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Nouvelles

Ordre national du Bénin : Sahadi Abdou Sandi élevée au grade de commandeur
Fin de mission diplomatique pour Sahadi Abdou Sandi, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Niger près le Bénin. Après neuf années de séjour, elle quitte le Bénin avec le sentiment du devoir bien accompli et l’engagement d’être toujours disponible pour les deux nations. Elle a été élevée au rang de commandeur de l’Ordre national du Bénin, ce mardi 22 février par Mariam Chabi Talata, vice-présidente de la République. Sahadi Abdou Sandi, ambassadeur extra-ordinaire et plénipotentiaire du Niger près le Bénin en fin de mission a particulièrement et positivement marqué le Bénin au cours de son séjour. Femme de conviction, de paix, résolument engagée pour le renforcement des relations diplomatiques entre les deux pays, la doyenne du corps diplomatique a travaillé à mériter son titre. Sa nomination dans l’Ordre national du Bénin laisse une empreinte indélébile des nombreuses valeurs qu’elle a incarnées. « Votre nomination dans l’Ordre national du Bénin se justifie aussi par les nombreux et éminents services que vous aviez rendus à la nation béninoise non seulement en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Niger au Bénin depuis neuf ans mais aussi en tant que doyenne du corps diplomatique depuis juin 2016 », justifie Mariam Chabi Talata, vice-présidente de la République. Sa réputation de femme humaniste, intellectuelle et modèle est fortement appréciée par tous. « Vous n’avez pas retenu que l’attention du Grand maître de l’Ordre, vous avez aussi retenu celle de la majorité des Béninois qui voient en vous un modèle de femme cadre, profondément engagée et déterminée à préserver son authenticité, assumant sans complexe son africanité, son identité, dans l’expression linguistique, comportementale, vestimentaire, culturelle et en toute humilité, toute dignité », apprécie-t-elle. Selon elle, Sahadi Abdou Sandi incarne la compétence, l’efficacité dans l’humilité, la modestie, le respect des valeurs qui fondent le vivre-ensemble pacifique et harmonieux. Son séjour au Bénin a fait bouger les lignes. « Grâce à votre dynamisme et votre efficacité, la coopération bénino-nigérienne a connu d’énormes avancées sur les plans diplomatique, commercial, militaire et dans le domaine de la coopération transfrontalière », poursuit-elle. Bilan impressionnant La tenue de l’historique Conseil des ministres conjoint entre les gouvernements des deux pays ; la mise sur pied des comités paritaires sur l’utilisation par le Niger du Port autonome de Cotonou, la signature en 2019, de l’accord de coopération dans le cadre d’un projet de pipeline pour le transport du pétrole nigérien, le projet de développement des chemins de fer reliant les deux pays et leur extension à d’autres, la coopération militaire dans le domaine de la formation des cadres militaires à l’Ecole des Forces armées du Bénin et à l’Ecole des Forces armées nigériennes sont quelques acquis du renforcement des liens entre le Bénin et le Niger. La récipiendaire part du Bénin après avoir bien rempli son cahier des charges, tout en inspirant les dirigeants dans le sens du progrès. D’où ces mots de reconnaissance du chef de la diplomatie béninoise. « Durant tout le premier mandat du président Patrice Talon, elle nous a accompagnés par ses précieux conseils et son soutien critique. Ce que l’on ne voit pas, ce sont les démarches qu’elle fait dans le sens de la consolidation des relations entre nos deux pays. Mes collaborateurs et moi-même avons apprécié tout ce qu’elle a apporté à notre pays, sa générosité, son amour » assure Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. La doyenne du corps diplomatique accueille sa décoration avec humilité et honneur. « En recevant cette distinction qui me va droit au cœur et que je dédie à mon équipe de collaborateurs, je mesure tout l’intérêt que le gouvernement du Bénin attache à la qualité de nos relations. Je remercie chaleureusement mes collègues ambassadeurs et représentants des organisations internationales qui ont bien voulu m’accompagner dans ma charge de doyenne ». Elle s’en va, mais son engagement au service des deux pays ne faiblit pas. « Le Niger et le Bénin sont deux pays frères voisins unis par l’histoire et la géographie, condamnés à vivre ensemble, en bonne intelligence comme la gencive et les lèvres. Au terme de ma mission, je garde et je continuerai de garder un souvenir impérissable du Bénin, de ses dirigeants et de ses populations tout en restant disponible pour plaider partout où besoin sera pour l’amitié des peuples nigérien et béninois », promet-elle. Société 23 févr. 2022


Promotion des nouveaux produits financiers du Renaca : Opportunité pour les acteurs de la filière Ananas
Le Réseau national des caisses villageoises d’épargne et de crédit autogérées (Renaca) du Bénin a conçu de nouveaux produits financiers adaptés aux besoins des agri-entrepreneurs de la filière Ananas avec l’appui de Enabel et DID. Afin de mieux faire connaître ces innovations et faciliter leur utilisation par les acteurs, les deux partenaires ont appuyé le Renaca dans la mise en œuvre d’une campagne de communication qui a été lancée hier mardi 22 février. « Grâce au financement du Programme "Développement de l’entreprenariat dans la filière Ananas" de Enabel et à travers l’assistance technique du projet Adapami de la société Développement international Desjardins, le Renaca dispose désormais de plusieurs produits financiers de crédit et d’un dispositif de collecte mobile d’épargne qui répondent aux besoins des acteurs de la filière Ananas, l’une des filières prioritaires du pôle de développement agricole 7 », s’est réjoui Prospère Sagbo, directeur général de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) du pole 7. Ces nouveaux produits sont développés pour les agri-entrepreneurs de la filière Ananas, en particulier les producteurs et transformateurs d’ananas au Bénin... C’est pour vulgariser lesdits produits que Enabel et DID ont appuyé le Renaca dans la mise en œuvre d’une campagne qui a démarré hier et va s’étendre sur plus d’un mois. « La présente campagne promotionnelle intervient pour faire connaître davantage ces innovations financières et digitales d’une part et renforcer leur taux d'utilisation par les agri-entrepreneurs d’autre part. C’est donc une opportunité que nous exhortons les producteurs et transformateurs d’ananas à saisir pour le financement de leurs activités », a déclaré Léon Goukpanian, président du Conseil d'administration du Renaca, lors du lancement officiel de ladite campagne. Le directeur de l’Atda du pôle 7 a salué ces innovations qui viennent s’ajouter au Centre de promotion de la microentreprise (Cpme) installé en décembre 2020 au siège du Renaca à Bohicon, et qui constitue un centre d’expertise spécialisé dans le financement de la filière ananas, avec un personnel dédié et des outils spécialisés. A l’en croire, ces réalisations s'inscrivent dans la vision du chef de l’Etat déclinée dans le Programme national de développement de la filière Ananas (Pndfa). « Le Pndfa à travers son objectif spécifique 4 intitulé "Développement de modèles d’affaires inclusifs favorables à l’émergence de véritables entreprises qui rendent services aux petits producteurs et transformateurs", vise l’amélioration de l’accès des acteurs de la filière Ananas à des financements adaptés », a soutenu Prospère Sagbo. Grâce à ces initiatives, le défi de l’accès au crédit dans la filière Ananas trouve une solution durable. Il revient alors aux acteurs de la filière de se conformer aux exigences minimales du Renaca et de cultiver une bonne culture de remboursement des crédits. Un mois de campagne L’accompagnement du Renaca a permis de développer quatre nouveaux produits financiers. Il s’agit, indique Wilma Baas, manager du programme Defia, de trois produits de crédit notamment le crédit individuel pour la production de l’ananas, le crédit de groupe pour la production de l’ananas et le crédit indivi-duel pour la transformation de l’ananas d’une part, et d’autre part du produit de collecte d’épargne avec les moyens digitaux. La campagne promotionnelle de ces nouveaux produits se tient du 22 février au 31 mars. Il est prévu tous les jours jusqu’au terme de la campagne, une sensibilisation qui aura lieu dans les stands installés au niveau des guichets du Renaca... Des caravanes se tiendront notamment le jeudi 24 février à Allada, le vendredi 25 février à Abomey-Calavi, le mardi 1er mars à Zè et le mercredi 2 mars à Toffo... Il y aura des émissions radiophoniques sur la radio La voix de la Lama le jeudi 3 mars à partir de 18 h 30, sur la radio Tado Fm le vendredi 4 mars de 9 h à 10 h… Des spots publicitaires et des vidéos de témoignages des bénéficiaires seront diffusés sur la télévision nationale. Pour rappel, le programme Defia financé par Enabel pour un montant de 25 millions d’euros soit 16, 4 milliards de francs Cfa, ambitionne sur la période 2019-2023 d’accroître significativement les revenus des opérateurs, tous acteurs confondus, de favoriser la création d’emplois décents et contribuer aux équilibres macroéconomiques du Bénin. Le programme a bâti une stratégie intégrée et innovante pour faciliter l’accès des agri-entrepreneurs à des services financiers adaptés... Déclinée en six axes, cette stratégie a permis d’injecter plus de 2,2 milliards dans la filière pour près de 3 mille agri-entrepreneurs. Au-delà du Renaca, l'accompagnement du programme Defia s'étend à 5 autres systèmes financiers décentralisés que sont Fécecam, Alide, Pebco Bethesda, Comuba et Cpec. Société 23 févr. 2022


Droit à la libre circulation : Les certificats anti-Covid du Bénin acceptés par l’Ue
Par décision d’exécution 2022/206 en date du mardi 15 février 2022, la Commission de l’Union européenne a adopté les certificats anti-Covid-19 de vaccination, de test et de rétablissement délivrés par le Bénin. Bonne nouvelle pour le Bénin et les voyageurs en partance de l’aéroport de Cotonou. Depuis mardi 15 février dernier, les détenteurs de certificats anti-Covid-19 de vaccination, de test et de rétablissement délivrés par le pays, ont la facilité de voyager au sein de l’Union Européenne (Ue) sans restriction sanitaire. Une prouesse qui n’est que le couronnement des actions coordonnées, menées par les services compétents des différents ministères impliqués dans la lutte contre la Covid-19. L’article 2 de la décision d’exécution de l’UE établissant l’équivalence, aux fins de faciliter l’exercice du droit à la libre circulation au sein de l’Union, des certificats anti-Covid-19 délivrés par la République du Bénin avec les certificats délivrés conformément au règlement 2021/953 du Parlement européen et du Conseil, précise que le Bénin est connecté au cadre de confiance pour le certificat anti-Covid numérique de l’Ue. Pour en arriver là, le Bénin a fourni, le 31 décembre 2021, à la Commission de l’UE des informations détaillées sur la délivrance de ses certificats anti-Covid-19 interopérables de vaccination, de test et de rétablissement conformément au système intitulé « système de certificat Covid ». Le pays a, en outre, informé la Commission de l’Ue qu’il accepte les certificats de vaccination, de test et de rétablissement délivrés par les États membres et les pays de l’Espace économique européen (Eee) conformément au règlement (Ue) 2021/953. Le 4 février dernier, à la demande du Bénin, la Commission a effectué des tests techniques qui ont prouvé que les certificats anti-Covid-19 de vaccination, de test et de rétablissement délivrés par le gouvernement béninois, sont conformes au «système de certificat Covid», qui est interopérable avec le cadre de confiance, et qui permet de vérifier leur authenticité, leur validité et leur intégrité. Le Bénin a en outre fourni d’autres informations complémentaires. Au final, la Commission déclare les éléments introduits par le Bénin, dignes de confiance. D’où, sa décision d’accepter les certificats anti-Covid-19 de vaccination, de test et de rétablissement délivrés par le pays conformément au «système de certificat Covid» et de le connecter au cadre de confiance pour le certificat anti-Covid numérique de l’Union Européenne établi par le règlement (Ue) 2021/953. Avec cette décision, les voyageurs détenteurs des certificats anti-Covid-19 du Bénin pourront circuler sans difficultés dans l’espace européen. Tout ceci est à l’actif du gouvernement béninois qui a consenti de lourds investissements afin d’enregistrer cette nouvelle performance. L’on pourrait ainsi affirmer que les sacrifices ont payé. Mais il va falloir poursuivre ce travail de qualité afin de maintenir la dynamique, car la Commission de l’UE informe qu’elle peut faire usage de ses pouvoirs pour suspendre l’application de la présente décision ou l’abroger si les conditions énoncées à l’article 8, paragraphe 2, du règlement (Ue) 2021/953 ne sont plus remplies. Avis donc aux agents à tous les niveaux afin que le Bénin continue de renforcer sa réputation mondiale, notamment en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19. Actualités 22 févr. 2022


Université d’Abomey-Calavi : Ignace Adigbli décroche son doctorat en droit public
A l’issue de sa soutenance de thèse de doctorat à l’Ecole doctorale de la Faculté de droit et de science politique de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), ce lundi 21 février, Ignace Adigbli a été élevé au grade de docteur en droit public. « La protection des contrats d’Etat au Bénin au regard des meilleures pratiques internationales ». C’est le sujet de thèse présenté par l’impétrant Ignace Adigbli, et qui lui a valu son grade de docteur en droit public. L’objectif de son étude est de proposer des solutions pour une meilleure promotion des contrats d’Etat au Bénin, ceci dans l’intérêt du pays et des investisseurs étrangers. Les contrats d’Etat en droit international économique sont, explique-t-il, les contrats de construction de routes ou des grandes infrastructures (port, aéroport, exploitation de ressources naturelles, etc.). Ce type de contrat est signé entre une multinationale et un Etat pour la réalisation de travaux. Au Bénin, des règles encadrent le contrat d’Etat mais il y a encore des insuffisances, constate l’impétrant. « Je pense que le Bénin doit encore prendre des textes normatifs pour mieux encadrer le secteur parce que l’opinion dominante en matière de contrat d’Etat d’exploitation des ressources naturelles est que les multinationales ont souvent des services juridiques compétents et très futés pendant les négociations. Ce qui n’est pas le cas au niveau de nos Etats », fait savoir le candidat. Plusieurs contrats signés entre de grosses entreprises et l’Etat béninois ont fait l’objet de cas d’étude dans sa thèse. Ignace Adigbli remarque qu’en cas de difficultés d’exécution dans certains cas, il y a malheureusement la volatilité des protections juridiques, face aux prérogatives de puissance publique de l’Etat. Son étude privilégie l’approche du droit international. Le jury international présidé par le professeur Nicaise Médé, affirme que le sujet est d’actualité et le document de thèse déposé par le candidat est bien fourni. La qualité technique y est aussi. Des membres du jury sont allés plus loin en relevant les points forts de la thèse. Le jury conclut que le travail effectué par l’impétrant répond à la plupart des attentes en matière de contrat d’Etat. Après délibération, Ignace Adigbli est élevé au grade de docteur en droit public. Il exprime toute sa joie et surtout rend grâce à Dieu, car, confie-t-il, son succès est l’aboutissement de quatre ans de sacrifice parfois douloureux. Le nouveau docteur en droit public est magistrat de formation, ancien substitut du procureur du tribunal de Kandi, ancien juge d’instruction au tribunal de Parakou. Il officie actuellement à la direction de la Législation et de la Codification du ministère de la Justice. Société 22 févr. 2022


Meilleures productions médias sur les droits des enfants : Maryse Assogbadjo, lauréate de la catégorie presse écrite
Les résultats du « Concours annuel de la meilleure production de presse sur les thématiques liées à la protection de l’enfant, des droits à la santé sexuelle et reproductive et l’éducation inclusive », ont été dévoilés, jeudi 17 février dernier à Cotonou. A l’arrivée, six lauréats ont été primés dont Maryse Assogbadjo qui décroche le premier prix de la catégorie presse écrite. Le verdict du « Concours annuel de la meilleure production de presse sur les thématiques liées à la protection de l’enfant, des droits à la santé sexuelle et reproductive et l’éducation inclusive » est tombé, jeudi 17 février dernier. Au terme de la délibération, six lauréats des catégories, blog, presse écrite et radio, ont été retenus. Les premiers lauréats des trois catégories ont respectivement pour noms, Jean-Claude de Prince Houessou, blogueur ; Maryse Assogbadjo, journaliste à la Nation et Boniface Biaou, journaliste à Radio Parakou. Cette initiative vise à relever la conscience collective sur l’urgence de la protection des droits des enfants et amener les médias à s’y intéresser davantage dans leurs productions. Le concours est organisé par Plan international Bénin et Plan Suède en collaboration avec le Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Bénin (Foddeb), à travers le projet de ‘’renforcement de la société civile pour la réalisation des droits de l’enfant’’. « Il était indispensable que les médias soient distingués, au regard de leur rôle de diffusion de la bonne information sur les droits des enfants, afin de récompenser leurs efforts et les inviter à un plus grand engagement autour de la question», assure Karl Frédéric Paul, représentant résident de Plan international Bénin, convaincu que les médias pourront porter loin et valablement la voix des enfants en faveur de la réalisation de leurs droits. Pour le Foddeb, cette initiative mérite d’être portée par l’ensemble des Organisations de la société civile qui œuvrent pour la promotion et la protection des droits des enfants au Bénin, en l’occurrence les médias. « L’atteinte des droits des enfants ne saurait prospérer sans les médias. La finalité est de les amener à ne plus les aborder de façon classique, mais d’accrocher les lecteurs, les auditeurs et les téléspectateurs en utilisant les approches nouvelles », indique Taïbatou Biaou, présidente du Foddeb. L’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) se réjouit d’avoir été associée à cette entreprise de célébration de l’excellence. « Nous sommes ravis d’être cités au rang des partenaires de cette belle initiative, parce qu’elle cadre avec l’objectif de l’actuelle mandature de l’Upmb relatif à la spécialisation des acteurs des médias », souligne Zakiath Latoundji, présidente de l’Upmb. Les droits des enfants restent des thématiques majeures au Bénin, mais abordées de façon superficielle et la protection de la cible n’est pas encore acquise. C’est ce qui justifie l’engagement de Maryse Assogbadjo, porte-parole des lauréats, qui promet au nom de ses pairs de s’investir davantage pour la cause.Elle trace la ligne de conduite à suivre par les médias : « les médias peuvent être et doivent être le fer de lance de la nouvelle donne. Il s’agit surtout de créer des espaces d’analyses objectives des faits, de susciter des conversations saines et constructives autour des questions de la protection des enfants, de l’éducation inclusive et de la santé sexuelle et reproductive. L’intérêt est de mûrir les réflexions, de déconstruire les postulats rétrogrades et d’assainir les mentalités ». Société 22 févr. 2022


Commerce illicite des cigarettes en Afrique de l’Ouest : La mise en place d’une stratégie commune de lutte activée
Un atelier sur la lutte contre le commerce illicite de cigarettes en Afrique de l’Ouest s’est ouvert, ce lundi 21 février à Parakou. Réunissant des magistrats, officiers de police judiciaire et agents des services de la Douane des départements de l’Alibori, du Borgou, de l’Atacora et de la Donga, il vise à les amener à envisager les stratégies pouvant conduire au démantèlement des réseaux illégaux et transnationaux l’entretenant. Ces dernières années, le commerce illicite du tabac a pris une ampleur inquiétante, devenant une préoccupation mondiale du point de vue sanitaire, sécuritaire, économique et juridique. Le combat pour l’éradiquer doit sortir du cadre national et être d’envergure internationale. Ainsi, les Etats de l’Afrique de l’Ouest, à travers l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sont appelés à mettre en place une stratégie commune de lutte contre ce commerce. L’atelier ouvert, ce lundi 21 février à Parakou, au profit des magistrats, officiers de police judiciaire et agents des douanes des départements du septentrion participe de cette démarche. En effet, informe le représentant du ministre de la Justice et de la Législation, Daniel Gilles d’Almeida, les chiffres fournis par la communauté douanière internationale et par certaines études, indiquent que le marché illicite de tabac représente une cigarette sur dix vendues et consommées dans le monde. Ces trois dernières années, l’essor de la contrebande a engendré un manque à gagner de 108 milliards de francs Cfa par an sur les recettes fiscales et douanières de nos Etats. «L’Afrique de l’Ouest n’est pas épargnée par le trafic illicite des produits du tabac qui finance les activités criminelles très lucratives qui impactent négativement les efforts des gouvernements en matière de politiques de santé publique et menacent par la même occasion, les entreprises légales du secteur», poursuit-il. Selon le représentant du groupement des industriels légaux du tabac en Afrique de l’Ouest, Issouf Traoré, l’atelier a lieu dans un contexte d’aggravation de l’insécurité et des actes de terrorisme marqué par un flux illicite et transnational du commerce de la cigarette dans la sous-région ouest-africaine. Pour combattre ce commerce illicite, il préconise un engagement transnational. «Toute cette semaine, nous serons au Bénin. Après, nous mettrons le cap sur le Burkina Faso, puis le Niger », assure-t-il. Prévu pour se tenir également à Abomey et à Cotonou, cet atelier vise à créer un cadre formel de concertation entre les Etats de l’Afrique de l’Ouest et les industries légales du tabac. C’est afin de définir ensemble une stratégie dynamique pour lutter efficacement contre le commerce illicite des produits du tabac. Il s’agira de sensibiliser les décideurs publics, de la nécessité d’intensifier la lutte contre ce commerce, en présentant les conséquences sécuritaires et économiques de ce fléau, d’informer les acteurs publics chargés de lutter contre la fraude, le commerce illicite et des méthodes et stratégies utilisées par les trafiquants et de clarifier le rôle de chacune des parties dans cette lutte. Ce sera également l’occasion de présenter les législations et les réglementations portant sur les produits du tabac des pays de destination, puis d’améliorer la connaissance des acteurs de la lutte sur les modes opératoires des trafiquants. L’atelier permettra aux personnes qui y participent d’échanger librement sur les bonnes pratiques de lutte contre le commerce illicite du tabac et la collaboration entre les services de lutte des pays de la sous-région. A terme, il s’agira de mieux cerner ce commerce sous toutes ses formes à travers le développement d’un système d’information et de partage d’informations entre les acteurs de la lutte. Actualités 22 févr. 2022


Exposition publique Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui : Les premiers visiteurs affluent
Les médiateurs culturels, hôtesses et autres acteurs impliqués de plus près dans l’exposition diptyque au palais de la Marina, ne chôment pas. Les premiers visiteurs affluent. Dimanche 20 février déjà, ce sont les apprenants de l’Ecole du patrimoine africain (Epa) qui ont ouvert le bal. Ils sont les premiers visiteurs à avoir franchi les portes du musée improvisé au palais de la Marina, pour voir de leurs propres yeux les 26 trésors royaux et œuvres d’art contemporain exposés. Les apprenants de l’Ecole du patrimoine africain (Epa) n’ont pas voulu rester en marge de cet événement qui est en lien direct avec leur domaine de formation. En tant que futurs gestionnaires du patrimoine africain, il était important pour eux d’être des témoins vivants de cette exposition autour de laquelle tout le Bénin est réuni, souligne Mariam Mondoukpè Chitou, coordonnatrice de l’unité formation de l’Epa, peu avant la visite des œuvres. Une fois à l’intérieur du musée circonstanciel, et avec l’appui des médiateurs culturels sur place, ils ont pu contempler les 26 trésors royaux. L’histoire autour du départ de ces œuvres leur a été narrée. Ils ont aussi visité les 106 œuvres d’art contemporain exposées en trois séquences à l’instar des trésors royaux. Tout au long de la visite, ils ont posé des questions auxquelles les médiateurs culturels ont apporté des réponses. Au terme du parcours du musée de plus de 2 300 m2, l’étudiant Guy Morel Koundé et ses camarades sont impressionnés, d’une part, par le génie créateur des artistes du royaume de Danxômè, et d’autre part, par la qualité du travail abattu dans le cadre de cette exposition, notamment la scénographie et la médiation culturelle. Sur le plan pédagogique, la visite contribue énormément à la formation des apprenants de l’Epa. Tous s’accordent sur le fait que l’exposition leur permet de joindre la pratique à la théorie. Cela leur sert également de repère, assure Guy Morel Koundé. La coordinatrice de l’unité formation de l’Epa n’en dira pas le contraire. « Ce sont des jeunes qui auront au cours de leur carrière, à conserver, valoriser, mettre des œuvres en lumière, ... Donc, il était important qu’ils voient ces trésors royaux, leur état de conservation après plus de 129 ans passés dans le pays qui les a gardés, et de se poser des questions non seulement sur l’état des œuvres si elles étaient restées ici, mais aussi sur leur responsabilité à eux, professionnels du patrimoine, de pouvoir conserver les œuvres, les restaurer et les valoriser afin de les passer aux générations futures », explique Mariam Mondoukpè Chitou. Apprenants et encadreurs ont donc vu leurs attentes comblées au sortir du palais de la Marina, car ils ont découvert tout ce qu’ils s’imaginaient avant la visite. « Je dirai plus que ça… », lance l’étudiante Monique Diouma Ndour de nationalité sénégalaise. « J’ai vu des expositions à l’étranger. Je n’ai pas l’impression que je suis venue perdre mon temps ici. C’est tellement beau et bien monté… », ajoute la coordonnatrice de l’unité formation de l’Epa qui a également exprimé son sentiment de fierté. Tout heureux, la plupart des apprenants et encadreurs promettent de revenir admirer les œuvres d’hier et d’aujourd’hui avec leurs familles respectives. Actualités 22 févr. 2022


Portrait : Claude Djankaki, un conservateur des terroirs
Expert en décentralisation, Claude Djankaki se donne désormais comme mission d’emmener la nouvelle génération aux sources de la vie. Claude Djankaki. Une recherche sur Facebook renvoie à des occurrences infinies. En trombe, de longues files de recettes de grand-mère s’affichent en premier. C’est ce qui occupe l’expert en décentralisation, ces derniers temps. Pour les uns, il n’y a rien de scientifique à ce que prêche le sexagénaire qui totalise près de 36 000 abonnés, à la date du 10 février 2022. Pour les autres, la grande masse, ils n’ont d’yeux désormais que pour les recettes qu’il diffuse. Ces derniers, d’ici et d’ailleurs, publient à longueur de journée des témoignages, remerciements et « SOS ». «Je suis admiratif de votre don de soi et générosité, doyen », commente Armel Tagnon. En réalité, Claude Djankaki est un homme pour qui la cosmologie africaine a des vertus extraordinaires pour chasser toutes les ondes négatives et ouvrir les meilleures portes. «Comme l’avait dit Albert Einstein, l’expérience cosmique est la plus puissante et la plus noble ouvrière de la recherche scientifique », postait-il, dans la soirée du 5 janvier 2022. Modeste, l’homme n’a pas forcément conscience de ce qu'il incarne désormais. On se préoccupe de moins en moins de son savoir en finances publiques et en décentralisation. Les plantes et la spiritualité constituent désormais son champ d’expression. « En Afrique, nous avons des alternatives crédibles pour nous guérir, mais nous aimons tout diaboliser en nous faisant du mal. Le problème du mal développement de l’Afrique, c’est surtout quand la spiritualité des autres fait obstacle à la nôtre », avoue-t-il. Mais quoiqu’il devienne une espèce très sollicitée, l’apôtre du retour aux sources, a un passé édifiant que beaucoup ignorent. Djankaki, « en vrai » Qui est-il ? Un charlatan ? Un marabout ? Un prêtre du Fâ? Le 4 février 2022, Claude Djankaki nous accueille à Coussi dans la commune de Toffo, à 80 km de Cotonou. Sa demeure est un secret de Polichinelle. « Rassurez-vous, les yeux fermés, n’importe qui ici peut vous amener chez lui», déclarait quelques minutes plus tôt notre conducteur. Sur place, rien de fétichiste ; pas de cabinet de consultation non plus. Il nous fait entrer dans une demeure calme et moderne, au 1er étage. Le cadre ne trahit en rien sa passion pour les plantes et les savoirs ancestraux. Ce jour-là, il avait un œil dans un programme télé et l’autre dans son téléphone. Sans protocole et sans détour, les échanges démarrent, mais les appels persistent. Curieusement, il ne se voit pas en super pompier, par son écoute et ses conseils. C’est pour lui, dit-il, juste un devoir, une mission qu’il accomplit, avec zèle pour sauver des vies. « Les premiers hommes d’Afrique noire qui sont nos ancêtres avaient tout fait pour nous depuis des millénaires. Ils ont inventé le Fâ, un logiciel qui enregistre notre vie et son fonctionnement. Ce logiciel a toujours prouvé son efficacité», défend-il. Un chemin périlleux L’administrateur des finances à la retraite, expert en finances publiques et en décentralisation vient de loin. Ainé de sa famille, le jeune de Coussi était un jusqu’au-boutiste. Sans grands moyens, Claude devrait se débrouiller pour progresser dans les études. « A l’époque, on allait travailler dans les palmeraies de la Société nationale pour le développement rural du Dahomey (Sonader) », confie-t-il. Entré à l’Université du Dahomey en 1973, ce natif de 1952 avait hâte de travailler. Il débute sa carrière en qualité de contrôleur des finances, après ses études (1973-1975) au département des sciences juridiques et économiques de l’université. Le regard tourné vers l’avenir, Claude Djankaki se révèle et monte vite en responsabilité, devenant chef de division des dépenses communes du personnel capital décès et de la rente (1978-1981). C’est de là qu’il obtient une bourse pour se rendre dans l’Hexagone, pour des études. Diplômé de l’Ecole supérieure de gestion à Paris, spécialiste diplômé de 3e cycle d’administration territoriale décentralisée et développement local à l’Université de Reims, le chercheur a soutenu ses travaux sur « La réforme de l’administration locale au Bénin : décentralisation ou déconcentration », en 1986. Il s’est inscrit en thèse d’Etat au cours de la même année à l’Université de Paris X Nanterre, sous la direction du Professeur Jean-Claude Néméry, alors directeur du Centre de recherches sur la décentralisation territoriale (Crdt). Une nouvelle aventure l’attend. De retour de France, il retourne au ministère des Finances. « Tout est grâce et béatitude» Dans la vie, comme dans la loi de Lavoisier, rien ne se perd, tout se transforme. A l’Université, Claude Cossi Djankaki était souvent sollicité par le sous-préfet de Sakété d’alors, Edouard Zodéhougan. Ne pouvant être aux cours, l’autorité l’a donc sollicité par l’entremise d’un cousin. «Il n’avait personne pour lui prendre les cours, c’est là que Vincent Azonsi m’a demandé de les lui prendre. J’ai accepté. En notre temps, on ne rendait pas service pour quelque chose », raconte-t-il. Et un jour, alors qu’il se rendait au ministère de l'Intérieur pour un dossier, il croisa Edouard Zodéhougan, un responsable du ministère, qui décida de lui retourner l’ascenseur. «On nous avait bloqués en face de l’ascenseur parce que le ministre devrait passer. Il m’a aperçu dans ce monde-là et m’a remonté à son bureau pour des échanges », précise-t-il. A l’époque, le directeur de l’Administration territoriale de ce ministère venait d’être nommé à la Cour Suprême. Le poste est alors revenu à celui qui, en plus d’avoir le sens du service, a le profil indiqué. Les étapes se succèdent. Claude Djankaki devient directeur des Etudes et de la Planification au ministère de l'Intérieur. A l’avènement du renouveau démocratique, il fut nommé chef de Cabinet au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative avant de rejoindre le même poste au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Administration territoriale. C’est aussi l’un des tout premiers directeurs de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema). Il a également servi en qualité de Secrétaire général adjoint de la coopération inter-parlementaire, président du comité de l’élaboration du budget de l’Assemblée nationale. Entre-temps, il a été désigné comme expert béninois devant travailler avec les experts français sur la décentralisation. L’aventure dans cette spécialité prendra tout son sens, en 2002, avec l’avènement des communes au Bénin. «J’étais pratiquement monsieur décentralisation». Tout ce qui a été fait, jusqu’à la loi-cadre sur la décentralisation n’a pas été sans lui. C’est un homme de culture, très conservateur des traces de son passé. Auteur de nombreux articles dans des revues scientifiques, il a aussi laissé de nombreuses réflexions pour la postérité, à travers des ouvrages. C’est le cas de «La destitution des maires au Bénin: une pratique à géométrie variable». On retrouve dans sa bibliographie de vieux ouvrages dont il est l’auteur comme « Le Bénin décentralisé». Pas de succès en politique Claude Cossi Djankaki a une bonne connaissance des terroirs et de comment susciter le développement à la base. L’expert ne manque d’ailleurs pas de titiller parfois les décideurs sur leurs choix. Son entregent lui a valu d’être consulté sur des points clés de réformes territoriales. Cependant, il n’a pas eu cette chance de tenir le gouvernail et de pratiquer ses approches. Etant l’un des premiers cadres de sa région, au plan politique, ce délégué à la conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990 portait le parti la Renaissance du Bénin (Rb) dans son cœur. À l’époque, la formation politique de feue Rosine Soglo, alors première dame, parvenait à rafler dans la circonscription électorale 4 députés sur 5. Claude Cossi Djankaki aurait donc pu être parlementaire. «Je ne voulais pas. Je me suis toujours dit que je suis un cadre, qu’il faut le demeurer et conseiller les politiques », explique-t-il. Après le départ des Soglo du pouvoir, il dit être devenu gênant pour le régime de Mathieu Kérékou. Il fut nommé assistant de l’actuel secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro qui à l’époque administrait la préfecture de Natitingou (1996-1998). «On m’envoie comme son assistant alors que je suis son doyen dans le métier. Rosine Soglo a dit niet. J’ai alors rejoint l’administration de l’Assemblée nationale », fait-il savoir. En décembre 2002, il fait un pas de plus en politique. Elu conseiller communal sur la liste Rb, l’expert voulait devenir maire d’Abomey-Calavi, le premier de l’ère de la décentralisation. « Au niveau de ma formation politique, les choses ont tourné autrement. Sur 25 conseillers, la Rb a 12 conseillers. Il lui manquait un pour avoir la majorité. On a dit qu’il faut que ça soit un fils du terroir. Les autres conseillers qui devraient nous soutenir ont rejoint Liamidi de Dravo. Entre-temps, on m’avait proposé de quitter la Rb pour la mouvance en vue d’occuper le poste de maire. Ce que j’ai refusé», se souvient-il. Avec son sourire et sa sérénité, il n’est pas resté sans tirer leçon de cette expérience. Son ouvrage « La décentralisation au Bénin, l’impasse : le cas de la commune d’Abomey-Calavi» la décrypte si bien. Des expériences et souvenirs, il en a plein de sa proximité avec le monde politique. Toute sa vie est service. Ce qui lui a permis de faire des rencontres formidables. Une destinée Chef de l’une des grandes collectivités familiales de Toffo, gardien de la tradition, Claude Cossi Djankaki n’a fait que suivre sa destinée. Il est d'abord "le petit-fils du grand prêtre Azondato Lodjogoumin Djankaki. Né sous le signe de Tohossou, sa vie y est liée. Sa foi en la médecine traditionnelle a du sens, quand on remonte à son enfance. Il a souvent des anecdotes à confier. « À l’âge de deux ans, j’ai eu un accident. J’étais brûlé sur tout le corps. Aujourd’hui, je porte encore les cicatrices sur tout le ventre. Il parait qu’un plus âgé que moi m’a poussé sur la braise. On ne savait pas que j’allais survivre. Si ma grand-mère n’avait pas hérité de mon grand-père un certain nombre de recettes que je me suis amusé à apprendre, c’est que je ne serais plus en vie. Quand j’étais aussi jeune enfant, on s’amusait sous les cocotiers quand un grand coco est tombé sur la tête de mon frère Cocou Barthelemy aujourd’hui enseignant à la retraite. Heureusement, grand-mère était encore là. Elle l’a récupéré dans sa chambre. Quelque temps après l’enfant s’est réveillé et a commencé à s’amuser », témoigne-t-il. Claude Cossi Djankaki tient avant tout à des principes de la vie. « Mes recettes sont infaillibles parce que je rendais service à tout le monde, sans contrepartie. En retour, les gens viennent me donner des secrets de vie en plus de ceux hérités de mes grands-parents», martèle-t-il. A ceux à qui il donne les recettes, il ne manque pas de souligner une chose. «Il faut faire très attention. Tout ce que nous disons, nous suit. C’est pour cela que j’ai envie de dire à cette jeunesse-là d’être positive. Il y a des recettes qui marchent pour certains, retardent d’autres. On m’a toujours dit que la feuille est une créature divine, comme nous. Ne saute pas sur ça comme si tu as droit de vie sur elle. Il faut éviter d’uriner en désordre sur certaines plantes. Si vous faites un stage auprès d’un vieux qui vous dévoile les choses, vous n’allez plus jamais le faire. Nos problèmes d’infertilité peuvent provenir de là », avertit Claude Djankaki. Généreux, il prône le don de soi au service des autres, de sa communauté. Aujourd’hui, il demeure un phénomène, au-delà des réseaux sociaux. C’est une vie qu’on ne peut découvrir en une heure et demie d’échanges. Même sur le chemin du retour, à bord de son véhicule, on comprend pourquoi la complémentarité entre la médecine traditionnelle et celles moderne est nécessaire: « Le Fâ est en avance sur le scanner de la dernière génération. Ce que vous devez savoir, l’invisible cache les diagnostics ». On apprend aussi que la vie fait de nous le produit de nos actes, bons ou mauvais. Société 22 févr. 2022


Déclin de l’environnement : Santé publique et cycles de vie naturels menacés
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (Pnue) vient de publier son 4e rapport intitulé « Frontiers 2022 ». Il identifie et propose des solutions à trois problèmes environnementaux qui requièrent l’attention et des actions immédiates des gouvernements : la pollution sonore urbaine, le changement climatique, et la perte de biodiversité. La 1re édition avait alerté l’opinion sur le danger de zoonoses, 4 ans avant l’apparition de la Covid-19. Le document est rendu public quelques jours avant la reprise des travaux de la cinquième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement, organe décisionnel le plus puissant du monde en la matière. Les sons indésirables, prolongés et de haut niveau provenant de la circulation routière, des voies ferrées ou des activités de loisirs nuisent à la santé et au bien-être humain. Pollution sonore Les niveaux sonores acceptables ont été dépassés dans de nombreuses villes du monde, notamment Alger, Bangkok, Damas, Dhaka, Ho Chi Minh Ville, Ibadan, Islamabad et New York. La pollution sonore, dans les villes, est un danger croissant pour la santé publique. Au sein de l’Union Européenne, elle est à l’origine de plus de 12 000 décès prématurés par an. Elle constitue également une menace pour les animaux car elle altère les communications et le comportement de diverses espèces, notamment les oiseaux, les insectes et les amphibiens. Incendies de forêts Outre les mesures de lutte contre la pollution sonore, le rapport aborde la question de l’aggravation constante des incendies de forêts. Entre 2002 et 2016, une moyenne d’environ 4,23 millions de km carrés de la surface terrestre a brûlé chaque année. Ce phénomène devient plus fréquent dans les écosystèmes de forêts mixtes et de savanes. On estime que 67 % de la superficie mondiale annuelle brûlée par tous les types d’incendies se trouvait sur le continent africain. Pour y remédier, le Pnue préconise d’accroître les investissements en faveur de mesures efficaces pour réduire le risque d’incendie, d’adopter des méthodes de gestion qui intègrent les pratiques développées au fil des siècles par les communautés traditionnelles et autochtones, et d’améliorer les technologies de détection et de communication par satellite afin de renforcer les capacités des systèmes d’alerte précoce. Rythmes naturels Le document décrit aussi de manière très précise la manière dont les changements climatiques perturbent les rythmes naturels des plantes et des animaux qui, d’habitude, évoluent de manière synchronisée. Les décalages constatés conduisent à la déconnexion des cultures et des espèces marines commercialement importantes et de leurs proies, ce qui a des conséquences sur la productivité des pêcheries.   Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 22 févr. 2022


Inauguration d’un nouveau siège dans l’Atlantique : Les services de l’Anatt décentralisés à Ouidah
L’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) rapproche ses services de ses usagers. Le siège de l’institution dans la commune de Ouidah, département de l’Atlantique, a été inauguré, ce lundi 21 février 2022. Examen de permis de conduire, immatriculation des véhicules et autres services connexes de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) sont désormais possibles à Ouidah. Plus de 400 candidats ont planché, ce lundi 21 février, dans les nouveaux locaux de l’Agence. « Cette annexe ouvre ses portes aujourd’hui avec le premier examen du permis de conduire. Le gouvernement vient encore de tenir une promesse, celle de toujours faciliter les formalités administratives aux populations. C’est dans ce cadre que nous avons travaillé à ce qu’il y ait une annexe de l’Agence nationale des transports terrestres à Ouidah », a indiqué Alain Hinkatin, directeur général de l’Agence. Ce rapprochement des services de l’Anatt qui pose ses valises à Ouidah, sera bénéfique à toutes les communes du département de l’Atlantique dont celles d’Abomey-Calavi, Allada, Kpomassè, Sô-Ava, Toffo, Tori et Zè. « Toutes ces populations n’ont plus forcément besoin d’aller à Cotonou pour être satisfaites par rapport à nos prestations. Il s’agit d’un nouveau pas qui vient compléter tout ce que l’Anatt a fait jusque-là en matière de dématérialisation de ses prestations », a expliqué le directeur Hinkatin avant d’ajouter : « Nous avons battu le record en ce qui concerne la dématérialisation des services. Nous avons dématérialisé plus de 20 services, que ce soit pour le permis ou l’immatriculation, ainsi que les diverses autorisations en ce qui concerne le transport terrestre ; nous avons travaillé à ce que les usagers puissent introduire leurs demandes et payer en ligne, et obtenir les réponses directement dans leurs boîtes électroniques ». En plus de la possibilité d’effectuer des demandes et d’obtenir satisfaction en ligne, les usagers de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) du département de l’Atlantique disposent désormais d’une agence décentralisée qui donnera suite à leurs diverses préoccupations. « Je suis très heureux et je remercie le gouvernement. Ce site réduit les coûts de transport. C’était trop tracassant d’aller jusqu’à Cotonou pour passer le permis de conduire », a indiqué Alain Tamadaho, un candidat à l’examen du permis de conduire, ce lundi 21 février 2022. Le représentant du maire de la commune de Ouidah, Fructueux Prudencio, fait observer que cette annexe de l’agence témoigne de ce que le gouvernement est à l’écoute de ses administrés. « Je voudrais pour ce premier examen inviter les candidats à beaucoup d’attention par rapport à l’épreuve de code, qui se fait de façon électronique. La forme améliorée de ce service qui permet d’éviter les fraudes a été ramenée à Ouidah. L’examen du permis de conduire se déroule dans une transparence totale. Il n’y a plus de fraude et les résultats sortent automatiquement », a insisté le directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt). Cet examen se déroulera désormais tous les mois à cette annexe de l’Anatt. « J’étais un peu sceptique au départ, mais si en début d’activité nous sommes déjà à plus de 400 candidats pour le permis de conduire, cela veut dire que réellement, cette annexe va désengorger Cotonou, faciliter les examens dans le Littoral, surtout en ce qui concerne la pratique », a-t-il souligné. Société 22 févr. 2022


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