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Nouvelles

Lancement du Projet « Santés &Territoires » : Cap sur la transition agroécologique
Le projet « Santés et Territoires» a été officiellement lancé, hier mercredi 9 mars au Bénin, pour révolutionner les approches intégrées de la santé en les associant au cadre de la transition agroécologique. Faire de la santé, un levier de développement dans le cadre de la transition agroécologique. C’est l’enjeu du projet « Santés &Territoires» dont le lancement, pour le compte du Bénin, a été fait hier, mercredi 9 mars, en présence des parties prenantes et des partenaires. Il vise à accompagner les acteurs des territoires à identifier de manière participative, les liens entre transition agroécologique et l’amélioration de la santé globale dans un contexte de changement climatique. Des réponses efficaces seront donc apportées à la problématique de la zoonose, de la résistance aux antibiotiques et des pollutions environnementales engendrées par les systèmes de production agricole. Pour le directeur de l’Institut de Recherche sur le Coton, Emmanuel Sèkloka, « Santés &Territoires » privilégie une approche à la fois participative, inclusive et innovante. « Le lancement de ce projet ouvre une nouvelle ère pour l’amélioration du bien-être global de l’environnement au Bénin qui va booster davantage les productions agricoles, la santé humaine, la santé animale, la santé environnementale et les revenus des groupes cibles », a souligné Emmanuel Sèkloka. « Santés &Territoires» interviendra dans la région du centre du Bénin où les principales cultures sont le coton, l’anacarde et les céréales. La mise en œuvre se fera à travers un partenariat entre le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), l’Université d’Abomey-Calavi, l’Université de Parakou, l’Institut national des recherches agricoles du Bénin et l’Université nationale d’Agriculture. L’initiative est cofinancée par l’Agence Française de Développement et l’Union européenne à travers le programme Development smart innovation through research in Agriculture (Desira). « Le Bénin est fortement représenté au sein de l’initiative Desira qui associe les projets des institutions de recherche et les opérateurs de terrain pour le développement d’une recherche axée sur l’agroécologie », a dit Jean Huchon, au nom de l’Union européenne. Avant de procéder au lancement du projet, la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Françoise Assogba-Komlan, a insisté sur les enjeux. « Le changement climatique et la perte de la biodiversité constituent une menace particulièrement grave pour le fonctionnement des écosystèmes. Face à ces multiples enjeux, la prise en compte de l’approche socioécologique de la santé couplée à la transition agroécologique peut améliorer la santé globale à l’échelle des territoires et contribuer à la mise en place d’agrosystème durable», a-t-elle précisé. L’atelier qui prendra fin le 11 mars 2022 facilitera les échanges entre les participants sur le cadrage méthodologique du projet, en insistant sur la phase de diagnostic. En dehors du Bénin, le projet Santés & Territoires qui s’étend sur la période 2021-2026 est mis en œuvre au Sénégal, au Laos et au Cambodge. Environnement 10 mars 2022


Flavien Dovonou sur le changement climatique : « Les femmes sont plus vulnérables que les hommes »
Les effets du changement climatique renforcent la problématique d’inégalité du genre et de la vulnérabilité de la femme. À travers cette interview, le professeur Flavien Dovonou, enseignant-chercheur à l’Institut national de l’Eau de l’Université d’Abomey-Calavi, dévoile les défis. La Nation : Les signaux montrent que les inégalités basées sur le sexe, si elles ne sont pas corrigées, risquent d’aggraver la vulnérabilité des femmes aux changements climatiques. Qu’est-ce qui peut justifier cette crainte ? Flavien Edia Dovonou : Les changements climatiques constituent l’un des grands défis du 21e siècle. Leurs effets varient selon les régions, l’âge, les classes sociales, les groupes sociaux, les sexes, etc. Aussi bien les hommes que les femmes qui sont dans des secteurs comme l’agriculture ressentiront les effets à des degrés divers. Il est de plus en plus évident que les femmes sont plus vulnérables que les hommes en grande partie. Parce qu’elles représentent la majorité dans le monde et dépendent davantage des ressources naturelles menacées, dont les ressources en eau. La différence entre les hommes et les femmes est également notable en ce qui concerne leur rôle et leur responsabilité dans la prise de décision par rapport à l’accès à la terre, et aux ressources naturelles, les opportunités et les besoins. Dans le monde entier, les femmes ont moins accès que les hommes à l’eau, à la terre, aux crédits, aux intrants agricoles, etc. En réalité, la vulnérabilité des femmes aux changements climatiques résulte de plusieurs facteurs sociaux, économiques et culturels. Les femmes représentent un pourcentage important des communautés pauvres qui dépendent des ressources naturelles, locales pour assurer leurs moyens de subsistance, en particulier dans les milieux ruraux où elles portent le fardeau des responsabilités familiales comme l’approvisionnement en eau potable, la collecte de combustible pour la cuisson des aliments et le chauffage, ainsi que la sécurité alimentaire. Dans ce cas, elles ne peuvent disposer pleinement et librement des biens et des services environnementaux. Elles participent très peu à la prise de décision et sont donc moins aptes à faire face aux changements climatiques. Ces facteurs peuvent-ils concourir à exacerber les inégalités ? Dans des conditions climatiques extrêmes comme les périodes de sècheresse et les inondations, les femmes travaillent plus pour garantir leurs moyens de subsistance. Ce qui leur laisse moins de temps à consacrer à la formation, l’éducation, au développement des compétences pour percevoir un revenu. En Afrique, par exemple, le taux d’alphabétisation des femmes était de 55 % contre 41 % pour les hommes. En dehors de ça, le manque d’accès aux ressources en eau et le défaut de participation au processus de prise de décision conjugué à leur mobilité limitée contraignent les femmes à vivre dans des lieux où elles sont touchées de manière disproportionnée par les changements climatiques. Les politiques et les processus de gouvernance de l’eau ne prennent pas suffisamment en compte les multiples besoins des femmes et des hommes en matière d’eau et les contraintes liées à l’inégalité des sexes. Par exemple, des données récentes indiquent que les mécanismes d’allocation de l’eau donnent priorité à la production agricole, industrielle et énergétique au détriment des besoins des ménages. Le problème réside aussi dans le fait que dans de nombreuses sociétés, les normes culturelles et les responsabilités familiales empêchent les femmes d’émigrer, de chercher un refuge dans d’autres lieux et de rechercher un emploi lorsqu’une catastrophe survient. Une telle situation risque d’alourdir le fardeau qui pèse sur les femmes. Elles devront parcourir par exemple des distances plus longues pour aller chercher l’eau potable et du bois de feu. La société accorde plus de responsabilités aux femmes tout en conférant la plupart des pouvoirs aux hommes. Dans bon nombre de pays en développement, les inégalités existent dans de nombreux domaines tels que les droits de l’Homme, les droits politiques et économiques, les droits à la propriété foncière, les conditions d’habitation, les violences, l’éducation et la santé. Le changement climatique sera un facteur supplémentaire de stress qui aggravera leur vulnérabilité par ailleurs. On sait que les conflits favorisent l’intimidation sexuelle, la traite des personnes et les viols. On considère généralement que le fossé existant entre les sexes dans le domaine de la gestion des ressources en eau à des fins agricoles, vient de la répartition du travail entre le sexe et les normes du genre. On sait que les ressources en eau auxquelles les femmes sont plus liées seront davantage affectées avec le changement climatique. Quels sont les défis ? Les femmes demeurent largement exclues des processus décisionnels concernant la gestion des ressources en eau. Les décisions concernant le partage, la distribution et l’allocation de l’eau entre les différents usages et les régions sont le plus souvent prises au sommet où les considérations économiques et politiques jouent un rôle important. Les politiques de l’eau fondées sur les perspectives plus vastes et généralisées sont plus susceptibles d’ignorer les connaissances locales, et de ne pas prendre en compte les dimensions sociales, sexo-spécifiques et leurs conséquences. Une analyse sociale et sexo-spécifique réalisée au niveau le plus bas possible, afin de prendre en compte le contexte local, comme au niveau du point d’eau communautaire des sous bassins ou des micro bassins peut permettre de comprendre le problème et les effets possibles de la politique sur les différents groupes de femmes et d’hommes. Environnement 10 mars 2022


Clôture anticipée de l’Emprunt obligataire du Trésor Public du BENIN : Le Bénin confirme la qualité de sa signature sur le marché financier régional de l’UEMOA ( Pari gagné pour le Bénin ! )
Le Bénin vient de boucler avec grand succès une émission simultanée d’emprunt obligataire par Appel Public à l’Epargne de cent cinquante (150) milliards de F Cfa. Cette émission est répartie en deux tranches : le « TPBJ 5,50 % 2022-2037 » pour un montant indicatif de 60 milliards F Cfa avec un taux d’intérêt annuel de 5,50 % et le « TPBJ 5,85 % 2022-2042» pour 90 milliards F CFA avec un taux d’intérêt de 5,85 % par an. Elle a été lancée pour couvrir les besoins en investissements des projets structurants notamment dans les secteurs tels que l’agriculture, l’éducation, la santé et les travaux publics contenus dans le PAG 2 et dont l’ambition est de hisser l’économie béninoise au rang des économies performantes. Conduit par un consortium de SGI du Bénin (SGI-BENIN comme Chef de file de l’opération, SGI AFRICABOURSE et BIIC FINANCE SECURITY), l’emprunt obligataire a connu un franc succès avec une sursouscription et a été clôturé par anticipation le mardi 22 février 2022 avec un montant total mobilisé de cent cinquante cinq milliards trois cent quatre -vingt neuf millions deux cent cinquante mille (155 389 250 000) francs CFA, soit un taux de couverture de 103, 60 %. En effet, lancée le 14 février, cette opération devrait durer 3 semaines et connaître son épilogue le 04 mars. Le dynamisme de la SGI-BENIN et des autres membres du consortium a permis d’avoir l’adhésion de différents investisseurs sur la nécessité de soutenir les efforts du gouvernement béninois. Le consortium remercie tous les investisseurs qui ont participé à l’opération et les invite à soutenir les différents pays de l’UEMOA dans les levées de fonds pour booster leurs économies. Source: Gloryd Solutions Group Société 10 mars 2022


Groupements de femmes autochtones (peules) au Bénin : Les capacités renforcées et du matériel en appui
« On ne devrait pas nous demander de survivre. On devrait nous offrir l’opportunité de vivre». Ainsi s’exprimaient Melissa Mollen Dupuis (Activiste innu) et Michèle Audette (ancienne présidente de femmes autochtones du Québec) dans les studios de ‘’l’émission tout le monde en parle’’ au sujet de la femme autochtone. Face à cet état de choses, le comité de coordination des peuples autochtones d’Afrique (IPACC) dans la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités des femmes autochtones en Afrique francophone a procédé à un important don de matériel de maraichage, de transformation de soja et de lait de vache aux femmes autochtones des communes de Malanville, Kalalé, Kérou et Péhunco au nord du Bénin. Cet important lot de matériel offert fait suite à une série de séances de renforcement des capacités dont ces dernières ont bénéficié en gestion de vie associative et droits de l’Homme, leadership féminin et rôle de la femme dans les luttes contre le changement climatique, les techniques modernes de maraichage et les techniques de transformation de soja en fromage et ses dérivés sans oublier la transformation du lait en fromage. La mise en œuvre de ces activités a été possible grâce à l’ONG EN PINE à travers son chargé de Programme Mariam Bouraïma et également Point focal IPACC au Bénin. L’activité qui s’est déroulée sur trois semaines a permis de mobiliser 80 femmes peules qui sont issues de plusieurs associations des communes concernées. En attendant les prochaines phases du projet, les bénéficiaires n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance à l’endroit de IPACC et de l’ONG EN PINE qui se sont souvenus de cette couche de la population longtemps marginalisée et discriminée. On pouvait donc entendre l’une des femmes dire:‘’ Désormais, l’heure de notre révélation a sonné’’. Source: ONG En Pine Société 10 mars 2022


Audience à la Cour constitutionnelle :Thalès Eveflin Houedjissin reçu par Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 9 mars, Thalès Eveflin Houedjissin, président du réseau Toatmaster club de Cotonou. Ce dernier est allé solliciter auprès de son hôte, son accompagnement pour une activité du réseau pour honorer la femme le 12 mars 2022. A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme (Jif), le réseau Toatmaster club organise une activité pour célébrer la femme, le samedi 12 mars 2022. A cet effet, Thalès Eveflin Houedjissin, à la tête du réseau Toatmaster club de Cotonou, est allé rendre visite au président de la Cour constitutionnelle pour solliciter son accompagnement et son soutien pour cette célébration. « Nous avons sollicité le président pour apporter sa touche parce que nous le connaissons défenseur des droits de la femme et il aura à faire une communication sur les droits de la femme face aux défis actuels auxquels sont confrontés ces femmes », déclare Thalès Eveflin Houedjissin à la presse. Après son échange avec Joseph Djogbénou, il dit avoir reçu une réponse favorable et son engagement à accompagner le réseau dans cette célébration. Le président du réseau Toastmaster à Cotonou convie toutes les femmes à cette fête le samedi prochain à 10 heures. Le réseau Toatmaster est un mouvement international présent dans plus de 150 pays, regroupant plus de 16 000 clubs à travers le monde et représenté au Bénin depuis plus d’une quinzaine d’années. A en croire Thalès Eveflin Houedjissin, il fait partie des tout premiers clubs créés parmi les dix-huit qu’il y a au Bénin. C’est un club qui permet à toute personne désireuse de s’affirmer, de trouver une confiance en soi en exerçant son art oratoire pour le développement du leadership. Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 10 mars 2022


Christelle Gnidèhouè sur la protection de la nature : « Les femmes peuvent être à l’avant-garde »
Christelle Gnidèhouè, présidente de la Fondation Gnidèhouè, est convaincue que dans un monde sans préjugés et discriminations, les femmes peuvent être à l’avant-garde des luttes pour la préservation de la nature. A la tête d’une organisation de la société civile depuis une décennie, elle rêve d’un monde diversifié, équitable et inclusif où la femme et l’homme mènent ensemble le combat contre la crise climatique. Au Bénin, peu de femmes sont responsables d’organisations de la société civile spécialisées en environnement. Comment avez-vous commencé cette aventure ? Je dirai que c’est un long parcours, mais je prendrai le soin de vous en faire un bref résumé. J’ai passé les premières années de ma vie au Bénin, un pays riche en ressources naturelles. Avec ses reliefs, ses montagnes et forêts, le Bénin est un beau pays du nord au sud et de l’est à l’ouest. Depuis lors, j’ai pris comme défi de travailler à protéger et célébrer cette nature qui reste notre première richesse. Avec des camarades étudiants en 2005, nous avons créé l’Association Réflexe Ecolo avec laquelle j’ai fait mes premières armes pour la préservation de l’environnement et la promotion de l’écocitoyenneté. Cette flamme nous a finalement poussés à créer une fondation dédiée à cette thématique depuis 2012. Pourquoi avoir choisi de défendre l’environnement ? J’ai décidé de prendre ce chemin, car je suis convaincue que les femmes ont la force, les connaissances et la capacité pour lutter pour la préservation de la nature. Sans les préjugés et discriminations, les femmes peuvent être à l’avant-garde des luttes pour la promotion de l’écocitoyenneté et la préservation de la nature. Il serait utopique de faire la lutte contre le changement climatique sans la gent féminine. Les préjugés ne manquent pas. Comment les avez-vous surmontés ? J’ai principalement travaillé avec les plus grandes Ong et associations et j’ai constaté que même s’il y a plus de femmes dans l’ensemble et en particulier aux niveaux junior et intermédiaire, à mesure que nous atteignons le sommet, le ratio change. Ceci, bien sûr, se voit également dans d’autres domaines de travail. Dans la conservation basée sur le terrain, on a tendance à trouver un mélange différent. Personnellement, je n’ai fait face à aucun préjugé, mais je pense que les femmes devaient travailler davantage et faire leurs preuves. Avez-vous des modèles d’engagement qui inspirent vos combats? J’ai eu la chance de rencontrer sur mon chemin des hommes et des femmes qui m’amènent à ne pas baisser les bras dans tout ce que je fais, notamment ma mère, Agnès Kidjo épouse Houdji Gnidèhouè : grâce à elle, je connais le sens du professionnalisme, j’ai appris à croire en mes rêves, à ne pas me laisser reléguer au rang de « tais-toi et sois belle » où la société a parfois tendance à classer les femmes. J’ai également une profonde admiration pour le remarquable travail en faveur de l’environnement fait par feue Wangari Muta Maathai, écologiste kényane, prix Nobel de la paix et prix Goldman pour l’environnement. Elle a beaucoup influencé l’écologiste que je suis devenue. J’apprends davantage et je suis inspirée par la jeune génération en voyant le courage de jeunes femmes comme Greta Thunberg, qui ne cesse de tirer la sonnette d’alarme pour une prise de conscience planétaire sur la crise climatique que nous vivons de plein fouet. Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui s’engagent pour la préservation de la nature? N’abandonnez pas votre combat, vos rêves, rêvez grand et donnez-vous les moyens transparents de réussite ! Nous avons besoin de tous pour la protection de notre patrimoine naturel commun, et surtout les femmes car elles apportent une perspective différente. Nous avons besoin de diversité dans la conservation comme nous avons besoin de diversité dans la nature. La route n’est peut-être pas facile, cherchez des mentors, demandez de l’aide. Mais continuez votre bon travail. Environnement 10 mars 2022


Indice Women, Business and the Law : Les performances du Bénin dans l’employabilité des femmes
Le Bénin est un bon exemple dans l’employabilité des femmes dans le secteur industriel en Afrique. Le rapport « Women, Business and the Law », rendu public le 1er mars, atteste cette belle performance. Le Bénin est une référence en Afrique dans l’employabilité des femmes dans le secteur industriel. C’est ce que confirme le rapport «Women, Business and the Law ». Son rang découle de ses efforts constants dans l’amélioration du cadre légal et réglementaire relatif à l’employabilité des femmes. Le point de mire de cette évaluation concerne les réformes visant à la suppression des restrictions liées à l’exercice des emplois dits «physiquement difficiles » pour les femmes. Evalué, sur 190 pays, le Bénin occupe la 90e place et fait un saut considérable de 15 points. Son score se trouve amélioré de 77,5 à 80,6 sur (100). Avec ce score, le pays figure parmi les cinq pays d’Afrique subsaharienne à savoir l’Angola, le Gabon, la Sierra Leone et le Burundi, à réaliser cet exploit. Mieux, les performances du Bénin au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) font tache d’huile. Selon un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances en date du 8 mars, « Le Bénin est le seul pays de l’Uemoa ayant amélioré son score entre les éditions 2021 et 2022 de l’Indice Women, Business and the Law ». Les efforts du Bénin ne sont pas le fruit du hasard. «Les performances du Bénin reflètent les efforts constants du gouvernement dans la lutte pour une participation équilibrée des femmes et des hommes à la prise de décision et au développement, car une société plus égalitaire entraine une économie plus résiliente », apprécie le communiqué. Le rapport « Women, Business and the Law » s’attarde sur la discrimination explicite dans la législation, les droits juridiques et l’octroi de certaines prestations ainsi que les domaines dans lesquels des réformes peuvent renforcer la participation des femmes à la vie active. Il mesure les efforts dans 190 pays. Les performances mesurées s’inscrivent dans une logique. «Cet indice permet de voir dans quelles mesures les règles, procédures et les institutions établissent des différences entre hommes et femmes qui peuvent affecter les motivations ou la capacité des femmes à travailler ou à créer leur entreprise ». De tels classements viennent conforter le Bénin dans son élan de promouvoir les femmes dans tous les domaines, notamment technique. Actualités 10 mars 2022


En visite à l’exposition publique diptyque : Samuel Eto’o admiratif des œuvres d’art
L’ancien footballeur international et actuel président de la Fédération camerounaise de Football, Samuel Eto’o, a visité l’exposition publique diptyque, ce mercredi 9 mars, à la présidence de la République. Il en ressort satisfait. Un visiteur pas comme les autres sur les lieux de l’exposition publique diptyque au palais de la Marina. Il s’agit de l’ancien capitaine des « Lions indomptables » et actuel président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o. L’ancienne gloire du football est allée contempler les 26 trésors royaux et les œuvres d’art contemporain qui y sont soigneusement exposés. A son arrivée sur le site, Samuel Eto’o est accueilli par le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, celui des Sports et Loisirs, Oswald Homeky, et des responsables de l’Anpt et de la Galerie nationale. Alain Godonou, commissaire du volet patrimonial de l’exposition, conduit alors Samuel Eto’o à la découverte des 26 trésors royaux, avant de passer la main au commissaire du volet art contemporain, Yassine Lassissi, qui lui présente les 106 œuvres qui témoignent de la vitalité artistique béninoise. Au terme de sa visite, le quadruple ballon d’or africain a fait part de sa fierté et encouragé le chef de l’Etat béninois à poursuivre dans cette lancée. « …C’est ce que nous avons comme héritage, nous les Africains. Et quand on arrive dans ce lieu rempli d’histoire, on est fier de notre histoire, on est fier de cette Afrique qui avance, et je profite pour dire au chef de l’Etat, mon cher aîné : ne vous arrêtez pas monsieur le président de la République. Continuez ! Il y a une jeunesse décomplexée qui compte sur vous pour faire avancer les lignes. Nous avons été considérés, à un moment donné de notre histoire, comme cette Afrique qui n’a pas d’histoire. Pourtant, Dieu seul sait quelle est notre histoire. Et nous serons toujours derrière vous pour vous accompagner et surtout pour continuer à écrire cette belle histoire de l’Afrique…», a déclaré Samuel Eto’o. Il ne manque pas d’apprécier le retour à Cotonou des 26 œuvres culturelles. « …Il n’y a pas seulement les œuvres qui m’ont marqué. Il y a, dit-il, toute cette histoire de l’Afrique qui me marque, m’a marqué et me marquera à jamais. Mais au-delà de tout ça, c’est ce symbole d’avoir réussi à ramener notre histoire sur notre continent. Ça, c’est au-dessus et au-delà de tout. Nous savons que nous n’avons pas souvent de belles histoires face aux autres mais celle-là, c’est une très belle histoire et une très belle victoire pour toute l’Afrique ». Avant de prendre congé de ses hôtes béninois, l’ancien international camerounais a reçu le catalogue des 26 trésors royaux et celui des 106 œuvres d’art contemporain des mains de Jean-Michel Abimbola et Oswald Homeky. Il a également signé le livre d’or de l’exposition. Actualités 10 mars 2022


LEI : Les populations attendues pour deux opérations dès le 17 mars prochain
L'Agence nationale d'identification des personnes (Anip) lance une opération d'enrôlement au Recensement administratif à vocation d'identification de la population ( Ravip). Ce sera du 17 mars au 16 avril 2022 dans les arrondissements pour ceux qui ne sont pas encore enrôlés. Au cours de la même période, les citoyens qui figurent au Registre national des personnes physiques (Rnpp) issu du Ravip et qui n'ont pas fourni toutes les informations indispensables à leur inscription sur la Liste électorale informatisée (Lei), sont invités à fournir les informations complémentaires. Lire ci-dessous l'intégralité du communiqué.   LEI : Les populations attendues pour deux opérations dès le 17 mars prochain Actualités 10 mars 2022


Lutte contre la « déforestation importée » : Des produits africains ciblés par l’Europe
Le vieux continent s’apprête à se doter de mécanismes visant à limiter la déforestation dans les régions d’où sont importées certaines matières. Une loi contre les produits soupçonnés d’être issus de la déforestation. C’est un mécanisme suggéré par la Commission européenne, qui pourrait être adopté par les députés européens, dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe. Le vieux continent cherche ainsi à freiner la déforestation, à travers les échanges commerciaux avec ses partenaires dont l’Afrique qui se retrouve dans le viseur quand on sait que certains produits concernés proviennent du continent. « L’idée, c’est de mettre en place un système où ne pourront entrer dans le marché européen que les produits ayant fait la preuve qu’ils ne sont pas issus d’une déforestation récente », a expliqué Pascal Canfin, député européen et Président de la Commission de l’environnement, en marge du Sommet Ue-Ua qui s’est tenu mi-février 2022 à Bruxelles. La déforestation et la dégradation des forêts sont des facteurs importants du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité à l’échelle planétaire. La Commission a adopté en novembre 2021 trois nouvelles initiatives qui sont nécessaires pour faire du pacte vert pour l’Europe une réalité. De nouvelles règles sont envisagées contre ce qui est appelé « la déforestation importée » imputable à l’Ue, l’exportation de déchets illicites et les problèmes de gestion des déchets envoyés vers les pays tiers. Huile de palme, cacao… l’Afrique concernée Le règlement prévoit des normes obligatoires pour les opérateurs qui mettent sur le marché de l’Ue des produits de base spécifiques qui sont associés à la déforestation et à la dégradation des forêts. Il s’agit, entre autres, du soja, de la viande bovine, de l’huile de palme, du bois, du cacao et du café et certains produits dérivés, tels que le cuir, le chocolat et les meubles. Ils seront tenus de collecter les coordonnées géographiques des terres sur lesquelles les produits de base qu’ils mettent sur le marché ont été produits. « L’objectif est de faire en sorte que l’Europe contribue à arrêter la dégradation des forêts notamment tropicales. Si vous importez les produits chez nous, vous devez arrêter de dégrader les forêts. C’est un système de traçabilité basée sur les photos satellites, par exemple sur l’exploitation du cacao. Celui qui exporte vers l’Europe devra donner les coordonnées de l’exploitation pour qu’on s’assure qu’il n’y a pas une déforestation récente », a précisé Pascal Canfin. Cette traçabilité stricte vise à garantir que seuls les produits «zéro déforestation » entrent sur le marché européen. Un système d’évaluation comparative mis en œuvre par la Commission classera les pays comme présentant un risque faible, moyen ou élevé de fournir des produits de base ou des marchandises qui ne sont pas « zéro déforestation » ou conformes à la législation du pays producteur. Les obligations applicables aux opérateurs et aux autorités varieront en fonction du niveau de risque du pays ou de la région de production, avec des droits de diligence raisonnée simplifiés pour les produits provenant de zones à faible risque et un contrôle renforcé pour ceux qui proviennent de zones à haut risque. Les mesures envisagées suscitent déjà des réactions. Le monde est multipolaire aujourd’hui. Si les Européens ne veulent pas acheter notre cacao, il y en a d’autres qui vont l’acheter. Si les Américains ne veulent pas acheter notre cacao, il y en a d’autres qui pourront l’acheter. Nous devons travailler ensemble à ce que le cacao soit durable, a déjà fustigé le président ivoirien Alassane Ouattara. Selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), entre 1990 et 2020, le déboisement a dévoré 420 millions d’hectares de forêts. En termes de perte de surface nette (la différence entre la superficie déboisée et la nouvelle surface de forêts plantées ou régénérées), la Fao estime que le monde a perdu environ 178 millions d’hectares de couverture forestière au cours de la même période. Environnement 09 mars 2022


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