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Nouvelles

3e journée de la Super ligue pro de Football : Coton Fc enchaîne, Buffles et Loto-Popo ralentis
Contrairement à Coton Fc qui a réussi un coup double à l’extérieur après deux matchs en Super ligue pro de Football, Loto-Popo Fc et Buffles du Borgou, victorieux lors de leur première sortie n’ont pas pu gagner en déplacement, mercredi 9 mars dernier. Le tenant du titre a été battu (1-0) par Eternel alors que son dauphin a été neutralisé par l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo). La bonne opération de Coton Fc à Aplahoué et la défaite de Loto-Popo Fc, champion en titre face à Eternel à Cotonou, et le nul des Buffles du Borgou, vice-champions à Adjohoun sont les résultats frappants issus des rencontres de la 3e journée de la Super ligue de Football disputée, mercredi 9 mars dernier. En effet, vainqueur des Panthères de Djougou (0-2), le week-end dernier, dans la cité d’Atchoukouma, Coton Fc a enchainé avec sa deuxième victoire de la Super ligue professionnelle de Football en s’imposant face à Dadjè Fc sur ses installations par le score de 1-0. Avec ce succès, le club de la cité de Kpassé est en tête de la compétition avec 6 points+3 avant la 4e journée où il accueille la Jeunesse sportive de Pobè, demain samedi 12 mars pour son premier match à domicile. Fortune presque identique pour Eternel Fc qui a réussi à se débarrasser (1-0) du champion en titre, Loto-Popo Fc au stade René Pleven de Cotonou. Tombeur des Cavaliers de Nikki (1-0), lors de leur première sortie, Eternel Fc a pu défier Loto-Popo Fc. Avec ce succès, il totalise 6 points+2 tandis que le club de la Lnb est bloqué à 3 points avant son déplacement à Djougou où il est attendu par les Panthères de la localité qui auront à cœur de se relancer après deux défaites. De leur côté, les Buffles du Borgou ont été également ralentis dans leur élan par l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo) à Adjohoun. Auteur d’un festival offensif (4-0) face à la formation d’Adjidja Fc à Parakou lors de son premier match, le club vice-champion a été neutralisé (1-1) par Asvo. Avec ces résultats, les Buffles du Borgou totalisent 4 points+4 et occupent la troisième place au classement avant leur prochain match à Parakou où ils vont affronter Espoir de Savalou, vainqueur de l’As Cotonou 2-1 à domicile. Battu le weekend dernier, Ayéma Fc, leader de la zone sud-est, a fait oublier son faux pas de la journée précédente de la plus belle des manières en écrasant littéralement l’US Cavaliers de Nikki par le score de 5-2. Etrillé par l’As Cotonou (3-0) lors de la journée précédente, Béké Fc a encore perdu (0-1) sur le terrain de la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp), mercredi 9 mars dernier. Après cette deuxième défaite, il est contraint de faire mieux à Bèmbèrèkè où il reçoit Dadjè, dimanche 13 mars prochain. Résultats des matchs de la 3e journée Ayéma Fc – Cavaliers 5-2 Asvo – Buffles 1-1 Jsp – Béké 1-0 Djèffa - Panthères 2-0 Eternel # Loto-Popo 1-0 Espoir de Savalou – As Cotonou 2-1 Dadjè Fc # Coton Fc Fc 0-1 Sports 11 mars 2022


Interdiction des tontines : le sens de la décision du gouvernement
La décision du gouvernement interdisant les tontines illégales dont « adogbè » est utile à plusieurs égards. Elle permet d’anticiper sur des réalités connues dans un passé récent et qui ont laissé sur le carreau plusieurs victimes inconsolables. En larmes, l’image de cette vieille dame qui a circulé sur les réseaux sociaux, début janvier dernier, fait froid dans le dos. Elle venait de perdre dans une tontine « adogbè », une bonne partie de ses économies sur laquelle elle comptait pour passer de bonnes fêtes de fin d’année. Ainsi, les victimes anonymes de cette forme de tontine qui consiste à verser des cotisations périodiques pour recevoir en retour des biens en nature vers la fin du mois de décembre sont nombreuses. En interdisant la pratique du « adogbè » et de toutes autres formes de tontines ne respectant pas la règlementation en vigueur, le gouvernement ne fait que renvoyer les concernés au respect de la loi 2012 – 14 du 21 mars 2012 portant règlementation des systèmes financiers décentralisés en République du Bénin. Cette loi, en son article 7, précise que « les systèmes financiers décentralisés doivent, préalablement à l’exercice de leur activité, être agréés par le ministère ». Au cours d’une rencontre qu’ils ont eue avec certains responsables de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd), des gestionnaires de tontines « adogbè» ont compris qu’ils évoluaient en marge de la législation. Ils ont surtout saisi qu’ils devraient se constituer en système financier décentralisé avant de poursuivre les activités. « Ce que nous venons d’écouter à l’Anssfd nous a vraiment surpris. Il revient à chacun de nous de prendre la décision qui lui convient », rapporte A.M, responsable d’une tontine «adogbè» depuis plus de 15 ans dans le 7e arrondissement de Cotonou. «Nous avons reçu un document, en l’occurrence l’instruction 005 – 06 – 2010 déterminant les éléments constitutifs du dossier de demande d’agrément de systèmes financiers décentralisés dans les Etats de l’Union monétaire ouest-africaine. C’est une affaire d’argent et de temps», précise-t-il. Selon la loi, la création d’un système financier décentralisé passe par plusieurs étapes. D’abord, un dossier est adressé à la structure du ministère des Finances qui en a les compétences. Au Bénin, c’est l’Anssfd qui s’en charge. «Après réception du dossier, la structure ministérielle de suivi dispose de trois mois pour l’instruire et le transmettre à la banque centrale avec ses observations et sa proposition de suite à donner à la demande d’agrément. La banque centrale dispose d’un délai de deux mois pour examiner le dossier et communiquer son avis à la structure ministérielle de suivi », stipulent deux alinéas de l’article 8. La banque centrale pourrait solliciter un complément de dossier afin de donner son quitus. Il revient au ministre de délivrer l’agrément à travers un arrêté. Mais si six mois après le dépôt du dossier, le postulant n’obtient aucune suite, il en déduit le rejet de sa demande. Ce sont ces étapes que les tenanciers de tontines « adogbè » sont invités à suivre. C’est le seul moyen d’éviter une hécatombe. Actualités 11 mars 2022


Expo Dubaï 2020 : le Bénin révèle son potentiel touristique et économique
La Journée du Bénin (Benin Day) organisée le lundi 28 février dernier dans le cadre de l’Exposition universelle Dubaï 2020 a été l’occasion pour la délégation béninoise de mettre sous les projecteurs les potentialités culturelles, artistiques, touristiques et économiques du Bénin. Une riche exhibition qui a retenu l’attention de la communauté internationale. C’est une éclatante offensive culturelle, touristique et économique que la délégation béninoise a menée le lundi 28 février 2022 lors du "Benin Day" à l’Exposition universelle Dubaï 2020. Présent sur ce marché international ponctué de plus de 60 événements de découvertes, de musiques, de technologies, d'arts, de sciences, de cultures et de créativités, le Bénin ne participe pas en simple figurant. Du Parc national de la Pendjari, au village lacustre de Ganvié en passant par les Palais royaux d’Abomey, le culte Vodun ou la Route des Tata, le Bénin a déployé et arboré sa diversité culturelle et touristique sur son Pavillon à travers des objets et œuvres d’art, des vidéos et des beaux livres. Le "Benin Day" a été la plus grande occasion de révélation des atouts du Bénin à la communauté internationale. « Le Bénin est une terre de rencontres et de culture, mais aussi un pays d’opportunités d’affaires. Porté par un peuple de travailleurs, animé par une résilience liée à l’histoire. Le Bénin a accompli des avancées considérables dans tous les secteurs depuis 2016. Aussi, avec les ambitieux projets inscrits au Programme d’action du gouvernement, tend-il les bras aux investisseurs étrangers pour un partenariat fructueux», a déclaré Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, à la cérémonie d’ouverture de la Journée du Bénin à Al Wasl Plaza, bâtiment central du site d’exposition. Il a exposé à l’assistance l’offre touristique béninoise, sa richesse patrimoniale et artistique ainsi que les opportunités d’affaires au Bénin. Des éléments qui sont présentés et expliqués aux visiteurs sur le Pavillon du Bénin, à travers différents canaux. Pour la circonstance, le ministre Jean-Michel Abimbola a conduit une importante délégation composée entre autres de Carole Borna, conseillère technique aux Arts du ministère en charge de la culture; Inès Monwanou du ministère des Affaires étrangères, Edmond Toli, directeur général de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt) ; Léa Awunu Roufaï, directrice générale de l’Agence Galerie nationale ; Laurent Gangbès, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) ; Letondji Beheton, directeur général de la Société d’investissement et de promotion de l’industrie (Sipi), Albin Fèliho, président de la Fédération des organisations patronales de l’hôtellerie et du tourisme (Fopaht) et Yves Legault, Consul général du Bénin à Toronto . La forte délégation du pays hôte était conduite par Reem Al Hashimy, ministre d'État des Émirats arabes unis pour la Coopération internationale et directrice générale de l'Expo Dubaï 2020. Elle était accompagnée de Najeeb Al Ali, directeur exécutif du bureau du Commissariat général de l’Expo Dubaï. Dans son discours à l’ouverture du "Benin Day", Najeeb Al Ali a reconnu la remarquable participation du Bénin à cette exposition. Il a salué les efforts faits par le Bénin pour se révéler au monde au plan culturel et touristique. Mettant l’accent sur la politique gouvernementale de construction d’infrastructures muséales pour révéler le potentiel patrimonial et artistique du Bénin, le ministre Jean-Michel Abimbola a d'ailleurs convié la communauté internationale à saisir l’occasion de la grande exposition intitulée « Art du Bénin » organisée au Bénin suite à la restitution de 26 trésors royaux par la France, «pour venir admirer la créativité des artistes béninois, apprécier la finesse de leurs œuvres, mesurer la puissance qu’elles dégagent ». Le Bénin au centre de l’attention à Dubaï Le Bénin est au centre de l’attention avec l’Expo Dubaï 2020, une exposition universelle qui se tient cette année aux Emirats arabes unis du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 ; la première du genre dans toute la région Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie du Sud. Cette exposition conserve le millésime 2020 parce qu’elle devait se tenir originellement du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021. Mais du fait de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le Bureau international des Expositions et le comité d’organisation avec le soutien de nombreux pays ont étudié la possibilité d'un report. Ainsi, la ville de Dubaï accueille depuis Septembre 2021, une kyrielle d’exposants venus des quatre coins du monde pour participer à cet événement placé sous le thème « Connecter les esprits, créer le futur » avec pour sous-thèmes la Durabilité, la Mobilité et l'Opportunité. Le Bénin qui a fait le choix de la Durabilité n’a pas manqué ce grand rendez-vous pour se révéler davantage au monde conformément à la vision du chef de l’Etat. « Dubaï 2020 est une épopée moderne des nations invitées qui présentent, à tour de rôle, leurs meilleurs atouts lors des journées spéciales », a déclaré le ministre Jean-Michel Abimbola. Le "Benin Day" a été l’apothéose. Après la cérémonie d’ouverture, les délégations béninoise et émiratie ont eu droit à une visite guidée du Pavillon du Bénin et du Pavillon des Uae. A la suite du déjeuner officiel deux grandes communications ont eu lieu dans l’après-midi du lundi 28 février. Il s’agit d’une Keynote sur le tourisme et la culture du Bénin, animée par Edmond Toli et Richard Sogan de l’Anpt ; puis d’une autre Keynote sur les investissements au Bénin, présentée par Laurent Gangbès de l’Apiex et Letondji Beheton de la Sipi. Les manifestations ont été agrémentées par les prestations du Groupe musical "Les Pépit’Arts". L’impressionnante performance de la troupe a eu un énorme succès. Le public s’est laissé emporter par la virtuosité de ces jeunes pousses applaudies comme des stars. Ils se sont d’ailleurs produits sur la scène du dôme du Al Wasl Plaza, réservée aux stars internationales. Une vision et des ambitions de taille Faut-il le rappeler, le Programme d’action du gouvernement « Bénin révélé » a inscrit le tourisme au titre des secteurs prioritaires. La vision du Chef de l'État est de positionner le Bénin comme une des destinations les plus prisées en Afrique et dans le monde. Il est question de faire du Bénin, un puissant hub touristique. Pour y arriver, le gouvernement a opéré de profondes réformes et mène des projets ambitieux dont l’écho traverse le monde. C’est tout cela qui a permis la participation du Bénin à l’Expo Dubaï 2020. La brillante contribution du Bénin à cet évènement est à l’actif du Commissariat Général d'exposition du Bénin qui a réalisé un travail remarquable à Dubaï avec l’aide de l’Anpt, d’Apiex, de l’Anecsmo et de la Galerie Nationale. « Nous participons à une très belle aventure humaine ici à Dubaï. Le Pavillon du Bénin est ouvert jusqu'au 31 mars 2022 et nous attendons encore de nombreux visiteurs », confie Carole Borna, Commissaire Générale pour le Pavillon du Bénin à Expo Dubaï 2020. Elle est appuyée dans cette mission par la Commissaire Générale adjointe Inès Monwanou du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Les deux amazones n’ont ménagé aucun effort depuis des mois afin que cette sortie soit une réussite. Le mercredi 2 mars dernier, le Pavillon du Bénin a justement accueilli Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération accompagné de son directeur de Cabinet, Hervé Zanvo. Les deux personnalités séduites par le contexte n'ont pas manqué d’encourager la délégation béninoise sur place. Culture 11 mars 2022


Ségolène Royal après sa visite au palais de la Marina : « Cette exposition me donne une décharge d’émotions extraordinaires »
Ancienne ministre, ancienne candidate à la présidentielle en France, Ségolène Royal a visité, ce jeudi 10 mars, les 26 trésors royaux et les 106 œuvres d’art contemporain exposés au palais de la Marina. Ce fut pour elle un moment de décharge émotionnelle. Nul ne sort de l’exposition diptyque comme il y est entré. L’histoire, le beau, la créativité et les talents qu’on y découvre, de même que les sensations que l’on ressent, sont d’un autre ordre. L’ancienne ministre française Ségolène Royal, en a fait l’expérience, ce jeudi en début de matinée. « Cette exposition que nous venons de voir me donne une décharge d’émotions extraordinaires…», confie-t-elle après avoir parcouru les trésors royaux et les œuvres d’art contemporain. « Cette articulation entre ces objets du passé et ces objets contemporains, nous rappelle que la création artistique est à la fois ancrée dans la culture et dans l’histoire et en même temps tournée vers le futur grâce à l’imagination des artistes. Et vraiment, on ressent une très vive émotion devant tous ces objets du passé, du présent et du futur parce que c’est la vie qui est dedans. Comme le dit Victor Hugo : il faut vivre poétiquement. Finalement, le Bénin illustre ça bien avant Victor Hugo. Cette transmission a d’ailleurs souvent été imitée par des artistes français, je pense à Picasso qui a beaucoup été inspiré par l’art africain. Donc, on comprend aujourd’hui dans cette visite extraordinaire pourquoi cette inspiration a traversé les siècles», ajoute l’ancienne candidate à l’élection présidentielle française qui apprécie également la qualité des œuvres et le talent des artistes d’hier et d’aujourd’hui. Ségolène Royal est convaincue que la restitution faite par la France, n’est qu’un devoir et espère que d’autres restitutions viendront. « …J’espère qu’il y aura d’autres restitutions. Nous avons là accompli un devoir grâce aux autorités du Bénin et à l’implication du président de la République et du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts… Je suis très touchée, je connais votre engagement, je sais que vous allez obtenir d’autres restitutions et que vous avez des projets magnifiques de développement touristique autour de la culture », affirme-t-elle toute souriante et en se tournant vers le ministre de la Culture, Jean Michel Abimbola. Celui-ci va souligner, dans son intervention, à quel point son hôte du jour est une femme de goût, de culture, qui a fait le déplacement de Cotonou. « C’est pour dire que le Bénin reçoit le monde entier mais en particulier les personnalités importantes qui viennent du monde et de la France avec qui nous sommes en coopération… La France est une et le Bénin est indivisible », déclare le ministre de la Culture qui loue ainsi, entre autres, la coopération muséale fructueuse entre les deux pays. Ségolène Royal a reçu le catalogue des 26 trésors royaux et celui des 106 œuvres contemporaines, puis signé le livre d’or de l’exposition avant de remonter à bord de son véhicule tout heureuse et satisfaite. Actualités 11 mars 2022


Droits des femmes et droits de l'Homme : une même aspiration, selon Joseph Djogbénou
La journée de la femme, c'est la journée de l'Homme, la promotion des droits de la femme, c'est la promotion des droits de l'Homme. Et tous les hommes gagneraient à œuvrer pour la promotion des droits de la femme, car leur réalisation profite à la communauté dans sa plénitude. C'est ce qui ressort, entre autres, de la conférence animée hier jeudi 10 mars par Joseph Djogbenou, président de la Cour constitutionnelle, autour du thème "Droits des femmes et droits de l'homme". « Revendiquer pour la femme ses droits, c'est revendiquer pour soi-même ses propres droits. Admettre la violation des droits de la femme, c'est admettre la violation de ses propres droits, c’est admettre la violation des droits humains ». C’est l’opinion soutenue et défendue par Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, à l’entame des échanges avec le personnel autour du thème: "Droits des femmes et droits de l'homme". Une initiative qui s’est tenue dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme. « Quand on regarde l'assiette des droits, les droits réclamés par les femmes (droit à la liberté, droit au respect de l'intégrité, droit à la participation...) sont aussi les droits recherchés par les hommes. Il n'y a pas une différence de nature de façon intrinsèque entre les droits de la femme et les droits de l'Homme. Les anglo-saxons parlent de Human rights qui s'entend comme les droits de l'humain. Les droits de la femme sont donc les droits humains », fait observer le président Joseph Djogbénou. Pour lui, la satisfaction des droits de la femme ne profite pas seulement aux femmes... Elle profite à l'ensemble de la communauté. Ce n'est donc pas une démarche sentimentale, une démarche de pitié... C'est même une nécessité au sens égoïste pour chacun et tous de revendiquer les droits de la femme. « Car de la satisfaction dans leur complétude des droits de la femme, dépend la satisfaction dans leur complétude des droits de l’Homme. Il y a donc un intérêt pour chacun de faire en sorte que les droits de la femme puissent être réalisés », a soutenu le président de la Cour constitutionnelle. Il apparait selon lui que la journée de la femme est la journée de l'Homme ; promouvoir les droits de la femme, c’est promouvoir les droits de l'Homme. Et tout ce qui est fait en faveur des femmes en termes de réformes et d’actions menées contribue non seulement à leur épanouissement mais surtout au développement de la société entière y compris les hommes. Portant la voix des femmes, la conseillère Cécile de Dravo Zinzindohoué a salué l'initiative du président de la Cour constitutionnelle qui vient situer cette journée dans son essence... Pour la présidente de la Haute Cour de justice, la journée du 8 mars doit être une journée d'intenses réflexions sur le statut de la femme. Une journée utile sinon nécessaire Pourquoi une journée internationale de la femme quand on sait que chaque jour est jour de la femme ? Pourquoi s'arrêter en une journée, se regarder, interpeler, faire le point et prendre de nouvelles résolutions en mettant la femme au cœur de ces résolutions? Joseph Djogbénou répond: «Je pense que ceux qui l'ont instituée ont raison. Je pense que pour des raisons que beaucoup savent ; des raisons relevant dans le monde entier du statut de la femme et des contraintes auxquelles elle est exposée, de ce que l'on peut appeler les déterminismes sociaux et politiques ; il est normal que la communauté internationale se concentre sur la question de la femme ». Mais le président de la Cour constitutionnelle fait deux observations : « J'ai l'impression que l'on prend cette journée du côté où l'on ne devrait pas. Elle a de plus en plus un caractère folklorique, festif, anecdotique. Une journée qui passe et qui s'en va. Une journée qui, quand on regarde de plus près, est considérée comme toute autre journée… La deuxième remarque est que l'on considère cette journée comme la journée de la femme, prise au sens du genre. Et certains arrivent même à penser que l'on devrait instituer la journée de l'homme... Non car la journée de la femme me semble être d'abord la journée de l'Homme ». Pour Joseph Djogbénou, la journée de la femme ne doit pas être célébrée dans une approche sentimentale à l'égard de la femme. Ce n'est pas un instant que l'on décide de fixer pour regarder la femme dans sa situation comme si on devrait avoir à son égard un sentiment de pitié... C’est ce que soutient, à son tour, la présidente de la Haute cour de justice. Elle exhorte les femmes à ne pas se laisser aller aux discours romantiques et galants mais à faire de cette journée, une journée de réflexions, de bilan et de projections sur la base des droits de la femme ; les droits acquis et les droits qui restent à conquérir. Donner aux femmes une meilleure place Les échanges entre le président Joseph Djogbénou et le personnel de la Cour constitutionnelle ont également porté sur l’évolution du statut de la femme. « Ne faut-il pas changer de paradigme et mettre les unités physiologiques qui sont plus nombreuses devant ou tout au moins les mettre côte à côte ! La locomotive irait sans doute plus vite. Il faut prendre l'option stratégique de considérer que pour aller plus loin, nous avons intérêt à ce que les femmes soient à nos côtes sinon devant nous. J'ai l'impression que c'est cette option stratégique que la plupart des États empruntent aujourd'hui. En l'occurrence l'Etat du Bénin ». Voilà une affirmation du président Joseph Djogbénou qui a suscité l’intérêt des participants. Pour certains, ce sont les femmes elles-mêmes qui se montrent passives et ne semblent pas résolues à prendre leur part active au développement. Pour d’autres, il faut craindre que la place prépondérante donnée à la femme ne se retourne finalement contre la société entière au regard du risque de désintégration des femmes de leurs responsabilités au ménage. S’intéressant aux statistiques démographiques, le président Joseph Djogbénou relève que dans la plupart des États du monde, les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Et cet élément démographique va se renforcer au fil du temps. En outre, dans les populations africaines, les jeunes femmes sont plus nombreuses que les jeunes hommes. Régler donc les questions liées au développement et à la jeunesse en Afrique et au Bénin revient à régler en majorité les problèmes liés aux femmes et aux jeunes femmes. A travers les différentes réformes législatives engagées au Bénin, c'est la société qui décide de traiter des causes des inégalités entre femmes et hommes. Et ces réformes permettent de faire en sorte que les femmes puissent se tenir aux côtés des hommes sur le chemin du développement. Dans ses observations, Cécile de Dravo Zinzindohoué, présidente de la Haute Cour de justice exhorte les femmes à prendre conscience de leurs responsabilités et de la part qui leur revient dans le développement de leur pays... Elle les invite à réaliser les droits acquis grâce aux réformes engagées depuis peu... « Ce sont des droits dont toutes les femmes doivent prendre conscience, qu'elles soient intellectuelles ou analphabètes », a-t-elle affirmé. Mais pour relever les défis et saisir les opportunités, il faut des femmes compétentes... Et c'est là que s'invite la problématique de l’éducation à la base, une question sur laquelle la femme est encore attendue. Actualités 11 mars 2022


Modernisation de l’administration : La boussole du secteur des archives validée
Le Plan national de développement des archives 2022-2030 est adopté, hier mercredi 9 mars en Conseil des ministres. Les professionnels des archives se réjouissent d’avoir désormais une boussole pour l’éclosion de leur secteur d’activité. Ils sont tout heureux, les professionnels de l’archivistique. Et ils ont des raisons d’être en joie. Du moins, une raison principale. En Conseil des ministres hier, le gouvernement a adopté le Plan national de développement des archives 2022-2030. Ainsi, les professionnels ont désormais une idée claire de la vision du gouvernement pour les archives. Premier avantage, ils pourront formellement adopter la numérisation des documents d’archives dans leurs activités. «C’est une excellente nouvelle pour le secteur», estime sans hésitation Dr Wenceslas Mahoussi, spécialiste en information et communication. Pour avoir travaillé en tant qu’expert national pour l’opérationnalisation de ce plan en 2015 et l’avoir présenté au Conseil national des archives en février 2017, il pense que la décision du gouvernement est la bienvenue pour les archivistes et documentalistes mais aussi pour la bonne gestion des documents administratifs de l’Etat. « Il aura fallu 5 ans pour revoir ledit document et l’arrimer au numérique. Aujourd’hui, le secteur des archives a une boussole pour son développement. », ajoute Dr Wenceslas Mahoussi. En fait, c’est un outil qui participe de la bonne gouvernance prônée par le gouvernement dans son programme d’action pour le quinquennat. Selon le communiqué du Conseil des ministres, dans sa mise en œuvre, le Pnda se traduira en axes stratégiques et en plan d’opérationnalisation, assortis de ressources subséquentes, avec l’instauration d’un mécanisme efficace de suivi – évaluation. Pour ces différentes activités, il est annoncé l’implication de tous les acteurs concernés. Une décision également appréciée par les professionnels des archives qui ne s’étonnent pas puisqu’ils ont été associés tout au long de l’élaboration et de l’actualisation du document. Actualités 10 mars 2022


Jif 2022 : La santé de la femme et l’environnement préoccupent
Le ministère de l’Energie a lancé, mardi 8 mars dernier au stade Mathieu Kérékou de Cotonou, une exposition d’équipements de cuisson propres et sobres en carbone. C'est à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme. Le ministère de l’Energie a célébré la Journée internationale des droits de la femme à travers le lancement d’une exposition de foyers améliorés sobres en carbone pour la préservation de la santé de la femme et de l’environnement. Cette exposition qui se tient du mardi 8 mars au vendredi 12 mars prochain vise « à contribuer à la visibilité et à l’adoption des équipements de cuisson propres et sobres en carbone pour une réduction des peines et une préservation de la santé des femmes, des filles et des enfants », a expliqué Anne-Marie Gnancadja Bonou, chef de la cellule Genre et développement du ministère de l’Energie. Selon la directrice départementale de l’Energie de l'Atlantique, Mme Angèle Alapini, étant donné que les femmes sont les premières utilisatrices de la biomasse à travers l'usage du charbon et du bois pour la cuisson, l'Etat béninois a formé des femmes à la production des foyers améliorés afin d'atténuer les changements climatiques et leurs conséquences néfastes sur leur santé. « Cette initiative a formé plusieurs femmes dans le domaine de l'énergie, qu’elles soient consommatrices, utilisatrices ou encore productrices », a-t-elle expliqué. « Dans le secteur de l’énergie, la promotion des nouvelles technologies, des équipements de cuisson propres et sobres en carbone constitue une des nombreuses réponses efficaces aux changements climatiques», a déclaré Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie. Il prône une redynamisation de l’entrepreneuriat féminin. Il a par ailleurs fait savoir que cette activité a été organisée par le ministère de l’Energie pour traduire convenablement la vision du gouvernement qui, conformément au plan national de développement 2018 -2025, entend faire passer la proportion des ménages utilisant des foyers améliorés pour la cuisson de 17,64 % en 2015 à plus de 53 % en 2025, pour une meilleure protection de notre environnement et une meilleure protection sanitaire de la population. « L’heure a sonné pour une plus grande émancipation de la femme. L’heure a sonné pour qu’elle s’adapte encore plus au monde moderne. L’heure a sonné pour que la femme prenne toute la place qui lui revient dans la société », a conclu Dona Jean-Claude Houssou. A l’occasion, les femmes retraitées du ministère de l’Energie ont été honorées. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 10 mars 2022


Secrétaire exécutif des mairies : Cap sur la sélection définitive des candidats
Le processus de sélection des membres du secrétariat exécutif des mairies suit son cours. Les candidats sélectionnés pour les phases suivantes seront connus dans quelques heures. L’agenda de la réforme de la gouvernance locale se déroule avec célérité. Le comité de pilotage du processus ne cesse de rassurer quant à son aboutissement heureux. Après une annulation afin de mieux assurer l’égalité des chances des candidats, la présélection est refaite. Les candidats recalés ont eu un délai raisonnable pour porter des recours. Dans quelques heures, la liste définitive des candidats sélectionnés sera rendue publique. Déjà, il est annoncé la tenue du test psychotechnique pour tous les candidats présélectionnés et des épreuves écrites pour uniquement les candidats au poste de secrétaire exécutif, samedi 12 mars au lycée technique Coulibaly. Cette étape sera suivie de l’entretien individuel et la réception des dossiers physiques des candidats qui se tiendront du lundi 14 au mercredi 16 mars. Enfin, il y aura la mise en place de la base de données proprement dite des personnes habilitées au poste de secrétaire exécutif et aux six autres postes. Actualités 10 mars 2022


Egalité des genres : Les élues locales sensibilisent les étudiants
Les étudiants doivent s’engager en politique et dans la lutte contre les changements climatiques. Ils ont été sensibilisés à ces sujets, mardi dernier, par le Réseau des femmes élues conseillères au Bénin et l’Association nationale des communes du Bénin lors d’une journée portes ouvertes. L’Association nationale des communes du Bénin et le Réseau des femmes élues conseillères au Bénin ont atteint les objectifs qu’ils poursuivaient en initiant une rencontre avec les étudiants des universités. Ils ont permis, le 8 mars dernier, à ces jeunes d’améliorer leur connaissance sur rôle et les responsabilités des femmes élues dans la gouvernance locale d’une part, et d'être édifiés sur leur rôle dans l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques. A travers les échanges, les étudiants ont été motivés au militantisme politique et ses contours. « Nous vous avons invités pour laisser à chacun de vous, un souvenir sur lequel bâtir un avenir durable », a fait comprendre Lucie Sessinou, présidente du Refec. Entre conseils, partage d’expériences et sensibilisation, elle a appelé les étudiantes et étudiants présents, à braver les préjugés pour s’engager en politique afin de contribuer efficacement au développement de leurs localités. « Le monde entier célèbre aujourd’hui 8 mars 2022, une nouvelle édition de la journée internationale des droits de la femme dont le thème, ‘’L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable’’, place les femmes et les jeunes au cœur de l’action pour notre futur commun », a indiqué le président de l’Ancb, Luc Atrokpo. Il a surtout précisé que les inégalités entre les sexes ne peuvent permettre de réaliser l’ambition d’un avenir durable. C’est pourquoi le président des maires a appelé tous les hommes à œuvrer pour la réduction du fossé entre eux et les femmes. « Il nous faut donc agir, en mobilisant toutes les énergies autour de la lutte contre les inégalités », a-t-il insisté. Actualités 10 mars 2022


Exposition des œuvres d’art : Ce qu’en pense l’ambassadrice du Venezuela, Belén Teresa Orsini Pic
L’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République bolivarienne du Venezuela près la République du Benin, Belén Teresa Orsini Pic, a fait le voyage dans le passé et le présent à travers la visite des œuvres d’art d’hier et d’aujourd’hui, au palais de la Marina. Une exposition à succès qui fait du Bénin une référence, assure-t-elle. « L’exposition "Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui : de la restitution à la révélation", organisée au palais de la Marina, pour la fierté du peuple béninois et le plaisir de nous tous qui avons eu le privilège de l’apprécier, constitue un succès et une organisation sans précédent qui a permis de mettre en dialogue esthétique, éthique et spirituel les 26 pièces de son trésor patrimonial et 106 œuvres de 34 artistes contemporains », affirme l’ambassadrice. Elle ajoute que cela fait du Bénin « une référence en matière de gestion culturelle et patrimoniale sur le continent africain, tout en promouvant l’immense et riche histoire du pays, en encourageant le tourisme et les investissements étrangers; stratégie de la politique étrangère du gouvernement du président Patrice Talon, qui a révélé au monde le potentiel de sa nation ». Actualités 10 mars 2022


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