences basées sur le genre (Vbg). Ce jeudi, il est allé au contact des réalités du Collège d’enseignement général d’Ahossougbéta à Abomey-Calavi. Dans cette localité, la question de la sexualité est une préoccupation majeure. Plusieurs enfants et jeunes tombent dans les travers par mimétisme ou par manque d’éducation. « Nos filles manquent suffisamment d’éducation et d’informations sur la sexualité. Elles se livrent à toutes sortes de dérives sexuelles dans l’établissement. Si le dialogue parents-enfants était instauré plus tôt, le phénomène serait mieux maîtrisé dans notre localité. Nous remercions MdM pour la qualité des enseignements qu’il nous a donné ce jour », apprécie Dossou Brice Sogbadji, président du bureau de l’Association des parents d’élèves dudit collège. L’absence répétée des parents à la maison, les conflits entre parents, la consommation des ‘’télénovélas’’, l’utilisation abusive des réseaux sociaux par les enfants, le manque de communication parents-enfants sont, entre autres, les causes qui exacerbent les Vbg et encouragent les prises de risque chez les enfants sur le plan sexuel. MdM veut changer la donne en y associant les parents. Les échanges de ce jeudi visent notamment à montrer aux parents et éducateurs, l’importance du dialogue parents-enfants sur la Ssr en leur donnant les clés pour y arriver. Les parents, quant à eux, savent désormais qu’ils doivent avoir une oreille attentive pour les enfants, leur inculquer les valeurs socioculturelles et les règles d’hygiène dès le bas âge, contrôler leurs tenues vestimentaires, leur donner la réponse juste quel que soit leur âge, aborder la question de la sexualité avec eux, s’appuyer sur des exemples de réussite…. Suffisamment aguerris Les participants sont sortis de la séance émerveillés. « Cette formation vient à point nommé, parce que nous en avons tellement besoin pour sensibiliser nos enfants sur la Ssr. Les enseignements et conseils que nous avons reçus nous permettront de prendre le phénomène à bras le corps à Ahossougbéta », promet Dossou Brice Sogbadji. Si la démarche de MdM et de l’Unfpa n’était pas portée vers le Ceg Ahossougbéta, Philomène Zama Azifan, cantinière dans l’établissement ferait tout pour qu’il en soit ainsi. Elle est un témoin oculaire de la dépravation et des comportements déviants des élèves. « Je ne pouvais mieux souhaiter en ce jour. De ma position, je vois et j’entends beaucoup de choses par rapport à la sexualité des enfants. Le phénomène est criant dans les rangs de filles. Elles nous narguent même lorsqu’on tente d’aborder le sujet avec elles. A partir de cet instant, nous sommes suffisamment aguerris pour mieux jouer notre partition en tant que parents », promet-elle. Le choix de Calavi n’est pas anodin. La commune s’illustre par des cas de viol sur mineures. En 2021, on a dénombré soixante cas au Bénin dont vingt-six dans cette commune seule. Julienne Agbali, point focal santé de la mairie d’Abomey-Calavi, confirme cette malheureuse réalité. « Notre commune connait la recrudescence des cas de viol. Ahossougbéta bat le record en la matière. Si rien n’est fait, les conséquences pourront être dramatiques sur plusieurs d’autres enfants », alerte-t-elle en saluant l’initiative de MdM et de l’Unfpa. Les questions de Ssr et des Vbg ne sont pas étrangères à Edwige Guèdègbé, chef du centre de promotion sociale de la localité. Son centre y travaille résolument aux côtés de MdM et de l’Unfpa. Elle promet de redoubler d’ardeur avec le concours de ses collaborateurs et d’étendre les efforts à d’autres cibles. En attendant, les parents sont acquis à la cause de MdM et de l’Unfpa. Ils ont pris l’engagement de sensibiliser leurs pairs à l’importance et la conduite du dialogue parents-enfants sur la Ssr. On peut se réjouir que les initiateurs ne se soient pas trompés de cible. L’engagement des parents se mesurera à l’aune des avancées significatives par rapport à la Ssr et la lutte contre les Vbg, à Ahossougbéta dans les prochains jours. Société 18 mars 2022


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