La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Droits de l’homme : Les bureaux de la Cbdh s’ouvrent aux populations du Zou
Les bureaux de la Commis-sion béninoise des droits de l’homme (Cbdh) sont désormais fonctionnels dans le département du Zou, plus précisément dans la ville de Bohicon. La cérémonie d’ouverture officielle des locaux et d’installation des officiers des droits de l’homme (Odh) s’est déroulée, vendredi 18 février dernier, en présence de plusieurs acteurs du secteur judiciaire et de la société civile. La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) avec à sa tête son président, Isidore Clément Capo-Chichi, a procédé, vendredi 19 février dernier, à l’ouverture des bureaux de la Cbdh-Zou couplée avec l’installation des officiers des droits de l’homme déployés dans six départements du Bénin. En effet, dans le but de rapprocher la Commission béninoise des droits de l’homme de toute la population béninoise, la création et l’installation de ses sections régionales sont sous-tendues par l’article 3 de la loi n° 2012-36 du 15 février 2013 portant création de cette institution. S’agissant des officiers des droits de l’homme installés, il est à noter que leur mission principale est de recevoir les plaintes des victimes d’atteintes aux droits de l’homme, collecter des informations précises et améliorer la coordination entre les victimes et la Cbdh. Une ambition qui se concrétise avec l’appui technique et financier des partenaires. Par cette opération, rappelle le président Isidore Clément Capo-Chichi, la Commission béninoise des droits de l’homme étend désormais et effectivement sa mission de promotion et de protection des droits de l’homme à tout le territoire du Bénin. La Cbdh est habilitée, entre autres, à donner aux institutions de la République, à la population et à toute structure compétente, des renseignements, des avis et faire des recommandations sur toutes questions relatives aux droits de l’Homme soit par autosaisine, soit à la demande des pouvoirs publics. Et faire aux pouvoirs publics toutes propositions de textes susceptibles de promouvoir et de garantir les droits de l’Homme, et donner son avis sur les projets et propositions de lois ayant une incidence sur les droits de l’Homme. Puis, recevoir les requêtes individuelles et collectives des citoyens et diligenter des enquêtes sur les cas de violations des droits de l’Homme. Après la présentation de la mission de la Cbdh, l’assistance a eu droit à une communication présentée par Serge Prince Agbodjan, rapporteur général de la Cbdh assisté de Sidikatou Adamon Houédété, vice-présidente de la Commission, sur le thème « Les relations entre l’Odh et les acteurs de promotion des droits de l’homme du Zou ». Cette présentation a été l’occasion pour mettre l’accent sur le mandat et la mission de la Cbdh, ses attributions, l’étendue de ses pouvoirs ainsi que ses limites. Selon Sidikatou Adamon Houédeté, sa mission s’est étendue au cadre juridique de protection des droits de la femme au Bénin avec un accent particulier sur la loi N°2011-26 du 9 janvier 2011. De riches débats en sont issus et ont permis de présenter à l’assistance le tableau de la situation des droits de l’homme dans le Zou. Puis, ils ont souhaité des actions urgentes entre les différents acteurs pour aller vers l’amélioration effective de la situation des droits de l’homme au Bénin n Société 21 févr. 2022


Budgets et plans de développement communaux : L’intégration du volet nutrition de la petite enfance bientôt une réalité
Le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) a réuni, du 14 au 16 février à Lokossa, des préfets et maires venus de 35 communes du Sud du Bénin à un atelier de sensibilisation sur les interventions en nutrition et développement de la petite enfance. Cette rencontre a débouché sur des engagements en faveur de l’intégration de la nutrition dans les documents stratégiques de dévelop-pement des communes. L’institutionnalisation de la nutrition de la petite enfance au niveau des communes est en bonne voie. Elle va se traduire, dans les prochains jours, par l’intégration de ce volet dans les budgets et Plans de développement communaux. Des engagements pour y parvenir ont été pris au terme d’un atelier qui a réuni, du 14 au 16 février à Lokossa, des représentants de 35 communes de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau ainsi que les préfets et secrétaires généraux des départements. Au nombre des engagements pris et rappelés à la clôture des travaux de l’atelier, on peut retenir le principe de conditionner la validation des Plans de développement des communes à l’intégration effective d’un paquet minimum d’actions visant la promotion de la nutrition et de développement de la petite enfance (Ndpe). La validation des Pdc relève des attributions de la tutelle des communes. Au titre des engagements, il a été retenu aussi la création des différentes plateformes d’intervention et l’allocation des ressources subséquentes à leur fonctionnement dans les communes non couvertes par le projet Ndpe. Dans la même veine, au dire des organisateurs de l’atelier, les communes ont convenu de tenir à jour un tableau de bord pour une prise de décisions éclairées avec l’obligation d’organiser des séances de reddition de comptes sensibles Ndpe. Appréciant la liste des engagements, le représentant du président statutaire du Can, Abilé Romain Houehou, s’est dit satisfait. « L’atelier est une réussite », poursuit-il en estimant que les engagements vont faire « reculer la malnutrition au Bénin et donner un coup d’accélérateur au relèvement de l’indice du capital humain ». Satisfaction est également le sentiment exprimé par le représentant de la Banque mondiale, partenaire technique et financier du Can. Au nom de l’institution de Bretton woods, Ambroise Acakpo s’est dit fier non seulement des résolutions des acteurs conviés à l’atelier mais aussi de leur assiduité aux travaux. Les échanges parfois houleux entre participants, retient-il, témoignent du sérieux qu’ils ont mis dans les engagements. « Nous n’attendions pas moins. La Banque mondiale est fière d’avoir financé et participé à de telles actions qui se déroulent au Bénin », souligne M. Acakpo. A l’en croire, la présence massive des acteurs de développement est synonyme d’une prise de conscience depuis les hameaux jusqu’au sommet de l’Etat. Cette approche soutenue par son institution, dit-il, est la seule manière d’améliorer les indicateurs en matière de nutrition et de développement de la petite enfance. Rappelons qu’avant l’étape de Lokossa, la campagne de sensibilisation a impacté, à Parakou, 139 acteurs venus des 42 communes des départements de l’Atacora, de la Donga, du Borgou, de l’Alibori, du Zou et des Collines. Société 21 févr. 2022


2e édition du Festival de volley-ball à Adjarra : La fédération prépare une relève de qualité
La deuxième édition du festival de volley-ball s’est déroulée, samedi 19 février dernier à Adjarra. Au total 412 écoliers et élèves de 8 à 15 ans ont pris part à cet évènement sur le terrain de l’Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et du sport (Injeps) à Djavi dans la commune d’Adjarra. A travers sa politique de développement du volley-ball à la base, la Fédération béninoise de Volley-ball a organisé la deuxième édition du festival de volley-ball, samedi 19 février dernier à Djavi dans la commune d’Adjarra. L’objectif de cette initiative est d’assurer une relève de qualité au niveau du volley-ball béninois. Selon Dr Wilfried Agbodjogbé, membre du comité exécutif de la fédération, la promotion du volley-ball à la base est une préoccupation majeure de la Fédération béninoise de volley-ball (Fbvb). C’est pourquoi cette initiative a été appuyée par Bachar Ogueboulé et Carlos Atoun et tous les enseignants de l’As Volleyball de l’Injeps avec le soutien du Fonds national pour le développement des Activités de jeunesse, des Sports et Loisirs (Fndajsl) du ministère des Sports. Au total 412 écoliers et élèves de 8 à 15 ans ont répondu à cet appel sur le terrain de l’Injeps à Djavi. Au terme des différentes confrontations tout au long de la journée, le festival a permis d’asseoir deux équipes classées premières en dames et hommes et qui ont été primées à la grande satisfaction de tous, joueurs et organisateurs. A l’issue de ce festival, Wilfried Agbodjogbé, troisième vice-président, se dit fier que ce chantier de la Fédération béninoise de volley-ball soit très avancé. Il invite les bonnes volontés à le soutenir afin que l’initiative soit pérennisée. Sports 21 févr. 2022


Exposition publique diptyque au Palais de la Marina : Des personnalités apprécient
Sagbohan Danialou, artiste musicien béninois « L’événement d’aujourd’hui, je l’ai déjà vécu une fois, à Paris. Mais l’émotion y est toujours. Et quand vous vous rappelez l’histoire, comment ça s’est passé, jusqu’à ce que nous nous retrouvions ici aujourd’hui, pour cette cérémonie, c’est toute une émotion, et aussi une fierté. Fierté parce que nos petits-enfants ont l’histoire devant eux aujourd’hui. Ils peuvent voir des choses qui sont parties il y a presque 130 ans, et qui sont revenues au pays. C’est extraordinaire ! » Nel Oliver, artiste musicien béninois « C’est pour moi une fierté, ici au Bénin, de voir une exposition du genre, dans un musée improvisé digne d’un grand musée qu’on peut visiter à l’extérieur. Cela prouve l’intérêt que l’autorité porte au Tourisme, à la Culture et aux Arts. C’est pour moi une fierté de vivre cela, de voir que le patrimoine culturel du Bénin est sous les lumières pour que le peuple non seulement découvre sa richesse culturelle, son patrimoine, mais surtout prenne en compte cette culture qui est notre première richesse. Je suis fier d’être là, fier de découvrir la dimension de ce qui a été réalisé. Franchement, j’en suis fier. » Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées du Maroc « Quand on arrive ici, on trouve à la fois la beauté de l’histoire et la beauté de la modernité. Je me rends compte de combien le retour de ces objets historiques patrimoniaux africains est important pour les Béninois et les Africains. Je trouve que c’est quelque chose de formidable qui a été réussi par le président Patrice Talon. Il a réussi à faire revenir des objets qui appartiennent à ce pays. L’autre chose, c’est qu’on se rend compte, à travers la visite des 26 œuvres, de combien les pères de l’occident à partir du 19e siècle et tous les grands mouvements doivent à l’Afrique. L’occident doit énormément à l’Afrique et je pense que c’est une façon de rendre justice aujourd’hui à un peuple, à l’Afrique pour ce qu’elle a donné au monde. » Me Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle Maitre Robert Dossou « Je sens derrière chacune de ces œuvres, d’une part, le talent artistique et d’autre part, pour la plupart de ces œuvres, la spiritualité de l’époque, la cosmogonie de l’époque, la symbolisation de la royauté de l’époque, de la puissance et des forces de l’époque. Ensuite, ces œuvres ne peuvent pas ne pas me rappeler que mon pays a été conquis, dominé et colonisé… Par-delà, je voudrais dire que c’est la première fois sur ma terre natale, ma terre du Bénin, que je marche aussi longuement dans une galerie si grande, si merveilleusement agencée, si splendidement expliquée. Je dois le saluer… Je suis content, je suis fier… J’ai été au Maroc, en Algérie, dans les pays du Golfe, j’ai été dans plusieurs pays où j’ai vu des choses splendides comme ça, et il m’est arrivé de dire mais quand est-ce que j’aurai des choses comme ça chez moi ? Mais aujourd’hui, c’est arrivé. Ce n’est qu’un début et j’ai espoir que ça va se poursuivre. » Christian Houétchénou, maire de Ouidah Christian HOUETCHENOU « Je suis très ému parce que ce que nous vivons ici est unique dans notre pays et même sur le continent. Nous voyons ces œuvres qui sont parties depuis 130 ans et qui sont revenues. C’est une liesse, c’est exceptionnel, il n’y a que de la joie, il n’y a que de l’émotion… »   Propos recueillis par Ariel GBAGUIDI Actualités 21 févr. 2022


Hommages au maréchal des logis Soulé Bani Labo : Vives émotions aux adieux d’un guerrier
Tombé les armes à la main, lors de l’attaque terroriste du jeudi 2 décembre dernier au Nord-Bénin, le maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo a reçu, vendredi 18 février dernier, au camp Séro Kpéra de Parakou, les honneurs qui lui sont dus. Il a également été, à titre posthume, élevé au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin. Les cérémonies d’hommages sur cinq jours de la nation béninoise à l’intention de ses soldats tombés lors des incursions terroristes au ‘’Point triple’’, zone frontalière entre le Bénin, le Niger et le Burkina Faso, prennent fin ce lundi 21 février. Commencées, jeudi 17 février dernier, au camp Kaba de Natitingou et au 8e Bataillon interarmes de Djougou, elles se sont poursuivies, vendredi 18 février dernier au camp Séro Kpéra de Parakou, avec la mémoire du maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo qui a été saluée. Placé sous l’autorité de la vice-présidente de la République, Grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Mariam Chabi Talata Zimé, l’évènement a été marqué par l’accueil de la dépouille du défunt couverte du drapeau national, la sonnerie aux morts et l’oraison funèbre. Accompagnée du ministre délégué en charge de la Défense, Alain Fortunet Nouatin, du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, du chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, ainsi que des parents du défunt, elle a loué son sens élevé de l’amour de la patrie. Pour avoir sacrifié sa vie en défendant son pays, a-t-elle fait observer, il est entré dans le panthéon des héros. Il a, à titre posthume, été élevé au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin. Pour le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel Fructueux Gbaguidi, le maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo est un militaire d’exception. «Dans la nuit du 1er au 2 décembre 2021, alors que nous nous félicitions d’avoir mis hors d’état de nuire un individu armé qui essayait de s’infiltrer dans notre dispositif à hauteur du Mékrou, dans le parc W, le commandant du Groupement tactique Ouest nous annonçait une attaque sur une de nos positions. En effet, ce jour-là, aux environs de minuit, à peine la relève des sentinelles venait de finir qu’un groupe d’assaillants a attaqué notre point de stationnement près du campement, criant ‘’Allahou Akbar’’ comme s’il connaissait vraiment ce que recommande l’Islam. Après l’arrivée de la force de réaction rapide qui a mis l’ennemi en déroute avec ses morts et ses blessés, la dépouille du maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo a été retrouvée près de l’arme collective de la section et son chef de conclure ‘’Il aura été soldat jusqu’au bout’’ », a expliqué le colonel, rappelant les circonstances de son décès. « Le maréchal des logis-chef Soulé Bani Labo, contrairement à ses camarades qui réclamaient une augmentation de primes pour plus de confort, se souciait plutôt d’avoir un peu plus d’huile et de graisse pour entretenir son armement, un peu plus de matériel de fortification pour renforcer la protection de leur point de stationnement. Il est tombé en utilisant le seul type d’arme en mesure de prendre un avantage décisif sur l’ennemi. Quelle noblesse dans l’accomplissement du devoir ?», poursuit-il. Les soldats béninois tombés au front, lors des attaques terroristes au Nord-Bénin, sont au nombre de sept. En service au 1er Pcp de Ouassa, les deux derniers auront également droit aux vibrants hommages de la nation. Société 21 févr. 2022


Protestation contre la cherté de la vie : Les exigences des centrales et confédérations syndicales
Les travailleurs réunis au sein des centrales et confédérations syndicales ont exprimé à nouveau leurs attentes face à la cherté de la vie. Cette fois-ci, c’est à travers un meeting tenu, vendredi 18 février dernier à la Bourse du travail à Cotonou. Une dizaine de points sont inscrits dans la motion des travailleurs ayant manifesté à Cotonou contre la cherté de la vie. Sous la bannière de six centrales et confédérations syndicales à savoir, la Csa-Bénin, la Cosi-Bénin, la Cgtb, l’Unstb, la Cspib et la Csub, ils exigent la prise de mesures urgentes par le gouvernement, et la convocation du cadre de dialogue pour juguler la crise. Ils exigent aussi l’ouverture sans délai des négociations pour débattre des problèmes brûlants de l’heure, touchant la vie des travailleurs et des populations, la prise de mesures fiscales et économiques rapides pour réduire considérablement la pression de l’inflation, notamment la subvention spéciale de certains produits de grande consommation, l’allègement des taxes et impôts sur d’autres, et le renforcement du dispositif de contrôle des prix sur le marché afin de décourager les pratiques commerciales nuisibles au pouvoir d’achat des populations. A en croire les organisations syndicales, il faudra reconduire les mesures spéciales de soutien au profit des entreprises privées impactées négativement par la Covid-19, augmenter le Smig avec la hiérarchisation des salaires y afférente, augmenter l’indice salarial à compter du 1er janvier 2022, conformément aux engagements pris en décembre, en vue de revaloriser les salaires des agents de l’Etat en fonction et les pensions de retraite. Dans ce cadre, elles attendent un engagement formel du gouvernement pour une revalorisation annuelle systématique des salaires des agents de l’Etat en fonction et les pensions de retraite planifiée sur les quatre prochaines années, ainsi que l’apurement intégral de toutes les dettes salariales dues aux agents de l’Etat avant la fin de l’année 2022. « Les confédérations et centrales syndicales signataires de cette motion de protestation réaffirment la détermination des travailleurs à se battre pour défendre une répartition équitable de la richesse produite par tous. Elles restent toujours disponibles pour échanger avec le gouvernement et les associations patronales en vue de trouver les solutions qui soulagent les peines des travailleurs et des populations… », a-t-on lu dans la motion signée par la Csa-Bénin, la Cosi-Bénin, la Cgtb, l’Unstb, la Cspib et la Csub. En effet, selon les organisations syndicales, les performances économiques du Bénin, vantées par le gouvernement, sont le fruit des efforts des travailleurs, qu’ils soient du privé, du public ou de l’informel. Alors qu’ils peinent à faire face à l’inflation devenue de plus en plus insupportable, aux difficultés liées à l’augmentation vertigineuse des prix des transports, des produits pharmaceutiques, de l’huile, de la tomate, du maïs, de l’essence, de l’énergie électrique. La liste n’est pas exhaustive. Ils exigent donc davantage du gouvernement en ce qui concerne les mesures à prendre pour amoindrir l’impact de la pandémie de Covid-19 sur leurs conditions socioéconomiques et celles des populations en général, mais aussi pour mettre fin à l’inflation galopante. Société 21 févr. 2022


Éditorial de Paul Amoussou : Patrice Talon, cet homme-là
S’inspirant d’Alexis Carrel avec «L’homme, cet inconnu », on pourrait écrire « Patrice Talon, cet homme-là !». Il n’est plus candidat à rien, depuis qu’il a obtenu son second et, détail sémantique, non pas deuxième mandat. Aussi, peut-on se permettre de dire tout le mal qu’on pense de celui-là que ses pourfendeurs aiment décrire comme un homme sans affect, autocrate pour ne pas dire carrément dictateur. Mais sans devoir aller puiser dans la sphère privée pour contrebalancer cette peinture peu flatteuse que démontent avec véhémence ses familiers, le péché mignon dont sa personne publique s’est rendue coupable reste la rigueur qu’il a imposée à sa gouvernance et par extension à l’action publique au Bénin depuis 2016. C’est connu, réformer à l’échelle d’un Etat, n’est pas chose facile, car ceux à qui bénéficierait le statu quo opposent une résistance farouche au changement, même s’ils sont convaincus de sa pertinence. Et quand on en vient à opposer, au laisser-aller et au laxisme, de la rigueur dans un pays de « pagaille», il va sans dire que la potion ne peut-être qu’amère et donc passe mal. Le leader d’un tel changement de paradigme est forcément mal vu sur le fait, quitte à ce que l’histoire lui rende hommage plus tard ! D’où la projection actuelle, souvent portée par ses pourfendeurs, de Patrice Talon, est-il un portrait dont les traits trempés dans de l’encre fielleuse sont, forcément, erronés, car avant tout empreints de subjectivité. Mais Patrice Talon, en tant que personnalité publique aura surpris bien des fois par ses spontanéités qui font voler en éclats l’image d’homme dur excédant le Prince de Machiavel que certains tendent à lui donner. Même si, en homme averti, il sait plus que quiconque que cette image d’Epinal qu’on lui taille, n’a d’autre vocation que de le distraire de son but à lui de vouloir redresser le Bénin, de le « Révéler». Et semble-t-il, il se soucie, à en croire ce qui en est rapporté, comme d’une guigne, de la diabolisation de sa personne orchestrée par ses adversaires politiques qui le jugent suivant le prisme de l’adversité et donc sans crédibilité. S’appropriant la sagesse qui recommande de faire ce qu’on doit, advienne que pourra, Patrice Talon vient de faire encore la preuve de son entregent, de cet «humanisme» qu’on lui a tant dénié, à l’occasion du vernissage de l’exposition sur «L’Art du Bénin, d’hier à aujourd’hui». Militent fort pour l’homme de qualité que reste Patrice Talon, son retour «inattendu» de Bruxelles ce week-end avec Lionel Zinsou et son rôle d’hôte, voire de médiateur d’art assumé avec un tel enthousiasme... Actualités 21 févr. 2022


Sommet Ue-Ua : Six décisions pour une nouvelle vision
De la muraille verte à la constellation de satellites, de la production de vaccins à la lutte contre le terrorisme, l’Europe et l’Afrique misent sur un programme ambitieux d’ici 2030. Le sommet de Bruxelles a pris fin sur un nouvel état d’esprit. « Il faut créer aussi une nouvelle atmosphère de travail, une atmosphère mieux adaptée à la volonté politique que nous voulons imprimer à ce partenariat. Il faut insuffler un nouvel état d’esprit aux relations euro-africaines. C’est ce que j’ai appelé un nouveau logiciel relationnel fondé sur une véritable vision de partenariat, pour une croissance et une prospérité partagée », a martelé le président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall. La déclaration finale du sommet met l’accent sur une vision commune et prône un partenariat renouvelé fondé sur «les liens humains, le respect de la souveraineté, la responsabilité et le respect mutuels, les valeurs partagées, l’égalité entre les partenaires et des engagements réciproques». Sécurité et stabilité : « inverser la démarche » Le nouvel état d’esprit prôné force le changement des paradigmes sur les questions de sécurité et de stabilité. Sans pour autant renoncer à l’appui des forces militaires européennes, les dirigeants des deux continents misent sur le renforcement des capacités des forces africaines. « Il y a une nécessité absolue aujourd’hui de regarder les choses en face et d’agir en conséquence. Les Etats africains sont prêts à mobiliser des hommes. Nous avons aussi dans notre architecture à l’Union africaine des forces en attente, des brigades par région. Je crois qu’il faut qu’on inverse la démarche », a déclaré Moussa Faki Mahamat, président de la Commission. Celui-ci fustige d’ailleurs l’approche en cours jusque-là. Pour lui, aider à assurer la paix ne veut pas dire seulement donner des armes ou envoyer des troupes en Afrique. C’est essentiellement consolider la gouvernance, financer le développement dans toutes ses dimensions. « Nos amis, nos partenaires peuvent nous aider à renforcer les capacités des forces africaines. Il n’est pas question, à mon avis, que des militaires français, allemands ou danois aillent mourir en Afrique. On a besoin de technologies, d’expertise, de moyens financiers et d’équipements pour pouvoir faire face à cette terrible menace à la paix et à la stabilité», a-t-il insisté. 150 milliards d’euros pour l’Afrique Le Global Gateway est une alternative que l’Europe propose à l’Afrique afin de travailler sur des investissements, au moment où la Russie et la Chine envahissent le continent. La cagnotte d’au moins 150 milliards d’euros vise à encourager les investissements durables à grande échelle. « Nous avons décidé d’une mobilisation autour de projets qui correspondent aux priorités africaines, afin de soutenir le développement, l’innovation, la prospérité dans le domaine climatique, du numérique et des infrastructures», a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel. Il a surtout insisté sur la mise en place de mécanismes de suivi pour donner corps aux intentions. «Il est arrivé que dans le passé, les intentions soient fortes et généreuses et extrêmement ambitieuses et que les résultats n’étaient pas toujours à la hauteur de nos ambitions. Là, nous mettrons en place un mécanisme de suivi, de monitoring », a-t- il ajouté. L’Ue souhaite devenir le premier partenaire de référence de l’Afrique sur le financement de ses infrastructures. Plusieurs projets ont été identifiés dont une liste de corridors stratégiques. Six hubs pour les vaccins Arn Ces hubs seront créés au Sénégal, en Égypte, en Tunisie, en Afrique du Sud, au Kenya et au Nigeria, premiers pays à accueillir un transfert des technologies Arn. Celles-ci vont consister à former des scientifiques et produire des vaccins contre la Covid-19 pour ensuite les commercialiser en Afrique et au-delà du continent. Ce transfert de technologies va mobiliser 40 millions d’euros du côté Conseil européen. « Le sujet qui restait est lié aux droits de propriété intellectuelle et là aussi les conclusions auxquelles nous sommes parvenus sont encourageantes et doivent nous permettre, dans les mois à venir, d’ici le printemps, d’arriver à un compromis dynamique qui permette de faire avancer les choses », a assuré Macky Sall, président en exercice de l’Ua. Un partenariat vert La vision commune adoptée à Bruxelles est aussi écologique. L’Europe va appuyer la résilience climatique des pays africains. Ce sera à travers la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national (Cdn) et des plans nationaux d’adaptation (Pan). Le partenariat sera également orienté vers l’essor de chaînes d’approvisionnement. De même, le lancement d’un plan d’action conjoint Ue/Ua pour le développement de protéines végétales en Afrique permettra de décliner opérationnellement le volet économique de la Grande Muraille Verte, en répondant à un triple enjeu de sécurité alimentaire et nutritionnelle à l’échelle continentale, de développement de pratiques agro-écologiques durables. « On doit accompagner l’Afrique sur son modèle agricole. Je voudrais rappeler ici l’importance pour nous de la grande muraille verte qui est une initiative panafricaine qu’on a réactivée en janvier 2021», a martelé le président français. Les dirigeants africains et européens sont allés plus loin pour réaffirmer leur attachement à la pleine mise en œuvre de l’accord de Paris et des résultats des conférences des parties. « Nous reconnaissons que la transition énergétique de l’Afrique est vitale pour son industrialisation et pour combler l’écart énergétique. Nous soutiendrons l’Afrique dans sa transition afin de promouvoir des trajectoires justes et durables vers la neutralité climatique. Nous reconnaissons l’importance d’utiliser les ressources naturelles disponibles dans le cadre de ce processus de transition énergétique », lit-on dans la déclaration finale du sommet de Bruxelles. « Nous voulons que les partenariats verts fleurissent sur le continent. Le monde a besoin de l’Afrique pour lutter contre le changement climatique», a conclu Ursula von der Leyen. Migration et emploi : l’innovante proposition du Bénin Tout au long du sommet, de la préparation à son aboutissement, le Bénin a marqué les esprits sur un point capital. Il s’agit de la nécessité de faire face à l’épineuse question de l’emploi sur le continent africain et qui a pour corollaire, la crise migratoire. Cet engagement, porté avec d’autres pays, a eu un écho favorable à l’issue du sommet Ue-Ua et est très apprécié par les participants. « Sur les sujets d’éducation, de mobilité et de migration, je vais ici saluer la proposition faite par le Bénin, le Niger et le Rwanda d’identifier des centres de formation africains. Nous avons acté de financer ces centres pour permettre de former aux métiers qui correspondent à ce développement économique que j’ai évoqué », a martelé le président français, Emmanuel Macron. Bien avant, les progrès du Bénin en la matière étaient reconnus par des officiels en coulisses. « Ça nous paraît très important, le Bénin par exemple est très en avance sur ce point, comment développer la formation professionnelle adaptée aux besoins vraiment locaux ou régionaux en Afrique», confiait un officiel le mercredi 16 février 2022 à la presse. Et lors de la table ronde spéciale sur les questions de l’éducation, de la formation et de la migration à laquelle le chef de l’Etat, Patrice Talon, a pris part, une convergence a été notée. Le paquet d’investissements Afrique-Europe d’au moins 150 milliards d’euros annoncé prendra aussi en compte « le développement humain, notamment en renforçant la mobilité et l’employabilité des étudiants, des jeunes diplômés et des travailleurs qualifiés ». La question “délicate” de la prévention de la migration irrégulière était aussi au menu des débats, de même que les mesures à prendre face au trafic de migrants. Priorité a été donnée aux efforts d’améliorations effectives en matière de retour, de réadmission et de réintégration. Les régimes d’asile seront renforcés en vue d’offrir un accueil et une protection adéquats aux personnes qui y ont droit. Actualités 21 févr. 2022


Décès du président du Conseil constitutionnel du Burkina Faso : Joseph Djogbénou salue la mémoire du défunt
Le président de la Cour constitutionnelle du Bénin, Prof Joseph Djogbénou, est touché par le décès de son homologue du Burkina Faso, Kassoum Kambou, samedi dernier à Paris. A travers un message, il salue la mémoire du défunt. « C’est avec une immense tristesse que j’apprends le rappel à Dieu de mon très estimé collègue burkinabè et très grand ami du Bénin, Kassoum Kambou, président du Conseil constitutionnel du Burkina-Faso », a déclaré Prof Joseph Djogbénou, avant de saluer la mémoire de l’illustre disparu. « Je m’incline devant sa mémoire et compatis à la douleur du peuple burkinabè, des membres du Conseil constitutionnel et de sa famille biologique. Que son âme accède à la félicité éternelle », conclut le président de la Cour constitutionnelle du Bénin. Agé de 66 ans, Kassoum Kambou est décédé, samedi 19 février dernier, à Paris où il avait été évacué pour des soins médicaux, a informé le président du Burkina-Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, dans un communiqué en date du samedi 19 février 2022. Kassoum Kambou était le président du Conseil constitutionnel de son pays depuis février 2015. Il n'avait pas pu présider la cérémonie de prestation de serment du président Paul-Henri Sandaogo Damiba, mercredi 16 février dernier. Actualités 20 févr. 2022


Vernissage de l’exposition diptyque : La ministre française de la Culture plus émue qu'à Paris
L’exposition publique diptyque au palais de la Marina a séduit la ministre française de la culture, Roselyne Bachelot. L'hôte de marque de Patrice Talon a visité les œuvres dans la matinée de ce samedi. Ce qu'elle a ressenti, confie-t-elle, est dix fois plus fort que ce qu'elle a ressenti lors de la cérémonie d’adieu organisée à Paris. « Le choc esthétique que j’avais ressenti au musée du quai Branly lors de la cérémonie d’au revoir de ces œuvres, je l’ai ressenti à la puissance dix en visitant cette exposition, ici au palais de la Marina. C’est aussi un choc politique au sens noble du terme, un choc d’échanges, de voir ces œuvres revenir à la maison et de les retrouver à travers une exposition magnifiquement avancée… », a déclaré la ministre française de la Culture. Roselyne Bachelot a également confirmé les discussions et travaux en cours entre les gouvernements français et béninois, pour de nouvelles restitutions. La ministre française de la Culture s’est déplacée à Cotonou spécialement pour le vernissage de l’exposition publique diptyque. Elle était accompagnée pour la circonstance, du rapporteur spécial de la loi sur le retour des biens culturels au Bénin, le député Yannick Kerlogot, du président de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, le député Bruno Studer, et du président du musée du quai Branly Jacques Chirac, Emmanuel Kasarherou. Actualités 20 févr. 2022


1088 - 2205