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Nouvelles

Visite de l’exposition des 26 trésors royaux : Les capoeiristes béninois font un bain culturel inédit
Conduits par Mestre Mamoudou Fassassi, président de l’Association Capoeira Bénin, les capoeiristes béninois ont visité, samedi 05 mars 2022, l’exposition des 26 trésors royaux à la présidence du Bénin. Au cours de cette immersion, ces pratiquants de l’art martial afro-brésilien se sont reconnectés à l’histoire de l’esclavage à travers la sacralité et l’authenticité de ces trésors royaux. Pratiquants d’un art martial afro-brésilien, les capoeiristes béninois n’ont pas voulu se faire conter l’exposition des 26 trésors royaux. Ils ont fait un bain culturel inédit en parcourant l’espace de 3 600 mètres carrés qu’occupe l’exposition des trésors royaux à la présidence de la République. Ils ont découvert les trois parties de l’exposition qui symbolisent trois différents siècles au Bénin. De la période de la Récurrence à la transgression et hybridation en passant par la transition où les artistes établissent le lien entre le passé et le présent, les membres de l’Association Capoeira Bénin sont repartis satisfaits. «Nous nous sommes remémoré l’origine de la Capoeira, un art martial inventé par les Africains déportés en esclavage au Brésil», se réjouit le président de l’Association Capoeira Bénin. Pour lui, cette visite vient à point nommé. «C’est un réel plaisir de nous retrouver à toucher du doigt cette magnifique concrétisation de la volonté ferme du gouvernement du «Bénin Révélé », mais aussi de refaire une inédite immersion dans notre passé glorieux à travers cette visite des 26 trésors royaux qui nous ont été restitués…», a poursuivi Mestre Mamoudou Fassassi. Sports 15 mars 2022


Revue du Pta 2021 et lancement du Pta 2022 du Masm : De nouveaux engagements pour plus de performance
Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a ouvert, hier lundi 14 mars, l’atelier de la revue au 31 décembre du Plan de travail annuel (Pta) 2021 et de lancement du Plan de travail annuel 2022 de son ministère. Occasion pour chaque gestionnaire de crédit de recevoir sa lettre de mission à laquelle, il devra donner une suite par écrit. Les performances enregistrées à la fin de l’année 2021 par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance n’ont pas comblé les attentes. Le dynamisme collectif déployé par les agents du ministère pour la mise en œuvre globale du Plan de travail annuel 2021 s’est révélé insuffisant avec 61,63 % de taux d’exécution physique global contre une prévision de 80 %. Les niveaux d’engagement et d’ordonnancement du budget national sont respectivement de 74,09 % et 72,10 % au 31 décembre 2021. En termes de taux d’exécution physique et financière par programme, le ministère a atteint respectivement 59,80 % et 77,64 % pour le programme 1, 58,78 % et 66,66 % pour le programme 2 et 62,20 % et 85,90 % pour le programme 3. Au cours de l’atelier consacré à la revue annuelle du Plan de travail annuel 2021 et au lancement du Pta 2022, les cadres du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance ont évalué les difficultés rencontrées au cours de l’année 2021 et pris de nouvelles résolutions et de nouveaux engagements pour une meilleure exécution de Plan du travail 2022. Ils procèderont aussi à la validation du rapport de performance 2020, conformément aux prescriptions budgétaires. Corriger les dysfonctionnements Véronique Tognifodé note qu’au-delà des difficultés habituelles de préparation des dossiers conceptuels et du respect des procédures de passation des marchés publics, les structures du ministère ont été confrontées à des difficultés liées au mode de mobilisation des ressources sur les lignes achats de biens et services. Elle a profité de l’occasion pour inviter ses collaborateurs à puiser l’essentiel des expériences récentes et identifier les goulots d’étranglement. « Nous sommes donc à l’heure du bilan annuel avec la nécessité d’explorer au mieux nos résultats. Nous devons nous interroger sur ce qui n’a pas marché, trouver les solutions pour mieux avancer », préconise-t-elle. Tout en invitant les uns et les autres à mener des réflexions objectives et structurées en rapport avec le niveau d’exécution et les nouvelles possibilités qu’ils peuvent déployer pour mieux atteindre les objectifs, elle affirme qu’ils ont le devoir et la responsabilité d’offrir des services de qualité à la hauteur des besoins des cibles. Actualités 15 mars 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Joseph Djogbénou invité à une conférence à Cuba
Reçu en audience par Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle hier lundi 14 mars, Ricardo Sotero Garcia Napoles, chargé d’affaires de l’ambassade de Cuba à Cotonou, lui a transmis une invitation à une conférence internationale à Cuba. Au nom des rapports fraternels et amicaux qui lient Cuba et le Bénin, le président du tribunal suprême populaire de la République de Cuba a convié le professeur Joseph Djogbénou à une conférence internationale qui se tiendra en mai prochain à Cuba. C’est le chargé d’affaires de l’ambassade de la République de Cuba à Cotonou, Ricardo Sotero Garcia Napoles, qui lui a transmis l’invitation au cours d’une audience, ce lundi 14 mars. « Nous avons porté l’invitation officielle du président du tribunal suprême populaire de la République de Cuba au président de la Cour constitutionnelle pour qu’il puisse assister à une conférence qui va se dérouler à La Havane au mois de mai », a expliqué Ricardo Sotero Garcia Napoles. Selon lui, le président de la haute juridiction a été retenu pour compter parmi les participants à cette conférence afin de partager ses expériences et connaissances avec les autres acteurs du système judiciaire au plan international. Il sera reçu conformément à son rang, c'est-à-dire au titre de président de la Cour constitutionnelle du Bénin. « Ce sera une bonne occasion pour discuter avec le ministère de la Justice cubaine mais aussi pour échanger avec les autres acteurs du secteur qui seront présents à La Havane», a affirmé le chargé d’affaires de l’ambassade de Cuba à Cotonou. Il a rappelé qu’en 2018 et 2019, plus de neuf cents professionnels de la justice avaient pris part à cette conférence et plus de sept pays africains y étaient présents. Mais en 2020 et 2021, en raison de la pandémie de la Covid-19, cette conférence annuelle n’a pas eu lieu. A en croire Ricardo Sotero Garcia Napoles, sa visite au président Djogbénou s’est déroulée dans une ambiance de convivialité et de fraternité qui caractérise les rapports entre les deux pays.   Mathilde ASSOGBA ( Stag.) Actualités 15 mars 2022


Covid-19 : La Turquie offre 500 000 doses de vaccin au Bénin
Un lot de 500 000 doses de vaccin contre la Covid-19 a été réceptionné, vendredi 4 mars dernier, par le Bénin. C'est un don de la République de Turquie pour appuyer la campagne accélérée de vaccination en cours actuellement. Dans sa dynamique d'atteindre un taux de vaccination confortable, le gouvernement vient de recevoir de la Turquie 500 000 doses de vaccin. La cargaison des produits envoyés par le gouvernement turc par avion-cargo spécialement affrété a été réceptionnée, vendredi 4 mars, à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou conjointement par Onur Özçeri, ambassadeur de Turquie près le Bénin, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Bénin, Erick Jean-Marie Zinsou et les autorités sanitaires du Bénin. Ce don est l'un des fruits du sommet Afrique-Turquie qui s'est déroulé en décembre dernier. « Ce don s’effectue dans le contexte des résultats du deuxième sommet de partenariat Turquie-Afrique. En effet, lors des débats, il avait été souligné que la distribution des vaccins à travers le monde était inégale. C’est pour contribuer à une meilleure distribution à l’échelle mondiale que le président Recep Tayyip Erdogan avait annoncé après le sommet l’engagement de son pays à livrer 15 millions de doses de vaccin au continent africain », a rappelé l'ambassadeur turc au Bénin. Il se réjouit de la bonne collaboration entre son pays et les Etats africains. D'ailleurs, le Bénin n'est pas le seul pays bénéficiaire de doses de vaccin de la part de la Turquie. Le pays de Recep Tayyip Erdogana a déjà livré 1 730 000 doses de vaccin à la République démocratique du Congo. Le Niger, la Somalie, la Tanzanie et bien d'autres sont aussi sur la liste pour recevoir des cargaisons de produits de vaccination contre la pandémie du moment. Au nombre de ces bénéficiaires sélectionnés en collaboration avec le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies, le Bénin semble bien privilégié. Car ce n'est pas la première fois qu'il reçoit de l'aide de la Turquie pour faire face à la propagation du coronavirus. La Turquie avait déjà répondu à la demande du gouvernement béninois par le passé avec notamment un don financier et du matériel à utiliser dans les gestes barrières. Ce don vient donc donner un nouveau souffle à la campagne accélérée de vaccination déployée par le gouvernement. Actualités 15 mars 2022


Transport de l’essence frelatée à Parakou : Les mises en garde de la douane
Au Bénin, le transport des produits pétroliers par les motos et véhicules à trois ou quatre roues est désormais interdit. Le directeur départemental des Douanes des départements du Borgou et de l’Alibori, le colonel des douanes Francis Koto Gbian, appelle les populations de Parakou et ses environs au respect de cette mesure. Sale temps en perspective pour les acteurs du trafic de l’essence frelatée qui exercent à Parakou. L’interdiction faite d’assurer le transport des produits pétroliers par les motos et véhicules à trois ou quatre roues n’a pas de quoi les réjouir. A Parakou et ses environs, le directeur départemental des Douanes des départements du Borgou et de l’Alibori, le colonel des douanes Francis Koto Gbian, tient à faire respecter cette mesure. Cet engagement, il l’a réaffirmé tout juste à son retour de la rencontre organisée, mercredi 9 mars dernier à Cotonou, par le directeur général des Douanes avec les responsables à divers niveaux de l’institution. « Les produits pétroliers sont des produits sensibles et spéciaux. Il faut normalement avoir un agrément pour s’adonner à leur commerce. Leur transport doit se faire par des moyens appropriés», a expliqué le colonel des douanes. « Nous avons autorisé que ce soit avec des camions communément appelés véhicules six ou dix roues, voire seize roues. Il faut que les produits soient bien conditionnés et protégés, pour pouvoir traverser les localités ou les villes, sans exposer la vie des populations», poursuit-il. Ce qui, selon lui, n’est pas le cas des motocycles et autres véhicules souvent surchargés de bidons d’essence frelatée et qui roulent à vive allure sur les pistes et les routes qu’ils empruntent. « A la vue d’un agent des douanes, s’engage une course-poursuite qui finit très souvent très mal. Parfois, ce sont les populations innocentes qui n’ont rien à y voir, qui en pâtissent », déplore-t-il. Désormais, rappelle-t-il, le transport des produits pétroliers par des motocycles ou des petits véhicules est proscrit. «Si malgré cette interdiction, des individus se hasardaient à le faire et tombaient dans les filets de la douane, non seulement leurs moyens de transport, mais également leurs marchandises seront considérés comme perdus », avertit-il. La décision, prévient-il, a été prise au haut niveau. Par conséquent, ils se doivent, en tant que directeurs régionaux, receveurs, chefs services et chefs postes, de l’appliquer. Et il n’entend pas passer outre. Société 15 mars 2022


Porto-Novo : La rénovation de la Place Lokossa Honto lancée
Les travaux de rénovation et de valorisation de la Place Lokossa Honto à Porto-Novo entrent dans leur phase active. Ils s’inscrivent dans le cadre de la seconde composante du projet « Porto-Novo, Ville verte » financé par l’Agence française de développement (Afd). D’ici trois mois, la Place Lokossa Honto sise dans le premier arrondissement de Porto-Novo fera peau neuve. Les travaux ont été officiellement lancés, vendredi 11 mars dernier, par le maire Charlemagne Yankoty. Ils rentrent dans le cadre de la seconde composante du projet « Porto-Novo, Ville verte» financé par l’Agence française de développement (Afd). Pour le maire de Porto-Novo, la Place Lokossa Honto qui fait l’objet de toutes les attentions représente le noyau central d’un tissu complexe chargé d’histoire. Elle regroupe en effet un vaste complexe religieux et est le lieu de culte Vodoun de la collectivité des 13 lignages fondateurs de Hogbonou devenu Porto-Novo en 1752. Ainsi, cette place joue un rôle primordial dans le tissu vernaculaire de la ville de Porto-Novo qui s’articule le long de la colonne vertébrale de la cité désignée sous l’expression «Axe du pouvoir », a souligné le maire qui est revenu sur toute l’histoire de la zone. Selon lui, l’on ne saurait parler de culture Vodoun au Bénin sans évoquer le rôle historique et déterminant de la ville de Porto-Novo à travers la grande richesse de son patrimoine immatériel dont ses places traditionnelles. Ces dernières, à en croire l’édile de la ville capitale, sont des espaces urbains uniques, combinant des fonctions religieuses, culturelles, sociales et économiques. La particularité de ces places et le rôle important qu’elles jouent dans le développement urbain illustrent bien leur prise en compte par le projet « Porto-Novo, ville verte» financé par l’Afd et le Fonds français pour l’environnement mondial, indique Charlemagne Yankoty. Il salue d’ailleurs la coopération française à travers l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy, qui par divers instruments contribue à la sauvegarde de ces vestiges du passé pour un développement culturel et touristique de notre cité. La réalisation des Places Lokossa Honto, Tè Agbanlin et Avessan, situées notamment le long de la berge lagunaire donnera un caractère attrayant à la ville. Le projet est confié au centre culturel Ouadada qui, selon le maire, développe une expertise unique et capitalise une expérience inédite dans la réhabilitation de patrimoine, combinant un savoir-faire technique et un dialogue avec les collectivités dépositaires de ces places. Charlemagne Yankoty salue la pertinence de la seconde phase du Programme d’action du gouvernement (Pag2) qui fait de la richesse patrimoniale et culturelle, un levier important de relance du label Porto-Novo à travers les grands projets, tels que la construction du musée Vodun. Simon Brochut, représentant l’Afd et le coordonnateur du projet «Porto-Novo, Ville verte », Daniel Hounkpévi ont aussi vanté l’impact de la rénovation de ces places sur la vie des populations avant d’inviter ces dernières à en faire un bon usage. Actualités 15 mars 2022


Igor Evdokimov à propos des liens de coopération entre la Russie et le Bénin : « Notre attachement au développement de nos relations reste immuable »
Les relations entre la Fédération de Russie et le Bénin sont au beau fixe. Igor Evdokimov, ambassadeur de la Russie près le Bénin, en apporte la confirmation. Dans cette interview, il donne son appréciation sur le Programme d’action du gouvernement II et évoque la contribution de la Russie aux actions de développement du Bénin. La Nation : Ambassadeur de la Russie près le Bénin depuis 2018, quel regard portez-vous sur les réformes entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon ? Igor Evdokimov : Je crois qu’il ne serait pas tout à fait correct que je réponde à cette question car je ne suis pas un citoyen béninois. A mon avis, le fait que le président de la République, Patrice Talon, a été réélu avec la majorité des voix lors de l’élection présidentielle d’avril 2021, parle de lui-même et montre la confiance des Béninois envers leur chef d’État. En matière de relations bilatérales entre les deux pays, quels sont les domaines dans lesquels la Russie intervient au Bénin depuis 2016 ? Nous avons des liens de coopération de longue date dans les domaines tels que la formation des cadres béninois, l’exploitation minière et l’interaction culturelle et humanitaire. L’essentiel, c’est le dialogue politique qui constitue la base du développement des relations bilatérales sur d’autres plans. Depuis 2016, ce dialogue politique s’est beaucoup renforcé. En novembre 2016, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a effectué une visite de travail à Moscou, où il a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov. Les deux ministres se sont mis d'accord sur des démarches concrètes visant à renforcer notre dialogue politique, nos relations commerciales, économiques et sociales, ainsi que la base juridique qui nous lie. En juin 2018, Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président de la Fédération de Russie pour le Moyen-Orient et les pays d'Afrique, vice-ministre russe des Affaires étrangères, s’est rendu à Cotonou où il a été reçu par le président de la République et a tenu les 6es consultations politiques avec Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. En octobre 2019, Patrice Talon a participé au premier sommet «Russie-Afrique » qui a réuni 43 chefs d’État du continent africain. À cause du Covid-19, cette dynamique des contacts au plus haut niveau a été un peu interrompue mais l’attachement de nos pays au développement progressif de nos relations bilatérales reste immuable. Vous avez certainement pris connaissance du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Que pensez-vous de ce programme quinquennal ? C’est un programme ambitieux qui correspond aux objectifs de développement progressif de la République du Bénin. Lors du deuxième Sommet «Russie-Afrique » qui se tiendra cette année, les représentants béninois auront la possibilité d’en parler avec les opérateurs économiques russes et leur présenter concrètement les domaines où, selon eux, nous pourrions trouver un terrain d’entente. Je voudrais saisir cette occasion pour inviter les entreprises et hommes d’affaires béninois à établir un contact avec l'Association de la coopération économique avec les pays d'Afrique (Acepa) qui s’occupe de la coopération économique avec les pays du continent. Elle a été créée en fonction des décisions et du bilan du premier sommet historique Russie-Afrique, organisé en 2019 à Sotchi. L'association travaille activement et veut attirer plus d'entreprises russes en Afrique. Quelle est concrètement la contribution de la Russie aux actions de développement du Bénin ? Notre pays contribue toujours aux actions de développement du Bénin. On peut commencer par notre histoire commune. L'Union soviétique a beaucoup fait pour aider le Bénin à améliorer les services médicaux et à lutter contre les infections. Notre pays a envoyé gratuitement des lots de vaccins contre le choléra et la polio aux services médicaux du Bénin. Un groupe de médecins soviétiques travaillait au Bénin. Environ 150 étudiants béninois étudiaient annuellement dans les universités soviétiques dans les années 1970 et 1980. Les enseignants soviétiques travaillaient au Bénin. De nombreux diplômés béninois des universités soviétiques occupent aujourd'hui des postes élevés dans le gouvernement, le parlement, l’administration publique et les milieux d’affaires du pays. Au total, 2 500 citoyens béninois ont reçu une éducation en Union soviétique. Ces dernières années, on reprend notre coopération. Actuellement, 70 étudiants béninois bénéficient des bourses d’État russes pour aller étudier dans notre pays. Il y a eu des progrès considérables accomplis dans le domaine minier. Ainsi, la société russe «Zarubezhgeologia» a déjà commencé à réaliser le contrat conclu en août 2020 avec la partie béninoise sur l’exécution des travaux géologiques sur le territoire du pays. Depuis 2021, cette société a une représentante officielle à Cotonou. Nous fournissons de l'assistance à nos amis béninois dans la lutte contre le Covid-19. Ainsi, fin janvier 2022, la Russie a remis au Bénin sous forme d’aide humanitaire un lot de 100 000 doses du vaccin « Spoutnik Light » qui figure parmi les plus efficaces dans le monde entier. Je suis sûr que le deuxième sommet Russie-Afrique donnera une nouvelle impulsion au renforcement de la coopération multiforme entre la Russie et le Bénin. Parlant du sommet Russie-Afrique qui se tiendra en novembre prochain, quels pourraient être les axes de coopération à définir ainsi que les retombées pour le Bénin ? Le but du Sommet est d'élargir le dialogue politique, de mettre en œuvre des projets économiques et d'infrastructures capables d'influencer positivement les conditions de vie de la population des pays du continent, de renforcer la coopération dans les domaines scientifique, éducatif, social et culturel. Le sommet Russie-Afrique donne une occasion unique aux participants d'aborder directement avec les représentants de notre pays, y compris au plus haut niveau, les questions qui les intéressent. Il faut également noter que la plupart des grandes sociétés russes y seront représentées. Je suis sûr que le sommet sera couronné de succès. Actualités 15 mars 2022


Développement des plateformes numériques : Les conseils de Serge Adjovi
Qualité de l’information, interopérabilité, sécurité et inclusivité. Ce sont là quelques défis sur lesquels Serge Adjovi a mis l’accent pour la viabilité des plateformes numériques au Bénin. Le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information était intervenu lors de la rentrée thématique du quotidien La Nation. Le monde du numérique est assez exigeant. Et Serge Adjovi ne cesse d’attirer l’attention des acteurs sur des points essentiels pour le développement des plateformes numériques. Lors de sa communication à la rentrée thématique organisée par La Nation, le 4 mars 2022, le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi), a indiqué qu’il ne suffit plus de disposer d’une plateforme numérique, il faut bien la gérer et veiller à la sécuriser. C’est pour lui un volet très capital. « Une plateforme, c’est la sécurité», a-t-il martelé avant d’attirer l’attention de l’auditoire sur les risques d’intrusions et de cyberattaques. « Des problèmes de sécurité, on en rencontre tous les jours. Quelles que soient les plateformes d’information, le niveau de sécurité est extrêmement important », a-t-il insisté. Ainsi, l’évaluation des risques devient indispensable pour l’identification des vulnérabilités, l’estimation de l’incidence d’une atteinte à la sécurité. Les plateformes numériques se doivent à cet effet d’être soumises à un audit, à une surveillance active et à des balayages de sécurité. C’est une vigilance qui ne doit pas s’arrêter à la conception de la plateforme, mais se doit d’être inscrite dans la durée. « C’est un travail continu. Si vous protégez votre maison avec une porte blindée et que la fenêtre reste une faille, vous êtes exposés», a fait remarquer le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information. La sécurité est indispensable. Mais, il faudra avant tout disposer des équipements, logiciels et matériels adéquats pour la gestion de sa plateforme, pour surtout répondre aux besoins de ses cibles et faire face à la concurrence. Ces matériels, a-t-il dit, « permettent de faire du traitement de l’information, du stockage de l’information, des échanges d’informations entre nous, d’ordinateur à ordinateur». Qualité, fiabilité et inclusivité Des défis, il y en a aussi et surtout dans le secteur des médias, menacé par la désinformation. Le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information n’a pas manqué d’en faire cas lors de sa communication. «Aujourd’hui, on ne peut plus avoir une plateforme crédible, si on n’a pas un mécanisme de vérification. Il faut qu’au niveau d’un pays comme le Bénin, chaque média ait son propre mécanisme de vérification ou qu’il y ait des mécanismes conjoints. Ça peut être un effort commun à l’ensemble des médias, pour offrir aux consommateurs de médias cet espace où il faut aller pour s’assurer que c’est vérifié», a-t-il suggéré. Dans ce cas, la solution pourrait résider dans l’interopérabilité, cette possibilité de communication entre deux ou plusieurs systèmes. « On a un vrai défi d’interopérabilité. Aujourd’hui, si une information existe quelque part, est-ce qu’il est nécessaire de la réécrire à chaque fois qu’on change de média ? On peut mettre en place un système où l’on va chercher l’information, la payer, la reformater et l’insérer si possible sur sa plateforme. Là, on sait d’où ça vient parce qu’il y a une traçabilité. L’interopérabilité permet de concourir à la crédibilité de l’information et à la lutte contre les Fake News », a-t-il laissé entendre. Les régulateurs ont aussi un rôle important à jouer. Ils devront plus redoubler de vigilance et surtout se doter d’outils sophistiqués pour contrer la menace. « Le rôle des organes de régulation est extrêmement important et requiert de plus en plus l’appel à des outils technologiques importants. C’est pour cela que beaucoup de pays vont dans la direction de fusionner leurs régulateurs. Le cas important qui est à signaler est celui du Rwanda», a indiqué Serge Adjovi lors de sa communication. Mais après tout, l’inclusivité reste un enjeu de taille : œuvrer pour l’alphabétisme numérique, pour ne mettre personne de côté, dans la société des consommateurs. Société 15 mars 2022


Législatives 2023 : La bataille des femmes
109 sièges dont 24 exclusivement réservés aux femmes sont à répartir dans 24 circonscriptions électorales. Les exigences du législateur présagent une rude bataille de positionnement entre femmes au sein des formations politiques. La guerre de leadership pourrait changer de camp au sein des partis politiques. Jadis reléguées au second rang, bénéficiant de très peu d’attention, comme en témoignent leurs taux de représentativité au sein des organes de prise de décision, les femmes pourraient, cette fois-ci, peser de tout leur poids dans le challenge qui s’annonce pour janvier 2023. Une lecture combinée des articles 144 et 145 de la loi 2019-43 portant code électoral permet de relever que « le nombre de députés à l’Assemblée nationale est de cent neuf (109) dont vingt-quatre sièges exclusivement réservés aux femmes. Chaque liste comprend un nombre de candidats égal à celui des sièges à pourvoir dont une femme et sa suppléante spécialement présentées au titre des sièges réservés ». Pour se conformer à ces dispositions, les partis politiques, dirigés pour l’heure par des hommes, devront faire figurer en bonne place les femmes sur les listes à déposer au siège de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dans le cadre des prochaines législatives. Ce serait déjà le premier point d’achoppement. Le positionnement des femmes pour les 24 sièges réservés d’office risque d'être une tâche ardue. L’enjeu est de taille. Entre femmes, ce n’est pas toujours la lune de miel, encore que les enjeux sont colossaux. Si la volonté du législateur est de voir améliorée la représentativité des femmes au Parlement, la loi ne définit pas les critères pour la sélection de celles qui partiront favorites. La décision reste interne au parti, qui d’ailleurs devra être très regardant sur les profils, aux fins de réaliser une meilleure performance dans la circonscription électorale. Le clientélisme, les affinités, l’ancienneté dans le parti ne suffiront plus à satisfaire à toutes les exigences du législateur. Le challenge est entier En effet, selon l’article 146 du Code électoral, seules les listes, ayant recueilli au moins 10 % des suffrages valablement exprimés au plan national, sont éligibles à l’attribution des sièges. Il est procédé, au profit des listes éligibles, à une première attribution de quatre-vingt-cinq (85) sièges suivant le système du quotient électoral. Et sans préjudice de l’élection des femmes à cette première attribution, une seconde attribution est faite à raison d’un siège exclusivement réservé aux femmes par circonscription électorale. Ce siège est attribué à la liste ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages valablement exprimés dans la circonscription électorale parmi les listes éligibles de la circonscription, au profit de la candidate présentée à ce titre. C’est la règle de la plus forte moyenne. A l’évidence, la position de favorite ne garantit pas d’office le siège réservé, si le parti ne vient pas en tête dans la circonscription électorale concernée. Ce petit plus du législateur, comme prime à la performance d’une formation politique qui règne en maître dans sa circonscription électorale, est un élément supplémentaire qui doit être pris en compte dans les choix à opérer lors des positionnements sur les listes de candidatures. Femme d’accord, mais capable d’abord. Il ne s’agira donc pas de souffler à l’occasion sur les germes de division, ou d’entretenir des querelles de personnes, mais plutôt de faire preuve de réalisme pour l’intérêt du parti. A vrai dire, un parti gagnerait à positionner le double du quota fixé par le législateur, soit 48 femmes sur les 109 députés attendus pour les législatives. Quoi qu’il en soit, la bataille des femmes aura lieu. C’est tout le mal qu’on peut souhaiter à une société qui se métamorphose et à sa démocratie. De Karimama à Gogounou, ou de Ségbana à Boukoumbé, la campagne électorale sera davantage relevée avec ces vaillantes femmes, qui défileront dans nos hameaux ou quartiers de ville à la conquête des électeurs. Actualités 15 mars 2022


Eliminatoires Mondial U17 Dames Inde 2022 : Les Écureuils U17 dames rallient Rabat
Partie de Cotonou, la délégation du Bénin a rejoint la capitale marocaine en fin de matinée de ce lundi 14 mars. Après environ une heure trente minutes de formalités administratives, elle a mis le cap sur Rabat où sera joué ce match retour des éliminatoires du mondial U17 dames Inde 2022. Signalons que le match est pour le week-end prochain. Sports 15 mars 2022


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