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Nouvelles

Radio et télévision en faveur des enfants : la place de la cible dans l’espace audiovisuel
Ce dimanche 6 mars, la communauté internationale s’est mobilisée autour de la question relative aux droits des enfants à travers les émissions audiovisuelles. La journée consacrée à cet effet vise à accorder plus de place à la cible sur les chaînes de radio et de télévision. Les enfants sont des auditeurs et téléspectateurs à part entière. A ce titre, les chaînes audiovisuelles ne sauraient rester indifférentes à leurs droits. C’est cette logique qui sous-tend la célébration de la Journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants. Initiative conjointe de l’Unicef et de l’Académie internationale des Arts et Sciences de la télévision, cette journée est célébrée le premier dimanche du mois de mars. Elle a eu lieu cette année, dimanche 6 mars et vise à saisir l’espace audiovisuel pour sensibiliser les populations aux droits des enfants. Selon l’Unicef, « c’est une journée où les professionnels des médias se mettent sur la même longueur d’onde que les enfants, en leur dédiant des espaces. Ils diffusent des émissions de qualité destinées et consacrées à la cible. Mais surtout, donnent l’occasion aux enfants de participer à la production des émissions, de parler de leurs espoirs et de leurs ambitions et d’échanger des informations entre eux ». Dans la conception des Nations Unies, la journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants vise à se rappeler la place des enfants en leur accordant davantage de temps sur les ondes. Cette célébration n’est pas inconnue des professionnels des médias du Bénin. « C’est une journée qui vient rappeler aux professionnels des médias leur rôle dans la réalisation des droits des enfants, dans la prise en compte des grands principes, des textes et lois qui protègent l’enfant, notamment le Code de l’enfant au Bénin et la Convention relative aux droits des enfants à l’échelle internationale», explique Achille Fatondji, journaliste à la radio nationale, spécialiste des questions des droits de l’enfant. Ces différents textes recommandent que l’on prenne en compte le principe de la participation des enfants. L’article 12 alinéa1 de la Convention relative aux droits de l’enfant, stipule que « les Etats parties doivent garantir à l’enfant qui est capable de discernement, le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question qui l’intéresse. Les opinions de l’enfant seront prises en compte en considérant son âge et son degré de maturité». Pour l’Unicef, cette participation des enfants est très importante dans la mesure où on ne peut pas faire leur bonheur sans les associer. Au Bénin, les journalistes amis des enfants, exerçant dans l’audiovisuel, savent ce que valent les enfants. Ils sont conscients de la nécessité de leur ouvrir les antennes pour porter loin leur voix. «On ne peut pas faire le bonheur des enfants sans les associer. Ces émissions dédiées aux enfants permettent d’avoir leur opinion sur des questions qui relèvent de leur bien-être», explique Jessica Abraham Gauthé, journaliste à Capp.Fm. Engagement total Pour ces deux journalistes, l’engagement en faveur des enfants ne doit pas faiblir. « Dans nos émissions, nous devons penser à l’intérêt supérieur de l’enfant. Comment détecter les besoins de l’enfant si l’on ne l’écoute pas, si l’on ne le met pas au cœur de ce que nous faisons?», s’interrogent-ils. Les solutions aux maux qui affectent la situation des enfants sont parfois aux mains des professionnels des médias. Il leur faut donc les écouter pour savoir les leviers sur lesquels il faut agir. « Le dialogue intergénérationnel doit pouvoir se créer dans les milieux audiovisuels. Les médias doivent encourager la prise de parole chez les enfants. C’est aussi une manière de cultiver leur leadership et de les préparer à être des décideurs de demain. C’est l’enfant d’aujourd’hui qui devient le leader de demain et qui est appelé à gérer la cité. Sous cet angle, les journalistes doivent renforcer davantage leur rôle pour permettre aux enfants de réaliser leur potentiel, à travers les plateaux, les émissions. Les journalistes doivent aller au-delà des limites qu’ils imposent aux enfants et leur permettre de pouvoir s’exprimer librement », développe Achille Fatondji. Dans le cadre de la présente journée, les producteurs audiovisuels du monde entier sont invités à consacrer des émissions à la situation des enfants. Cette approche est davantage bénéfique aux enfants des milieux reculés. «Au travers de ces émissions, on arrive plus à toucher la sensibilité des populations, notamment les communautés rurales », apprécie Jessica Abraham Gauthé. Avec l’engagement des professionnels des médias, l’espoir est permis. « Nous prenons l’engagement de continuer avec les acteurs du domaine qui œuvrent en faveur de l’épanouissement des enfants dans nos sociétés à davantage trouver des thématiques relatives à la question des droits des enfants, notamment les enjeux de leur temps, tout en donnant la parole aux enfants afin de porter loin leur voix », promet-elle. Société 09 mars 2022


Pour développer leur esprit critique : Des enfants s’initient à la philosophie
Développer l’esprit critique chez les enfants et promouvoir une citoyenneté responsable, tels sont, entre autres, les objectifs que vise l’atelier de philosophie pour les enfants. Une activité qui rassemble tous les derniers samedis du mois, à Cotonou, une trentaine d’enfants autour d’un sujet de société. Samedi 26 février, au centre Codiam à Cotonou, il est 16 h 20 min, des enfants arrivent au compte-gouttes et se dirigent avec empressement vers l’une des paillotes. D’autres enfants, accompagnés de leurs parents, s’y sont déjà installés en attente du démarrage de la séance du jour. Ils sont là pour « philosopher dans la détente» comme l’indique l’affiche du jour. L’ambiance paraît assez décontractée, la familiarité entre les enfants, disposés par groupes de quatre ou cinq, montre clairement qu’ils se connaissent depuis un certain temps. Sur une table à côté trônent une glacière, des boites de chocolat et autres friandises. La présence des parents sur les lieux en rajoute à l’esprit de détente que confèrent les organisateurs à cette activité. Quelques minutes plus tard, la séance démarre sous la conduite du père Roland Téchou, professeur de philosophie au grand séminaire Saint-Paul de Djimè à Abomey. Pas de prise de notes particulière mais plutôt des échanges conviviaux, bien animés où chacun exprime le fond de sa pensée. Comme tous les derniers samedis du mois, ces enfants du primaire et du secondaire venus de différentes écoles de Cotonou, se retrouvent pour échanger sur un sujet de société dans le cadre du programme «Atelier de philosophie pour les enfants». Le thème du jour porte sur la fraternité. A l’entame de la séance, les enfants partagent avec l’ensemble des participants, ce que leur inspire cette thématique. Pour approfondir les réflexions, ils bénéficient d’un support de texte portant sur la fraternité. Après une dizaine de minutes de lecture et de réflexion, les échanges proprement dits commencent. Et ils sont riches et diversifiés. Doit-on être ami avec tout le monde ? Comment parler de fraternité dans un monde marqué par des conflits divers ? Celui qui me fait du mal est-il toujours mon frère? A l’aide de questions et de questionnements, avec parfois le recours aux langues nationales, l’animateur a amené les enfants à s’approprier le sens de la fraternité et à aboutir à la conclusion que « la fraternité est l’essence même du vivre-ensemble ». Initié en 2017 par l’abbé Roland Téchou, l’atelier de philosophie pour enfants encore appelé «café philo », offre aux enfants l’opportunité de développer leur esprit critique et de faire des discussions libres entre eux sur des questions de société. « J’ai vu l’expérience qui a été faite ailleurs et en rentrant au Bénin après ma thèse en philosophie, je me suis dit que c’est une activité qui peut intéresser les enfants », explique l’initiateur. Ce faisant, l’abbé Roland Téchou entre dans la perspective de l’Unesco qui a initié une chaire de la philosophie pour enfants. Les participants proviennent pour la plupart, des écoles catholiques de la zone puisque dès le départ, c’est dans ces écoles que l’information relative à cette activité a été communiquée. Ce sont des écoliers de CI au Cm2 et des élèves de la 6e en Terminale, qui ont choisi librement de consacrer une partie de leur temps de repos à ces échanges. À en croire l’organisateur, cette activité se déroule en collaboration avec les parents : « Ce sont eux qui reçoivent l’invitation une fois que l’activité est programmée et qui s’organisent avec les enfants pour venir, en fonction de leur disponibilité ». Favoriser une citoyenneté responsable Philosopher avec les enfants, cela peut paraître à première vue inquiétant quand on connait la nature de cette discipline assez abstraite et la complexité des sujets qu’elle aborde. L’abbé Roland Téchou en est bien conscient: « Quand les gens entendent le terme philosophie, ils se rappellent les souvenirs de la classe de seconde, première ou terminale mais je voudrais vous rassurer qu’il s’agit bien d’atelier de philosophie pour enfants ». Il se veut rassurant quant à l’approche pédagogique utilisée : « Avec les enfants, la méthode que nous utilisons est celle de la discussion libre; on ne cherche pas à ce que les enfants fassent de grandes conceptualisations en citant les grands auteurs classiques de la philosophie, non. L’objectif pour nous, c’est de leur permettre de discuter entre eux et d’avoir la parole sur les grands problèmes de société qui restent des questions philosophiques ». Comment réussit-il à faire aimer la philosophie aux enfants et à adapter les discussions à leur niveau ? Tout est dans la manière, répond l’abbé qui s’est fait former à cet effet. Il précise que ce sont les enfants eux-mêmes qui proposent les thèmes qui les intéressent et c’est à partir de là que les débats libres sont lancés. Le plus important dans cet exercice, c’est de les laisser discuter entre eux et d’exprimer leur idée. Pour l’abbé Roland Téchou, il faut absolument se défaire de l’ancienne conception que certains ont de la philosophie. Aujourd’hui, explique-t-il, «Nous cherchons à montrer que la philosophie, c’est l’existence humaine elle-même. Avant d’être une discipline académique, la philosophie, c’est d’abord l’être humain et donc toute personne est capable de réfléchir, de discuter sur les problèmes qui se posent à lui au quotidien. Vouloir faire cela avec les enfants, c’est en vue d’une citoyenneté responsable ». Pourquoi développer l’esprit critique chez un enfant ? Aux yeux de certaines personnes, cela peut paraître farfelu, voire risqué. « Nous avons des appréhensions inutiles», affirme l’abbé Roland Téchou. La philosophie ou la réflexion n’a jamais fait de mal à quelqu’un, au contraire, si l’humanité a pu évoluer jusqu’à ce niveau, c’est parce que les hommes ont pu inventer des choses pour améliorer le vivre ensemble », assure-t-il. Il insiste sur les avantages que peut procurer cette ouverture d’esprit chez les enfants : «Eveiller l’esprit critique chez les enfants, ce n’est pas pour faire d’eux des anarcho-gauchistes, bien au contraire, c’est pour qu’ils gardent leur vigilance pour ne pas être manipulés par des idéologies ou des fanatiques. Si l’enfant est habitué à questionner tout ce qu’on lui demande, il ne sera pas la proie facile des vendeurs d’illusions ». Les résultats positifs enregistrés depuis le début du programme l’encouragent à poursuivre. Outre Cotonou où l’activité connait une certaine fréquence, plusieurs villes du Bénin ont également bénéficié des ateliers de philosophie pour enfants pendant les vacances. Avec son équipe, composée d’enseignants de philosophie du supérieur et du secondaire, il travaille à proposer cette activité dans l’enseignement ordinaire. L’expérience est d’ailleurs en cours dans une école privée de Cotonou où tous les mercredis après-midi, des élèves de la classe de 6e s’adonnent à la pratique de la philosophie pour enfants. « Tout ceci nous permet de changer l’image de la philosophie dans la société et de rendre son enseignement pratique aux enfants », ajoute-t-il. Parents et enfants saluent l’initiative Philosopher avec les enfants, n’est pas simple a priori, même si l’activité se déroule en toute convivialité et dans la détente. Pourtant, la plupart de ces enfants y participent depuis des années. Quel est l’intérêt pour un enfant ou un adolescent de passer son temps de repos à philosopher? Uriel Satchivi est élève en classe de seconde C. Il participe au café philo depuis plus de trois ans. « C’est d’abord une activité ludique et ensuite elle nous permet de réfléchir sur des sujets de société, elle nous enseigne des valeurs. Et comme nous sommes des enfants, nous avons le sens de la curiosité et les échanges nous permettent de bien apprécier les sujets qu’on nous donne et de façon innocente », raconte-t-il. Pour lui, l’impact de cette activité sur son rendement à l’école est indéniable. «Apprendre à réfléchir comme nous le faisons ici me permet de mieux ordonner mes idées et de mieux les transcrire sur papier ; ça nous aide aussi à développer l’art oratoire et à nous habituer à la prise de parole en public». Anna Houéto, élève en classe de Cm2 ne dira pas le contraire. « C’est ma maman qui m’a fait découvrir l’activité et depuis que je viens ici, j’ai appris beaucoup de choses comme l’esprit de fraternité, la courtoisie et bien d’autres notions sur la vie. Et avec l’animateur, on s’amuse beaucoup et il y a des parents très gentils qui nous apportent le goûter. En tout cas, c’est un véritable plaisir de venir ici », assure-t-elle. Elle précise que cette activité a changé quelque chose dans sa vie : « Depuis qu’on a abordé le sujet de la courtoisie, j’ai appris à ne plus être méchante avec les gens. Avant, tout le monde me disait que j’étais très arrogante et depuis qu’on a échangé sur ce thème, je suis plus respectueuse. » Qu’est-ce qui motive les parents à les y amener et à y prendre part aussi ? Pour dame Cynthia Dèdo, enseignante et parent de deux petits enfants participants au programme, «C’est un cadre dans lequel ils apprennent d’abord à écouter, ensuite à structurer leurs pensées et à mieux s’exprimer. C’est la raison pour laquelle je les amène ici malgré leur bas âge ». Quant à Serge Satchivi, cadre de banque et parent de trois enfants participants à l’activité, il assure avoir adhéré au café philo dès sa mise en place vu l’intérêt dudit programme. « Il offre aux enfants un espace de libre échange, de réflexion et de partage des idées. Moi je trouve que c’est très intéressant pour éduquer les enfants aujourd’hui». Il souligne l’impact de l’activité sur les enfants timides. « Un tel programme leur permet de se libérer, de voir d’autres personnes et de s’exprimer. Dans une société où on vit l’individualisme, il était important de créer un cadre comme celui-ci pour discuter des sujets autres que ceux dont on parle à l’école ou à la catéchèse », ajoute-t-il. Au dire de Serge Satchivi, ce ne sont pas seulement les enfants qui trouvent leur compte en participant au café philo, les parents aussi en tirent quelque chose. « On parle de tout. Chaque fois qu’on vient, on apprend beaucoup de choses, même nous parents qui les accompagnons ici. Parfois on est surpris des réponses des enfants à certaines questions et c’est pour cela que je continue d’amener les enfants dès que j’en ai le temps et de rester jusqu’à la fin », confesse-t-il. Parlant de l’impact de l’activité sur ses enfants, il assure que « Deux d’entre eux sont devenus très critiques et posent beaucoup de questions. N’importe quel sujet, ils veulent comprendre. Je pense que cela apporte quelque chose de positif à leur développement intellectuel ». Dans un monde devenu village planétaire où les réseaux sociaux envahissent l’espace familial, il est important selon lui, de créer un tel cadre pour favoriser les discussions. Parfois, fait-il remarquer, «Les enfants découvrent des choses que nous-mêmes on ne sait pas. Il vaut mieux créer le cadre et discuter avec eux de ces sujets de façon appropriée». L’Unesco promeut la pratique La pratique de la philosophie aux enfants dans le monde date d’environ 50 ans. Précurseur de la philosophie pour enfants, le philosophe et pédagogue américain Matthew Lipman a développé au cours des années 1970, sa propre méthode pédagogique qui est aujourd’hui une référence en la matière. Il estime que l’éducation, par le recours à la pratique de la philosophie, doit permettre d’apprendre « aux enfants comment penser, et non quoi penser ». Depuis son apparition, le programme de philosophie pour enfants a été adopté et intégré dans le cursus scolaire de dizaines de pays à travers le monde. Cette pratique est promue depuis 2016 par l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), à travers le lancement de la Chaire Unesco « Pratique de la philosophie avec les enfants : une base éducative pour le dialogue interculturel et la transformation sociale ». Selon cette institution internationale, « L’actualité tragique partout dans le monde alerte les autorités publiques sur la nécessité d’éduquer dès le plus jeune âge les futurs citoyens et citoyennes à l’esprit critique, les valeurs humanistes, l’égalité entre les hommes et les femmes, la nécessité d’un dialogue apaisé et respectueux entre toutes les cultures ». Société 09 mars 2022


Ablawa Boko, sociologue spécialiste des questions de mariage et de famille : « L’abstinence est ce qui est bon pour la santé des adolescents et jeunes »
Elle est l’une des voix jeunes mais expérimentées qui s’élèvent pour la pérennisation des valeurs. L’abstinence jusqu’au mariage est l’une de ses convictions. Ablawa Boko, sociologue spécialisée dans les sciences du mariage et de la famille, formatrice et consultante en relation d'aide et responsable du projet "Jeune fille, tu as du prix", explique. Interview ! La Nation : La question est d'actualité. Faut-il rester vierge jusqu'au mariage ? Ablawa Boko : De manière formelle et catégorique, je réponds « oui ». Il faut l’abstinence sexuelle jusqu’au mariage. D’ailleurs, poser cette question, c'est comme demander s'il faut donner du lait à un bébé jusqu'à ce qu'il soit capable de prendre de la nourriture solide. C'est l'ordre normal des choses. Comment y parvenir alors avec toutes les tentations auxquelles sont soumis les adolescents et jeunes ? Nous n'existons pas de nous-mêmes. Le Créateur ou Dieu ou tout autre nom que l'on puisse donner à cet être suprême, nous a créés avec un mode de fonctionnement bien déterminé. La manière dont notre organisme fonctionne est son œuvre. Et sur le plan de la sexualité, premièrement il est important de savoir ce que l'on veut : est-ce que je décide de vivre ou "fonctionner" tel que prévu par mon Créateur ? Si c'est le cas, je sais désormais que chacune de mes autres décisions doit s'aligner sur celle-là qui est la première et la principale. Deuxièmement, cela a été prouvé que les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. Ce qui nécessite une prise de conscience sur le fait que les amis devraient être des gens qui encouragent dans cette décision qu’on prend. Troisièmement, il est utile d'avoir une stratégie pour résister à la pression des pairs. Dans nos activités de formation avec les adolescents et jeunes, nous leur apprenons une stratégie qui permet de s'en sortir lorsqu'on est pressé par ses pairs pour agir contre sa volonté : il faut d'abord donner sa position et donner ses raisons. Ensuite, proposer un plan alternatif à la place de ce que les autres veulent et enfin suivre le plan alternatif qu'on a proposé. C'est une stratégie qui a fait ses preuves chez les adolescents et jeunes que nous encadrons. Si vous tenez si tant à votre position, c’est qu’elle a des avantages. Parlez-nous-en. Si je reprends l'exemple du nouveau-né qui doit être nourri exclusivement au lait pendant les premiers mois, c’est pour quels avantages ? C’est parce que c'est ce qui est bon pour sa santé. C'est la même chose pour l'abstinence jusqu'au mariage. L'abstinence sexuelle, c'est ce qui est bon pour la santé de la personne non mariée qui la pratique et ce sur tous les plans notamment de la santé émotionnelle, mentale, spirituelle, physique... Il ne faut pas croire en ces personnes qui racontent qu'une personne qui n'a pas de rapports sexuels sur une longue période ou à un certain âge peut tomber malade. C'est un faux problème. J’en suis l’exemple patent. Je pratique l'abstinence depuis plus d'une dizaine d'années et je me sens bien dans ma peau. Voilà le premier et principal avantage : le bien-être ! Et qui n'aimerait pas se sentir bien ? On peut citer d'autres avantages comme le respect, l'honneur qu'on reçoit de la belle-famille quand le mariage est finalement célébré. Cela se passait ainsi dans nos sociétés anciennes où on donnait une dot spéciale à la fille restée vierge jusqu'au mariage. Il y a aussi les nombreuses maladies sexuellement transmissibles qui détruisent les vies et dont on est à l'abri. Je parlerai aussi d'un dernier avantage pour finir. Il s'agit du fait qu'une relation rompue et dans laquelle il n'y a pas eu d'actes sexuels laisse moins de séquelles. Le fait de pratiquer l'abstinence ne préserve pas des déceptions, au contraire. Toutefois, lorsque la rupture arrive, on repart avec moins de blessures. Dans mon métier de consultante en relation d'aide, j'ai écouté et accompagné des jeunes sur ces questions-là et j'ai eu le temps d'analyser cette grande différence. Quels conseils pratiques pouvez-vous donner aux adolescents et jeunes sur ce sujet ? D'abord, je leur dirais de prendre la bonne décision pour leur bien-être. Ensuite, d'éviter les amis ou environnements qui ne les encouragent pas dans la décision de pratiquer l'abstinence. Enfin, de savoir qu'il y a des millions d'adolescents et jeunes qui pratiquent l'abstinence et qu'il y a de l'aide disponible pour eux s'ils sont dans le besoin. Il ne faut surtout pas qu'ils pensent que plus personne ne pratique l'abstinence de nos jours comme les gens ont l'habitude de le dire pour décourager. Ce n'est que pur mensonge. Pour ceux et celles qui ont déjà eu des rapports sexuels parmi eux, la possibilité existe de revenir sur la bonne voie et de vivre une période d'abstinence totalement épanouie. Nous sommes conscients qu'avec l'évolution de la société, beaucoup de valeurs (comme la virginité) sont en train d'être abandonnées au profit des choses viles. Toutefois, elles restent des valeurs à promouvoir, peu importe l'enjeu ou le défi qu'elles représentent. Société 09 mars 2022


Millennium Challenge Corporation : La signature de l’accord de subvention autorisée
Tout se met en place pour le développement et la facilitation de mise en œuvre du compact concomitant du Millennium Challenge Corporation auquel le Bénin est éligible. En témoigne l’autorisation, ce mercredi, par le Conseil des ministres, de la signature de l’accord de subvention prévu entre les parties, dans ce cadre. « Le Conseil a autorisé la signature de cet accord et instruit le ministre du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale, le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre des Infrastructures et des Transports à l’effet d’exécuter les diligences nécessaires à la mise en œuvre effective des dispositions de l’accord », a souligné le communiqué du Conseil des ministres. Le compact concomitant auquel le Bénin est éligible servira à appuyer des projets dans le secteur des transports en vue de la promotion de l'intégration économique et l'accroissement du commerce régional ainsi que la collaboration transfrontalière entre le Bénin et le Niger. La subvention attendue permettra d’appuyer la réalisation des études préliminaires de faisabilité technique, des évaluations environnementales et sociales de même que des plans d'atténuation des impacts relevés. Actualités 09 mars 2022


Vie sociale et sociétale : Patrice Talon promulgue la loi sur l’hygiène publique
La nouvelle loi sur l’hygiène publique adoptée par le Parlement, en sa séance plénière du 20 janvier dernier, est désormais en vigueur. Elle est exécutoire depuis le 16 février dernier où elle a été promulguée par le président de la République, Patrice Talon. Sale temps désormais pour ceux qui vont uriner ou déféquer aux abords des voies et places publiques. La loi n°2022-04 sur l’hygiène publique adoptée par l’Assemblée nationale le 20 janvier dernier et rendue exécutoire le 16 février dernier, après promulgation par le chef de l’Etat, l’interdit de façon formelle. « Il est interdit d’uriner ou de déféquer aux abords des voies publiques et sur les places publiques », dispose l’article 9 du nouveau texte qui abroge, faut-il le rappeler, la loi n°87-015 du 21 septembre 1987 portant code de l’hygiène publique jugée totalement désuète et en déphasage avec les réalités et défis de l’heure. Le nouvel arsenal juridique s’applique à l’hygiène sur les voies et les places publiques; l’hygiène des piscines et des baignades ; l’hygiène des habitations ; l’hygiène des denrées alimentaires ; l’hygiène de l’eau; l’hygiène des installations industrielles et commerciales; I’hygiène des établissements des différents ordres d’enseignements et des établissements sanitaires; l’hygiène des enceintes carcérales, l’hygiène des bâtiments publics ; I’hygiène du milieu naturel ; l’hygiène menstruelle ; l’hygiène sonore; l’hygiène des morgues et I’hygiène des cimetières. Ceci en lien avec l’objectif de la loi qui est de préserver et promouvoir la santé des populations. Du coup, la loi interdit tout acte susceptible de porter atteinte à I’hygiène publique. A cet effet, nul n’a le droit d’obstruer les voies publiques et les canaux d’écoulement. Il est interdit d’abandonner sur les voies et places publiques tous objets, en I’occurrence des boîtes de conserve, des objets en matière plastique, des poissons ou des détritus des épaves de toutes sortes susceptibles d’en altérer la propreté. Aussi, est-il interdit de se laver, de laver les ustensiles, le linge, les engins, les véhicules et autres sur les voies et places publiques. La loi interdit par ailleurs de jeter ou d’enfouir les cadavres d’animaux, les dépouilles de toute nature et les ordures ménagères sur les voies publiques. Les collectivités décentralisées construisent dans les agglomérations du ressort de leur territoire des ouvrages d’assainissement appropriés avec l’aide de l‘Etat. Elles mettent en place une filière complète de gestion des déchets ménagers généraux ou ordinaires, solides et liquides. Les autorités locales installent et entretiennent partout où cela est nécessaire, les infrastructures adéquates, notamment les douches, les cabinets d’aisance, les urinoirs et les poubelles. Pas de délai de grâce « Il est interdit de déposer, de jeter ou d’enfouir les déchets de quelque nature que ce soit sur les voies et places publiques, sur les rives ou dans les mares, les rivières, les fleuves, les lacs, les étangs, les canaux d’évacuation des eaux pluviales et les canaux d’irrigation ou à proximité de tout point d’eau », prévoit l’article 16 de la loi. L’article 17 va plus loin en étendant les interdictions aux eaux usées de quelque origine que ce soit, aux graisses, aux huiles de vidange et aux excréments qui ne doivent pas être jetés sur les voies et places publiques, dans les caniveaux et les cours d’eau. Les récipients ou dépotoirs couverts sont placés en bordure des rues pour être enlevés par les structures de pré-collecte. « ll est interdit de construire des puits perdus, des puisards, des fosses septiques ou tous autres ouvrages d’assainissement individuel en dehors de sa propriété foncière. Toute construction visée à cet effet doit respecter les périmètres de sécurité par rapport aux mitoyens et par rapport aux sources d’eau. Les cheminées sont construites de manière à ne pas déboucher sur les voies publiques ou chez les voisins et à une hauteur qui permet l’évacuation des gaz dans la nature, conformément à la réglementation en vigueur. « Les infractions en matière d’hygiène publique sont constatées par procès-verbal établi par les personnels de la police environnementale ou les agents de forces de sécurité publique ou tout agent habilité par les lois en vigueur pour la constatation et la recherche des infractions », précise l’article 163 de loi. Les infractions sont assorties de sanctions administratives dans certains cas, de paiement d’amendes et/ou de poursuites pénales dans d’autres situations. Les amendes vont de 25 mille à cinq millions F Cfa payables au Trésor public. Et les peines pénales peuvent aller d’un mois à cinq ans d’emprisonnement ferme. Outre le président de la République, la loi forte de 186 articles est également signée par les ministres en charge de la Justice, Sévérin Quenum, de la Santé, Benjamin Hounkpatin et du Cadre de vie, Didier Tonato. Actualités 09 mars 2022


Rapport Women, Business and the Law 2022 : Le Bénin gagne 15 places
A nouveau, le Bénin marque des points et fait un bond significatif dans un classement d’envergure internationale. Cette fois-ci, c’est la Banque mondiale qui positionne le pays à la 90e place sur 190, dans le cadre du rapport Women, Business and the Law 2022, publié le 1er mars 2022. Les indicateurs dévoilés cette année montrent que le Bénin a réalisé une bonne performance dans l’amélioration du cadre légal et règlementaire relatif à l’employabilité des femmes. Son score est passé de 77,5 à 80,6 sur 100. « Cette avancée a été réalisée, notamment grâce aux réformes visant entre autres, la suppression des restrictions liées à l’exercice des emplois dits « physiquement difficiles » pour les femmes », précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué de presse en date du 8 mars 2022. De même, le Bénin fait partie des cinq pays d’Afrique subsaharienne ayant vu leur score augmenter et le seul pays de l’Uemoa ayant amélioré son score entre les éditions 2021 et 2022 de ce rapport. « La performance du Bénin reflète les efforts constants du gouvernement du président Patrice Talon dans la lutte pour une participation équilibrée des femmes et des hommes à la prise de décision et au développement de notre pays. Car, une société plus égalitaire entraine une économie plus résiliente », souligne le ministère de l’Economie et des Finances. Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2022 est la huitième édition d’un rapport annuel qui passe au crible les lois et règlements de 190 économies dans huit domaines qui influent sur la participation des femmes à la vie économique : mobilité, travail, rémunération, mariage, parentalité, entrepreneuriat, actifs et retraite. Cette édition comprend en outre de nouvelles données sur les cadres juridiques qui favorisent la disponibilité de services de garde d'enfants, abordables et de qualité, ainsi que sur l’application effective des lois. Actualités 09 mars 2022


Journée internationale de la Femme : le nouvel engagement de l’Up
Les femmes de l’Union progressiste de la 16e circonscription électorale ont célébré, hier mardi 8 mars, la Journée internationale de la femme. Loin de toutes festivités, c’était un moment de réflexion sur les stratégies de promotion des lois protectrices des femmes. La marée blanc-jaune avait envahi l'esplanade intérieure du stade de l'Amitié, ce matin du mardi 8 mars, pour célébrer à sa manière la Journée internationale de la femme. Sur le podium installé pour abriter la cérémonie, seules des femmes leaders politiques de l'Union progressiste étaient installées. Pour la circonstance, les hommes du parti étaient presque relégués au second rang. Mais sans frustration aucune. Au contraire, tour à tour, ils n’ont pas tari d’éloges envers les femmes. « Vous êtes le sel. Il n’y a pas de succès sans vous », a lancé le député Patrice Nobimè. Son collègue Orden Alladatin s’est appesanti sur l’objectif de l’initiative. « L'Union progressiste a voulu marquer d'une pierre blanche cette journée. Il s'agit de situer les femmes Up sur leur rôle dans la jouissance des textes votés en leur faveur», a-t-il fait savoir. Une manière d’indiquer l’importance que la formation politique présidée par Bruno Amoussou accorde à la gent féminine qui est à l’honneur ce jour et son engagement à continuer à mettre les femmes au cœur de la gouvernance des affaires publiques. C’est clair donc qu’à l’Union progressiste, les femmes ne sont pas des appendices politiques. Elles en sont bien fières et s’activent pour jouer les premiers rôles. C’est ce qui motive leur forte mobilisation pour cette activité qui, loin d’être festive, était un moment de réflexion sur les conditions de la femme béninoise sous le régime de la Rupture. Un régime qui se met de plus en plus au féminin en prenant plusieurs initiatives favorables à l’émancipation et à l’autonomisation des femmes. Au front ! Comme des amazones, les femmes de l’Union progressiste vont au front. Elles veulent mieux faire connaître la nouvelle législation qui favorise leur promotion et leur protection. Ce qui justifie le thème choisi pour cette rencontre : « Rôle et responsabilité de la femme de l’Union progressiste dans la mise en œuvre des lois de promotion et de protection de la femme ». Développant ce thème, Annick Djimadja a rappelé la possibilité pour les femmes de donner leur nom de famille à leur progéniture, la création de l’Institut national de la femme, etc. « Désormais, cet institut dispose des prérogatives pour se constituer partie civile afin de défendre les femmes victimes de différentes violences », a-t-elle fait savoir à son auditoire. Pour cela, déduit-elle, « aucune femme victime de violences, d’abus sexuels et autres, ne doit plus se taire. Elle doit saisir les instances judiciaires pour se rendre justice ». Les exemples de sanctions d’auteurs de violences sur la femme foisonnent et la communicatrice en a énuméré quelques-uns. Seulement, le constat est que de nombreuses femmes ne sont pas toujours informées des textes légaux. L’Union progressiste envoie alors ses femmes en mission. « Nous devons aller vers les femmes dans nos structures de base pour les informer et les sensibiliser sur ces acquis afin qu’elles puissent en bénéficier », a recommandé Annick Djimadja. En attendant d’aller accomplir cette mission, les femmes avaient des motifs de satisfaction. Avec des chants et danses, elles ont loué les mérites de Patrice Talon grâce à qui leur promotion, leur protection et leur émancipation ont connu une nette amélioration. Elles lui expriment donc leur soutien et l’encouragent à poursuivre dans cette dynamique de transformation notable des conditions des femmes. En ligne de mire, elles réclament de bons positionnements sur les listes de candidatures lors des prochaines échéances électorales, même si la législation en vigueur leur accorde d’office 24 sièges à l’Assemblée nationale dès la prochaine législature. Actualités 09 mars 2022


Journée internationale de la femme : Des associations de femmes visitent l’exposition des œuvres d’art
Loin des plats et fourchettes des années antérieures, plusieurs associations de femmes ont célébré l’édition 2022 de la Journée internationale des droits des femmes en visitant l’exposition publique diptyque au palais de la Marina. Une visite empreinte d’émotions, de joie, de fierté et de satisfaction. Elles ont voulu célébrer autrement l’édition 2022 de la Journée internationale des droits des femmes. Puisque l’événement coïncide avec l’exposition publique diptyque, les associations de femmes ont souhaité visiter les trésors royaux et œuvres d’art contemporain exposés au palais de la Marina. L’affluence est celle des grands jours à la présidence de la République. Ces femmes sont venues de plusieurs horizons. Dans le lot, l’on note la délégation de l’Institut national de la femme conduite par la présidente Claudine A. Prudencio, celles de la diaspora des femmes nigérianes au Bénin, du Collectif des femmes du marché de Ouando (Porto-Novo), de l’Association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration, du Collectif des femmes artisans de Porto-Novo, et bien d’autres encore. Par groupe de trente, elles ont pu contempler les trônes d’apparat des rois Guézo et Glèlè, les portes de palais royaux, les trois statues anthropomorphes et anthropozoomorphes, la tenue des soldats de l’époque, les recardes, les assen hotaganti et tous les autres trésors royaux. Elles ont également admiré, séquence par séquence, les 106 œuvres d’art contemporain soigneusement dressées dans la salle du peuple. Aimée Ahouissou, présidente du mouvement Force des femmes et artisans des marchés du Bénin, se dit sidérée par ce qu’elle vient de voir. Sa voix est chargée d’émotions. « Les mots me manquent pour apprécier cette soirée…», affirme-t-elle. « Il y a une grande joie qui m’anime. Toutes les œuvres qu’on vient de voir n’ont pas été réalisées en notre temps… Le président de la République nous a permis de voir ces réalisations qui datent d’une centaine d’années… », apprécie Benoite Hounmènou, présidente de l’Association des professionnels en hôtellerie et restauration. Félicienne Ahouéhomè Hounkanrin, présidente des Associations et groupements professionnels des artisans de Porto-Novo, est aussi de la partie. Elle exprime sa joie d’avoir visité les œuvres et sa fierté d’être Béninoise. « Les oeuvres sont formidables, poursuit-elle,… Nous sommes comblés et je lis sur tous les visages que la fête a été belle ». Ces femmes saluent également le courage et la détermination du président Patrice Talon qui a ramené les œuvres au bercail. Elles l’encouragent à poursuivre dans cette même voie pour la promotion de la culture béninoise. 15 000 visiteurs à l’exposition La barre symbolique des 10 000 visiteurs de l’exposition publique diptyque, a été franchie. Deux semaines après son ouverture au public, plus de 14 773 personnes ont visité les œuvres d’art (8473 la première semaine et plus de 6300 la deuxième semaine), selon les chiffres provisoires collectés par les services compétents de l’Anpt et de la Galerie nationale. L’exposition reçoit également des échos favorables des quatre coins du monde. « Il y a des personnalités internationales du monde de l’art qui étaient présentes lors de la preview et du vernissage, et les retours qu’on a sont plus que satisfaisants. Les gens sont émerveillés par la scénographie qui a été mise en place pour recevoir les 26 œuvres, et par ce dialogue qui a été créé avec les artistes d’art contemporain… », se réjouit Yassine Lassissi, directrice artistique et commerciale de la Galerie nationale et commissaire du volet art contemporain de l’exposition publique diptyque.   Actualités 09 mars 2022


Journée internationale de la femme : Les reines d’adaptation aux changements climatiques à l’honneur
Le Bénin a marqué l’édition 2022 de la Journée internationale de la femme par des hommages à ses filles qui s’illustrent dans la recherche des solutions d’adaptation aux changements climatiques. Au nombre de six, les lauréates ont reçu, à Bopa, des distinctions en présence de la vice-présidente de la République, Mariam Talata. Remise de trophées et d’attestations aux femmes qui promeuvent des solutions écologiques. Campagne de plantation d’arbres dans l’enceinte du lycée techniques d’Akokponawa. Ces deux activités ont rythmé hier, à Bopa, la 27e édition de la Journée internationale de la femme qui a pour thème « Egalité aujourd’hui pour un avenir durable ». Bopa est la ville choisie pour la célébration de la Journée au niveau national. Le mérite des six femmes lauréates qui étaient à l’honneur réside en ce qu’elles proposent des solutions aux effets dangereux des changements climatiques. Notamment, des alternatives aux pratiques anthropiques ayant contribué à l’avènement desdits changements. Il s’agit, entre autres, des charbons écologiques, du biogaz et de l’énergie verte, toutes choses utilisables en lieu et place des bois. Outre les inventrices de solutions, quelques-unes des lauréates ont été remarquées dans le cadre de leurs activités de salubrité des marchés, des palais royaux et autres places publiques. D’autres se sont spécialisées dans la sensibilisation au moyen des réseaux sociaux pour un changement de comportement vis-à-vis de l’environnement. Ces braves dames, qui ont toutes répondu à l’invitation du gouvernement, ont été honorées en présence de la vice-présidente de la République, Mariam Talata. Tour à tour, les lauréates ont reçu des trophées et attestations de reconnaissance des mains des membres du gouvernement, du secrétaire permanent de l’Institut national de la femme (Inf) et de la représentante des partenaires techniques et financiers. Etaient également de la partie, le maire de Bopa, des députés du parti Union progressiste, et plusieurs autres personnalités dont le professeur Mathurin Coffi Nago, ancien président de l’Assemblée nationale, et l’ancien ministre Mahugnon Cakpo. Mais avant de rallier la grande salle de la maison des jeunes de Bopa qui a abrité la cérémonie de distinction des reines d’adaptation aux changements climatiques, les officiels étaient conviés à un exercice de plantation d’arbres. Cette campagne a eu pour cadre l’enceinte du lycée technique d’Akokponawa où le premier plant a été mis en terre par la vice-présidente de la République suivie des deux ministres et leurs suites. Fédérer les énergies A l’image de ces actions, le choix de la thématique de la présente édition de la Journée internationale de la femme, explique la ministre Véronique Tognifodé, vise à mobiliser l’attention pour plus d’efficacité dans la lutte contre les changements climatiques en intégrant les besoins de la gent féminine dans les politiques du sous-secteur climat. Elle poursuit que ce choix vise aussi à mieux fédérer les énergies des femmes et des hommes. « Si nous y parvenons, ce sera un pas de plus franchi pour l’égalité sans réserve de la femme et de l’homme», plaide la ministre qui appelle à une complémentarité pour réduire les inégalités sociales et les effets négatifs du climat qui, selon elle, touchent un peu plus la gent féminine. Relativement à la thématique, José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, appuie : « Les changements climatiques constituent l’un des plus grands défis du développement ». Et cela, en raison de ce qu'ils fragilisent l’économie mondiale, les communautés et impactent particulièrement les femmes, le sexe dominant de la population au Bénin et dans le monde. Conscient de cet état de choses, le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes. Et le ministre José Tonato de préciser que c’est, entre autres objectifs, ce qui est visé à travers la modernisation de plusieurs cadres juridiques et les financements massifs prévus pour des actions d’adaptation aux changements climatiques. Ceci, en plus des programmes d’accompagnement des femmes à l’autonomie financière et bien d’autres actions inscrites au volet social du nouveau Programme d’action du gouvernement. Pour lui, il n’y a pas d’avenir durable sans un développement durable axé sur la femme. Actualités 09 mars 2022


Prise de service à la Cena : le directeur général des Elections installé
Boucary Soulé Adam est officiellement entré, ce mardi 8 mars, dans ses fonctions de directeur général des Elections à la Commission électorale nationale autonome (Cena). « …Je suis prêt à m’engager pour relever le défi que constituent la mise en place et l’opérationnalisation des structures de la direction générale des Elections (Dge) de la Cena ». Tels sont les mots à retenir du propos du directeur général des Elections, Boucary Soulé Adam qui a pris service, dans la matinée du mardi 8 mars 2022, au siège de la Commission électorale nationale autonome (Cena) à Cotonou. Avec ses pairs, ils devront faire face, les prochains jours, à l’organisation des législatives qui se tiendront dans 10 mois, soit en janvier 2023. Détenteur d’un diplôme de 3e cycle en Economie internationale de développement de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, et administrateur des services financiers, Boucary Soulé Adam a acquis ces dernières années, des expériences et gagné en compétence en matière électorale, respectivement en qualité de membre de la première mandature de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargé des études, de la conception des documents électoraux, du suivi des partis politiques et des agents électoraux. Et au titre d’expert électoral, il a été point focal à la Cena du projet ‘’Accroître la compétitivité des élections au Bénin’’ initié par l’Institut républicain international (Iri) des Etats-Unis. Selon l’article 32 de la loi 2019-43 portant code électoral, la direction générale des Elections assure entre autres, la préparation et l’organisation des opérations électorales et référendaires, l’élaboration des projets de documents, d’actes et de procédures destinés à, d’une part, assurer la régularité, la sécurité, la transparence des scrutins et d’autre part, garantir aux électeurs ainsi qu’aux candidats, le libre exercice de leur droit ; la remise, dans les délais impartis par la loi, des spécimens de bulletins de vote aux candidats ou aux partis politiques prenant part aux scrutins, en vue des campagnes électorales ou référendaires; la formation des agents électoraux, la vulgarisation du code et des textes électoraux, l’acquisition et le déploiement du matériel électoral. De manière générale, la direction générale des Elections assiste le Conseil électoral dans l’accomplissement de sa mission, et est placée sous l’autorité d’un directeur général des Elections, qui par ailleurs est l’ordonnateur du budget. A juste titre, la Cena, au terme d’un processus d’appel à candidatures, a choisi en fonction des profils et de l’immensité des tâches, les personnes indiquées. Le directeur général des Elections, Boucary Soulé Adam, aura à ses côtés, Evelle d’Ascension Gomez et Rufin Dieu-Donné Domingo qui sont respectivement directeurs de l’Administration et des Finances, ainsi que Babatoundé Aristide Yagbo, au poste de directeur des Systèmes d’information, et Abdou Rafiou Suanon Kora, comme personne responsable des Marchés publics. Quant à Mireille Assiba Mariano, elle assurera la fonction de Directrice de la communication et de la formation. Il faut noter que, lancé en novembre 2021, le processus de recrutement du directeur général des Elections, des directeurs techniques et de la personne responsable des Marchés publics a connu son épilogue, lundi 28 février dernier. Le compte à rebours est enclenché La Commission électorale nationale autonome (Cena) dispose désormais de ses organes techniques, notamment la direction générale des Elections à qui le législateur a confié la lourde mission de l’organisation du scrutin. Certes, les techniciens travailleront sous l’œil vigilant du Conseil électoral et de son président, mais toujours est-il qu’ils répondront de la moindre défaillance, le cas échéant, dans l’organisation des élections. Avec une direction générale des Elections fonctionnelle à la Cena, le président Sacca Lafia peut désormais se frotter les mains. L’institution peut entrer de plain-pied dans la préparation du premier rendez-vous électoral de l’ère Lafia. S’il est vrai que le retour de quelques anciens dont le directeur général des Elections est quelque peu rassurant, il faut tout de même noter que deux élections ne se ressemblent pas. A peine 10 mois, sinon moins pour la préparation des législatives de janvier 2023, il est évident que le pari n’est pas gagné d’avance. Et le challenge est entier quand on sait que la Lépi a expiré, et qu’il pourrait avoir des bouleversements en ce qui concerne la nouvelle Liste électorale informatisée (Léi) et les postes de vote. De toute évidence, les sachants sont désormais à la manœuvre, et le compte à rebours est enclenché.   Actualités 09 mars 2022


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