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Nouvelles

Vente du pain à 150 Fcfa dans 4 départements : Les raisons, selon les boulangers
Les boulangers des départements de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé, et du Plateau ont choisi de vendre, dès ce jour 16 mars, le pain de 200 g à 150 Fcfa en détail. Ils s’appuient sur un arrêté de 2008. Les consommateurs vont faire face à une nouvelle donne à la boulangerie aujourd’hui. Le pain sera vendu à 150 FCfa en détail et à 135 FCfa en gros dans les départements de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau. Cette mesure a été décidée en assemblée générale le 15 mars 2022, par l’association des promoteurs et exploitants de boulangeries de ces quatre départements. Les signataires de la note disent vouloir se conformer à l’arrêté 052/Mic/Dc/Sgm/Dgci/Dpci du 18 septembre 2008. «Ce n’est pas une augmentation de prix, mais une application de l’arrêté de 2008. Nous n’avons pas d’ailleurs le pouvoir d’augmenter le prix du pain et tout le monde le sait. Sur cet arrêté, nous avons la possibilité d’avoir deux pains. Celui de 200 g et celui de 160 g.», a expliqué Anselme Aguemon, président de l’Association des promoteurs et exploitants de boulangeries des départements de l’Atlantique et du Littoral. L’arrêté en question signé de l’ancien ministre Grégoire Akofodji fixe en son article 1er les prix de vente en détail des pains dits de « fantaisie » sur toute l’étendue du territoire à 125 FCfa la baguette de 160 g et à 150 FCfa, celle de 200 g. « Nous sommes dans la droite ligne tracée par l’arrêté. Nous avons choisi le grammage de 200 g. Nous sommes en train de former les boulangers pour qu’ils s’adaptent au nouveau grammage. Vous savez, ce n’est pas avec des machines que nous faisons le moulage, mais à la main », a-t-il précisé. Les boulangers espèrent une révision de l’arrêté fixant le prix du pain au Bénin, au regard de la cherté du blé et les tendances qui, disent-ils, se dessinent dans les pays fournisseurs. « Nous avons des dettes. Nous ne pouvons pas continuer de vivre comme cela. Si nous arrêtons de produire du pain sur toute l’étendue du territoire, est-ce que ce serait bien ? Le Bénin ne produit pas le blé. Les producteurs sont en guerre. Ce n’est pas la faute au gouvernement. Nous sommes en attente d’avoir un autre arrêté », a expliqué Anselme Aguemon. Selon la note qui entre en vigueur, les associations interdisent la production de petits pains à titre commercial dans les quatre départements concernés. Actualités 16 mars 2022


Espèce rare : Le ratel en cinq points
Sous les feux des projecteurs depuis quelques semaines, le ratel est une espèce animale qui se distingue sur plusieurs points dans la faune. Il n’est ni géant, ni costaud. Le ratel est un carnivore qui pèse entre 8 et 12 kg et mesure environ 30 cm quand il est adulte. Cependant, il se révèle être un touche-à-tout. Spécialiste de la faune, Prof. Etotepe Sogbohossou lui connaît cette particularité. « On le classe dans les carnivores, mais c’est une espèce qui est omnivore. Sa spécificité, c’est qu’elle aime le miel, d’où son nom scientifique qui est Mellivora capensis », précise-t-elle. En dehors du miel, le ratel aime manger aussi des fruits, les rongeurs, les scorpions, et même les serpents les plus venimeux. Cette aptitude justifie bien son courage à ne reculer devant aucune menace. « Le ratel est considéré comme le plus courageux des animaux. Il mange les serpents les plus dangereux et n’a pas peur du venin qui peut à la limite le plonger dans le coma pour quelques heures. Du coup, son prédateur, c’est l’homme. Cette espèce peut se battre avec les plus grands carnivores qui auront le dessus parce qu’ils sont plus forts, mais lui, il ne va pas reculer », souligne Prof. Etotepe Sogbohossou. Cependant, l’espèce est bien en mesure de faire une marche à reculons, comme l’homme. «Il ne le fait pas pour fuir, mais pour revenir mieux attaquer », ajoute-t-elle. Le ratel est une espèce très distribuée en Afrique subsaharienne et en Asie. Selon la directrice du département Environnement de l’Université Senghor, l’espèce se retrouve au Bénin dans les parcs. En dehors de ces réserves protégées, il est bien moindre la chance de les retrouver. « Peut-être qu’il y en a encore à des endroits peu affectés par les activités humaines. Ce n’est pas forcément évident de les retrouver ailleurs que les deux réserves du Nord du Bénin. Chez nous, la distribution est limitée. C’est l’occasion aujourd’hui d’attirer l’attention sur son importance et œuvrer pour sa préservation », fait remarquer la chercheuse. Pas de confusion : le ratel est parfois confondu sur les réseaux à la mangouste. La spécialiste de la faune sauvage donne des précisions sur ses traits distinctifs. « Le ratel est noir et le dessus de son corps est gris blanc. Le contraste entre les deux espèces est caractéristique. Le ratel est beaucoup plus grand que les espèces de mangouste que nous avons », précise la spécialiste de la faune sauvage qui invite à protéger les espèces pour en tirer profit, par exemple pour le tourisme. Environnement 16 mars 2022


Société civile culturelle béninoise : Les organes du Cnoa installés
A la faveur d’une assemblée générale constitutive, les acteurs des arts et de la culture ont pu asseoir les bases juridiques et stratégiques du Conseil national des organisations d’artistes (Cnoa), hier mardi 15 mars à Cotonou. Le consensus a prévalu pour asseoir les organes dirigeants du Conseil national des organisations d’artistes du Bénin (Cnoa). Sous l’égide de Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme et de la Culture, ce mécanisme a pris son envol au terme d’une assemblée générale constitutive, hier mardi 15 mars à Cotonou. A l’occasion, les représentants de 237 associations d’artistes, répartis dans 7 corps de métiers, ont validé les statuts et règlement de l’institution, avant de procéder à l’élection des responsables des organes dirigeants. A en croire le ministre du Tourisme et de la Culture, le Cnoa est l’une des réformes majeures du secteur culturel béninois. Sa mise en place vise à disposer d’un fichier central nominatif des associations d’artistes regroupées par filière. Il servira, entre autres, d’organe sectoriel de constitution des instances de la Maison de l’artiste, de facilitation pour l’enrôlement des artistes dans les dispositifs sociaux du gouvernement comme le Ravip et l’Arch, de consultation pour les choix stratégiques du ministère dans le cadre de l’exécution du volet Culture du Pag, de soutien pour la mobilisation des financements extérieurs au profit du secteur, et d’appui à sa professionnalisation et à son développement. Vers une meilleure organisation du secteur Jean-Michel Abimbola rappelle qu’au Bénin, la société civile culturelle est caractérisée, depuis des années, par une certaine illisibilité, une absence de structuration efficiente et la faible qualité de la gouvernance politique, stratégique, financière et humaine des organisations qui la composent. Il relève que, par le passé, les différentes élections des représentants des artistes au sein des instances de décisions impliquant le secteur des arts et de la culture ont montré à suffisance leurs limites. Car, pour la plupart, elles se sont soldées par des contestations et des remises en cause souvent justifiées du point de vue de la transparence et de la représentativité des personnes choisies. « L’équité dans les critères qui gouvernent l’octroi des appuis de l’Etat au secteur de la culture, l’exigence de qualité de l’interlocuteur entre pouvoirs publics et travailleurs artistiques ainsi que la mise en place imminente de la Maison de l’artiste sont autant de défis qui méritent une nouvelle et une meilleure organisation du secteur », a insisté le ministre de la Culture à l’assemblée générale constitutive du Conseil national des organisations d’artistes du Bénin (Cnoa). Il faut noter que le Cnoa a un statut d’association de loi 1901 et est organisé en sept filières artistiques que sont les arts plastiques, graphiques et numériques, la mode, le design et l’artisanat d’art, la littérature, la musique, la danse, le cinéma, l’image animée et le multimédia, le théâtre et les arts de l’oralité. Culture 16 mars 2022


Activité de la Jeune chambre internationale Cotonou : Des nourrices sensibilisées à l’allaitement maternel
La Jeune chambre internationale Cotonou Aurore a initié la semaine dernière une séance de sensibilisation des femmes nourrices à l’allaitement maternel. C’était sa manière de célébrer la Journée internationale de la femme. “Comment observer les bons gestes de l’allaitement maternel ?” C’est le thème autour duquel Dr Ibrahim Khalil Gomina a entretenu les nourrices la semaine dernière à l’initiative de la Jeune chambre internationale Cotonou Aurore (Jcica). Par cette activité qui a regroupé une trentaine de femmes dans la salle de conférence du centre de santé de Zogbo, la Jcica voudrait marquer de manière particulière la Journée internationale de la femme. Désormais, les nourrices présentes à l’activité savent toute l’utilité de nourrir le bébé au sein et d’adopter les bonnes positions pour l’allaiter. De quoi donner une entière satisfaction à Tania Gbénou, la directrice du projet. Satisfait, Romuald Roland Houessè l’est aussi.Le président de la Jeune chambre internationale Cotonou Aurore explique que par cette action, son organisation n’a pas voulu faire de la journée internationale de la femme un moment de festivités. “La Jcica au lieu de se limiter à de simples discours, s’est lancée dans l’acte 2 de son projet d’amener les femmes à appréhender et à mieux alimenter leurs enfants”, a-t-il déclaré. Il a aussi précisé que “le pari est pris pour que le projet se déroule sur trois années” sous diverses formes. Ce serait pour le bonheur et la bonne santé de ces nombreux enfants qui bénéficieront de bons soins de leurs génitrices. Pour sa part, Eric Houessou, représentant de la présidente nationale, a adressé ses félicitations à la Jcica pour l’organisation et la réussite de l’activité. Aux femmes nourrices, il a insisté qu’il n’y a que de bons éléments nutritifs dans le lait maternel et qu’il donne l’intelligence aux enfants. Il a aussi cité certaines maladies liées à la malnutrition et qui ne peuvent subvenir en cas d’allaitement maternel. Culture 16 mars 2022


Opérationnalisation des centres secondaires de l’état civil de l’Atacora : Du matériel technique pour cinq communes frontalières
Le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) a fait don de mobiliers de bureau et matériel informatique à cinq communes frontalières du département de l’Atacora en vue de l’opérationnalisation des centres secondaires de l’état civil. Le don a été reçu, ce mardi 15 mars, par le ministre de l’Intérieur qui l’a aussitôt remis au directeur de l’état civil. Ordinateurs de bureau, onduleurs, multiprises, imprimantes, régulateurs, photocopieurs modernes avec cartouches supplémentaires, tables avec tiroirs, chaises et bancs en bois et armoires métalliques, etc. Voilà, entre autres, le don du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au profit du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique en vue de l’opérationnalisation des centres secondaires de l’état civil dans les communes de Natitingou, Boukoumbé, Cobly, Tanguiéta et Matéri. Cet appui permettra au personnel de l’état civil des communes bénéficiaires de mettre en application les enseignements reçus lors des récentes séances de renforcement de capacités organisées avec le soutien de l’organisation onusienne, à leur intention pour la gestion efficiente des centres secondaires. Le geste du Pnud s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Bénin, du Burkina et du Togo face aux conflits communautaires et à l’extrémisme violent. Aoualé Mohamed Abchir, représentant résident du Pnud, rappelle les raisons pour lesquelles son institution a décidé, en plus de la récente formation des acteurs impliqués, d’apporter un appui en mobiliers de bureau et matériel informatique au ministère pour la bonne gestion des centres secondaires de l’état civil et leurs centres principaux de rattachement. « Nous sommes convaincus que ce don ne couvre pas entièrement les besoins du secteur de l’état civil mais nous vous prions de le recevoir comme étant notre modeste contribution aux efforts que le gouvernement ne cesse de déployer pour la modernisation de l’état civil au Bénin… », a ajouté Aoualé Mohamed Abchir. Tout heureux de ce geste du Pnud, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, assure que le don permettra de renforcer la capacité de résilience des communautés béninoises face à la menace grandissante des conflits, de l’extrémisme violent et consorts. Le patron des flics remercie alors l’institution onusienne au nom du gouvernement qui, indique-t-il, ne doute pas du bon usage qu’en fera le personnel de l’état civil et de la plus-value que ces matériels apporteront dans l’amélioration de la qualité de l’offre de service aux populations. Aoualé Mohamed Abchir a, pour sa part, renouvelé la disponibilité du Pnud à toujours soutenir les initiatives de modernisation de l’état civil au Bénin. Idem pour le gouvernement béninois qui, par la voix du ministre de l’Intérieur, a réitéré son engagement à renforcer avec l’appui des partenaires, toutes les initiatives entrant dans la prévention de l’extrémisme violent, la radicalisation et le terrorisme, et dont les résultats contribueront à engager durablement le Bénin sur le chemin de la paix et du développement. Actualités 16 mars 2022


David Fêliho, international de football : Métronome des Ecureuils des années 80
Icône oubliée. David Fêliho était un milieu relayeur atypique qu’a connu le football béninois dans les années 80. Intuitif, teigneux et endurant, il incarnait simplement la classe des footballeurs mythiques dont l’immensité du talent n’a pu être illustrée faute d’archives. David Fêliho est-il un homme doté de poumons d’acier ? La résistance physique hors norme de ce joueur au petit gabarit fait débat et taraude toujours l’esprit des aficionados du football, en l’occurrence, ceux qui ont vu évoluer, ce joueur. Taille moyenne et fière allure, le très physique no 8 des Ecureuils des années 80 porte bien son prénom: David. A l’instar du personnage biblique, la silhouette du milieu récupérateur des Ecureuils hante toujours les souvenirs de certains attaquants retors qui ont affronté cette ‘’boule d’énergie’’ qui leur a fait des misères sur le rectangle vert. Athlétique, remuant mais très peu technique, l’enfant d’Adandokpodji, l’un des quartiers populaires de la cité princière d’Abomey, a su allier vivacité et efficacité dans l’entrejeu du Onze national. Né à Niamey, au Niger, dans les années 60, et portant des cicatrices raciales sur chaque joue, David a découvert le football par le biais de son géniteur Raphaël Fêliho, agent de la Régie du Niger qui gratifiait régulièrement sa progéniture des ballons de football qu’il ramenait de service. Mais alors que le gamin jouissait de ces faveurs de son père, une fois rapatrié au Bénin, certains oncles ont fait l’option de décourager leur neveu dans la pratique du football. Pour eux, ce «jeu conduit inexorablement à la déperdition». Ainsi, tantôt chicoté, parfois ligoté par ses oncles pour le péché de ‘’pratique de football’’, mais jamais l’idée d’abdiquer n’a effleuré l’esprit du jeune David. Tellement l’insouciance, si ce n’est la passion du gamin, était forte. Lorsqu’après l’obtention de son certificat d’études primaires (Cepe), son oncle paternel, Thomas Fêliho, inscrit David au Collège d’Enseignement général d’Abomey, il était loin d’imaginer que son neveu allait continuer de fort belle manière à vivifier sa passion au point de devenir très jeune, une vedette précoce. Au collège, la pratique du football semble prendre le dessus sur les études. Les séances de football à quatre dénommé « petit camp» à la sortie des classes ou pendant les récréations font parfois oublier au jeune homme les leçons de Mathématiques, d’Anglais, d’Histoire-géographie et autres. Les weekends et autres jours ouvrables, le vocabulaire du jeune collégien est passé de l’académique au sportif : « Tacles, récupération, retrait, passe en profondeur, marquage à la culotte … ». C’est ainsi que le langage du football s’est affermi et avec lui, le jeu. Et progressivement ce jeune homme d’un noir de jais, à la démarche bancale, a évolué au sein de toutes les catégories d’âge au Ceg1 d’Abomey. Jeune talent éblouissant ne pouvant demeurer longtemps sous l’éteignoir, le District rural d’Abomey enrôle le gamin dans son effectif. Ce ne sera que juste pour quelques matches. Puisque le district urbain le récupère au sein de son très célèbre club : Bazooka Fc d’Abomey, l’un des plus populaires de la ville princière. Talent nettement au-dessus de son âge, la jeune pépite aux marquages redoutables a vite tapé dans le mille. David a eu sa chance le jour où son ainé et milieu de terrain Pierre Ayoubaso a été malade. Il est sollicité pour le suppléer dans le cadre d’une rencontre opposant Requins Fc à Caimans Fc à Cotonou. Le pied à l’étrier, David intègre ainsi la sélection départementale: le Fc Caïmans du Zou, le très populaire et emblématique club du Centre du pays dont beaucoup de jeunes rêvent de porter la tunique Vert-Blanc. David Fêliho, 16 ans, élève en classe de 3e est désormais footballeur de première division avec le dossard n° 6. Inédit. ‘’C’est la première fois que je viens à Cotonou, et c’est aussi la première fois que je joue au stade Réné Pleven ‘’, se souvient-il plus de quarante ans après les faits. Le corps souvent recouvert de petits bobos accompagnés quelquefois d’entorses, cela n’a pas, pour autant, dissuadé le gamin de continuer les classes. C’est ainsi que, comme du bon vin, le jeune David se bonifie. Avec le temps il est devenu une petite vedette du cuir rond aussi bien dans son collège que dans la ville. C’est David ! A l’époque : fin des années 70 et début 80, ce club du département dont l’envergure s’étend jusqu’à la zone administrative des Collines actuelle discutait le championnat national animé par huit clubs. Ainsi, aux côtés d’autres grands noms du football béninois tels : Flavien Soudé, Désiré Ahokpè, Jean-Marie Dayato, Thomas Akouèdji, Désiré Azon …, le jeune David a fait les beaux jours du club basé à Abomey. Sans être un foudre de guerre, Fc Caimans du Zou était néanmoins craint par beaucoup dans le championnat. Son baptême du feu sur l’échiquier international a été le match contre Bcc Lions du Nigeria en Coupe de l’Ufoa. « Rencontre difficile mais palpitante. Le Fc Caïmans du Zou battu en aller et retour a été vite éliminé de la compétition », se souvient David qui soutient toujours que l’expérience en valait néanmoins la peine. Dans les rangs de Fc Caïmans du Zou, David n’a pas tardé à prendre de l’étoffe. Il y est devenu une pièce maitresse. Condition suffisante pour qu’à peine 19 ans, les portes de la sélection nationale s’ouvrent pour lui. Le coach du Onze national, le Russe Abarona séduit par l’intelligence, la vivacité, le courage de l’adolescent timide, mais très impulsif, lui fait appel pour animer l’entrejeu de l’Etoile rouge du Bénin (ancienne appellation des Ecureuils). C’est ainsi parti pour une riche expérience en sélection pour le natif d’Abomey. Durant la dizaine d’années de présence au sein du Onze national, David y a été le métronome. De nature calme et partisan de la non-brutalité, le fils de Raphaël Fêliho était autoritaire dans l’entrejeu qu’il animait aux côtés de certains caciques tels que : Damien Folly, Ludovic Alikpara et Victor Zèvounou. « La belle époque des Ecureuils. Des moments de grande complicité », confie aujourd’hui le sexagénaire prof d’Education physique et sportive à la retraite qui garde toujours en mémoire son premier match nocturne disputé le 26 octobre 1979, à Abidjan en Côte d’Ivoire, dans le cadre du tournoi du Conseil de l’Entente. « Nous étions menés, puis j’ai reçu une balle sur le flanc droit, ensuite j’ai balayé toute la défense adverse pour aller égaliser. Le marquoir lumineux signale : 20 h 29 min. Haute Volta 1- Bénin 1. Et au terme de la rencontre, nous avons remporté le match ». A l’évocation de cette rencontre, ses petits yeux mi-clos illuminent de fierté son visage, et un petit sourire figé met en exergue ses pommettes saillantes. Car c’était sa première fois de livrer une rencontre nocturne de football. Des moments gravés dans la mémoire de David. Puis, comme une récitation, il déroule: « … Sur une chevauchée solitaire, David Fêliho met toute la défense togolaise dirigée par le solide Denké Wazo en déroute et offre sur un plateau d’or une passe lumineuse à Ahlonsou Agossou Pascal qui égalise : Togo 2 – Bénin 2 ». C’est un morceau choisi de la retransmission de la rencontre par un éminent reporter de la radio nationale que le joueur a écouté lors d’une émission sportive. David l’a mémorisée et la récite tel un mantra. Peut-être pour se faire bonne conscience, lui qui aime à raconter que « le football d’autrefois n’a pas nourri son homme ». Du secret de son endurance physique, David avoue le devoir à l’un de ses nombreux entraineurs : Joseph Agueh dit ‘’deux bras.’’ C’est lui qui assénait à ses poulains que les équipes résidentes à la côte sont plus techniques qu’endurantes. Or, « avec l’endurance, on peut anéantir la technique », renseigne-t-il. C’est ainsi que ce coach, adepte de la culture physique, a régulièrement entraîné ses joueurs dans la descente de Détohou ; une zone difficile d’accès à Abomey pour qu’ils y travaillent en y grimpant les montées abruptes. De très « fastidieuses séances de souffrances physiques» auxquelles les joueurs d’Abomey se sont habitués. Ce qui a été un précepte intangible du coach Agueh, David l’a adopté comme sa tasse quotidienne. Et c’est sa belle carrière de footballeur qui en a été le révélateur. Seulement que dans le football, David n’y a pas gagné grand-chose. Et il traine toujours comme un boulet le souvenir de la seule fois qu’il avait l’occasion, manquée, d’engranger un peu de sous. Ce jour où, pour raison de participation à un test d’entrée à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation physique et sportive (Injeps), le lendemain, son coach ne l’aligne pas pour une rencontre importante contre l’Algérie des Rabbat Madjer, Bensaoula et Beloumi, finalement remportée par les siens. ‘’J’ai donc été privé du partage de l’importante cagnotte de la victoire’’, regrette toujours David. Enseignement, le métier de la vie ! A quelque chose malheur est bon. Car c’est ce parchemin d’entrée à l’Institut qui fera du milieu de terrain des Ecureuils un enseignant certifié d’Education physique et sportive (Eps) dans les collèges et lycées. Tour à tour élève-joueur, étudiant-joueur, le voilà enseignant-joueur avant que David décide de raccrocher définitivement les crampons pour se consacrer uniquement à l’enseignement. Un métier qui, d’ailleurs, le lui a bien rendu. Puisque le jeune néo footballeur a occupé de hautes fonctions dans plusieurs collèges et lycées ainsi que dans l’administration publique. Conseiller pédagogique en Eps dans le Zou de 95 à 99. Il a pendant plus de 10 ans occupé le poste de censeur au Lycée Mafory Bangoura de 1999 à 2000, au Lycée Houfon de 2000 à 2004, au Ceg1 d’Abomey de 2003 à 2004. Puis chef service des Sports scolaires au niveau du ministère des Enseignements techniques de 2005 à 2010. Et chef division Sport scolaire au ministère des Enseignements secondaires de 2010 à 2016. Footballeur et enseignant, David Fêliho a aussi inscrit une parenthèse politique dans son curriculum vitae. A peine terminé son passage à l’Injeps pour l’obtention du diplôme de professeur certifié, ses amis « les frères Bruno et Quentin Didavi et un certain Kisito Awede lui ont ouvert les portes de la politique». David intègre le Parti du Salut de feu Damien Alahassa et en devient, très rapidement un membre influent. C’est d’ailleurs au titre de professeur certifié et jeune cadre de ce parti qu’il reconnait avoir bénéficié de l’ascension qui a été la sienne au niveau de l’administration de l’Enseignement supérieur. Admis à faire valoir ses droits à la retraite, depuis quelques années, David très attaché à sa famille fait la navette entre Cotonou et Abomey, sa ville d’origine. Il se dit « jeune retraité heureux » bien entouré de sa progéniture et surtout de sa moitié, « Victorine Kpangon, tendre épouse » avec qui il «partage sa vie depuis les bancs du collège. » Du football qu’il a pratiqué toute sa jeunesse, il regrette le sort fait à cette discipline aujourd’hui dans son pays. « Heureusement qu’avec les nouvelles autorités politico-administratives, les choses semblent prendre la bonne direction », précise l’ancien relayeur des Ecureuils. Et ce sera, sans doute, pour le bonheur du dauphin en gestation qui, aujourd’hui, travaille dans l’ombre pour rappeler un jour, au souvenir de tous, l’immensité du talent de son géniteur. Bon grain ne saurait mentir. Sports 16 mars 2022


Barrages Mondial 2022 : voici la liste des arbitres désignés
La Confédération africaine de football (Caf) a dévoilé la liste des arbitres retenus pour officier les matches aller et retour des barrages de la Coupe du monde 2022 prévus pour les 25 et 29 mars prochains. En ce qui concerne la Var, elle sera gérée par des arbitres issus des autres confédérations de football, comme ce fut le cas durant la Can Cameroun 2021. Vendredi 25 mars 2022 RD Congo – Maroc : Victor Gomes (Afrique du Sud) Mali – Tunisie : Bamlak Tessema (Ethiopie) Cameroun – Algérie : Joshua Bondo (Botswana) Egypte – Sénégal : Jean-Jacques Ndala (RDC) Ghana – Nigeria : Redouane Jiyed (Maroc) Mardi 29 mars 2022 Sénégal – Egypte : Mustapha Ghorbal (Algérie) Nigeria – Ghana : Sadok Selmi (Tunisie) Algérie – Cameroun : Bakary Gassama (Gambie) Tunisie – Mali : Maguette Ndiaye (Sénégal) Maroc – RD Congo : Pacifique Ndabihawenimana (Burundi). Sports 16 mars 2022


Face à la cherté de la vie : Les propositions de La Voix des consommateurs
Alors que les prix des produits de première nécessité continuent de s’envoler, l’association La voix des consommateurs appelle à plus d’équité et de solidarité. Elle a fait hier mardi, 15 mars 2022, des suggestions à l’endroit des décideurs. Plus que jamais, la solidarité est indispensable en ce temps de crise. Et face aux médias hier mardi, 15 mars 2022, La Voix des consommateurs a voulu toucher les sensibilités au profit des couches fragiles. « La Voix des consommateurs appréhende hautement l’urgence de rebâtir une nouvelle forme de solidarité, une solidarité agissante vis-à-vis de nos concitoyens- consommateurs fragiles et désemparés, ayant perdu toute espérance. Nous devons leur tendre la main. Et cela ne prend pas du temps, mais du cœur », a martelé Robin Accrombessi, président de La Voix des consommateurs. Cette organisation ne tarit pas d’arguments et d’émotions pour attirer l’attention sur les situations pénibles auxquelles sont confrontées les populations par rapport à la cherté de la vie. De la part des gouvernants, Robin Accrombessi attend davantage de mesures pour amortir les chocs engendrés, entre autres, par la Covid-19 et depuis quelque temps par la crise ukrainienne. « De manière spécifique, pendant cette période de crise, nous invitons le gouvernement béninois à revoir à la baisse, la base taxable de certaines denrées de grande consommation importées comme le blé, le gaz domestique et les carburants et à subventionner la commercialisation de certains produits agroalimentaires via des magasins de distribution spécialement mis en place», propose La Voix des consommateurs. L’organisation suggère aussi l’investissement dans « l’agriculture alimentaire extensive mais naturelle », et la réduction d’un «tout petit peu » du train de vie de l’Etat. De son côté, La voix des consommateurs a identifié des solutions pratiques pour impacter directement les ménages. Entre autres mesures envisagées, il y a la mise en place d’une plateforme constituée des organisations de la société civile, de personnes physiques de bonne volonté, de partenaires techniques et financiers. Il s’agira d’organiser des dons de vivres et l’assistance pour les soins sanitaires d’urgence aux ménages les plus vulnérables et fragilisés par la crise de la Covid-19. Un mécanisme d’achats groupés a été aussi conçu pour aider les consommateurs à bénéficier de réduction des coûts de denrées dans certaines surfaces. Cette sortie médiatique intervient au lendemain de la polémique sur la taxe des retraits et transferts d’argent. Tout en saluant les consommateurs pour la grande mobilisation qui a conduit l’opérateur en question à mettre fin à la mesure, La Voix des consommateurs compte maintenir la pression. « Nous continuerons la pression pour obtenir un respect total sans compromis ni compromission de la part de cet opérateur. Il doit restituer preuves à l’appui, les trop-perçus aux ayants droit. Et l’Arcep-Bénin voudra bien en donner les preuves au peuple béninois », a déclaré Robin Accrombessi. Cette année, à la journée mondiale des droits des consommateurs célébrée le 15 mars, un accent est d’ailleurs mis sur la finance numérique équitable. Actualités 16 mars 2022


Promotion de la Zone économique spéciale de Glo- Djigbé: Des femmes entrepreneures entretenues sur les opportunités
Les femmes du programme Academy for women's Entrepreneurs (Awep) ont visité, vendredi 11 mars dernier, le site de la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè (Gdiz). Cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de la Gdiz et plus spécifiquement de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, leur a permis de réaliser la foison d’opportunités d’affaires qu’offre ce projet. « C'est avec plaisir que nous avons accueilli ce groupe de jeunes femmes entrepreneures… Leur curiosité et leurs interrogations donnent la preuve de leur grand intérêt pour la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè. Nous espérons qu'elles sauront saisir les opportunités qui leur sont offertes, surtout en termes de sous-traitance », a déclaré Laurent Gangbès, directeur général de l’Apiex, au terme de la visite des femmes du programme Academy for women's Entrepreneurs (Awep) sur le site de la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè (Gdiz). Cette descente se tient dans le cadre de la série de présentations et de visites guidées organisées par l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) et la Société d’investissement et de promotion de l’industrie (Sipi Bénin Sa) afin de promouvoir la zone industrielle de Glo-Djigbé d’une part et de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme d'autre part. « Nous allons créer les conditions favorables pour accompagner les femmes afin qu'elles puissent saisir les opportunités qui leur sont offertes. Car il y aura beaucoup d'opportunités », a assuré Létondji Beheton, directeur général de la Sipi Bénin. Lors de cette visite, les femmes entrepreneures ont été édifiées sur les dispositifs qui ont favorisé la construction de la zone économique spéciale de Glo-Djigbé Zè ; la politique d'industrialisation du gouvernement du Bénin, les différentes installations prévues dans la Zone économique spéciale et les secteurs prioritaires d’investissements. Sur le site de la Gdiz couvrant 1640 hectares, il y aura une zone commerciale de 20 hectares ; une grande zone industrielle, un guichet unique, un dispensaire, des hôtels ; des infrastructures routières ; deux centres de formation au métier du textile... Lors de l'échange inaugural, Laurent Gangbès précise que la zone industrielle de Glo-Djigbé aura un fort impact social avec la création d’environ 300 mille emplois. Un processus de recrutement de mille jeunes a déjà été lancé pour les industries du textile. Trois usines de production sont déjà en cours d'installation dans la zone. Chaque usine va recruter 5 mille personnes. « Nous aurons également deux usines de transformation de cajou qui seront opérationnelles d'ici juin 2022. Ces deux usines vont transformer 60 mille tonnes de noix de cajou », a ajouté le directeur général de la Sipi. A l’en croire, les déchets qui vont résulter de la transformation de la noix de cajou seront transformés en huile et les résidus de cette deuxième transformation serviront à faire du charbon, de sorte qu'il y aura zéro déchet. La Jif au cœur de la visite African women's entreneurship est un réseau panafricain composé de femmes entrepreneures africaines dont les activités impactent positivement le développement de leurs pays respectifs. C’est un réseau qui encourage l’entrepreneuriat féminin dans tous les secteurs sur le continent africain. Lors de la visite du site de la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè, les femmes entrepreneures ont suivi un panel d’échanges sur le thème : « L’égalité aujourd’hui pour un avenir plus inclusif ». Les échanges ont été introduits par Ismene Ahamide Zounmenou, présidente de Awep Bénin et Uche Offodile, directrice générale de Mtn Bénin. Ces deux femmes leaders et cheffes de deux grandes entreprises ont partagé avec les jeunes leaders les défis à relever par les femmes pour exceller dans leurs activités et gagner le respect de la société. Occasion pour les participantes de renforcer leur confiance en elles et de croire en leurs potentialités, afin de se réaliser, sans complexe, aux côtés des hommes. Actualités 16 mars 2022


Coupe des clubs champions de la zone 3 : Mauvais départ pour les clubs béninois
La première journée de la Coupe des clubs champions de la zone 3, n'a pas été bonne pour les trois clubs béninois en lice chez les dames et chez les hommes. La défaite la plus amère est celle de Queens qui menée par deux fois a refait la parité avant de tomber dans le tie break. Beaucoup de regrets pour les filles de Aimé Sébio qui ont tenu jusqu'au bout. Finances de son côté a obtenu une victoire au mental face à une équipe expérimentée du Sénégal. Par contre Allada après un premier set d'anthologie a courbé l'échine sans grande résistance. La compétition se poursuit demain avec l'entrée en lice de Energie en hommes et Allada en dames. Résultats des matchs Dames (Women) As Douanes # CO Descartes 3-0 (25-23, 25-18, 25-13) Ghana police # Queens 3-2 (25-15, 22-25, 25-19, 17-25, 15-13) Hommes Finances # Asfa 3-1 (25-22, 14-25, 25-20, 25-16) Ghana police # Allada 3-0 (25-23, 25-15, 25-19) Programme de mercredi 16 mars Hommes INJS # Finances à 9h Énergie # AS Douanes à 12h Dames Allada # AS Douanes à 14h Sports 16 mars 2022


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