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Nouvelles

Bénin : Lionel Zinsou justifie sa présence à l’exposition des 26 œuvres culturelles
L’ancien premier ministre du Bénin et ancien challenger de Patrice Talon à la présidentielle de 2016, Lionel Zinsou, est l’un des hôtes de marque du président Talon, présents au vernissage de l’exposition diptyque, ce samedi au palais de la Marina. Interrogé par plusieurs professionnels des médias sur les motifs de sa présence, Lionel Zinsou affirme que cette exposition est au-dessus de tout le monde et de toute controverse. « Un événement culturel de cette portée est au-dessus de toute controverse politique… C’est au-dessus de toutes les querelles, c’est une preuve de la maturité… Même les sujets sérieux politiciens, c’est d’un autre ordre par rapport à ce qu’incarne une exposition comme celle-ci, qui est d’un autre ordre ». Actualités 19 févr. 2022


Exposition diptyque : Nicéphore Soglo, Lionel Zinsou et plusieurs personnalités séduits
Ils n'ont pas voulu se faire conter l'événement. L'ancien président Nicéphore Soglo, l'ancien premier ministre Lionel Zinsou, l'ancien ministre d'État, François Abiola, l'ancien président du Parlement, Mathurin Nago, les maires, préfets, députés, chefs de mission diplomatique, têtes couronnées, ... nombreuses sont les personnalités à répondre présentes au vernissage de l'exposition diptyque ce samedi après-midi au palais de la Marina. Exposition diptyque : Nicéphore Soglo, Lionel Zinsou et plusieurs personnalités séduits Vague après vague, elles ont contemplé et suivi l'histoire des trônes royaux, jusqu'aux assen, passant par les bochio, les portes de palais de Danxomè, et autres biens exposés. Tout ceci en compagnie du président Patrice Talon. Après les 26 œuvres culturelles, Patrice Talon et ses hôtes de marque ont parcouru la centaine d'œuvres contemporaines exposées à la salle du peuple du palais de la République. Ils ont pu ainsi se rendre compte de la diversité et de la richesse du patrimoine béninois et surtout de la hiérarchie sociale de même que le talent des artistes à l'époque de la royauté. Joie, fierté, reconnaissance à Patrice Talon pour son courage et sa persévérance sont les mots des milliers de personnalités au terme de leur visite. Actualités 19 févr. 2022


Candidature pour les fonctions administratives et techniques des mairies : Des irrégularités révélées
Des irrégularités sont enregistrées dans le dépôt des dossiers de certains candidats présélectionnés pour le fichier des principales fonctions administratives et techniques des mairies. Lors d’un point de presse tenu ce vendredi 18 février, la Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation a exhorté les fraudeurs à s’abstenir de se présenter au centre de composition pour les phases de ce samedi 19 février sous peine de sanctions. Les fonctionnaires de l’Etat n’appartenant pas à la catégorie A1 et ayant été présélectionnés pour le fichier des principales fonctions administratives et techniques des mairies sont invités à ne pas se présenter pour les épreuves écrites qui se dérouleront ce samedi 19 février au lycée technique Coulibaly de Cotonou. Sous peine de sanctions. La Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation ayant découvert la supercherie reste ferme sur sa décision. Claude Cocou Olympio explique qu’après la publication de la liste des candidats présélectionnés, ils ont reçu de la part de certains citoyens, quelques retours sur un aspect qu’eux-mêmes pressentaient lors de l’examen de certains dossiers. Il note que dans le cadre de la réforme, la loi a prévu la possibilité pour les hauts fonctionnaires de la catégorie A1 de postuler sous réserve de remplir la condition d’expérience de cinq ans. Il a été observé, à l’en croire, que des fonctionnaires n’appartenant pas à cette catégorie et qui ne doivent pas postuler pour accéder au fichier national ont, par le biais d’une fraude, intégré la plateforme. « Certains fonctionnaires qui ne sont pas de la catégorie A1 et qui sont de la catégorie B ou du grade A3 choisissent délibérément d’indiquer qu’ils sont du secteur privé. A l’examen du dossier, la Commission avait déjà quelques appréhensions. Il y a des coupures sur certains Cv qu’on ne comprenait pas », déclare-t-il. Claude Cocou Olympio souligne que la Commission a basé son travail sur la transparence. « Nous venons rassurer le public sur le fait que le principe de transparence qui guide la démarche de la commission nationale ainsi que des Comités stratégiques de supervision fait qu’à la publication des résultats hier jeudi, une notification individuelle a été envoyée à tous les candidats non seulement présélectionnés mais aussi ceux qui ne le sont pas. Une possibilité a été ouverte pour les candidats non sélectionnés pour former des réclamations, ce qui a permis de constater les fraudes », fait-il savoir. Claude Cocou Olympio rassure que la Commission nationale de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation n’est ni de près, ni de loin mêlée à des fraudes dans la sélection des dossiers des candidats présélectionnés pour le fichier des principales fonctions administratives et techniques des mairies et que les enquêtes se poursuivent pour identifier les fraudeurs. Actualités 18 févr. 2022


Retrait de Takuba du Mali : Goïta presse la France, Macron intransigeant
Bamako met la pression pour le retrait sans délai des soldats français de son territoire. Paris n'a pas tardé à répondre. Les tiraillements entre la France et le Mali n’ont pas livré leur dernier épisode. Les deux Etats discutent à présent du délai au cours duquel les forces françaises devront quitter Bamako. Dans un communiqué lu à la télévision nationale malienne le 18 février 2022, le colonel Abdoulaye Maiga, le Gouvernement malien prend acte et met la pression. « Au regard de ces manquements répétés des accords de défense, le gouvernement invite les autorités françaises à retirer sans délai les forces Barkhane et Takuba du territoire national sous la supervision des autorités maliennes », a-t-il martelé. Cette portion du communiqué a été d’ailleurs répétée trois fois. Depuis Bruxelles, à la clôture du 6e sommet Ue-Ua, Emmanuel Macron a réagi. «Nous avons annoncé la réarticulation du dispositif et il s'appliquera en bon ordre afin d'assurer la sécurité de la mission des Nations Unies et de toutes les forces déployées au Mali. Je ne transigerai pas une seconde sur leur sécurité », a-t-il déclaré. La France et ses partenaires vont se repositionner ailleurs dans la région du Sahel, notamment au Niger. Des consultations sont enclenchées dans le but d’arrêter les paramètres de cette action commune d’ici juin 2022. Cependant, la junte ne cesse de mettre la pression et qualifie le retrait de Takuba comme une décision « unilatérale » de la France et « une violation flagrante » du cadre juridique liant les deux pays. Actualités 18 févr. 2022


Retrait de la force Takuba au Mali : Précisions sur les prochaines destinations
Du Mali, l'appui de l'Europe dans le cadre de la lutte contre le terrorisme va s'étendre dans la région du Sahel et en Afrique de l’Ouest, suivant les demandes. Un nouveau départ, avec une même détermination pour la paix et la stabilité. C’est ce à quoi ont abouti les conciliabules, entre les pays sahéliens et voisins, la France ainsi que les partenaires internationaux. Ce sont là les premiers signaux de la vision commune recherchée au sommet Ue-Ua à Bruxelles. Dans une déclaration conjointe sur la lutte contre la menace terroriste et le soutien à la paix et à la sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest, il a été annoncé le retrait du Mali des opérations militaires anti djihadistes Takuba et une orientation pour les pays du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest. Lors d'une conférence de presse à l'Élysée, tenue ce jeudi, Charles Michel, président du Conseil européen a déclaré que cette réunion a été une occasion de la synchronisation pour « s’assurer que nos actions sont parfaitement conjointes, cohérentes et résultent de ce souhait commun d’être déterminés pour faire à cet objectif qui nous rassemble ». Dans les prochaines semaines et prochains mois, les actions pourront être imbriquées pour tenter de faire reculer cette menace terroriste. A l’occasion, le président français, Emmanuel Macron, a quant à lui relevé l’impératif de faire évoluer les modalités de présence militaire au sahel comme dans le Golfe de Guinée. « Les attentes de nos partenaires ont évolué. La sensibilité des opinions publiques de la région a, elle aussi, changé. Nous devons en tirer les conséquences », a-t-il souligné. Ces modalités seront focalisées sur les demandes des pays concernés pour contenir la potentielle extension géographique des actions des groupes armés terroristes. « Cet appui pourra inclure de l’aide en matière de formation et d’entraînement, de la fourniture d’équipements, voire un appui à leurs opérations contre le terrorisme », a précisé le président français. Cette nouvelle donne présage du type de coopération que pourraient avoir désormais les deux continents sur les questions de paix, de sécurité et de stabilité. Le besoin de synergie devient crucial. « Nous sommes en train de réexaminer avec nos partenaires, la manière dont nous pouvons le plus efficacement possible répondre à ces menaces émergeantes. Il est nécessaire d’avoir une coordination globale contre le terrorisme en Afrique. C’est un fait indéniable », a martelé le président Ghanéen Nana Akufo-Addo qui souhaite une implication réelle des forces armées de la région. Une déclaration est attendue à la clôture du sommet cet après-midi. Actualités 18 févr. 2022


Éditorial de Paul Amoussou : La France chahutée
La France perd pied, dans ce qui était son pré carré africain. C’est une évidence, au regard des développements récents de l’actualité. La géopolitique et les rapports de force tendent à y ébranler toutes ses certitudes, la sortant en tout cas de ses zones de confort pour la confronter à une réalité évanescente, une quadrature du cercle dont elle n’a vraisemblablement pas le fin mot. Preuve que les temps changent et que les lignes bougent ! Déjà, la Chine secouait le baobab avec d’heureuses perspectives, quand soudain la Russie signe son retour dans la géopolitique en Afrique, comme on a pu le noter en Centrafrique, et vient jouer plus qu’au trublion dans ce que la France considérait comme ses plates-bandes, de l’aveu du président Emmanuel Macron lui-même, qui attribue du reste le bashing, le chahut auquel la France est fortement soumise en Afrique aujourd’hui à cette puissance. Sur fond de populisme et de nationalisme, voire de panafricanisme quelque peu facile, il faut l’avouer, la France est actuellement très chahutée, notamment en Afrique de l’Ouest, sans que cela ne soit dû nécessairement à une puissance rivale. Chose nettement perceptible avec le dégagisme qui a contraint l’armée française à devoir quitter le Mali comme un malpropre ! Econduite du Mali, nul ne peut jurer que l’armée française est la bienvenue au Niger où sa délocalisation est projetée. Aujourd’hui, on ne peut dire que la France est perçue sous son meilleur jour ailleurs en Afrique, en dépit des efforts déployés par les soins de ses dirigeants actuels pour rattraper le coup. Syndrome de rejet du colon ? Rien n’est aussi simple dans la résolution de cette équation qui se pose, sur fond de drame humain, en filigrane sur le théâtre des évènements qui se déroulent dans le Sahel. Toutefois, dans ce qui est considéré comme le fiasco de l’armée française au Mali, y compris par les médias de l’Hexagone, avant de se livrer à un état des lieux, voire de déterminer les torts, dans une guerre peu ordinaire, il convient de saluer la mémoire des 53 soldats français tombés au front pour une cause qui suscite tant de controverses. Mais également, il importe de situer les responsabilités des Etats africains en cause, notamment le Mali dont les dirigeants sont loin d’être exempts de reproches dans une situation sécuritaire devenue intenable et dont on ne peut jurer qu’elle ne le devienne davantage, au cœur de la menace terroriste, une fois l’armée française partie. Actualités 18 févr. 2022


Hommages aux soldats tombés lors des attaques terroristes : La nation reconnaissante à ses vaillants fils
Les cérémonies d’hommages sur cinq jours de la nation béninoise à ses soldats tombés lors des incursions des terroristes au ‘’Point triple’’, zone frontalière entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, ont commencé ce jeudi 17 février au camp Kaba de Natitingou abritant le 6e Bataillon interarmes. Ensuite, cap a été mis sur le 8e Bataillon interarmes de Djougou. C’était sous la présidence de la vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata Zimé. Depuis hier, jeudi 17 février, les soldats béninois tombés les armes à la main, lors des incursions des terroristes au ‘’Point triple’’, zone frontalière entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, reçoivent les hommages de toute la nation. Conformément à la décision du gouvernement, ce sera jusqu’au lundi 21 février prochain, soit pendant cinq jours. Les manifestations ont commencé par le camp Kaba de Natitingou abritant le 6e Bataillon interarmées qui, au cours des hostilités, a perdu deux de ses soldats. Il s’agit du lieutenant Calvin N’Dah et du caporal Comlan Silas Ognondoun. Après le camp de Natitingou, la délégation conduite par la vice-présidente de la République et Grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Mariam Chabi Talata Zimé, s’est rendue au 8e Bataillon interarmes de Djougou. C’est pour le même cérémonial en hommage au sergent Barnabé Crécel Nounou Alafia et le caporal Yaya Orou Kpaï, deux éléments de ce camp qui, face à ces attaques terroristes, se sont battus jusqu’au sacrifice suprême. Que ce soit à Natitingou ou à Djougou, les cérémonies ont été marquées par l’accueil des dépouilles drapées des couleurs nationales, le recueillement et la sonnerie aux morts. Après la phase des allocutions, les soldats disparus ont, à titre posthume, été élevés au grade de commandeur de l’Ordre national du Bénin. Leurs attributs, ainsi que leur dépouille, ont ensuite été remis à leurs parents présents à la cérémonie. « Une nation vit, rayonne, décline ou meurt du degré d’attachement, de dévouement et d’abnégation de ses filles et fils à son service. La Nation béninoise ne fait pas exception à cette règle. Ces fils ont travaillé pendant des temps pour son rayonnement», a indiqué la vice-présidente de la République. «Tout service à la Nation est un choix risqué et qui plus est dans le contexte difficile qui est le nôtre, que nous devons assumer pleinement», a-t-elle poursuivi. «Vous êtes tombés héroïquement en défendant la patrie, la terre béninoise, son drapeau et son intégrité. Vous avez donné ce que vous avez de plus cher, de plus précieux pour sauver la patrie en danger, la Nation menacée par le terrorisme sans visage», fait-elle observer plus loin. « En choisissant de servir dans l’armée, en choisissant la défense et la sécurité de notre nation, vous étiez conscients des risques inhérents à votre choix. Malgré cela ; vous vous êtes engagés et aviez servi la République jusqu’au jour ultime et fatidique où vous êtes tombés pour que le Bénin reste debout », a-t-elle rappelé. «Votre sacrifice est l’un des actes méritoires le plus élevé qui vous détache du rang des hommes ordinaires et vous hisse au rang des héros que la Nation honorera sans limite, sans fin ad vitam aeternam», va-t-elle conclure. « J’ai une pensée pour leurs frères d’armes qui les ont vus passer de vie à trépas et qui n’oublieront jamais ces moments cruels qui leur ont été imposés», a confié le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel Fructueux Gbaguidi, au nom du Haut commandement militaire. Aux côtés de la vice-présidente de la République, il y avait le ministre de la Défense nationale et le préfet de l’Atacora. Au total, sept militaires sont morts au front au cours des dernières attaques terroristes survenues au Nord Bénin. Ils proviennent des 2e, 6e et 8e Bataillons Inter-armées (Bia) de Parakou, Natitingou, Djougou et du 1er Pcp de Ouassa. Ce vendredi 18 février, les mêmes cérémonies d’hommages sont prévues à Parakou. Société 18 févr. 2022


Union monétaire ouest-africaine : 750 000 dollars de la Bad pour développer le marché financier
Le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers recevra un don de 750 000 dollars Us de la Bad pour poursuivre la modernisation du cadre réglementaire du marché financier régional de l’Umoa. Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a approuvé, le 9 février dernier à Abidjan, un don de 750 000 dollars américains, soit 430 millions F Cfa environ, pour la poursuite du Projet d’appui au développement du marché financier régional (Padmafir) de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Destiné à l’assistance technique au Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) de l’Union, ce financement provient du Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux, un fonds multi-donateurs administré par la Bad et financé par le ministère des Finances du Luxembourg et le ministère du Commerce extérieur et de la Coopération des Pays-Bas, précise un communiqué rendu public à cet effet. « Ce nouvel engagement du Groupe de la Bad aux côtés du Crepmf, après les bons résultats obtenus avec Padmafir I, se situe toujours dans la dynamique de la transformation structurelle du marché financier régional pour répondre aux fortes aspirations des autorités de l’Umoa et du secteur privé», se réjouit Ripert Bossoukpé, secrétaire général du Crepmf, cité dans le communiqué. Sur la période 2019 et 2020, le projet a mis l’accent, grâce à l’appui du Fonds d’assistance pour le secteur privé africain (Fapa), sur la relecture et l’amélioration des projets de textes de base du marché financier régional en vue de leur harmonisation avec les objectifs et les 38 principes de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (Oicv). Le nouveau don financera la deuxième phase du projet (Padmafir II) pour l’élaboration d’un code monétaire et financier pour la région, l’approfondissement du marché hypothécaire et de la titrisation. Le projet définira également un cadre opérationnel pour la fixation des taux de référence pour un meilleur alignement sur les meilleures pratiques internationales de l’Oicv. Toutes choses qui permettront d’accroître l’attractivité, la profondeur et la compétitivité du marché financier régional. Ce partenariat entre la Bad et le Crepmf, indique Ahmed Attout, chef de la division de Développement des marchés de capitaux à la Bad, vise à améliorer les conditions de financement, à accompagner le développement économique et social des pays membres de l’Umoa et à accroître le rôle du marché financier régional dans le financement des économies de la région. Economie 18 févr. 2022


Entretien avec Appolinaire Avognon, président du parti Nfn : « Nous sommes le renouvellement de la classe politique... »
Le président du parti Nouvelle force nationale (Nfn), Appolinaire Wilfried Avognon, parle de l’orientation de sa formation politique et évoque l’état de veille dans la perspective d’une première participation aux législatives en 2023. La Nation : La Nouvelle force nationale (Nfn) est un jeune parti béninois. Comment faites-vous face à la dure réalité de l’arène politique ? Appolinaire Wilfried Avognon: Nous avons eu pas mal d’adhésions. Le processus pour donner plus de visibilité au parti suit son cours avec succès. Notre message est bien accueilli par la base et comme tous les autres partis, nous bénéficions d’appui technique de certains organismes internationaux comme l’Institut international républicain, l’Institut néerlandais pour la gouvernance démocratique, pour mieux jouer notre rôle d’animateur de la vie politique. C’est très important pour l’avenir. Alors, la Nfn se porte très bien. La formation militante demeure une problématique pour les partis. Quelle est l’approche de votre formation politique en la matière? Nous venons de finir un long processus d’élaboration des curricula de formation de notre école politique. Nous préparons actuellement un atelier avec le soutien de l’Institut international républicain (Iri) pour la validation afin de démarrer son déroulement sur le terrain. Cette école met l’accent sur l’inclusion politique dont l’intégration de toutes les couches sociales sans discrimination aucune. L’idée de la création d’une école a été longtemps véhiculée sans résultat. Qu’en sera-t-il avec la Nfp ? Notre jeunesse n’a pas eu la chance d’une vraie formation politique et elle ne connait que le clientélisme politique, la transhumance. Au niveau de la Nouvelle force nationale (Nfn), nous parlons de l’école du parti qui vise les objectifs pédagogiques tels que savoir identifier le mode de fonctionnement d’un courant politique et exploiter les points forts, connaitre les points faibles et critiques, étiqueter un courant politique dans une communication politique et en tirer les conséquences, construire les solutions politiques optionnelles en se basant sur un mixt de courant politique, planifier et mettre en œuvre les actions d’une communication politique. Quels sont vos défis de l’heure? L’heure est à la mobilisation sociale et financière. Les élections législatives prochaines sont pour nous un test grandeur nature et un bon général doit toujours savoir remobiliser sa troupe à la veille de chaque bataille, développer des stratégies adaptées à chaque bataille et surtout être à l’écoute de sa troupe. C’est ce que nous faisons. C’est notre première participation. Alors, nous allons d’ici à là, parcourir les 77 communes pour échanger avec nos militants à la base. Comment entendez-vous affronter ces échéances électorales ? Un parti politique n’expose pas ses stratégies de combat. Tout ce que je peux vous dire, c’est que nous serons aux prochaines élections législatives. Nous allons faire participer massivement notre jeunesse. Cette jeunesse à laquelle nous appartenons et qui n’existe que dans les discours de certains mais jamais au cœur de leurs projets. Nous sommes l’inclusion politique. Nous l’incarnons. Nous sommes aussi le renouvellement de la classe politique. Ne craignez-vous pas d’entrer dans la compétition en 2023 quand on sait qu’en face, il existe des partis qui ont pris une longueur d’avance sur le terrain ? Soyons précis. Vous parlez du Bloc républicain (Br), des Démocrates, de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et de l’Union progressiste (Up). Je puis vous rassurer que ces formations politiques peuvent exploser à tout moment. Ce sont des formations politiques qui regroupent des personnes qui ont passé toute leur vie à se combattre et qui aujourd’hui sont contraintes de militer ensemble. Nous aurons notre mot à dire dans cette bataille. Quel regard portez-vous sur la gouvernance actuelle ? La Nfn est un parti qui n’appartient pas à un individu. On ne l’identifie pas à une personne. La Nfn appartient au peuple. Donc, quand des actes sont posés dans l’intérêt de ce peuple pour qui nous existons, on applaudit. Dans le cas contraire, on dénonce tout en faisant des propositions d’amélioration. Je reconnais que, lorsque le président Patrice Talon s’en prend à un secteur ou une structure, pour la plupart des cas, c’est qu’il y a effectivement un problème ; c’est-à-dire qu’il pose souvent un très bon diagnostic. Mais c’est au niveau des solutions proposées ou apportées que le problème se pose. Aujourd’hui la Nfn reconnaît que des efforts ont été faits, mais qu’on peut mieux faire. Par exemple, la réforme de l’enseignement technique est un succès, le respect de l’autorité et du bien public aussi commence par prendre. Le projet asphaltage est une bonne chose. Retenons que toute entreprise humaine n’est pas parfaite. Votre mot de la fin Je demande à la jeunesse béninoise de rester mobilisée et de prendre surtout conscience dès maintenant de ce qu’elle représente. Elle peut changer ce pays. Notre premier défi est de nous réunir pour rafraîchir notre Assemblée nationale en 2023. Actualités 17 févr. 2022


Assemblée nationale : Le mandat de la 9e législature écourté
Le mandat des députés de la neuvième législature qui sera installée en mai 2023 sera de courte durée: 2 ans 9 mois. Les députés qui seront élus à l’issue des législatives de 2023 n’auront pas les mêmes chances que leurs collègues des législatures précédentes ayant fait un mandat de quatre ans ou leurs successeurs qui feront eux un quinquennat. Ils seront installés en mai 2023 pour achever leur mandat en février 2026, soit un mandat de 2 ans 9 mois. Ce sera la législature la plus courte de l’histoire parlementaire depuis l’avènement du renouveau démocratique en 1990 au Bénin. En réalité, la neuvième législature sera une mandature de transition. Elle est induite par les réformes politiques intervenues en 2019 avec la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 et du Code électoral. Lesquelles réformes ont pour finalité l’alignement des élections et des mandats politiques au Bénin à partir de 2026. Ainsi, les élections législatives de 2023 seront un tournant majeur dans l’histoire politique béninoise. Car, c’est à partir d’elles que les réformes actées en 2019 et au coeur de tous les vœux par les acteurs politiques prendront corps et conduiront aux élections générales de 2026. Le siège de ces innovations politiques se trouve notamment à l’article 147 du Code électoral. Ce dernier dispose que les élections couplées, législatives et communales sont organisées le deuxième dimanche du mois de janvier de l’année électorale. Les députés élus entrent en fonction et seront installés le deuxième dimanche du mois de février de l’année électorale. Et à l’article 157-2 de la Constitution révisée de préciser qu’en vue de l’organisation des élections générales de 2026, le mandat des députés élus en 2023 a pour terme la date d’entrée en fonction des parlementaires élus en 2026. Les députés de la huitième législature achèvent leur mandat en mai 2023. Ils cèderont leur place à leurs successeurs qui seront au nombre de 109 dont au moins 24 femmes à raison d’une députée par circonscription électorale. Les 109 députés de la neuvième législature siègeront jusqu’en 2026 où seront tenues les élections générales à savoir les communales, les législatives puis la présidentielle. Les parlementaires qui seront élus au terme de ce scrutin auront un mandat de cinq ans. Ceci, tout comme le président de la République et les conseillers municipaux et communaux qui seront tous élus en 2026. Ces réformes auront l’avantage de permettre au pays de disposer d’une année électorale. Puisque toutes les consultations politiques vont se dérouler désormais dans la même année à partir de 2026. De quoi permettre au Bénin de faire des économies, de gagner du temps et surtout de mieux se concentrer sur son développement. Le pays n’aura plus à organiser des joutes électorales presque tous les deux ans, créant une sorte d’ambiance de relâchement par endroits. Actualités 17 févr. 2022


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