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Nouvelles

Entre réalité, alibi et mirage : L’esprit de la Conférence au gré des vents
Pierre angulaire de l’ère démocratique au Bénin, la Conférence des Forces vives de la Nation est restée une référence historique dont les acquis restent gravés dans la mémoire collective. Il n’est pas rare d’entendre personnalités politiques et civiles, universitaires et citoyens, évoquer, sans relâche, l’esprit de la Conférence nationale ; qui pour fonder ses décisions, qui pour blâmer les décideurs ou appeler à un idéal. Il y a lieu de se demander s’il existe un esprit qui a pu mouvoir les actes de la Conférence nationale et si c’est à ce même esprit que se réfèrent tous ceux qui l’évoquent aujourd’hui. « Pour comprendre l’esprit de la Conférence nationale, il faut remonter à ce qui a conduit à cette rencontre historique. Le Dahomey devenu Bénin a connu un régime de dictature, d’autocratie, caractérisé par un parti unique. Un régime qui brimait toutes les libertés individuelles et collectives ; qui violait les droits fondamentaux et autorisait l’enfouissement des déchets toxiques et nucléaires dans notre pays. Il fallait aller contre ce régime. C’est cet état de choses qui a imposé la Conférence nationale et c’est de cette conférence que germera la Constitution », explique avec véhémence le professeur Philippe Noudjènoumin. Assis dans son modeste bureau au siège du Parti communiste du Bénin, le visage pâle et marqué par le poids de la journée, le constitutionnaliste qui se targue de sa riche expérience politique accumulée depuis 1968, poursuit avec la fougue et l’enthousiasme qu’on lui connaît: « La Constitution est en effet la matérialisation de la volonté du peuple de retrouver sa liberté. C’est pourquoi, vous verrez que la Constitution consacre plus de 30 articles aux droits et devoirs de la personne humaine, au respect des libertés. Il s’en dégage que l’esprit de la Conférence nationale, c’est la préservation et la protection des libertés individuelles et collectives », en déduit fièrement le professeur Philippe Noudjènoumin, au terme de son raisonnement inductif. Figure de proue des actes de la Conférence nationale, un autre professeur, pas des moindres, Théodore Holo, agrégé de droit public et ancien président de la Cour constitutionnelle, précise sans pour autant contredire: «L’esprit de la Conférence nationale est fondé sur la recherche du consensus et cette recherche suppose qu’il y ait dialogue. Nous ne pouvons pas tous, avoir le même point de vue mais nous devons dialoguer pour trouver le point de convergence autour duquel nous pouvons fédérer nos efforts pour aller de l’avant ». Confortablement assis au salon de son domicile sis à Godomey-Togoudo, celui qu’on appelle le maniaque de la ponctualité parle de l’esprit de la conférence avec une aisance qui traduit sa maîtrise du sujet. A en croire le professeur Théodore Holo, c’est bien l’esprit de la conférence qui a innervé les actes de la Conférence et inspiré la Constitution du 11 décembre 1990. Un de ses dauphins, agrégé de droit public et enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi, le professeur Hilaire Akérékoro, renchérit: «L’esprit de la Conférence nationale était contenu dans le règlement intérieur de la Conférence. Très peu sont ceux qui maîtrisent ce dont je parle. En effet, l’article 3 du règlement intérieur de la Conférence nationale dispose que la mission de la Conférence est de créer les conditions d’un consensus national en vue d’un renouveau démocratique pour sortir le Bénin de la crise et l’engager dans la voie d’un développement durable ». « Instrumentalisé, il continue de l’être aujourd’hui… » Pour certains citoyens, l’esprit de la Conférence est instrumentalisé et continue de l’être. En attente d’un véhicule de transport sur la gare de Bohicon, Dame Mathilde Hounkpatin fait savoir : «L’esprit de la Conférence, dès le départ, avait été instrumentalisé pour écarter des gens. Il a même été violé plusieurs fois. Voyez, le premier ministre de la période transitoire devient président de la République. Il a passé la période de transition, a préparé son accession à la magistrature suprême et au moment de quitter le pouvoir en 1996, ça n’a pas été facile ! Aujourd’hui encore, l’esprit de la Conférence continue d’être instrumentalisé par les politiciens qui ne cherchent que leurs intérêts», confie la directrice d’école. Plus téméraire, Donald Midomiton Kouthon, inscrit en Faculté de droit et de sciences politiques à l’Université d’Abomey-Calavi, ajoute : « Le fameux esprit de la Conférence dont on parle n’est pour moi qu’un alibi utilisé par les politiciens pour faire croire à la noblesse de leurs intentions et pour donner l’impression d’un quelconque attachement aux valeurs patriotiques. Or en réalité, ils veulent simplement faire passer leurs desiderata». Pour lui, ce terme reste un mirage. Le même esprit est aujourd’hui sujet à des dérives de tous genres qui ne favorisent pas le développement. C’est ce que fait comprendre le président de l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Alcrer-Ong) Martin Assogba lorsqu’il affirme: « Ce que je regrette, c’est que l’esprit de la Conférence nationale a été seulement tourné vers les questions politiques. Tout le monde s’accroche aujourd’hui à cet esprit et c’est pour des raisons politiques. Je puis vous dire qu’aujourd’hui, il faut penser au développement du pays. C’est en cela que je trouve la réforme du système partisan opportune. L’ouverture qui avait été faite a été exagérément utilisée. Les gens en ont abusé parce que l’esprit de la Conférence a introduit le multipartisme ». Pour lui, il fallait en finir avec cette situation pour avoir des partis nationaux qui pensent enfin aux questions de développement, à la lutte contre la corruption… Argument fallacieux ? Evoqué et invoqué dans des contextes variés, l’esprit de la conférence est aussi perçu comme l’alibi le plus honorable de certaines personnalités, un argument spécieux. « J’ai assisté à des choses, à des développements faits par un ancien président de la Cour constitutionnelle. Il se base sur des supposés éléments d’esprit de la Constitution pour faire passer des choses qui sont mauvaises. On se sert de la Constitution pour la détruire elle-même. On se fait une interprétation du consensus et on refuse de recourir au peuple», soutient Phillipe Noudjènoumin. Si l’esprit de la Conférence a guidé les travaux de la Constitution de manière à prévenir l’arbitraire, ce même esprit semble avoir été sélectif. Le consensus dès son origine, n’a-t-il d’ailleurs pas été taillé sur mesure, de façon à écarter certains prétendants à la magistrature suprême ? « La limite de l’âge pour être président est l’une des mauvaises dispositions de la Constitution. C’est fait intuitu personae. En fait, ceux qui venaient d’arriver sur la scène politique n’avaient pas la force de vaincre leurs aînés Maga, Ahomadégbé, Apithy, Zinsou… qui avaient déjà acquis de la popularité et une assise territoriale. C’est pour les écarter que cette disposition constitutionnelle a été inscrite. C’est une disposition qui va contre l’esprit de la Constitution», défend le constitutionnaliste du Parti communiste du Bénin. Avec la méthodologie et la rigueur légendaires qui lui collent à la peau, le professeur Théodore Holo rectifie : « Cette question a été soumise au peuple dans le cadre du référendum. Il en est de même pour les propositions relatives à la création d’une deuxième chambre au parlement qui serait le Conseil des anciens, pour le choix entre le régime présidentiel et le régime semi-présidentiel… C’est le peuple qui a tranché ! Donc il y a toujours eu cette recherche de consensus pour avoir des textes qui correspondent aux aspirations du moment ». Selon lui, le consensus est resté une référence. « Vous vous souvenez qu’en 2006, l’Assemblée nationale avait révisé la Constitution pour proroger de 4 à 5 ans le mandat des députés. Cette révision était faite presque à l’unanimité des députés. Mais le gouvernement n’était pas d’accord. Une fois la proposition sur la table de la Cour constitutionnelle, la Cour a dit que cette modification ne répond pas à l’esprit de la conférence nationale qui est le consensus», illustre-t-il. Vieux de 30 ans, évoqué au gré des vents, l’esprit de la Conférence nationale souffle encore et continue d’inspirer. Actualités 02 mars 2022


Championnat national de Football féminin : Naja Fc termine la phase aller en beauté
Victorieux de Flèche noire Football club par le score de 2-0 lors de la 8e journée de la phase de groupe du championnat national de football féminin le week-end dernier, Naja Football club a terminé le premier tour en beauté. Il enregistre ainsi sa troisième victoire de la saison grâce aux réalisations de Igbazenda Joy aux 6e et 76e minutes. Avec cette victoire, Naja Football club totalise 11 points (3 victoires, deux nuls et 3 défaites). En attendant les rencontres en retard des autres clubs, Naja Fc occupe la 4e place de la poule B tandis que Flèche noire (1point) est lanterne rouge. « Nous sommes heureux de terminer cette première phase par une victoire», a confié Euloge Nanga, président de Naja Fc qui pense que sa formation va profiter des deux semaines de trêve pour se préparer pour la phase retour. En terminant à cette place dans le groupe B, Naja Fc apparaît comme un prétendant sérieux pour les play off de ce championnat. «Nous allons jouer pour la troisième place au retour contre des challengers sérieux comme Aïnonvi de Porto-Novo, Tigresse de Cotonou, Gazelle de Hévié », a-t-il conclu. Avec 21 points, Dynamique est leader tandis que Sam Nelly (18 points) et Aïnonvi de Porto-Novo (15 points) occupent respectivement les 2e et la 3e places de ce groupe. Au total, 123 buts ont été marqués au cours de cette phase aller dans le groupe B. L’équipe de Dynamique détient la meilleure attaque avec 31 buts marqués tandis que la formation Sam Nelly a la meilleure défense du tournoi avec cinq buts encaissés. A noter qu’au niveau de la poule A, le combat semble plus serré à la tête du classement entre Elite Ac, leader avec 16 points, Espoir de Cotonou Football club (15 points) et Léopards d’Abomey (15 points). Sports 02 mars 2022


2e édition de l’Open de karaté « La Relève » : Prime à la promotion des jeunes karatékas
La Ligue régionale Atlantique-Littoral de Karaté-Do (Lalk) a lancé la saison sportive 2021-2022, dimanche 27 février dernier à Cotonou. C’est à travers la deuxième édition de l’Open « La relève », une compétition de karaté. Attaché à sa vision de promouvoir les talents à la base, le bureau de la Lalk dirigé par Eric Gbègbo a permis aux jeunes karatékas de sexe masculin de se mettre en jambes en vue de se préparer pour les compétitions à venir. La deuxième édition de la compétition de karaté dénommée Open « La relève » a marqué le lancement de la saison sportive 2021-2022 au niveau de la Ligue régionale Atlantique-Littoral de Karaté-Do (Lalk). Près d’une trentaine de jeunes athlètes de sexe masculin âgés de 10 à 15 ans venus de huit clubs ont rivalisé d’ardeur au dojo Jéricho Karaté Association (Jka) en kata et en kumité. Au terme de la compétition en kata, Joresse Kpadonou de Zanchin timing karaté club a décroché la médaille d’or tandis que Blaise Wongla de la Jéricho Karaté Association et Alberic Aditi du Proshotokan karaté club sont repartis respectivement avec la médaille d’argent et la médaille de bronze. Meilleurs en kata, Blaise Wongla et Joresse Kpadonou ont confirmé leur talent en kumité. Le premier s’adjuge la médaille d’or tandis que le deuxième s’empare de la médaille d’argent. A ce niveau, Uriel Kolé de la Nokashi Gym karaté club est monté sur la troisième marche du podium en réussissant à décrocher la médaille de bronze. Satisfait de son bon déroulement, Éric Gbègbo, président de la Ligue régionale de Karaté Atlantique-Littoral, affirme que l’objectif de cette compétition est atteint : « La compétition s’est bien déroulée et nous constatons que la relève du karaté dans l’Atlantique et le Littoral est assurée », a-t-il déclaré. Selon lui, la Fédération béninoise de Karaté peut désormais compter sur les plus jeunes. Le président de la Ligue régionale Atlantique-Littoral a profité de cette occasion pour annoncer les autres activités de la saison. Selon ses dires, la saison sportive 2021-2022 sera prolifique en compétitions dont le Tournoi Germanus qui sera réservé aux jeunes filles le 20 mars prochain? Résultats Kata 1er - Kpadonou Joresse (Ztkc) 2e- Wongla Blaise (Jka) 3e- Aditi Alberic (Ps Kc) Kumité 1er - Wongla Blaise (Jka) 2e - Kpadonou Joresse (Ztkc) 3e - Kole Wriel (Nekc) Sports 02 mars 2022


Pendjari : Le parc compte désormais 2083 éléphants et 133 lions
Le parc national de la Pendjari est de plus en plus peuplé de grands mammifères. Selon l'inventaire réalisé en 2021, on dénombre 2 083 éléphants ; 7 157 buffles et 133 lions. Beaucoup d'autres mammifères marquent leurs présences dans cet écosystème par leur peuplement. Les guépards sont désormais au nombre de 16, les bubales 107 et les damalisques passent à 83. Dans le même temps 147 hyènes tachetées et 114 léopards ont été dénombrés. Selon les informations rendues publiques ce lundi 28 février 2022 par les responsables du parc, la Brigade spéciale de lutte anti-braconnage a opéré plus de 150 arrestations dont plus de 70 cas de condamnations prononcées par les juridictions compétentes. " Ceci met en exergue la nécessité de maintenir la surveillance du Parc et l'énorme travail accompli au quotidien par nos Rangers pour la protection de cette importante réserve de biosphère", lit-on sur la page Facebook du Parc national de la Pendjari. Pour rappel, cette composante du complexe W-Arly-Pendjari est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco en 2017. Environnement 01 mars 2022


Conférence africaine de Football : Le classement des clubs actualisé
La Confédération africaine de Football a dévoilé son nouveau classement des meilleurs clubs du continent. Deux club égyptiens figurent dans le top 3 de ce classement qui tient compte de la performance des clubs sur le continent ces cinq dernières années en Ligue des champions et en Coupe de la Confédération. Il s’agit d’Al Ahly et d’El Zamalek. Avec des prestations mitigées en compétitions africaines ces dernières saisons, les clubs béninois sont absents du top 20. -------------------- Le top 20 africain -------------------- 1-Al Ahly (Egypte): 1754 pts 2-Mamelodi Sundowns FC (Afrique du Sud): 1599 pts 3-El Zamalek (Egypte): 1597 pts 4-TP Mazembe (RDC): 1584 pts 5-Espérance de Tunis (Tunisie): 1584 pts 6-Wydad Casablanca (Maroc): 1560 pts 7-CR Belouizdad (Algérie): 1528 pts 8-Vita Club (RDC): 1528 pts 9-Rca Raja Casablanca Athletic (Maroc): 1525 pts 10- Al Hilal Omdurman (Soudan): 1521 pts 11- Primero de Agosto (Angola): 1520 pts 12- Etoile du Sahel (Tunisie): 1513 pts 13-Dynamos (Zimbabwe): 1504 pts 14-Al-Merreikh (Soudan): 1500 pts 15-CS Sfaxien (Tunisie): 1496 pts 16-Stade Malien Bamako (Mali): 1490 pts 17- ES Sétif (Algérie): 1485 pts 18-Pyramids FC (Egypte): 1479 pts 19-Coton Sport (Cameroun): 1466 pts 20- Djoliba AC (Mali): 1463 pts Sports 01 mars 2022


Guerre en Ukraine : Les premières décisions de la Fifa contre la Russie
Le Bureau du Conseil de la Fédération internationale de Football Associations, composé du président Gianni Infantino et du président de chacune des six confédérations, a décidé à l'unanimité, conformément aux recommandations du Comité International Olympique (Cio), de prendre immédiatement un ensemble de mesures contre la Russie. Ces décisions resteront applicables jusqu'à nouvel ordre. Entre autres : aucune compétition internationale ne sera disputée sur le territoire de la Russie, les matches "à domicile" devant dorénavant se jouer sur terrain neutre et à huis clos, quelle que soit la compétition à laquelle elle sera amenée à participer, l'association membre qui représente la Russie se présentera sous le nom de "Fédération Russe de Football" ("RFU") et non celui de "Russie". Enfin, aucun drapeau ni aucun hymne de la Russie ne seront utilisés lors des matches auxquels participeront des équipes de la Fédération de Football de Russie. Sports 01 mars 2022


Célébration du 20e anniversaire de l’Insti à Lokossa : Lumière sur les solutions technologiques développées
L’Institut national supérieur de technologie industrielle, installé à Lokossa, a célébré du 24 au 26 février dernier ses 20 ans d’existence. Les activités intellectuelles et récréatives concoctées pour commémorer cet évènement ont démarré, jeudi dernier, sous la houlette des ministres Eléonore Yayi Ladékan et Jean Claude Houssou. L’Institut national supérieur de technologie industrielle, nouvelle dénomination de l’ex-institut universitaire de technologie (Iut), a totalisé 20 ans d’existence en 2021. Un événement que le personnel de l’établissement, soutenu par les ministres Eléonore Yayi Ladékan et Dona Jean Claude Houssou, a tenu à célébrer, cette année, du 24 au 26 février dans l’enceinte de l’établissement à Lokossa, dans le département du Mono. Les deux membres du gouvernement ont effectué, hier, le déplacement pour donner le top des activités commémoratives. Notamment le colloque scientifique qui porte sur le thème « Contribution de l’Insti au développement du tissu technologique ». Ce geste témoigne de ce que l’établissement fait partie des grands piliers de développement qui retiennent l’attention du gouvernement, explique la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Ladékan Yayi. En 20 années d’existence de l’Insti, la ministre note que l’effectif est passé de 238 étudiants en 2001 à 1 294 répartis en cinq filières et huit spécialités. En plus de cela, la ministre se félicite que 21,2 pour cent des étudiants ayant bouclé leur cursus académique sont installés à leurs propres comptes. Beaucoup d’autres anciens étudiants interviennent dans des structures publiques et privées de la place et de la sous-région, ceci grâce au dynamisme de la direction de l’Insti avec à sa tête Clotilde Guidi. Des solutions technologiques A l’Insti, se développent surtout des solutions technologiques pour les problèmes quotidiens des communautés. Les apprenants s’appliquent à développer de nombreuses initiatives dans les domaines des énergies renouvelables, de l’architecture, des équipements appropriés à la production et à la transformation des produits agricoles ainsi que des objets connectés. Tant de belles choses qui valu à l’équipe dirigeante ainsi qu’au personnel enseignant, des mots d’encouragement. La ministre Eléonore Ladékan Yayi a souligné que l’amélioration des conditions de ce lieu de savoir et de savoir-faire préoccupe son ministère et au-delà, tout le gouvernement. Son collègue Dona Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie, appuie que « le rôle de l’Insti dans le développement des technologies et du tissu industriel au Bénin est amplement justifié ». Son ministère ainsi que des structures dépendantes font partie des utilisateurs des produits issus de l’Insti. Au regard de ce qui se fait dans le cadre de cette expérience, dit-il, le personnel de l’Insti mérite des accompagnements. En sa qualité de co-parrain de l’événement, le ministre Jean Claude Houssou joint l’acte à sa parole. De façon concrète, il a promis, en termes d’accompagnement, son soutien aux lauréats d’un concours scientifiques en cours. Son ministère aussi, gage-t-il, ne sera pas du reste. Le soutien du département ministériel passera par un programme dénommé « la Trilogie gagnante» qui vise à accompagner les étudiants motivés. «Cela permettra d’accompagner le développement économique de notre pays à travers l’innovation et les start-up à encourager et accompagner », insiste le ministre. Aussi, les deux ministres ainsi que leurs suites ont eu droit à une visite guidée des stands où quelques innovations et produits de recherches technologiques sont exposés. Les explications des inventeurs étaient ponctuées de démonstrations. Société 01 mars 2022


Journée mondiale de la protection civile : De nouvelles stratégies pour protéger les personnes déplacées internes
Le Bénin célèbre, ce mardi 1er mars, l’édition 2022 de la Journée mondiale de la protection civile. A l’occasion, Alassane Seïdou, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique a, à travers un message, évoqué la situation des Personnes déplacées internes (Pdi) et rappelle les nouvelles stratégies du gouvernement pour les protéger. « La gestion des Personnes déplacées internes (Pdi) dans un contexte de pandémie, impliquant l’utilisation des agents bénévoles de Protection civile ». C’est le thème retenu par l’Organisation internationale de protection civile (Oipc) pour célébrer l’édition 2022 de la Journée mondiale de la protection civile. Le Bénin n’est pas resté en marge de cette célébration. Dans son message, Allassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, affirme qu’en choisissant ce thème, la Communauté internationale voudrait inviter les acteurs de la protection civile à susciter et encourager la collaboration des agents bénévoles de protection civile aussi bien dans la prévention que dans la prise en charge des Personnes déplacées internes. Dans cette perspective, informe-t-il, le gouvernement a développé deux nouvelles stratégies pour exhorter les acteurs de la protection civile notamment les populations à y adhérer pleinement. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique note que la première stratégie consiste sous l’autorité de l’Agence nationale de protection civile à prendre en charge les sinistrés des inondations et autres aléas désormais dans des familles d’accueil et non plus sur les sites d’accueil comme par le passé. « Cette pratique novatrice a fait ses preuves dans la gestion des inondations des années 2020 et 2021 dans la mesure où elle a permis d’éviter les risques de propagation rapide de la Covid-19 qu’un rassemblement de grand nombre de sinistrés aurait pu occasionner sur un site d’accueil », a-t-il martelé. La deuxième stratégie, à en croire l’autorité ministérielle, consiste au déploiement des pairs éducateurs et secouristes qui sont des volontaires identifiés parmi les populations et qui sont formés pour renseigner, sensibiliser et apporter les premiers soins et secours aux sinistrés avant l’intervention des services spécialisés de l’Etat. A cet effet, il précise qu’il convient de densifier le réseau de ces pairs éducateurs et secouristes par une mobilisation massive d’agents bénévoles de protection civile dans tout le pays à cause des nouvelles menaces et risques éventuels auxquels les populations sont de plus en plus exposées. Allassane Séidou souligne que pour une meilleure gestion intégrée des crises et catastrophes, l’Agence nationale de protection civile est déjà instruite pour ouvrir dans les prochains jours une campagne de mobilisation des agents bénévoles de protection civile. Il saisit l’occasion pour appeler les concitoyens à s’inscrire massivement dans les registres qui seront ouverts à cet effet. Il rassure à cet effet de la détermination du gouvernement à assurer la protection des personnes déplacées et le renforcement de leur résilience.   Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Société 01 mars 2022


Carte postale / Trésor royal restitué : Focus sur le bochio du roi Glèlè
Glèlè devient roi du Danxômè à la mort de son père Guézo. Son règne a duré 31 ans, soit de 1858 à 1889. Il a comme symbole, le lion. Allusion faite au courage et à la puissance du lion dans la brousse. Le bochio de cet ancien souverain de Danxômè est donc une statue anthropozoomorphe: mi homme et mi-animal. Cette sculpture en bois qui mesure environ 1,80 m de hauteur et pèse à peu près 57 kg, fait partie des 26 trésors royaux restitués par la France, et actuellement exposés au palais de la Marina. « La tête de ce bochio est celle du lion avec la gueule bien ouverte. Vous verrez également la queue et la crinière du lion à travers la sculpture… », décrit Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. L’on retrouve aussi deux teintures sur la statue et un matériel en cuir. Les spécialistes indiquent qu’il est fort probable que la statue ait été sculptée au cours du règne de Glèlè. A Danxômè, la fonction du bochio est restée la même. Il est utilisé dans le cadre de l’envoûtement ou de l’exorcisme. Sa taille fait dire aux chercheurs qu’il s’agit d’un objet cultuel de guerre. Il entre alors dans le cadre des préparatifs spirituels de la guerre, et il n’est pas exclu que la statue soit transportée sur les champs de bataille. Cette œuvre incarne la volonté guerrière du roi Glèlè et surtout sa rage à en découdre avec l’ennemi, détaille Calixte C. B. Biah. «Quand on regarde la position et l’aspect esthétique de cette statue, on se demande si ce n’est pas le même artiste (ou la même famille d’artistes) ayant réalisé le bochio de Guézo qui a également sculpté celui de Glèlè, parce que dans le Danxômè, les fonctions (métiers) sont héréditaires. Lorsque vous êtes sculpteur, c’est toute votre famille qui hérite de vous et qui perdure cette fonction », poursuit le conservateur du musée d’histoire de Ouidah. Au palais de la Marina, ce bochio fait partie des œuvres qui suscitent beaucoup de curiosité chez les visiteurs.   Actualités 01 mars 2022


Education artistique pendant l’exposition diptyque : Stimuler le goût des apprenants pour la création plastique
Un espace d’animation artistique pour enfants est disponible sur le site de l’exposition diptyque au palais de la Marina. Ce dimanche 27 février, un groupe d’enfants s’y est exercé à dessiner et colorier des œuvres d’art. Prunelle Bognonkpè vient de colorier le croquis de la statue anthropozoomorphe du roi Béhanzin imprimé sur du papier blanc de format A4. Marielle Godonou s’est exercée, elle, à passer ses crayons de couleurs sur le dessin du dieu Gou. Comme ces deux petites filles, ils sont une trentaine d’apprenants du primaire à avoir participé à l’atelier d’animation artistique organisé dans la salle de l’exposition publique diptyque au palais de la Marina, avec l’aide des artistes-formateurs. L’activité vise plusieurs objectifs, explique Sandrine Dossou, responsable de la médiation culturelle de l’exposition. « Le premier objectif est de permettre aux enfants de profiter, eux-aussi, de cette expérience d’exposition pour s’approprier les œuvres culturelles, que cela soit au niveau des trésors royaux que de l’art contemporain. Le deuxième objectif est de permettre à des parents de pouvoir visiter les œuvres d’art pendant que leurs enfants sont en atelier avec les formateurs et médiateurs culturels», explique-t-elle. Il est important que les enfants puissent entrer en contact avec deux choses, appuie Alain Godonou, l’un des deux commissaires de l’exposition. «Il faut leur donner les clés pour comprendre notre patrimoine, et leur donner la possibilité de se confronter à l’art plastique pour détecter, peut-être, parmi eux des talents en herbe ou tout simplement pour leur donner le goût du beau… », indique-t-il. De ses explications, les travaux d’animation pédagogique à l’intérieur du musée viennent en appui à l’éducation nationale. L’atelier se déroule pendant une heure. Il est composé d’une mini-visite ciblée de 15 min qui permet aux enfants de découvrir des œuvres sélectionnées par les artistes-formateurs. La seconde partie qui dure 45 min, est consacrée à la pratique de dessins. Les apprenants colorient un croquis, dessinent un détail précis d’une œuvre ou reproduisent une œuvre en fonction de leur niveau d’instruction. L’exercice est bénéfique pour les enfants, car il leur permet d’être épanouis, de connaître les œuvres exposées, de travailler sur les couleurs et les formes. Sœur Henriette Goussikindey, l’une des trois artistes-formateurs, apprécie la capacité d’éveil, la présence d’esprit, la curiosité des enfants pour comprendre davantage. « Le fait d’être ici avec les autres leur permet de sympathiser, de se connaître et de travailler en équipe, et d’expérimenter l’art qui contribue à l’éveil de l’enfant, sa capacité d’expression, et favorise son épanouissement et lui permet d’exprimer ses questionnements sur une feuille par les couleurs et les formes », explique l’artiste. Elle invite dès lors les parents à amener leurs enfants à faire l’expérience de la visite et des dessins. L’atelier pédagogique se déroule les samedi et dimanche durant toute la période de l’exposition diptyque. Il est gratuit et ouvert aux enfants de 3 à 14 ans. Actualités 01 mars 2022


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