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Nouvelles

Commune d’Adja-Ouèrè : NOCIBE assure la scolarité de 682 élèves
A Adja-Ouèrè dans le plateau, les parents d’élèves ont moins de soucis à se faire. La Nouvelle cimenterie du Bénin (Nocibe) prend en charge la scolarité de 682 élèves et a fait don d’ordinateurs aux meilleurs nouveaux étudiants. En dehors de la gratuité instaurée par l’Etat, elles sont rares, les écoles où l’on ne paye pas la contribution scolaire au Bénin. C’est une exception qui porte la marque de la Nouvelle cimenterie du Bénin (Nocibe) à Adja-Ouèrè, à 102 km de Cotonou. Cette entreprise citoyenne a procédé, hier 3 mars 2022, à la remise de chèques pour la prise en charge de la scolarité de 682 élèves des collèges d’enseignement général de Massè et d’Abadago pour un montant de 9,548 millions de Fcfa. « Pendant l’année scolaire en cours, il n’est plus question qu’un écolier ou élève de l’arrondissement n’aille pas à l’école pour cause de manque de fournitures scolaires. De même aucun élève ne sera renvoyé de l’école parce que son parent n’a pas payé les 14 000 Fcfa représentant les frais de scolarité. Chers élèves, les conditions indispensables sont réunis afin que vous obteniez d’excellents résultats à la fin d’année », a souligné Jean-Philippe Equilbec, directeur général adjoint de Nocibe. Un modèle d’entreprise citoyenne Par la même occasion, les cinq meilleurs nouveaux étudiants de la Commune d’Adja-Ouèrè sont rentrés chacun avec un ordinateur. Et ce n’est que la suite d’une série d’actions que mène Nocibe pour faire de la scolarisation des enfants et leur maintien à l’école, l’une des priorités de sa politique de Responsabilité sociétale de l’Entreprise (Rse). En début d’année scolaire, des kits scolaires complets ont été distribués à tous les apprenants de l’arrondissement de Massè. 5 658 écoliers et élèves en ont reçu au total. Ce qui a permis une scolarisation massive dans les écoles maternelles et en classe de Ci des écoles primaires, sans oublier le flux migratoire massif vers les Ceg de Massè et d’Abadago. Au regard des appuis, les parents d’élèves, le maire d’Adja-Ouèrè, Cyrille Adégbola, et même le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, Soumala Idohou Abiosse souhaitent la pérennisation des œuvres et leur élargissement à d’autres contrées. « Par votre geste, vous semez la joie dans les cœurs des apprenants et donnez la consolation aux parents qui s’échinent tous les ans, parfois sans succès, pour l’avenir de leurs enfants. Votre action est noble et salutaire. Vous voulez changer positivement le destin de la relève d’Adja-Ouèrè», a martelé Cyrille Adégbola. L’autorité communale n’a d’ailleurs pas manqué de dresser la liste non exhaustive des actions, dans différents domaines, de Nocibe, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de gestion environnementale et sociale. « Tous ces appuis témoignent de votre contribution permanente au développement de notre commune », a soutenu le maire. Le secrétaire général de la préfecture a lui aussi fait remarquer la portée des actions Rse de la Nocibe. «Nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que la Nocibe est un modèle, un exemple à suivre. Pour ce faire, la préfecture vous encourage à poursuivre dans la même lancée, notamment dans le domaine de l’ouverture et de l’aménagement des pistes de desserte rurale, dans la santé, la culture et surtout dans l’éducation comme vous le faites si bien », a laissé entendre Rodrigue Magloire Kotounou, au nom du préfet. Au-delà de la promesse d’exceller et de pousser les apprenants à aller loin, les bénéficiaires se veulent de porter un idéal de qualité et de recommander le ciment Nocibe, une marque au cœur de l’édification du Bénin de demain. Société 04 mars 2022


Atelier sur la lutte contre le commerce illicite de cigarettes : Plusieurs recommandations issues des travaux
Démarré, lundi dernier à Cotonou, l’atelier sur la lutte contre le commerce illicite de cigarettes en Afrique de l’Ouest a pris fin, ce jeudi 3 mars, avec à la clé sept recommandations pour endiguer la contrebande. Magistrats, douaniers et officiers de police judiciaire sont désormais mieux outillés pour lutter contre le commerce illicite de cigarettes. A travers les ateliers de Parakou, d’Abomey et de Cotonou, ils ont cerné les enjeux de la lutte et les pratiques des réseaux de contrebande. Aussi, ont-ils une idée claire des acteurs du commerce illicite et l’impact de celui-ci sur la santé des populations, les finances et la sécurité du Bénin. Au-delà de la formation donnant droit à une attestation, les participants ont jugé nécessaire de formuler sept recommandations à l’endroit des autorités au plus haut niveau pour la prise de nouvelles mesures ou le renforcement de celles existantes afin d’éradiquer ce commerce, source de financement du terrorisme. Au nombre des recommandations formulées, il y a « l’amendement de l’arrêté de transit afin de le renforcer et faciliter son application effective ; le réajustement de la loi antitabac pour l’adapter au contexte de lutte contre le financement du terrorisme ; le réajustement de certains articles du Code des douanes pour renforcer leur efficacité ; la prise des décrets relatifs à la mise en œuvre de la loi antitabac rénovée ; l’élaboration du plan de travail commun à tous les services de répression afin de ramener le taux de prévalence de la contrebande au Bénin de 78 % à moins de 5 % ». Les participants ont également « proposé la mise en place d’un comité mixte de mise en œuvre et de suivi » des recommandations ainsi formulées, fait savoir Demba Dembélé au nom de l’industrie légale du tabac, lors de la présentation des recommandations. Dr Régis Alban Madja, conseiller technique représentant le ministre de la Justice, a suivi de bout en bout les travaux de cet atelier. Il salue l’assiduité, le sérieux et l’intérêt des participants de même que la détermination et la pédagogie des formateurs. Il apprécie également la qualité de la formation dispensée. « Les doutes sont désormais levés sur la nécessité de lutter contre le commerce illicite de tabac en raison des risques liés non seulement à la sécurité et à la santé des populations mais également aux pertes de profits pour l’industrie légale du tabac et subséquemment, aux pertes de ressources énormes pour nos Etats… », affirme-t-il. « Dans ces conditions, poursuit le conseiller du ministre de la Justice, il nous faut, comme un seul homme, faire place aux actions vigoureuses » contre la contrebande. Il indique, à cet égard, que les exemples du Mali et du Togo sont suffisamment parlants pour édifier et encourager les acteurs béninois, à tous les niveaux, à agir. A ce propos, Dr Régis Alban Madja rassure de la détermination et de l’engagement personnel du garde des Sceaux et de l’ensemble du gouvernement à tout mettre en œuvre pour éradiquer le commerce illicite des produits du tabac. Il prend, en outre, l’engagement d’être le porte-parole des participants auprès de son ministre pour la mise en œuvre des recommandations. Société 04 mars 2022


Lutte contre la traite des personnes : Le gouvernement appuyé pour un plan d'action efficace
Le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique et celui de la Justice et de la Législation ont été appuyés dans l'élaboration d’un plan d'action pour la mise en œuvre des recommandations issues du diagnostic de la chaîne pénale en matière de lutte contre le trafic des personnes au Bénin. C'est à travers deux ateliers qui se sont déroulés du mardi 1er au vendredi 4 mars à Cotonou. Accompagner le gouvernement, notamment le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique et le ministère de la Justice et de la Législation, dans la mise en œuvre des recommandations contenues dans le rapport du diagnostic de la chaîne pénale en matière de lutte contre la traite des personnes. C'est l'objectif des ateliers organisés du mardi 1er à ce vendredi 4 mars. Hier jeudi 3 mars, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier au profit du ministère de la Justice et de la Législation, Edon Cyriaque, directeur général de l'Evaluation et de l'Observatoire du changement social, précise : « Il s'agira pour nous d'élaborer, de commun accord, un plan d'action de mise en œuvre des recommandations issues du diagnostic de la chaîne pénale sous l'angle de la traite des personnes ». Le directeur adjoint du cabinet du ministre de la Justice et de la Législation exhorte les participants à jouer leur partition, celle de cerner lesdites recommandations, de définir les stratégies de mise en œuvre et de les inscrire dans un plan d'action conséquent. A en croire Gilbert Togbonon, la traite des personnes au Bénin est un phénomène multiforme qui touche aux enfants, aux jeunes et aux adultes. Il ajoute que le Bénin a toujours donné une réponse juridique et judiciaire conséquente. Mais en dépit de l'existence d'un cadre réglementaire et de la répression, le phénomène semble persister du fait du manque de synergie dans les actions menées. La traite s'organise de plus en plus à travers les réseaux et il convient de lui donner une réponse adaptée. C'est pourquoi, le représentant du Garde des sceaux a insisté sur l’importance des recommandations issues du diagnostic de la chaîne pénale en la matière. Pour Alistaire Alinsato, directeur de cabinet du ministre du Développement et de la Coordination de l'Action gouvernementale, cet atelier est crucial. Car le plan d'action attendu contribuera à mettre fin à la traite des personnes au Bénin. Il a convié les participants à œuvrer pour l'élaboration consensuelle d'un plan d'action compréhensible et accessible pour la mise en œuvre d'actions cohérentes. Les intervenants ont tous salué le soutien de l'Union européenne et de la France à travers l'agence publique Expertise France, qui cofinancent le projet d'appui à la lutte contre la traite des personnes, spécifiquement au Bénin et au Togo. Actualités 04 mars 2022


Coopération sino-béninoise : Les audiences de la Cour suprême diffusées en direct
Les audiences des chambres administrative et judiciaire de la Cour suprême seront bientôt diffusées en direct et suivies partout dans le monde via Internet, surtout avec la possibilité pour les parties d’y participer à distance. Le projet de concrétisation de cette révolution technologique a été acté à Porto-Novo, ce jeudi 3 mars, à travers une convention signée entre l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Jingtao Peng et le président de la Cour suprême, Victor Adossou. La Cour suprême est en train d’entrer dans l’ère de la modernité. Elle pourra bientôt diffuser et faire suivre partout dans le monde et par les moyens les plus modernes, les audiences de ses chambres administrative et judiciaire. La réalisation de ce projet dont l’accord a été signé, hier jeudi 3 mars, est le fruit de la coopération sino-béninoise. Pour le président de la Cour suprême, Victor Adossou, la signature de cette convention est l’aboutissement heureux des échanges qu’il a eus le 13 avril 2021, au lendemain de sa prise de fonction, avec l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, qu’il a reçu en audience à son cabinet. Selon lui, au cours de l’entretien, il a sollicité l’appui de son hôte pour faire entrer la haute juridiction béninoise en matière administrative et judiciaire dans l’ère de la modernité au regard de ce qu’il a pu découvrir dans le fonctionnement des cours et tribunaux de la République populaire de Chine lors de sa visite de travail et de courtoisie qu’avait conduite son prédécesseur en 2016. Le président Victor Adossou salue le diplomate chinois pour la spontanéité dont il a fait preuve dans la conduite de ce dossier devant permettre à terme de diffuser en direct aussi bien au siège de la Cour suprême à Porto-Novo que sur Internet les audiences de ces deux formations juridictionnelles. « Il nous sera désormais possible, grâce aux vastes possibilités qu’offre Internet, et dans les conditions que la Cour suprême sera amenée à définir, de faire participer à distance des parties à une audience juridictionnelle », précise le président de la Cour suprême. L’ouvrage est prévu pour être prêt d’ici six mois. Il sera réceptionné et gracieusement mis à la disposition de la Cour suprême. Victor Adossou se réjouit de la qualité du prestataire technique Huawei, l’équipementier de haute réputation internationale, retenu par la partie chinoise pour le pilotage des travaux. Il indique que cette révolution marque un heureux point de départ de son ambitieux projet de dématérialisation de la haute juridiction. Le président de la Cour suprême prend l’engagement, au nom de tous les membres de son institution, de faire un usage judicieux des infrastructures techniques et technologiques qui seront réalisées pour une meilleure visibilité de l’institution et surtout pour son fonctionnement efficient et moderne. Victor Adossou exprime sa profonde reconnaissance au président de la République, Patrice Talon, pour l’intérêt manifeste qu’il a personnellement porté pour ce projet novateur et révolutionnaire. Cadeau de noces Il a dit aussi sa gratitude au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci pour tout le soutien que son département ministériel y a apporté. Le président de la Cour suprême a souhaité que la coopération sino-béninoise en matière juridique et judiciaire dynamisée en 2016 avec d’importantes réalisations à l’actif aujourd’hui s’intensifie davantage pour porter des fruits en abondance, notamment avec la reprise des voyages d’études des magistrats. Lesquels voyages, estime Victor Adossou, vont participer au renforcement des capacités d’intervention des principaux animateurs de la Cour suprême. Pour sa part, l’ambassadeur de Chine près le Bénin, Jingtao Peng, détaille les trois composantes du projet prenant en compte l’amélioration du réseau informatique, l’installation d’un jeu de système de diffusion audiovisuelle des audiences et le renforcement de la capacité de l’alimentation électrique de la Cour suprême. Une formation technique pour le transfert de compétence est aussi prévue. Le diplomate chinois informe que ce projet se veut un don du gouvernement de son pays pour soutenir la modernisation et la digitalisation de la Cour suprême du Bénin. Il constitue un cadeau d’anniversaire pour le cinquantenaire de l‘amitié sino-béninoise qui a pris corps en 1972, précise Jingtao Peng. Actualités 04 mars 2022


Développement des échanges extérieurs : Les recommandations de la Bceao au Bénin et à l’Uemoa
Les conclusions du rapport de la balance des paiements du Bénin au titre de l’année 2020 dénotent que des efforts sont faits dans les finances publiques au Bénin. Mais la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a fait quelques recommandations au Bénin et aux pays de l’Uemoa pour une meilleure performance. Renforcer la promotion et la production de biens et de services de substitution aux importations dans l’Uemoa et plus spécifiquement pour le Bénin, poursuivre les efforts de diversification de l’économie. C’est la synthèse des recommandations de la Bceao pour le développement des échanges extérieurs des pays de l’Uemoa et l’amélioration des soldes de la balance des paiements du Bénin. Au plan régional, les pays membres de l’Uemoa devraient poursuivre la mise en œuvre de mesures de promotion de la production de biens et de services de substitution aux importations qui pèsent sur les échanges extérieurs. « Ces mesures pourraient notamment porter sur la levée des contraintes qui entravent le dynamisme et la compétitivité du secteur privé de l’Union, notamment par des politiques favorisant la réduction des coûts des facteurs et le soutien aux exportations; l’approfondissement des réformes structurelles, à travers la consolidation des politiques sectorielles communes dans les domaines des transports et du tourisme ainsi que la poursuite de la restructuration des filières agricoles; le renforcement des infrastructures (transport, énergie, télécommunication, finance) », précise le rapport de la balance des paiements du Bénin au titre de l’année 2020. Au plan national, il faudra poursuivre les efforts de diversification de l’économie, notamment à travers la valorisation des filières agricoles identifiées ; renforcer les relations commerciales avec le Nigeria ; continuer à rendre attractif le climat des affaires et le recours au Partenariat Public-Privé pour la réalisation des projets et programmes inscrits au Programme d’action du gouvernement ; renforcer l’offre d’énergie, conformément aux objectifs sectoriels et aux actions identifiées dans le cadre du deuxième compact du Millennium Challenge Account (Mca) ; consolider la mobilisation des ressources intérieures, en lien avec les mesures structurelles en cours au niveau des régies financières; préserver la soutenabilité de la dette publique grâce à une diversification des stratégies d’endettement visant le rallongement des maturités, la réduction du coût et des risques de change. Pour rappel, le rapport de la balance des paiements du Bénin a été présenté et débattu vendredi 25 février dernier lors de la journée de diffusion des comptes extérieurs du Bénin au titre de l’année 2020, organisée par visioconférence via Google Meet. Il ressort que le solde global de la balance des paiements affiche un excédent de 306.937,9 millions de francs Cfa en 2020 à la suite de l’excédent (45.550,6 millions) de l’année 2019. La Position extérieure globale (Peg) en 2020 dégage un passif financier net de 2.974.227,7 millions au 31 décembre 2020 contre 2.974.804,5 millions au 31 décembre 2019. Economie 04 mars 2022


Ukraine : 1,7 milliard de dollars pour les besoins humanitaires
A Genève, les Nations Unies et les partenaires humanitaires ont lancé des appels d’urgence coordonnés pour un montant total de 1,7 milliard de dollars afin d’apporter une aide humanitaire d’urgence aux habitants de l’Ukraine et aux personnes réfugiées dans les pays voisins. La crainte est de voir se dessiner la plus grande crise de réfugiés du siècle en Europe. L’escalade du conflit entre l’Ukraine et la Russie a déclenché une augmentation brutale des besoins humanitaires. Les fournitures de base manquent, les services essentiels sont interrompus et de nombreux civils fuient les combats. Les Nations unies estiment que 12 millions de personnes en Ukraine auront besoin d’aide, tandis que plus de 4 millions de réfugiés ukrainiens pourraient avoir besoin d’assistance dans les pays voisins au cours des prochains mois. Les différents appels ont été lancés au cours d’une conférence de presse, tenue à Genève, en présence du chef des opérations humanitaires de l’Onu (Ocha), Martin Griffiths, et du Haut-Commissaire pour les Réfugiés, Filippo Grandi. Appel éclair L’appel éclair demande 1,1 milliard de dollars pour aider 6 millions de personnes basées en Ukraine pendant une période initiale de trois mois. Le programme comprend une aide en espèces pour les personnes les plus vulnérables, une aide alimentaire, l’approvisionnement en eau et l’assainissement, un soutien aux services de santé et d’éducation, et une aide à la construction d’abris pour reconstruire les maisons endommagées. Le plan vise également à aider les autorités à établir des centres de transit et d’accueil pour les personnes déplacées et à prévenir la violence sexiste. Afflux de réfugiés A ce jour, environ 660 000 réfugiés ont fui l’Ukraine vers les pays voisins, y compris vers la Russie, au cours des six derniers jours. Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (Hcr), Filippo Grandi, a déclaré : « Nous sommes face à ce qui pourrait devenir la plus grande crise de réfugiés du siècle en Europe. Si les pays voisins ont fait preuve d’une solidarité et d’une hospitalité extraordinaires en accueillant les réfugiés, y compris de la part des communautés locales et des particuliers, un soutien bien plus important sera nécessaire pour aider et protéger les nouveaux arrivants ». D’après les estimations, la guerre pourrait générer un déplacement de plus de 7 millions de personnes. Discrimination des réfugiés africains Parmi les personnes qui tentent de fuir l’Ukraine figurent de nombreux ressortissants de pays d’Afrique (surtout des étudiants), d’Asie du Sud et du Golfe. Des milliers d’entre eux seraient victimes de discriminations et bloqués aux frontières pour laisser la priorité aux Ukrainiens. Dans une lettre, l’Union africaine s’est dite « particulièrement préoccupée par les informations rapportées, selon lesquelles les citoyens africains, se trouvant du côté ukrainien de la frontière, se verraient refuser le droit de traverser la frontière pour se mettre en sécurité ». Filippo Grandi a rappelé l’importance de sauvegarder les droits et le bien-être des réfugiés, quels qu’ils soient. Plan régional Un plan régional inter-agences d’intervention pour les réfugiés demande un montant préliminaire de 550,6 millions de dollars pour aider les réfugiés actuellement en Pologne, en République de Moldavie, en Hongrie, en Ukraine 1,7 milliard de dollars pour les besoins humanitaires Roumanie et en Slovaquie, ainsi que dans d’autres pays de la région. Dans ce cadre, le Programme alimentaire mondial (Pam) lance une opération d’urgence de trois mois en Ukraine pour fournir une aide alimentaire aux personnes fuyant le conflit. Selon son porte-parole, Tomson Phiri, le Pam intensifie son action pour atteindre jusqu’à 3,1 millions de personnes en utilisant des transferts en espèces ainsi que des distributions de nourriture en nature si nécessaire. Pour ce faire, 400 tonnes de rations sont acheminées de la Turquie vers les postes frontières roumains et polonais avec l’Ukraine. Dons privés Dans un extraordinaire élan de soutien, le Fonds humanitaire pour l’Ukraine, hébergé par Ocha, a reçu plus de 10 000 dons en ligne de particuliers originaires de 90 pays, pour un total de plus d’un million de dollars. Ces fonds vont directement aux organisations de secours locales et nationales. L’Onu a demandé que les groupes d’aide puissent accéder en toute sécurité et sans entrave à toutes les zones touchées par le conflit, conformément aux principes humanitaires fondamentaux d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance opérationnelle.   Par Catherine FIANKAN-BOKONGA, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 03 mars 2022


Golfe de Guinée : Les prévisions de la grandes saison des pluies 2022
Les spécialistes ont livré leur verdict sur les prévisions de la grande saison des pluies 2022, à l’issue des travaux du Forum régional de prévision saisonnière des caractéristiques agro-hydro-climatiques, dans les pays du golfe de Guinée (Presa-GG) dont le Bénin, du 20 au 25 février à Cotonou. Ils sont parvenus à des prévisions consensuelles pour une meilleure gestion des risques et la valorisation des opportunités. La grande saison des pluies de l’année 2022 dans les pays du golfe de Guinée sera caractérisée globalement par un démarrage de tendance tardive, anormale et une fin de saison normale. Mais l’on assistera à de longues séquences sèches, et des écoulements moyens à tendance déficitaire dans la plupart des bassins côtiers. « Au regard de ces résultats, il s’avère plus probable que cette saison ne serait pas dans l’ensemble, d’une grande abondance pluviométrique…», a souligné Urbain Tchiakpè, représentant le ministre des Infrastructures et des Transports au terme de la présentation du rapport des experts réunis à Cotonou, dans le cadre du Forum régional de prévision saisonnière des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la grande saison des pluies dans les pays du golfe de Guinée (Presa-GG), édition 2022. Pour ce qui concerne spécifiquement le Bénin, il ressort des travaux que les cumuls pluviométriques saisonniers Mars-Avril-Mai (Mam) et Avril-Mai-Juin (Amj) connaîtront des déficits dans leur globalité. La date de démarrage des saisons est comprise entre le 25 mars et le 7 avril au sud du Bénin. Il est attendu une fin de saison normale à tendance déficitaire dans la région sud du pays. Et la date moyenne de fin de la saison se situe entre le 25 juillet et le 3 août. Mais des séquences sèches longues à tendance normale sont prévues sur la région Sud du pays en début de saison et des séquences sèches normales en fin de saison. Il est attendu des écoulements moyens à déficitaires sur l’ensemble de ses bassins fluviaux, l’Ouémé, le Mono et le Couffo par rapport à la moyenne de référence. Les conclusions auxquelles sont parvenus les experts sur les prévisions de la grande saison des pluies 2022 dans les pays du golfe de Guinée laissent donc entrevoir une quantité de précipitations globalement moyenne à tendance déficitaire, un démarrage tardif, une fin normale, des séquences sèches de longue durée et des écoulements moyens à tendance déficitaire. Des recommandations Et pour prévenir les effets néfastes de la variabilité climatique, objectif visé par la tenue de ces assises à Cotonou, ils ont formulé quelques recommandations. Car, le tableau peint présente entre autres, des risques de sècheresse qui pourraient entraver la croissance des cultures et des plantes fourragères, ainsi que des risques d’inondations, alors que les résultats du Forum devraient notamment contribuer à améliorer le rendement de la production agricole des populations rurales et assurer la sécurité alimentaire pour les pays du golfe de Guinée. Les experts recommandent une gestion rationnelle des ressources en eau pour assurer les besoins des barrages hydroélectriques et les aménagements hydro-agricoles, la diversification des pratiques agricoles à travers la promotion par exemple du maraîchage. Il faudra également favoriser les espèces et variétés de cultures convenant au déficit d’eau et renforcer la vigilance contre les ravageurs de cultures notamment la chenille légionnaire et les autres insectes nuisibles. En ce qui concerne les risques d’inondation, car en dépit du caractère globalement peu de la pluviométrie, il n’est pas exclu des évènements de fortes pluies pouvant entraîner des inondations, il faudra maintenir la garde et suivre la mise à jour des prévisions saisonnières, renforcer la veille et la capacité des agents d’intervention et de suivi des plateformes de prévention des risques et catastrophes. Un accent particulier a été mis sur la nécessité de la vulgarisation des résultats et Météo-Bénin en a pris l’engagement. Il faut noter que ce Forum est organisé par le Centre régional Agrhymet, institution spécialisée du Comité permanent inter-Etats de la lutte contre la sécheresse dans le sahel (Cilss) et l’Acmad, en collaboration avec l’Agence nationale de la météorologie et la direction des Ressources en eau du Bénin. Actualités 03 mars 2022


Revue du Pta 2021 et lancement du budget 2022 du ministère de l’Energie : La machine de la performance relancée
Le principe de redevabilité et l’obligation de reddition de comptes sont plus que jamais ancrés dans les habitudes des agents du ministère de l’Energie. Mardi 1er mars, ils ont procédé à la revue du Plan de travail annuel 2021 au 31 décembre et au lancement du budget 2022. Occasion pour les responsables de structures du ministère de recevoir des lettres de mission pour l’année en cours. Le budget du ministère de l’Energie est estimé à 82 milliards F Cfa dont 78 milliards F Cfa au titre des dépenses en capital pour l’exécution de 27 projets. En termes d’exécution physique du Plan de travail annuel 2021 au 31 décembre, le ministère a mené l’ensemble des activités au programme à hauteur de 72 % pour un niveau de décaissement des ressources de l’ordre de 70 %. En termes d’efficacité, 97 % des ressources programmées sont utilisées pour la production d’une unité de résultats physiques. Certes, tous les objectifs de l’année 2021 ne sont pas atteints. Raison pour laquelle, le ministère de l’Energie a pris de fortes résolutions pour améliorer les performances au cours de l’année 2022. Ainsi, il est attendu des cadres et autres acteurs du ministère, la mise en œuvre efficiente des nombreux projets qui s’inscrivent dans la nouvelle dynamique du Programme d’action du gouvernement II. Jean Claude Gbodogbé, secrétaire général dudit ministère, a indiqué que l’année budgétaire 2021 a permis au ministère au 30 septembre 2021 d’exécuter l’ensemble de ses activités programmées à 44,40 %, ce qui induit une consommation de 40,92 % des ressources mises à sa disposition. Cet effort de réalisa-tion, à l’en croire, leur a permis d’engranger plusieurs résultats. Il note que pour le compte de l’exercice budgétaire en cours, le ministère a bénéficié d’un peu plus de 139 % de sa dotation de 2021 soit 82 milliards contre 59 milliards en 2021. « Mais compte tenu du management de notre ministre et du dyna-misme de toute son équipe et avec d’énormes objectifs à lui assignés, notre budget est passé à 79 milliards au 31 décembre soit un accroissement de près de 134 % au cours de la même année », renseigne-t-il. Secteur stratégique Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, a insisté sur l’importance de la reddition de comptes. Il rappelle que le ministère de l’Economie et des Finances a officiellement lancé le budget général de l’Etat, gestion 2022 à l’entame du mois de janvier pour permettre aux ministères sectoriels d’enclencher l’exécution de leur Plan de travail annuel (Pta). Selon lui, l’usage des ressources publiques obéit et doit obéir à des règles dont il convient d’avoir la maîtrise, surtout dans un contexte d’exécution budgétaire en mode programme. Dona Jean-Claude Houssou a tenu à rappeler à ses collaborateurs qu’ils sont à la tête d’un secteur éminemment stratégique et qui constitue le socle du développement socio-économique du pays. « Cela nous honore et nous oblige plus que jamais à être à la hauteur de cette confiance placée en nous au bénéfice de l’amélioration des conditions de vie des concitoyens. Plus que le Pag I, la responsabilité qui nous est confiée pour le Pag II est encore plus conséquente», rappelle-t-il. Le ministre de l’Energie dit compter sur la disponibilité de chacun de ses collaborateurs pour la mise en œuvre des projets dont ils ont la charge afin d’instituer plus que jamais un système énergétique largement autonome, compétitif et d’assurer une fourniture d’électricité dans un système viable et fiable. Tout en remettant aux différents responsables des structures du ministère leur lettre de mission, Dona Jean-Claude Houssou note qu’il s’agit d’un outil de responsabilisation et d’évaluation de la performance de l’agent public. Il leur fait savoir que chaque gestionnaire devra à son tour, décliner cette lettre de mission en contrats d’objectifs qui seront adressés à chacun de ses collaborateurs à l’effet de faciliter l’exécution rigoureuse et efficace du Plan de travail annuel. Après avoir pris des mains du ministre ladite lettre, Francis Tchekpo, directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme) dit être satisfait de l’évènement parce que cela leur permet de se situer et de prendre de nouveaux engagements. Actualités 03 mars 2022


Carême catholique : Les explications du père Nelson Ahouandjinou
Les 40 prochains jours seront marqués chez les chrétiens catholiques par le jeûne, la pénitence et le partage. Curé de la paroisse Saint Antoine de Padoue de Tanto à Cotonou, le père Nelson Ahouandjinou explique le sens de cette période et indique comment bien la vivre. Petits et grands, hommes et femmes, en rangs et marchant vers l’autel où se trouve le prêtre vêtu d’une chasuble de couleur violette, reçoivent tour à tour une poignée de cendres dans le creux de leurs mains. La plupart en prennent une pincée pour se marquer du signe de la croix au front, sous les mélodies de la chorale Hanyé rappelant dans le refrain que « nous sommes poussière et nous retournerons à la poussière ». Ce rituel liturgique marque le mercredi des cendres, premier jour du carême chrétien. A la paroisse Saint Antoine de Padoue de Tanto à Cotonou, la tradition est donc respectée. «Les cendres constituent le résidu des choses lorsqu’elles ont été consumées par le feu. C’est donc l’image de notre pauvreté. Mais elles peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres », explique le père Nelson Ahouandjinou, curé de cette paroisse. En se marquant de cendres, le chrétien reconnaît sa pauvreté, son indignité, mais espère la renaissance, le renouvellement de son être qui se réalisera dans le mystère pascal. Dans l’ancien testament, les cendres évoquaient le péché et la fragilité de l’homme. Ainsi, en se recouvrant de cendres, l’homme montre à Dieu qu’il reconnaît ses fautes et demande, dans l’humilité, pardon pour ses péchés. En clair, il fait pénitence. « Quoi de plus symbolique donc que d’être marqué par la cendre au début de ce temps privilégié de conversion ! », s’exclame-t-il. Cap sur le carême ! Durant les 40 prochains jours, ls chrétiens passeront par plusieurs étapes. Faisant l’historique du carême chrétien, le père Nelson Ahouandjinou indique que « c’est une allusion aux quarante années passées au désert par le peuple d’Israël entre sa sortie d’Egypte et son entrée dans la terre promise. C’est aussi une allusion aux quarante jours passés par Jésus au désert entre son baptême et le début de sa vie publique ». Le carême prend donc source aussi bien dans l’ancien testament à travers le livre de l’Exode que dans le nouveau testament notamment les évangiles. Selon le curé de la paroisse Saint Antoine de Padoue de Tanto, durant ce temps fort de l’année liturgique, l’Église invite ses fidèles à aller au « désert de leurs cœurs » pour se préparer à célébrer Pâques. Le prêtre reste ainsi dans la dynamique du pape François qui dans son message pour le carême 2022 parle d’un temps « propice de renouveau personnel et communautaire qui nous conduit à la Pâque de Jésus-Christ mort et ressuscité ». Il recommande également une forte dose d’humilité et de charité au cours de cette période. « Il est important que chaque chrétien puisse traduire les piliers du temps de carême que sont la prière, le pardon et le partage dans une pratique personnelle qui lui fait faire des efforts sans lui porter préjudice. Nous devons nous concentrer sur un effort particulier à faire durant ce temps de carême et faire le bilan à la fin avant de savoir si nous avons reçu des grâces », recommande le prêtre qui soutient que chaque jour ou chaque semaine de carême a sa mystique qu’il faut s’efforcer de découvrir et de vivre. Toutefois, il est important, dit-il, de mettre un point d’honneur sur le mercredi des cendres, les vendredis de carême, le quatrième dimanche de carême (Laudate), le dimanche des rameaux, la semaine sainte notamment le Triduum pascal. Dans tous les cas, ajoute-t-il, le chrétien ne doit plus retomber dans le péché dont il s’est éloigné, même après le temps de carême. « Ne nous lassons pas de faire le bien… Nous récolterons si nous ne perdons pas courage», peut-on lire dans le message du pape François pour ce temps de carême. Le souverain pontife appelle ainsi à la charité concrète envers le prochain, à pratiquer l’aumône avec joie et à persister dans la prière. Société 03 mars 2022


Commerce illicite de cigarettes en Afrique de l’Ouest : acteurs locaux aguerris sur la lutte
Après Parakou et Abomey, les experts de l’industrie légale du tabac sont à Cotonou pour outiller policiers, douaniers, magistrats et plusieurs autres acteurs sur la lutte contre le commerce illicite de tabac en Afrique de l’Ouest. C’est à la faveur d’un atelier ouvert, lundi 28 février dernier. Une lutte efficace contre le commerce illicite des produits du tabac passe par la formation des acteurs de la chaîne de contrôle et de répression, et la définition de stratégies innovantes. C’est tout le sens de l’atelier ouvert, lundi dernier, dont le thème porte sur la lutte contre le trafic de cigarettes en Afrique de l’Ouest, source de financement du terrorisme et fossoyeur des trésors publics. « Cet atelier vise à créer un cadre formel de concertation entre les acteurs de la lutte en Afrique de l’Ouest et de l’industrie légale du tabac afin de définir une stratégie dynamique pour lutter efficacement contre le commerce illicite des produits du tabac », a précisé le représentant et conseiller technique du ministre de la Justice, Dr Régis Alban Madja, à l’ouverture des travaux. En réalité, le commerce illicite des produits de tabac met en difficulté la collecte fiscale et constitue une menace grave sur la santé des populations béninoises et des pays environnants. Plus grave encore, ce commerce participe au financement du terrorisme. Ces dernières années, note-t-on, le développement de la contrebande a engendré un manque à gagner de près de 18 millions francs Cfa sur les recettes des Etats de l’Afrique de l’Ouest. D’où la nécessité de mener une lutte efficace contre le phénomène. Les assises de Cotonou ont réuni des policiers, douaniers, magistrats, cadres du ministère de l’Industrie et du Commerce, cadres de l’Institut national de la Statistique et de la Démographie, experts de l’industrie légale du tabac, et bien d’autres encore. Au début de la séance, les participants ont exprimé leurs attentes. Ces préoccupations ont trait, entre autres, à comment faire la différence entre l’illicite et le licite, à la procédure de répression, l’organisation des réseaux, et la connaissance des textes et dispositions légales en la matière. Avec les experts de l’industrie légale du tabac, les participants ont abordé la problématique au niveau mondial, la définition du commerce illicite des produits du tabac, les produits réglementés, les raisons et l’estimation de la contrebande, le lien avec le crime organisé, le réseau en Afrique, les conséquences du trafic sur le Bénin, les législations des pays, etc. « J’attends de cet atelier des recommandations concrètes pour éradiquer ce fléau pour la santé et la quiétude de nos populations», fait savoir le représentant du ministre de la Justice. L’atelier de Cotonou fait suite aux sessions organisées à Parakou et Abomey la semaine dernière. Actualités 03 mars 2022


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