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Nouvelles

Haute autorité de l’audiovisuel et de la Communication : Rémi Prosper Moretti ouvre la première session ordinaire 2022
La première session ordinaire de l’année 2022 de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) s’est ouverte hier jeudi 24 février. À l’occasion d’une cérémonie d’ouverture en présence des responsables d’associations professionnelles et ceux des organes de service public, Remi Prosper Moretti, président de l’institution, a évoqué les différents dossiers à étudier par le collège des conseillers. Pas de temps à perdre pour les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). A peine la deuxième session ordinaire de l’année 2021 clôturée le 20 janvier dernier, que l’institution de régulation des médias procède-t-elle, hier, à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2022. Rémi Prosper Moretti, président de la Haac, a profité de l’occasion pour faire le point des activités menées au cours de la 2e session récemment clôturée. Il a fait savoir que chaque jour, la Haac s’adapte un peu plus aux mutations et innovations du monde des médias. Selon lui, la Haac a oeuvré pour que les décodeurs de la Télévision numérique terrestre soient disponibles au Bénin. De même, sous la houlette de l’institution, la liste des quotidiens et périodiques légaux est actualisée, une quarantaine de fréquences de radiodiffusions sonores privées est en phase d’essai et les médias en ligne sont désormais autorisés à développer leurs activités.« A l’ère de la digitalisation, nous avons donné la preuve que la presse doit être en parfaite adéquation avec les exigences du numérique et que notre partition est un devoir », rappelle le président de la Haac. Au cours de la première session ordinaire de l’année 2022, plusieurs autres dossiers seront étudiés. Il s’agit, à en croire Rémi Prosper Moretti, du dossier relatif aux équipements terminaux de la Télévision numérique terrestre (Tnt) relevant de la compétence de la Haac. L’institution se penchera aussi sur le dossier relatif aux mutations induites par l’avènement de la Tnt dans les médias du service public, le dossier relatif au statut juridique des radios rurales locales, le dossier relatif à la modernisation de la procédure d’attribution de la carte de presse et enfin le dossier relatif au bureau de vérification de la publicité. La Haac ne manquera pas aussi de donner son avis sur l’avant-projet de la loi relatif à l’industrie cinématographique en République du Bénin. Il sera aussi question, au cours de ladite session, de la signature de convention avec les promoteurs des nouvelles radiodiffusions sonores privées ayant passé avec succès la phase du contrôle technique tout comme les requérants à l’exploitation des sites Internet fournissant des services de communication audiovisuelle et de presse écrite destinés au public ayant satisfait aux obligations du Code de l’information et de la communication. S’adressant aux professionnels des médias, le président de la Haac souligne que les défis auxquels ils feront face sont communs. Dans cette optique, la symbiose et l’osmose entre eux doivent être vivifiées et densifiées afin que le développement du pays soit étroitement lié à l’effectivité d’une presse libre, impartiale, objective et respectueuse de l’éthique et de la déontologie. Au regard des exigences de la première session ordinaire de l’année 2022, Rémi Prosper Moretti invite à la coalition des efforts et des intelligences. Actualités 25 févr. 2022


Pour clôturer sa convention annuelle : La jeunesse Ahmadiyya-Bénin fait un don de sang
La jeunesse de la Jama’at islamique Ahmadiyya-Bénin a clôturé en beauté, dimanche 20 février dernier, au Lycée Béhanzin de Porto-Novo, l’édition 2022 de sa convention nationale annuelle avec différentes activités dont une opération de don de sang. La jeunesse de la Jama’t islamique Ahmadiyya-Bénin vole au secours des malades anémiés des hôpitaux avec une centaine de poches de sang. Ceci, à travers une opération de don de ce liquide vital inscrite au titre des activités de l’édition 2022 de sa convention annuelle dont les travaux ont été clôturés, dimanche 20 février dernier, au Lycée Béhanzin de Porto-Novo. La collecte a été effectuée par une équipe de l’Agence départementale de transfusion sanguine de l’Ouémé et du Plateau. Pour Ahmad Qamar, président national de la Jama’at islamique Ahmadiyya-Bénin, le sang est un liquide très précieux pour la santé de l’homme. Il est le siège de la vie. C’est pourquoi, souligne-t-il, à chaque convention nationale annuelle de la jeunesse Ahmaddiya, une opération de don de sang est toujours organisée. Les poches de sang sont recueillies au profit des banques de sang des hôpitaux pour sauver ceux qui en ont besoin. Ce sang est donné, selon lui, à l’humanité sans distinction de religion et de race. Une personne sauvée à travers du sang donné, c’est la vie de toute une famille qui est ainsi délivrée, insiste Ahmad Qamar. Le président national de la Jama’at islamique Ahmadiyya-Bénin salue la forte mobilisation des fidèles ahmadis autour de l’opération chaque année. Il les a sensibilisés à toujours continuer de donner de leur sang pour sauver des vies et être utiles à l’humanité. Le président de la jeunesse Ahmadiyya-Bénin, Maliki Assan, rassure de la détermination de ses éléments à répondre favorablement chaque fois à l’appel. Il précise que cette opération de don de sang qu’organise annuellement son association s’inscrit dans la droite ligne du crédo de la Jama’at islamique Ahmadiyya à savoir : « L’amour pour tous et la haine pour personne ». Médard Tokpanou, responsable chargé de la promotion de sang à l’Agence départementale de transfusion sanguine de l’Ouémé-Plateau, et chef de l’équipe de collecte de sang, félicite la Jama’at islamique Ahmadiyya pour son initiative chaque année. Il annonce qu’à la fin de la collecte, l’équipe de transfusion va se retrouver au laboratoire pour analyser, qualifier et valider les poches de sang prises. Médard Tokpanou invite les autres associations de jeunesse sur le terrain à emboiter le pas aux jeunes fidèles Ahmadis pour permettre aux banques de sang de ne pas manquer de ce liquide vital. Outre l’opération de don de sang, plusieurs autres activités ont marqué la dernière journée de la convention qui s’est déroulée du 18 au 20 février. Il s’agit entre autres des compétitions religieuses et sportives telles que le football, le tir à la corde, la course à trois pieds et la vitesse. Les vainqueurs de chacun de ces jeux ont reçu et des prix dont des trophées. Société 24 févr. 2022


Acquisition de machines agricoles plus accessoires : Une caravane lancée pour informer des facilités qu’offre l’Etat
La Société nationale de mécanisation agricole (Sonama) va au contact des producteurs agricoles sur l’ensemble du territoire national pour leur faire découvrir ses offres de kits agricoles. C’est à travers une caravane agricole qui a pris départ ce mercredi 23 février, du siège de la société à Ouidah. Des machines agricoles plus accessoires à des prix subventionnés par l’Etat sont disponibles à la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama). Très peu d’agriculteurs sont informés de cette opportunité. L’entreprise décide alors d’aller au contact des producteurs pour leur apporter la bonne nouvelle. Une caravane est initiée à cet effet. « Pour les agriculteurs qui ne savent pas encore que le gouvernement met à leur disposition des machines agricoles de qualité à prix subventionné, nous apportons l’offre vers eux pour leur montrer sa composition, leur expliquer comment utiliser les différents matériels et équipements et la procédure d’acquisition. Ceux qui sont intéressés pourront en même temps effectuer la procédure pour acquérir les matériels et équipements de leur choix », explique Rodrigue Adogony, directeur des Opérations commerciales de la Sonama. La caravane est constituée de tracteurs agricoles plus remorques avec quelques équipements à l’intérieur. Les caravaniers vont sillonner une trentaine de villes sur l’ensemble du territoire national dont Azovè, Abomey, Dassa, Savalou, Natitingou, Kandi, Nikki, Bembèrèkè, Pehunco, Parakou, Porto-Novo, Cotonou avec des escales au niveau des cellules communales des Agences territoriales de développement agricole ou des arrondissements. A chaque arrêt, les caravaniers feront des démonstrations pour permettre aux agriculteurs de constater par eux-mêmes la qualité des matériels et équipements. La campagne va durer jusqu’au 30 mars prochain, informe le directeur des Opérations commerciales de la Sonama. Rodrigue Adogony appelle les producteurs agricoles de toutes les localités du Bénin sans exception, à sortir massivement pour découvrir les tracteurs robustes, de qualité, facile à conduire et à prix subventionné, que le gouvernement met à leur disposition. Société 24 févr. 2022


Exposition diptyque à la Présidence : Coup de projecteur sur l’art contemporain béninois
La scène artistique béninoise est active grâce à ses talents aussi bien au plan national qu’au sein de la diaspora. Les autorités béninoises ont saisi l’opportunité de l’exposition des 26 trésors royaux pour mieux promouvoir ces talents qui rendent vivant l’art contemporain béninois. A l’intérieur du musée improvisé au palais de la Marina, pour faire découvrir les 26 trésors royaux restitués par la France, on découvre également une centaine d’œuvres d’art contemporain, fruits du génie créateur d’une trentaine d’artistes béninois. Les spécialistes parlent de dialogue entre le passé et le présent. C’est tout le sens de cette exposition dénommée « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui, de la restitution à la révélation: trésors royaux et art contemporain du Bénin ». Il s’agit, selon Yassine Lassissi, directrice artistique et commerciale de la Galerie nationale, de donner à voir certes au public national, sous régional et international, les 26 trésors royaux, 130 ans après leur départ. Mais aussi, « Nous avons voulu saisir l’opportunité pour montrer, présenter la vitalité et l’intensité de la scène artistique béninoise et aussi la diversité des techniques, des médiums, des esthétiques», ajoute-t-elle. On note ainsi une volonté forte des autorités béninoises, de créer un dialogue entre l’art contemporain et les trésors royaux. La trentaine d’artistes conviés à ce rendez-vous diptyque est constituée à la fois d’artistes amateurs, émergents et confirmés. L’autre point fort, c’est la présence des artistes béninois qui brillent à l’étranger mais qui sont très peu connus au pays. Ce volet art contemporain de l’exposition s’étend sur plus de 1500 m2 avec des œuvres splendides. «C’est l’occasion de montrer que malgré l’absence de ces trésors royaux du territoire national, les artistes s’inspirent de leur histoire culturelle et cultuelle et nous présentent aujourd’hui un art diversifié par les formes, l’histoire, les thématiques qu’ils abordent », soutient Yassine Lassissi. Trois chapitres Cette exposition sur l’art contemporain, indique-t-on, traduit l’engagement artistique et les questionnements ontologiques qui animent les artistes béninois. Elle se veut aussi didactique et ouvre donc au public son univers trop souvent considéré comme élitiste ou hermétique. Son champ est séquencé en trois parties: «Récurrence-Variations», «Transition(s)» et enfin «Transgression-Hybridation ». Ces trois chapitres tiennent compte des thématiques développées, des matériaux utilisés et des différents médiums mobilisés. Les thématiques abordées dans la séquence «Récurrence-Variations » ont trait au sacré, au divin. Comment dire et rendre visible l’invisible ? Les sources d’inspiration et les champs d’exploration des artistes sont, entre autres, l’histoire, le patrimoine immatériel, les déités et leur cosmogonie. Kifouli Dossou, Yves Pèdé, Ludovic Fadaïro, Cyprien Tokoudagba, et bien d’autres encore, ont leurs œuvres exposées dans cette catégorie. La deuxième séquence est dédiée aux artistes qui explorent, dans un aller-retour entre passé et présent, les figures historiques, les esprits et les ancêtres qui jalonnent les mémoires et nourrissent les imaginaires. Dans cette catégorie, les artistes rendent corps et donnent vie aux mythes et légendes en leur accordant une matérialité et en les inscrivant dans une historicité, note-t-on. La figuration du féminin fait parler d’elle dans cette séquence à travers les créations du célèbre Dominique Zinkpè, de Laeila Adjovi, Ishola Akpo, pour ne citer que ceux-là. Ici, les femmes sont guerrières, princesses, reines, femmes de pouvoir, anges ou encore déesses. Les artistes leur confèrent donc la place de passeuses de mémoire et d’histoire. « La femme devient ainsi le lien entre le passé, le présent et le futur », renseignent les organisateurs. La dernière séquence regroupe des artistes comme Georges Adéagbo, Sènami Donoumassou, Sébastien Boko, Gérard Quenum, Dimitri Fagbohoun et Emo de Medeiros. L’introspection est au cœur de ce chapitre. Les questions que se posent ces artistes sont de l’ordre de l’existentiel. Il y a dans ces questionnements, indique-t-on, des inquiétudes sur le devenir de l’homme et sur ses projections vers des horizons meilleurs, sur l’hybridation dont il est l’objet et sa quête identitaire qui ne peuvent s’opérer sans transgression. La beauté des œuvres ne laisse pas indifférents les visiteurs qui posent mille et une questions aux médiateurs pour mieux comprendre les messages que véhiculent ces œuvres en peinture, sculpture, installation, art vidéo, art numérique, dessin, etc. Culture 24 févr. 2022


Première session ordinaire du Conseil économique et social : Joindre la légitimité institutionnelle à l’utilité citoyenne
La première session ordinaire du Conseil économique et social s’est ouverte hier, mardi 22 février, avec d’importants points inscrits à l’ordre du jour. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence du président du Conseil économique, social et culturel du Niger. Les sujets dont les membres du Conseil économique et social débattront au cours de la première session ordinaire de l’année de leur institution sont préoccupants. Le président Tabé Gbian le leur a clairement signifié à l’ouverture de la session qui prend fin le 23 mars prochain. Un mois d’ardents travaux avec des débats sur le financement de l’enseignement technique et la formation professionnelle, la valorisation des aires naturelles, la question de la prise en charge des personnes sous dialyse, etc. « Le contexte dans lequel s’ouvre cette session doit nous interpeler au plus haut point en notre qualité de conseillers de la République aux affaires économiques et sociales. Comme vous le savez en effet, depuis peu, le Bénin, dans le septentrion est confronté à l’instar des autres pays frontaliers, à un défi sécuritaire important en raison des actions terroristes observées », a rappelé le président du Conseil économique et social. Tout en saluant les efforts du gouvernement qui organise une riposte adéquate au péril terroriste pour garantir aux populations la paix et la quiétude, il invite les habitants des régions concernées à faire preuve de vigilance et de solidarité avec les forces de défense et de sécurité au front. « Ce n’est que dans une synergie d’actions que nous pourrons arriver à bout de ce fléau », a-t-il martelé. A ses collègues membres du Conseil économique et social, Tabé Gbian demande une coopération afin qu’ils puissent aider le pays à relever ce défi sécuritaire. Conscient des attentes pressantes des populations, le Conseil économique et social s’engage à davantage mener des réflexions dans le but de faire des propositions au gouvernement et à l’Assemblée nationale pour améliorer les conditions de vie des populations. Mais l’institution ne restera pas que dans ses bureaux. Les conseillers ont aussi prévu dans leur agenda d’organiser des visites de terrain pour « toucher du doigt les réalités et s’entretenir avec les acteurs concernés afin de recueillir toutes les informations utiles et nécessaires », annonce le président. Il informe aussi qu’il est prévu une séance avec un membre de l’Exécutif pour que les conseillers puissent mieux appréhender le contenu du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. « Par ces temps difficiles, le Conseil économique et social a l’obligation d’être à l’avant-garde des réflexions pouvant conduire à l’amélioration des conditions de vie des concitoyens. Ce n’est qu’à ce prix que nous aurons joint la légitimité institutionnelle à l’utilité citoyenne », a exhorté Tabé Gbian. Ensemble pour mieux évoluer Aux côtés du président Tabé Gbian à la cérémonie d’ouverture de cette première session ordinaire, se trouvait son homologue nigérien, Mairou Malam Ligari. Le président du Conseil économique, social et culturel du Niger est resté dans la logique de l’utilité de l’institution pour les populations en développant largement son rôle. « Les conseils économiques et sociaux, par leur composition et leur mission, constituent un espace d’échanges et de réflexions sur les stratégies de développement de nos pays. Nous sommes, en tant que forces vives de la nation, un creuset d’intelligence et de force d’analyse prospective dont le devoir premier est d’anticiper sur les multiples défis qui assaillent nos Etats », a-t-il introduit. Il insiste sur le devoir pour eux de faire des propositions pertinentes aux gouvernements pour agir pour un mieux-être des populations. L’invité du Ces du Bénin a aussi profité de l’occasion pour déplorer les actes terroristes dont est victime la sous-région. Face à ces ennemis des nations, il s’impose une synergie des conseils économiques et sociaux. Le Bénin et le Niger ont donné l’exemple en signant, hier, un protocole d’accord après l’expiration du délai fixé depuis deux ans pour la mise en œuvre de la feuille de route signée à Niamey en 2019. « Nous osons espérer que notre démarche fera tache d’huile dans l’espace communautaire », a conclu Mairou Malam Ligari. Société 23 févr. 2022


Mise en exécution des lois : Des stratégies pour une rapide élaboration des textes d’application
Le secrétariat général du gouvernement a initié en collaboration avec l’ambassade de France au Bénin, un séminaire sur la rédaction des lois et de leurs textes d’application. Ce mardi 22 février, au ministère de la Fonction publique à Cotonou, les cadres ont élaboré des stratégies pour accélérer la mise en exécution des lois votées au parlement. Veiller à la rapide et complète application des lois répond à une triple exigence de démocratie, de sécurité juridique et de responsabilité politique. Telle est la conviction de Marc Vizy, ambassadeur de France au Bénin. Le défi auquel sont appelés à faire face les cadres conviés au séminaire sur la rédaction des lois et de leurs textes d’application est celui de trouver les voies et moyens pour que le vote des lois s’accompagne simultanément et de façon presque systématique de la prise de leurs textes d’application. En effet, il est une évidence que l’entrée en vigueur effective et globale d’une loi votée par le parlement est dépendante de la prise de décrets ou arrêtés très couramment prescrits par ladite loi. Mais cette articulation n’est souvent pas effective dans les procédures habituelles. «En interrogeant nos pratiques jusque-là en vigueur, l’on se rend compte que l’élaboration des textes d’application de la plupart des lois dans notre pays souffre de plusieurs mois voire années de retard », a indiqué le secrétaire général du gouverne-ment, Edouard A. Ouin-Ouro. Il relève deux exemples à titre illustratif. Il s’agit notamment de la loi n°86-013 du 26 février 1986 portant statut général des agents permanents de l’Etat qui a prévu 17 décrets d’application dont 11 ont pu être adoptés avant son abrogation en 2015, par la loi n°2015 du 1er septembre 2017 portant statut général de la fonction publique. Mais avec le vote de la nouvelle loi, la situation ne s’est guère améliorée, étant donné que sur les 43 textes d’application prévus, 35 projets ont été élaborés et seulement cinq adoptés. Le nombre de projets de textes restant à élaborer et à faire adopter est de 38, plus de sept ans après le vote de la loi. Edouard A. Ouin-Ouro souligne que la situation n’est pas plus reluisante avec la loi n°2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin, qui a prévu huit décrets d’application. A ce jour, seul le décret portant création du Conseil national de l’éducation a été pris en avril 2009, et a connu des modifications successives, en septembre 2015 et en juin 2018. S’inspirer du modèle de la France « Avec ces exemples, vous êtes convaincus que l’efficacité recherchée avec le vote de ces lois antérieures n’a certainement pas été entièrement satisfaisante, et de nombreux exemples existent dans bien de domaines. A cette allure, si rien n’est fait, les changements envisagés dans le cadre des réformes actuellement en cours risquent de ne pas être à la hauteur de nos légitimes attentes», a souligné le secrétaire général du gouvernement. Selon l’ambassadeur Marc Vizy, les citoyens attendent légitimement que les textes votés par le parlement soient exécutoires. Alors que même en France, il existait des lois votées par le parlement, mais qui en réalité pendant de nom-breux mois et années n’étaient pas appliquées, et étaient génératrices d’un déficit de démocratie ; ces dernières années, fait-il savoir, le pays a fait des progrès. Des techniques ont été adoptées et permettent d’avoir moins de retard. D’où le partage d’expériences avec les cadres béninois. « La France a toujours été confrontée, mais moins à ce problème. En 2008, le taux d’application n’était que de 60 %, et aujourd’hui on est passé à 90 %. Ça veut dire que les 90 % des textes d’application qui doivent être pris dans un délai donné le sont », a expliqué l’ambassadeur Marc Vizy. A juste titre, le secrétariat général du gouvernement a sollicité l’expertise du Conseil d’Etat français, aux fins d’exposer l’exemple de la France dont le modèle pourrait susciter au niveau des cadres béninois, un intérêt dans la recherche de l’option qui conviendrait mieux aux réalités du Bénin. Actualités 23 févr. 2022


Sédentarisation des troupeaux de ruminants : La problématique de l’identification des espaces pastoraux en débat
La salle des fêtes de la mairie de Parakou a accueilli, hier mardi 22 février, une séance d’information et de plaidoyer pour l’identification des espaces pastoraux dans les communes du Borgou, en lien avec leurs schémas directeurs d’aménagement. C’est dans le cadre de la réalisation de l’une des premières activités de terrain du Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants au Bénin (ProSeR). En réponse aux regrettables conflits auxquels donne souvent lieu la transhumance, entachant la cohabitation intercommunautaire entre ses acteurs, la sédentarisation des troupeaux pour l’élevage est prévue. Mais elle exige des dispositions particulières. C’est pour cette raison qu’une séance d’information et de plaidoyer pour l’identification des espaces pastoraux dans les communes du Borgou, en lien avec leurs schémas directeurs d’aménagement, a été organisée, ce mardi 22 février, à la salle des fêtes de la mairie de Parakou. Soulignant l’importance de la rencontre, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a indiqué qu’elle s’inscrit dans la mise en œuvre de l’un des projets phares du gouvernement, plus précisément le ProSeR. « Nul n’ignore l’apport considérable de l’élevage en tant que système de production au secteur agricole béninois, moteur de développement de l’économie nationale », a-t-il poursuivi. Il a ensuite loué les efforts déployés par le gouvernement en vue de l’opérationnalisation du projet qui est porteur d’une nouvelle approche efficace, soubassement d’un élevage sécurisé et modernisé. « Le ProSeR est une aubaine que doivent saisir les communes qui disposent d’importants cheptels ruminants, à la recherche d’espaces pastoraux appropriés », va-t-il lancer à l’endroit des responsables des communes du Borgou présents à la séance. Il les a exhortés à une synergie d’actions afin de permettre au département de s’illustrer parmi les meilleurs dans l’implémentation dudit projet. « La délimitation, sans oublier la sécurisation des espaces pastoraux, permettrait d’éviter les nombreuses pertes en vie humaine et les importants dégâts matériels enregistrés lors de la transhumance », a fait observer le représentant de la coordonnatrice du projet, Xavier Zola. Il s’agit, selon lui, d’un défi majeur afin de créer un climat propice aux activités économiques des populations agricoles, mais aussi et surtout pour inscrire les investissements à réaliser par le ProSeR dans la durabilité. Les maires des communes du Borgou et leurs adjoints, ainsi que les cadres de leur administration ont eu l’occasion de mieux comprendre les orientations et actions envisagées dans le cadre du projet, ainsi que la contribution attendue de chaque acteur. C’est en vue de l’identification des sites convenables au niveau des communes du département, en tenant compte de leurs schémas directeurs d’aménagement respectifs. Pour ce faire, les participants ont eu droit à deux communications. La première a consisté à la présentation du projet à travers ses objectifs et composantes, surtout la création d’un site de mille hectares dans la commune de Gogounou où seront installés près de cent éleveurs individuels sélectionnés sur le territoire national en fonction de critères bien définis. Il y aura également 126 campements pastoraux à renforcer dans 42 communes dont cinq du Borgou, ainsi que le recensement de 5 000 éleveurs individuels dans tout le pays avec la sécurisation de leurs terres. Quant à la deuxième, elle a porté sur la problématique de l’identification des sites. Environnement 23 févr. 2022


Promotion des nouveaux produits financiers du Renaca : Opportunité pour les acteurs de la filière Ananas
Le Réseau national des caisses villageoises d’épargne et de crédit autogérées (Renaca) du Bénin a conçu de nouveaux produits financiers adaptés aux besoins des agri-entrepreneurs de la filière Ananas avec l’appui de Enabel et DID. Afin de mieux faire connaître ces innovations et faciliter leur utilisation par les acteurs, les deux partenaires ont appuyé le Renaca dans la mise en œuvre d’une campagne de communication qui a été lancée hier mardi 22 février. « Grâce au financement du Programme "Développement de l’entreprenariat dans la filière Ananas" de Enabel et à travers l’assistance technique du projet Adapami de la société Développement international Desjardins, le Renaca dispose désormais de plusieurs produits financiers de crédit et d’un dispositif de collecte mobile d’épargne qui répondent aux besoins des acteurs de la filière Ananas, l’une des filières prioritaires du pôle de développement agricole 7 », s’est réjoui Prospère Sagbo, directeur général de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) du pole 7. Ces nouveaux produits sont développés pour les agri-entrepreneurs de la filière Ananas, en particulier les producteurs et transformateurs d’ananas au Bénin... C’est pour vulgariser lesdits produits que Enabel et DID ont appuyé le Renaca dans la mise en œuvre d’une campagne qui a démarré hier et va s’étendre sur plus d’un mois. « La présente campagne promotionnelle intervient pour faire connaître davantage ces innovations financières et digitales d’une part et renforcer leur taux d'utilisation par les agri-entrepreneurs d’autre part. C’est donc une opportunité que nous exhortons les producteurs et transformateurs d’ananas à saisir pour le financement de leurs activités », a déclaré Léon Goukpanian, président du Conseil d'administration du Renaca, lors du lancement officiel de ladite campagne. Le directeur de l’Atda du pôle 7 a salué ces innovations qui viennent s’ajouter au Centre de promotion de la microentreprise (Cpme) installé en décembre 2020 au siège du Renaca à Bohicon, et qui constitue un centre d’expertise spécialisé dans le financement de la filière ananas, avec un personnel dédié et des outils spécialisés. A l’en croire, ces réalisations s'inscrivent dans la vision du chef de l’Etat déclinée dans le Programme national de développement de la filière Ananas (Pndfa). « Le Pndfa à travers son objectif spécifique 4 intitulé "Développement de modèles d’affaires inclusifs favorables à l’émergence de véritables entreprises qui rendent services aux petits producteurs et transformateurs", vise l’amélioration de l’accès des acteurs de la filière Ananas à des financements adaptés », a soutenu Prospère Sagbo. Grâce à ces initiatives, le défi de l’accès au crédit dans la filière Ananas trouve une solution durable. Il revient alors aux acteurs de la filière de se conformer aux exigences minimales du Renaca et de cultiver une bonne culture de remboursement des crédits. Un mois de campagne L’accompagnement du Renaca a permis de développer quatre nouveaux produits financiers. Il s’agit, indique Wilma Baas, manager du programme Defia, de trois produits de crédit notamment le crédit individuel pour la production de l’ananas, le crédit de groupe pour la production de l’ananas et le crédit indivi-duel pour la transformation de l’ananas d’une part, et d’autre part du produit de collecte d’épargne avec les moyens digitaux. La campagne promotionnelle de ces nouveaux produits se tient du 22 février au 31 mars. Il est prévu tous les jours jusqu’au terme de la campagne, une sensibilisation qui aura lieu dans les stands installés au niveau des guichets du Renaca... Des caravanes se tiendront notamment le jeudi 24 février à Allada, le vendredi 25 février à Abomey-Calavi, le mardi 1er mars à Zè et le mercredi 2 mars à Toffo... Il y aura des émissions radiophoniques sur la radio La voix de la Lama le jeudi 3 mars à partir de 18 h 30, sur la radio Tado Fm le vendredi 4 mars de 9 h à 10 h… Des spots publicitaires et des vidéos de témoignages des bénéficiaires seront diffusés sur la télévision nationale. Pour rappel, le programme Defia financé par Enabel pour un montant de 25 millions d’euros soit 16, 4 milliards de francs Cfa, ambitionne sur la période 2019-2023 d’accroître significativement les revenus des opérateurs, tous acteurs confondus, de favoriser la création d’emplois décents et contribuer aux équilibres macroéconomiques du Bénin. Le programme a bâti une stratégie intégrée et innovante pour faciliter l’accès des agri-entrepreneurs à des services financiers adaptés... Déclinée en six axes, cette stratégie a permis d’injecter plus de 2,2 milliards dans la filière pour près de 3 mille agri-entrepreneurs. Au-delà du Renaca, l'accompagnement du programme Defia s'étend à 5 autres systèmes financiers décentralisés que sont Fécecam, Alide, Pebco Bethesda, Comuba et Cpec. Société 23 févr. 2022


Open de karaté « La Relève » : La compétition prévue pour le 27 février prochain
Activité statutaire de la Ligue régionale Atlantique Littoral de karaté-Do, la compétition de karaté dénommée Open « La relève » aura lieu dimanche 27 février prochain à Cotonou. Les athlètes de sexe masculin uniquement de 12 à 15 ans (nés entre 2007 - 2010 inclus) pour le kumité et 10 à 15 ans pour le kata sont attendus à cette deuxième édition. Agrémenter les congés de détente et permettre aux jeunes athlètes de se mettre en jambes. C’est l’objectif de la deuxième édition de l’Open de karaté « La Relève » organisée par la Ligue Atlantique-Littoral de Karaté avec le soutien de l’Association Jka. Cette compétition prévue pour dimanche 27 février au dojo de la Jka à Cotonou est dédiée uniquement aux athlètes de sexe masculin de 12 à 15 ans (nés entre 2007 - 2010 inclus) pour le kumité et 10 à 15 ans pour le kata. Selon Éric Gbègbo, président de la Ligue Atlantique-Littoral (Lalk), le règlement de la compétition sera celui en vigueur au niveau de la Fédération mondiale de karaté (Wkf). « Les athlètes sont tenus d’avoir leurs équipements personnels (gants, ceinture, protège-dents, etc.) pour prendre part à cette compétition», a-t-il recommandé. Il invite les jeunes athlètes de toutes les associations à s’inscrire pour participer à cette compétition. «La liste et les frais de parti-cipation doivent parvenir au comité d’organisation au plus tard le jeudi 24 février à 17 heures», a-t-il confié. Le tirage au sort de l’Open de karaté «La Relève» se déroulera demain à 19 heures au dojo Jka (les athlètes n’ayant pas payé les frais de participation, seront exclus du tirage). Les meilleurs karatékas seront récompensés au terme de la compétition. Ainsi, les trois premiers de chaque épreuve (Kumité et Kata) vont s’adjuger une médaille tandis que les champions vont repartir avec un trophée et des médailles. Sports 23 févr. 2022


6e journée de la Ligue pro de basket-ball : Choc épique entre Renaissance et Aspac ce jour
Au nombre des trois matchs prévus chez les hommes dans la Conférence Sud, ce mercredi 23 février, lors de la 6e journée de la ligue professionnelle de basket-ball du Bénin, figure la confrontation entre Renaissance Basket-ball club et l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac). Deux géants du champion-nat d’élite de basket-ball béninois vont s’affronter ce mercredi 23 février au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. Il s’agit de la Renaissance basket-ball club et de l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac), dans la Conférence Sud. Sorti d’une série de trois défaites consécutives, Renaissance Basket-ball Club qui a obtenu sa première victoire de la saison face à l’Association Omnisports Lagune (Aol) le week-end dernier, aura à cœur d’enchaîner avec un deuxième succès ce jour. En effet, les poulains du coach Christian Quenum qui n’avaient gagné aucun match à ce niveau de la compétition ont fait le plus difficile, samedi 19 février dernier, en battant leurs adversaires (51-49). Dans cette partie, ils ont dominé la première période de la rencontre en remportant les deux premiers quarts temps : 14-10, 19-08 puis en retournant aux vestiaires avec un écart de 15 points à la pause. A la reprise, Aol va revenir dans le match en réduisant le score à un écart de trois points avant le dernier quart temps. Mais, Renaissance Bbc va conserver son avantage au score (51-49). C’est dire que les joueurs de Renaissance Basket-ball club sont en pleine confiance avant cette rencontre contre l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) ce jour. Ils devront sortir la grande artillerie face aux portuaires qui ont souffert le martyre avant de gagner par le score de 64-61 face à l’Aso Modèle. Avec trois victoires en autant de matchs, l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) est favorite avant cette rencontre. Après cette rencontre, le public sportif aura droit à la confrontation entre l’Association Omnisports Lagune (Aol) et Elan Coton Bbc au Hall des arts (H) ainsi qu’au match entre Aso Modèle ? Eternel Bbc au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo (H). Au niveau des dames, l’unique rencontre prévue pour ce jour dans la Conférence Sud va mettre aux prises Elan Coton Bbc et Renaissance Bbc au Centre communautaire Eya à Cotonou. Victorieuse (55-44) de l’Association Omnisports Lagune (Aol) lors de la journée précédente, l’équipe féminine d’Elan Coton aura pour objectif d’enchaîner avec sa deuxième victoire de la saison. En effet, les joueuses du coach Bastou Tairou devront faire preuve d’efficacité pour s’imposer à cette formation de Renaissance Bbc battue par l’Aspac Bbc. ------------------- Programme des matchs de ce jour ------------------- Conférence Sud 16 h : Renaissance Bbc ? Aspac Bbc au Hall des arts (H) 18 h : Aol ? Elan Coton Bbc au Hall des arts (H) 17 h : Aso Modèle ? Eternel Bbc au stades Charles de Gaulle de Porto-Novo (H) 20 h : Elan Coton Bbc ? Rbbc au Centre Communautaire Eya (D) Conférence Nord 16 h : Real Sport Bbc ? Flèche Noire à Parakou (H) 16 h : Tigers Bbc ? Aspal Bbc à Djougou (H) 18 h : Bosco Star ? Ata Sport Bbc à Parakou (H) Sports 23 févr. 2022


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